Trudeau, Chrétien et la malédiction des micros cachés

La règle, en politique et en journalisme, est de considérer qu’un micro est toujours actif, même si la lumière rouge est éteinte, la séance est levée, le direct est terminé.

Cela n’a pas empêché plusieurs chefs politiques de prononcer des remarques non-censurées devant ces micros, ce qui nous donne un aperçu de ce qu’ils disent vraiment lorsqu’ils pensent qu’on ne les écoute pas.

À voir: The Report, sur la torture américaine

La véracité historique est une des grandes qualités du film The (torture) report. Ses producteurs ont été méticuleux dans leur respect d’un épisode historique terrifiant: la normalisation de l’utilisation de la torture dans la CIA post-11 septembre. (Pour une discussion de cette véracité, lire cet article de Slate.)

L’histoire est contée à travers la tentative du personnel de la sénatrice Diane Feinstein de faire une enquête exhaustive de cette pratique, face à une CIA plutôt, disons, réticente.

Lire: Utopies provisoires, la lucidité d’un chercheur social-démocrate

Transparence totale: le professeur Alain Noël, de l’Université de Montréal, est un ami et, en plus, il dit un peu de bien de moi dans son livre.

N’empêche, je crois que le lecteur non biaisé trouvera dans son dernier ouvrage Utopies provisoires, beaucoup de matière à réflexion.

Médecins 99% / Legault -9%

FMSQ, Diane Francoeur

« Le plus beau jour de mon mandat ! » – Diane Francoeur

Disons que vous souhaitez arracher une concession majeure dans une négociation avec un adversaire coriace. Et que vous pensez avoir eu gain de cause. Mais voilà que vous entendez votre adversaire annoncer la chose à ses troupes en affirmant, tout sourire, que c’est « le plus beau jour de son mandat ». Suivent des applaudissements nourris. Ne devriez-vous pas vous interroger sur l’ampleur de votre victoire ? Sur son existence même ?

À voir (ou pas): The Irishman de Scorcese et le docu Pour Sama

Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées. Il y avait Scorcese à la barre. Il y avait de Niro, un géant. Surtout Pacino, que j’ai toujours adoré. On allait nous raconter une histoire qui balaierait plusieurs décennies et s’étalerait sur 3h30 de cinéma. Pour moi, c’était très attractif.

Mon point de repère était à l’avenant. Le Parrain et ses suites, oui. Aussi Il était une fois en Amérique, de Leone, également de 221 minutes. J’ai écouté The Irishman jusqu’au bout. Ce n’est pas inintéressant. Grâce aux efforts de la technologie, de Niro est rajeuni pendant une partie du film. Ça marche.