Et si Poutine n’était pas là?

« Pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir ! » Avec ces mots, Joe Biden a traduit le vœu de tout ce que la planète compte d’anti-Poutine. Mais la trajectoire prise par un pays n’est jamais tributaire d’un seul homme. La Russie sans Poutine serait-elle si différente ? Dans ce cas, la réponse est : oui, probablement.

La roulette nucléaire russe

Le mot « vitrifié » est généralement utilisé pour décrire l’état dans lequel une explosion nucléaire laisse, derrière elle, la matière. Mais à observer comment, cette semaine, les Polonais et les Américains ont échoué à livrer aux Ukrainiens une trentaine d’avions Mig-29 qui aurait pu changer l’équilibre des forces et mettre les Russes sur la défensive à l’aube de leur assaut sur Kiev, on peut penser que la vitrification a déjà eu lieu. Au dictionnaire des synonymes, on trouve côte à côte « vitrifié » et « intimidé ».

Zemmour: le cavalier de l’insoluble (intégral)

Il faudrait l’intercession combinée des fantômes de Napoléon et de Jeanne d’Ar, ses héros, c pour que la nouvelle vedette de la politique française, Eric Zemmour, soit élu président de la République française en mai prochain. La stabilité avec laquelle les enquêtes d’opinions donnent plusieurs dizaines de points d’avance au pourtant mal-aimé président Emmanuel Macron dans un match l’opposant à Zemmour sont convaincants.

Les impunis

On reprochera ce qu’on voudra aux influenceurs ostrogoths, aux complotistes, aux réfractaires à la vaccination. On pourra jusqu’à plus soif blâmer François Legault pour notre Noël à 25 invités qui n’aura jamais eu lieu, Horacio Arruda pour les tests rapides qui ont moisi en entrepôt, Jean-François Roberge pour les ratés de la ventilation. Mais une chose est certaine : ils ne sont responsables ni de l’apparition ni de la diffusion du virus.

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir.)