À l’arrachée, oui, mais un mandat

Cette année-là, le 1er décembre tombait un mardi. Le temps était couleur maussade. En particulier dans la tête de l’homme qui venait d’être élu premier ministre du Québec. La veille, 43 % des électeurs — et une petite moitié des francophones — lui avaient donné 78 sièges. C’était moins que prévu. En tout cas, moins que voulu. D’autant que l’adversaire libéral, qui avait pourtant fait une campagne à ce point catastrophique qu’on lui prédisait une carrière en politique québécoise mort-née, avait grappillé davantage de voix encore.

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Minoritaire (mis à jour)

Cher premier ministre désigné St-Pierre Plamondon,

Pourquoi, contrairement à votre voeu le plus cher, vous retrouvez vous aujourd’hui à la tête d’un gouvernement minoritaire ? Parce que la perspective même de vous voir accéder pleinement aux commandes a incité certains de vos électeurs potentiels à appuyer sur le frein, pour vous interdire d’y arriver.

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Immigration: des vérités qui fâchent

Est-il possible, en matière d’immigration, de conjuguer humanité et lucidité ?

Je me suis prononcé publiquement pour une politique qui offre un parcours accéléré vers un certificat de sélection québécoise (donc la résidence, puis la citoyenneté) à tous ceux qui sont 1) sur le territoire québécois depuis au moins deux ans 2) qui sont en emploi 3) qui parlent un niveau minimal de français et 4) qui le souhaitent. Un genre de mise à niveau de la population immigrante entrée ces dernières années, tout en resserrant considérablement le robinet pour l’avenir.

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Mensonges et intox (intégral)

Sous le couvert de l’anonymat, un inconnu a publié en février sur un site américain obscur des propositions de déstabilisation du Canada, suggérant d’utiliser comme leviers les revendications autochtones et l’indépendantisme québécois et albertain. Mais cette déstabilisation ne pourrait réussir, insistait l’auteur, tant que Donald Trump attaquerait publiquement le Canada, car cela renforcerait l’unité du pays. De toute évidence, le conseil ne fut pas suivi.

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Loterie référendaire

Y aura-t-il, ou non, un référendum sur l’indépendance pendant le mandat de quatre ans qui s’ouvrira le 5 octobre prochain ? Ce n’est pas un secret : près de 70 % des électeurs ne veulent pas de référendum et, s’il y en avait un aujourd’hui, entre 65 % et 70 % voteraient « non ».

Les partis fédéralistes (ou, plus précisément, antiréférendum) vont passer la dernière semaine de la campagne à tenter de faire de cet enjeu la question centrale du scrutin. C’est de bonne guerre. Mais affirmer, comme ils le feront et comme le dit aussi le Parti québécois (PQ), qu’un vote pour le PQ nous conduit nécessairement à un rendez-vous référendaire est davantage un acte de foi qu’un raisonnement logique.

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Mes questions aux chefs

Il ne reste que quelques jours pour obtenir des éclaircissements de la part des chefs. Il me reste quelques questions. Les voici.

Paul St-Pierre Plamondon. Vous avez trois enfants. Si l’État québécois vous offre 700 $ pour en avoir un quatrième, cela va-t-il vous décider, vous et votre épouse ? Si oui, expliquez-nous en quoi vous étiez à 700 $ près dans votre évaluation des coûts de ce nouvel enfant.

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Mark Carney découvre la souveraineté/partenariat

Transportons-nous maintenant dans ce recoin du paradis où se retrouve chaque soir une bande de nationalistes québécois pour jouer aux cartes, griller une clope, siroter un scotch et maugréer sur le sort du monde.

« Vous avez vu ça ? » demande le très digne André Laurendeau, ex-rédacteur en chef du Devoir, tenant en main son exemplaire du quotidien officiel, Paradis-Soir. Le Canada est invité à être « membre associé » de l’Union européenne. « Qu’est-ce que ça peut vouloir dire ? »

« Mais il me pique mon idée, ce Mark Carney, je ne pensais pas qu’il m’avait lu, réplique Lionel Groulx. Les États-associés, c’est ce que j’ai défendu depuis les années trente, entre le Québec et le Canada. »

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En attendant Terminator… (intégral)

Cela s’est passé au début de cet été. Des dizaines — peut-être des centaines — de milliers d’agents d’intelligence artificielle (IA), c’est-à-dire des programmes autonomes, étaient soumis par OpenAI à des tests de performance dans un circuit fermé. L’objectif était de déterminer lesquels étaient les plus habiles, pour ainsi choisir lesquels commercialiser.

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Tirer des roches aux anglais

Sur la question linguistique, certains me trouvent difficile à suivre. J’ai été, je crois, le premier à réclamer qu’une connaissance du français au point d’entrée soit obligatoire pour tous les futurs immigrants, y compris temporaires (sauf agricoles). La mesure est maintenant timidement intégrée. J’ai été le premier, je crois, à réclamer que les finissants des cégeps et universités anglophones aient des cours de français dans tous leurs cursus et soient testés sur leur connaissance du français comme condition éliminatoire de l’obtention du diplôme. Nous n’y sommes pas encore, mais il y a des progrès. J’ai été le premier, j’en suis certain, à déclarer que le maintien d’une majorité ayant le français comme langue d’usage à Montréal devait être un objectif national et que des mesures devaient être prises en ce sens. J’attends encore.

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Faire payer les riches, mode d’emploi

Aviez-vous la fâcheuse impression que les Québécois les plus riches — le fameux 1 % — versaient chaque année à l’État, en impôts, plus de 50 % de leurs revenus ? Si oui, vous n’avez pas complètement suivi. Je ne vous en blâme pas, c’est compliqué. Ce serait vrai si les riches n’étaient pas extrêmement ratoureux. C’est probablement l’une des raisons qui explique leur richesse, cette habilité à faire danser les chiffres.

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