En 2006, j’avais écrit pour L’actualité un texte sur les joies d’être père. J’avais alors deux enfants. Ils sont maintenant cinq. Lisez donc ce texte, que j’offre pour la fête des pères, et multipliez-le par deux et demi !
J’ai 1001 raisons d’avoir des enfants à partager avec vous.
Mais je ne vous cacherai rien. Avoir des enfants est une hénaurme demande d’énergie. Un paquet de troubles. Surtout pendant, disons, les 122 premiers mois. Ils vous réveillent la nuit, vomissent dans votre lit, crachent sur vos belles chemises, essuient leurs bottes sur vos pantalons, cachent vos clefs sans se souvenir où ils les ont mises ou même s’ils les ont prises.
On na pas tout saisi de la condition humaine tant qu’on na pas transporté, dans ses bras, sous la pluie, tenant un sac d’épicerie et un sac d’écolier, le long de trois pâtés de maisons et sous les regards accusateurs, une enfant gesticulant et hurlant de colère d’avoir dû quitter la maison d’une amie, et qui ponctue ses pleurs de stridents: « Je te déteste, je ne veux plus jamais te voir ! » (20 minutes plus tard, elle vous dira qu’elle vous adore.)









