Les emmerdeurs

Sommes-nous désormais gouvernés par Twitter ? Nos élus ancrent-ils maintenant leurs décisions sur leurs humeurs du moment, leurs frustrations et leurs coups de colère ? Le président de la République française, Emmanuel Macron, a malheureusement donné le ton en affirmant délibérément en entrevue qu’il voulait « emmerder les non-vaccinés ». Oui, a-t-il ajouté, « jusqu’au bout ». On ne se souvient pas que Charles de Gaulle ait jamais voulu emmerder quiconque, y compris les Allemands, qu’il voulait vaincre, tout simplement. Oui, un jour qu’un manifestant lui criait « Mort aux cons ! », il a répondu : « Vaste programme ». Remarquez, il n’a jamais tenté de mettre en œuvre cette opération qui aurait pu être salutaire, mais, avouons-le, difficile d’application.

Harry Potter et La prisonnière d’Azka-Woke (intégral)

Je tiens à prendre date, ici, maintenant, officiellement, et affirmer que je me sens personnellement privé d’un plaisir que je pouvais raisonnablement espérer parce que 1) les forces de l’intransigeance intellectuelle étendent leur empreinte et que 2) des institutions existant pour servir le public n’ont ni le jugement, ni la colonne vertébrale nécessaires pour résister aux assauts de l’absurde.

(Une version plus courte de ce texte a été publié`dans Le Devoir.)

Les visiteurs

Passons aux choses sérieuses. Nous ne sommes pas seuls. Après des décennies de tergiversations, 2021 aura été l’année où le Pentagone a craché le morceau: les comportements de plus de 150 objets volants observés depuis 20 ans par les pilotes de l’armée américaine dépassent de loin tout ce que la technologie terrienne peut produire aujourd’hui et même envisager pour un avenir prévisible. Remarquez, ils n’écrivent pas : « ce sont des extraterrestres ». Ils se contentent de se gratter la tête. « On ne peut pas expliquer ce qu’ils sont, comment ils bougent », a résumé l’ex-président Barack Obama.

Vive Noël, fête paienne !

L’heure est au criblage. Des variants, bien sûr. Mais aussi de nos habitudes, de nos traditions, de notre bagage. Le respect dû aux anciens et au passé est mis en balance avec les exigences du plus grand rassemblement possible.

Ce travail de synthèse est délicat. Faut-il, au nom de la célébration de la diversité, insérer des chansons en anglais aux spectacles de la Fête nationale, autres que I’m a frog de Robert Charlebois ? La présence des chansons en langue autochtone est permise depuis longtemps et Les Colocs avait son couplet en wolof. Mais l’anglais ?

Justice pour les femmes toxiques

C’est un mouvement qui, pour l’instant, n’a pas obtenu de mot-dièse. Pas de #balancetonporc ou de #moiaussi. Mais cela ne saurait tarder, car le nombre de cas suffit à faire tendance. Notre Gouverneure Générale, Julie Payette, dut quitter ses fonctions après qu’une enquête interne ait révélé qu’une centaine de témoignages fassent état du « climat de terreur » que l’ex-astronaute faisait régner à Rideau Hall.  Marie-Ève Proulx dut renoncer à son poste de ministre de la CAQ après que dix de ses employés aient claqué la porte, pour cause de « gestion toxique » du personnel. La députée Marie Montpetit fut exclue du caucus libéral après que sa cheffe ait été mise au courant de plaintes de harcèlement qui, a dit Mme Anglade, ne lui donnait d’autre choix que de larguer celle qui était son amie. Pascale Nadeau, la brillante animatrice au visage d’ange, a disparu de nos écrans à la suite de plaintes sur un comportement trop brusque, particulièrement envers ses jeunes collaborateurs.