1995 : Perdre en supplémentaire

Nous sommes le 21 novembre 1995. Le référendum est derrière nous. Monsieur Parizeau a annoncé sa démission. Nous sommes quelques conseillers de Monsieur, réunis dans le bureau de son chef de cabinet Jean Royer. Nous assistons à l’ouverture de la période supplémentaire : l’annonce télévisée de l’arrivée de Lucien Bouchard comme prochain chef du Parti québécois, prochain premier ministre, prochain leader de la grande coalition souverainiste.

Brian Topp, les putes, le Québec et moi !

Avertissement: ce billet ne contient aucune relation de contact charnel. Mais il y sera question, de manière rhétorique, de péripatéticiennes. Un peu de patience.

Brian Topp est un des candidats favoris à la direction du NPD, donc au poste de chef de l’opposition, donc au poste de premier ministre aux élections de 2015. Je l’ai connu en 1998, lorsqu’il était conseiller du premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, Roy Romanow. Oui, le Romanow qui a négocié avec Jean Chrétien l’entente fameuse de la «Nuit des longs couteaux», qui isolerait le Québec pour l’avenir prévisible.

Bouchard/Sirois: anecdote

Bon, chers internautes, parce que vous êtes gentils, nombreux et fidèles, que c’est vendredi après midi et qu’il neige, et puisque Lucien Bouchard et Charles Sirois étaient tous deux dans l’œil de la caméra cette semaine, je vous offre une petite anecdote.

En 1999, alors au zénith du monde des affaires québécois, Charles Sirois publie un ouvrage, Passage obligé : passeport pour l’ère nouvelle, sur sa vision de la gestion des affaires et de la nouvelle économie. Il en envoie une copie au premier ministre Bouchard, et, quelque temps après, lui demande un rendez-vous.

Harris ? Avec des amis comme ça…

Avec des amis comme ça…

JEAN-FRANÇOIS LISÉE
L’auteur est chercheur invité au département de science politique et au groupe Critères de l’Université de Montréal.

La Presse, mardi 23 octobre 2001

Depuis quelques jours s’installe une légende bizarre qui ferait du premier ministre démissionnaire ontarien, Mike Harris, un grand allié du Québec, un compagnon de route, quelqu’un sur lequel on pouvait compter.

Our debt to Lucien Bouchard

Our debt to Lucien Bouchard

Jean-François Lisée

Toronto Star, January 13, 2001

 


 

A leader like no other, a man of compassion,
a legacy of strength
Jean-François Lisée

He has gone. Gone because he could not reach the main objective that had brought him there: to make Quebec a country. But if anyone had the guts, the boldness, the will, the ability to bring people together and the strength to carry this off, it was he.