Une semaine au pays du racisme systémique

Commencez-vous à y prendre goût, chers lecteurs, à la grande série politique de la décennie Voyage dans le labyrinthe du racisme systémique ?

Le dernier épisode se déroule à l’Université d’Ottawa. L’établissement est évidemment coupable, a priori, de racisme systémique puisque le premier ministre, Justin Trudeau, a déclaré que toutes les institutions du pays en étaient infectées. Le recteur du lieu, Jacques Frémont, est d’accord. Il nous informe que « les membres des groupes dominants n’ont tout simplement pas la légitimité pour décider ce qui constitue une micro-agression ».

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Il n’y a généralement rien de plus efficace, pour relativiser les choses, que d’en raconter les origines.

Si vous êtes de tradition catholique, vous avez appris dès le jeune âge comme vérité certaine que la mère de Jésus était vierge et que Dieu interdisait aux prêtres de se marier.

L’héritage du cours Éthique et culture religieuse : Une génération d’athées multiculturels ?

J’applaudis, évidemment, à la décision du gouvernement Legault de remplacer le cours ECR, Éthique et culture religieuse, par un cours plus large sur la citoyenneté. C’était précisément la proposition que j’avançais depuis 2016.

Je compte bien répondre à la question posée par le ministre de l’éducation Jean-François Roberge : que devrait-on inclure dans ce nouveau cours ? Mais avant, je voudrais revenir sur un aspect très paradoxal du cours ECR qui vous a peut-être échappé.

Valeurs : la bienheureuse volte-face de la CAQ

Il y a des pratiques détestables, en politique. Plusieurs. Une m’a toujours irritée au plus haut point : la réaction des médias et de l’opposition lorsqu’un gouvernement, sensible à la discussion et à la critique, corrige le tir, assouplit sa position, se rend aux arguments sensés qu’il a entendus, et ne fait pas tout à fait — ou pas du tout — ce qu’il s’était engagé à faire.