Lire: Dans les entrailles de la maison Trump

Pourquoi lire un autre bouquin sur les entailles de la maison blanche de Donald Trump ?

Après Fire and Fury: Inside the Trump White House d’un journaliste qu’on avait autorisé à roder dans les corridors pendant des mois, après Fear: Trump in the White House de Bob Woodward,, dont je parle plus bas, n’en sait-on pas suffisamment ?

J’ai donc hésité avant d’acheter mais j’ai cédé car il s’agissait ici d’un autre point de vue, celui d’un conseiller pro-Trump, d’un participant enthousiaste à la révolution trumpienne vivant des déconvenues de l’intérieur, sans jamais abandonner cependant son appui à son président.

Le récit est donc celui des loyaux à Trump, venus de sa campagne électorale et qui souhaitent l’application de sa politique, et des déloyaux à Trump, les républicains qui auraient préféré un autre candidat et qui tentent, de l’intérieur, de l’empêcher d’appliquer son programme et d’écarter ses fidèles. L’intérêt du récit tient à la tension entre ces deux camps, aux coups fourrés, à l’atmosphère pesante qui règne chez ces « bande de vipères ».

Le PQ et le lancinant festival des clichés

Parmi les premiers lecteurs de mon dernier ouvrage, ceux qui ont vécu ces dernières années dans la famille péquiste m’ont beaucoup parlé d’une citation qui semblait bondir de la page pour mettre des mots sur ce qu’ils avaient vécu.

La citation appartient à notre directrice des communications, Antonine Yaccarini. Elle était en congé de maternité à l’hiver et au printemps 2018, alors que nous avions, entre autres, 1)  innové en nommant une vice-cheffe; 2) présenté le plan le plus ambitieux de réduction des gaz à effet de serre; 3) annoncé un calendrier de réforme de la santé bien reçu par la FIIQ et conduisant le vice-président des Médecins québécois pour le régime public à se joindre à nous; 4) mis en avant comme jamais les nombreux X et Y de notre équipe – le leader Pascal Bérubé, nommé parlementaire de l’année par ses pairs, notre nouvelle présidente Gabrielle Lemieux, 35 ans, plusieurs autres; 5) ramené au bercail Camil Bouchard avec une proposition forte sur l’enfance; 6) accueilli dans l’équipe les symboles indépendantistes qu’étaient Jean-Martin Aussant et Lisette Lapointe; 7) mieux campé notre message en proposant « Un État fort au service des gens et pour réussir l’indépendance».

Sortir, voir: Fiori immortel, une super-héros féministe !

Les fidèles du blogue retrouveront ici la série « Sortir, voir » habituellement publiée le jeudi soir ou vendredi matin, puis les recensions de livres habituellement publiés le samedi ou le dimanche.

Fiori immortel

La musique de Fiori traverse le temps. Les arrangements de Louis-Jean Cormier sont subtils, respectueux.

Disons la vérité: on aurait pu nous faire asseoir dans une salle obscure et simplement nous faire entendre les classiques de Fiori et d’Harmonium, et on aurait passé une bonne soirée.

Ces pièces sont si fortes, si riches, qu’elles portent elles-mêmes toute une imagerie.

C’est dire combien le Cirque Éloize avait une tâche ardue de mettre des danses, des poses, des gestes, des acrobaties sur cette trame. Dans les premiers tableaux, les athlètes du cirque illustrent la musique. Il faut attendre un peu avant que ce qu’on nous montre égale en intérêt ce qu’on entend puis qu’à quelque reprises, l’œil soit plus frappé encore que l’oreille.

Indépendance et PQ: Petit cours d’autodéfense intellectuelle

Chacun a droit à sa propre opinion. C’est entendu. Mais chacun n’a pas le droit à ses propres faits. Dans le débat qui s’ouvre sur l’avenir du Parti québécois et de l’indépendance, rien ne me semble plus utile que de faire la guerre aux clichés et aux fausses perceptions, qui,  malheureusement, semblent dominer le discours.

Les indépendantistes ont un devoir de ténacité : il est très difficile de faire du Québec un pays, je ne vous l’apprends pas. Mais la difficulté n’altère en rien la justesse du combat. Ils ont aussi un devoir de lucidité. Les innombrables commentateurs de la chose politique gagneraient également à se débarrasser d’un certain nombre d’idées aussi courantes que fausses.

Idée fausse #1: Si on ne parlait que d’indépendance, on aurait 35% du vote, car c’est le nombre d’indépendantiste au Québec.