Les Olympiques de la honte

Dans un an exactement, des milliers de jeunes athlètes participeront à Pékin à de magnifiques Jeux olympiques d’hiver. Le président Xi Jinping, le dictateur le plus brutal et le plus puissant de la planète, aura de bonnes raisons de savourer l’événement : la communauté internationale aura beau publier des communiqués contre ses exactions, protester énergiquement, se scandaliser et s’époumoner, c’est au fond, pourra-t-il conclure, un chien qui jappe et qui ne mord jamais. Ou, comme le disait si bien Mao, un tigre de papier.

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Un an après les premiers signes publics d’éclosion du virus à Wuhan, une équipe d’experts de l’Organisation mondiale de la santé est sur place, tentant de remonter la trace du Covid, du patient zéro, du laboratoire ou de la chauve-souris responsables de tant de chagrins.

Bonne chance ! Il y avait quelque chose de pathétique à voir ces scientifiques arpenter le marché aux animaux de la cité, fermée et nettoyée depuis 12 longs mois. Que pensaient-ils y trouver, sinon la nostalgie d’une époque révolue et quelques photos pour leurs albums-souvenirs ?

Une bonne semaine pour l’Islam (version intégrale)

La semaine a été bonne pour les organisations de promotion de l’Islam et pour leurs idées. Un peu moins bonne, cependant, pour nos concitoyennes musulmanes non-pratiquantes. Moins bonne encore pour les partisans de la laïcité.

Le hasard du calendrier a regroupé trois nominations. À Montréal, une ex-porte-parole du Conseil canadien des Musulmans a été nommée commissaire anti-raciste. À Ottawa, l’ancien président de la Fédération Canado-Arabe est devenu ministre des Transports. À Toronto, une journaliste musulmane voilée animera une émission d’affaires publiques pancanadienne.

Laïcité: La Cour est pleine… de trudeauistes

Les plaidoiries sont terminées dans le procès intenté contre la loi sur la laïcité. Grâce à la franchise du juge Marc-André Blanchard, on sait déjà que la cause est pour moitié entendue. Il s’agit de savoir d’abord si, en vertu du droit canadien, la loi viole des droits et est discriminatoire. Si c’est le cas, il faut ensuite décider s’il faut permettre à l’Assemblée nationale d’appliquer la loi quand même, ayant fait usage de la clause dérogatoire, prévue tout exprès pour que les élus affirment leur volonté d’agir sans devoir se soumettre à l’opinion d’un juge.

Non à la cyberintimidation et à la diffamation

La lettre publiée ce vendredi dans La Presse par les artisans du documentaire et des capsules vidéo Briser le code soulève plusieurs questions importantes qui méritent débat. Réglons d’abord les plus désagréables. J’ai critiqué le fait que les capsules portant sur le racisme systémique et le privilège blanc (j’aurais pu ajouter celles sur l’appropriation culturelle et les micro-agressions) soient recommandées aux professeurs du secondaire par la section pédagogique de Télé-Québec. Le diffuseur a acquis au fil des ans une crédibilité considérable dans le domaine de l’éducation. L’imprimatur qu’il donne ainsi à ces vidéos militantes et à leur utilisation en classe est pour le moins troublante.