L’héritage du cours Éthique et culture religieuse : Une génération d’athées multiculturels ?

J’applaudis, évidemment, à la décision du gouvernement Legault de remplacer le cours ECR, Éthique et culture religieuse, par un cours plus large sur la citoyenneté. C’était précisément la proposition que j’avançais depuis 2016.

Je compte bien répondre à la question posée par le ministre de l’éducation Jean-François Roberge : que devrait-on inclure dans ce nouveau cours ? Mais avant, je voudrais revenir sur un aspect très paradoxal du cours ECR qui vous a peut-être échappé.

À voir (ou pas): Les deux papes – après les Fake News, la Fake History

Le film est extraordinairement intéressant. Les acteurs sont remarquables. Les dialogues, savoureux. L’arc narratif, savamment ficelé. On en ressort avec un très grand respect pour le pape actuel, François, et on se réconcilie avec son prédécesseur, Benoît, dont la rigidité idéologique s’efface derrière la sympathie qu’il éprouve graduellement pour le réformiste François, à travers lequel il entend la voix de Dieu. Dans la scène finale, l’argentin d’origine et l’allemand d’origine regardent ensemble la finale de la coupe du monde mettant en opposition leurs pays respectifs.

À voir (ou pas): Le problème avec Messiah / L’humour noir de Dracula

Deux séries Netflix récentes méritent attention. Il faut d’abord vous dire qu’à mon âge, je ne suis plus preneur d’horreur et de sang. J’ai fait exception pour l’excellent « Get Out », qui tient davantage de la satire raciale. Je n’étais donc pas un candidat idéal pour la mini-série Dracula. Sauf que… j’ai vu qu’elle avait été écrite par les concepteurs de la récente et brillantissime série Sherlock (avec Benedict Cumberbatch dans le rôle titre.)

À lire (ou pas): Un Goncourt qui se déroule au Québec

Je n’ai pas l’habitude de me jeter sur les lauréats des prix littéraires pour faire mes choix. Mais le dernier Goncourt, « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon », a attiré mon attention parce qu’une partie de l’intrigue se déroule dans ma ville natale, Thetford Mines. En le lisant, je me suis rendu compte qu’une autre partie du récit a lieu non loin de ma résidence actuelle, dans Ahuntsic.

Le vrai côté obscur de Jean Charest

Il n’est absolument pas impossible que Jean Charest devienne, d’ici quatre ans, premier ministre du Canada. Oui, il a présidé à une période trouble de l’histoire récente du Québec. Oui, il a déclenché des élections en cachant aux Québécois que la Caisse de dépôt venait de perdre 40 milliards de dollars et en promettant qu’il ne ferait pas de déficit malgré la crise financière de 2008, ce qui était clairement mensonger. Oui, l’immense majorité des Québécois ont jugé que son gouvernement était corrompu. Oui, il est à ce jour le suspect numéro un dans une enquête sur la corruption menée par l’UPAC.