Immigrants en emploi: Mission accomplie !

Avertissement : cette chronique va vous choquer. Non qu’elle vous mette de mauvaise humeur. Mais les informations qu’elle contient peuvent provoquer un choc cognitif sévère. Elles sont contraires à tout ce que vous pensez savoir sur le sujet.

Prêts ?

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir.)

Éloge de la pénurie de main-d’œuvre

On l’entend déjà, la musique de la pénurie de main-d’œuvre, avant même que la pandémie nous tourne le dos. On l’entend dans les questions posées par la cheffe libérale. Dans les déclarations patronales, chez quelques économistes et chroniqueurs. Il manque tellement de main-d’œuvre dans tellement de secteurs, va le refrain, qu’il faut de suite doubler, tripler, quadrupler l’immigration.

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir.)

Français: la ténacité du déclin

Les démolinguistes de l’OQLF ont fait tourner leurs logiciels prévisionnels pour tester la mesure la plus ambitieuse avancée depuis la loi 101 pour redresser le français : une immigration à 100 % francophone. Leur conclusion est brutale. La tendance à la baisse de la population qui a le français comme langue première est si forte, si lourde, si implacable, que même l’ajout de 100 % d’immigrants économiques parlant français pendant 25 ans ne suffirait pas à l’endiguer. C’est énorme. Comme se faire dire que le réchauffement climatique est inéluctable. La démonstration est donc faite que ce remède a un effet mesurable pour réduire la température du patient. Mais il ne suffit pas à éliminer la fièvre. Devant cette information nouvelle, le pharmacien compétent comprendra qu’il doit retenir ce remède comme base du traitement, mais lui ajouter d’autres ingrédients.

Redresser le français: mode d’emploi

J’écrivais dans un texte précédent Affaibllir le français: mode d’emploi, combien était précaire la situation de la langue, notamment à Montréal.

La difficulté lorsqu’on discute de la question est que les éléments du déclin sont réunis, mais que son effet ne sera complètement mesurable que dans les années à venir. Certains indicateurs, pris isolément, peuvent même soutenir un discours jovialiste (utilisé jusqu’à très récemment par le PLQ, notamment, et plusieurs chroniqueurs.) La réalité est que si on figeait la situation linguistique québécoise à son niveau actuel, la prédominance du français se maintiendrait sur le long terme.

Valeurs : la bienheureuse volte-face de la CAQ

Il y a des pratiques détestables, en politique. Plusieurs. Une m’a toujours irritée au plus haut point : la réaction des médias et de l’opposition lorsqu’un gouvernement, sensible à la discussion et à la critique, corrige le tir, assouplit sa position, se rend aux arguments sensés qu’il a entendus, et ne fait pas tout à fait — ou pas du tout — ce qu’il s’était engagé à faire.