L’empreinte internationale du Québec

Imaginez un chercheur qui devrait décrire le Québec, mais sans y mettre les pieds et sans rien connaître de son économie, de sa culture ou de sa démographie.

Il devrait décrire le Québec à partir de sa présence internationale. Il devrait, en fait, le déduire.

L’empreinte culturelle

Suivant l’actualité cinématographique, il constaterait que, presque chaque année depuis des lustres, un film québécois ou un film réalisé par un Québécois est en nomination aux Oscar, aux Golden Globes comme au Festival de Cannes et qu’il n’est plus rare qu’il en reparte avec un prix. Il saurait que HBO, Netflix et d’autres géants de la diffusion inondent de scénarios des réalisateurs nés non loin du Saint-Laurent. Il verrait que le logo du Québec apparaît presque systématiquement à la fin des grandes productions de superhéros et de voyages dans l’espace.

Poursuivant ses recherches culturelles, il noterait que des gens de la ville de Québec ont été récemment chargés de réimaginer les plus grandes productions de l’histoire de l’opéra dans son temple new-yorkais, le MET, dont le directeur musical est désormais un Montréalais. Il apprendrait que d’autres Québécois dominent depuis longtemps les scènes de Las Vegas et que des chanteurs d’ici (et une chanteuse en particulier) occupent régulièrement les sommets des marchés francophones et anglophones des ventes. Notre chercheur saurait, car il a des éléments de comparaison, que le Québec n’est pas une superpuissance culturelle, n’étant ni Hollywood ni Paris. Mais il conclurait que le Québec est une puissance culturelle.

L’empreinte économique

Il devrait aussi remplir son calepin de notations économiques. Il ne serait peut-être pas surpris d’apprendre que le Québec est un géant de l’industrie des pâtes et papiers et d’un secteur de l’aluminium qui, ici, prend un spectaculaire virage vert. Mais il apprendrait qu’en aérospatiale, la métropole québécoise est sur le podium des trois grandes places mondiales et que des hélicoptères et avions québécois sillonnent le ciel de 100 pays.

On lui dirait que la métropole québécoise est un pôle mondial en jeux vidéo, en effets visuels et animation, en mégadonnées, en sciences de la vie et en technologies de la santé. Et qu’elle est la première ville du continent pour les congrès internationaux.

Il noterait aussi que le Québec est une référence en matière de coopératives et que, presque seule au monde, elle compte comme première institution financière, une coopérative. On lui dirait aussi que le Chantier de l’économie sociale du Québec est une source d’inspiration mondiale en la matière.

L’empreinte politique

Continuant ses investigations, notre chercheur s’intéresserait au poids politique du Québec. À Washington, il apprendrait qu’un des plus grands accords de libre-échange de l’histoire, l’ALENA, n’existerait pas sans le poids politique mis dans la balance par le Québec il y a bientôt 35 ans. À Bruxelles, on lui expliquerait qu’un autre accord historique, entre toute l’Europe et le Canada, n’existe qu’à cause de la volonté du Québec de le voir émerger.

À San Diego, on lui dirait que l’alliance entre la Californie et le Québec fut essentielle pour réduire sur tout le continent les émissions polluantes des voitures et que cette alliance forme aujourd’hui la base du seul marché du carbone en vigueur sur le continent. À New York, on lui expliquerait que l’électricité québécoise est une des clés de la transition écologique du Nord-Est américain.

À Paris, on lui dirait que la force de caractère du Québec fut déterminante dans la conception d’une convention internationale protégeant la capacité des États à soutenir leurs cultures nationales. Dans plusieurs capitales africaines, il apprendrait que le Québec est un des gouvernements les plus influents d’une organisation qui en compte 88 : l’Organisation internationale de la Francophonie.

L’empreinte en éducation et en sciences

À Boston, on lui dirait que la ville ne connaît qu’une rivale en ce qui a trait au nombre d’universités et au nombre d’étudiants locaux et étrangers : Montréal. Au sujet de la science, on expliquerait à notre chercheur que l’équivalent du prix Nobel en matière d’intelligence artificielle (IA), le Prix Turing, a été remis au chercheur québécois Yoshua Bengio, considéré comme l’un des trois parrains de l’intelligence artificielle au monde, que Montréal est un des pôles planétaires, non seulement de la recherche en IA, mais en développement des règles éthiques devant s’appliquer à ce nouvel univers.

On lui expliquerait que l’excellence scientifique québécoise n’est pas nouvelle, car un Québécois, Pierre Dansereau, est le père de l’écologie, qu’un autre, Hans Selye, a le premier décrit le stress. Que Jacques Beaulieu, à Québec, a fait faire un pas de géant à l’utilisation du laser. Et qu’aujourd’hui on invente, pour les voitures électriques, les piles les plus performantes.

On lui dirait aussi que le Québec est habitué à être en orbite. C’est à Saint-Hubert qu’on construit le Bras canadien de la Station spatiale internationale. Non seulement des Québécois ont été astronautes, mais un ex-funambule québécois fut un des premiers touristes de l’espace et une Québécoise a, pour la Nasa, contrôlé à distance l’engin qui se promène aujourd’hui sur Mars.

Une empreinte sur les politiques publiques

Notre chercheur trouverait aussi des empreintes digitales québécoises sur les politiques publiques d’autres pays. On vient d’Europe étudier nos politiques d’économie sociale, de Catalogne emprunter notre législation linguistique, des États-Unis s’informer sur nos garderies ou sur nos fonds d’investissement syndicaux, et le légendaire activiste américain Ralph Nader est intarissable sur notre assurance médicaments. La France et le Canada se sont inspirés de nos lois sur le financement électoral. La pratique de médiation développée au Québec pour soustraire les litiges du lent processus judiciaire intéresse plusieurs pays.

Il comprendrait que le Québec est présent dans le monde, qui le lui rend bien : 350 entreprises européennes et 350 entreprises américaines ont choisi le Québec, comme 65 organisations internationales. Il sourirait en apprenant que le richissime Qatar a tenté de déplacer le prestigieux et imposant siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale, OACI. Mais les pays membres ont massivement préféré rester à Montréal.

On pourrait lui parler aussi longtemps des sportifs venus du Québec, qui montent régulièrement sur les podiums olympiques, surtout lorsque le temps des jeux d’hiver est venu.

S’il s’intéresse à la guerre et à la paix, il saura que des Québécois ont versé leur sang pour la révolution américaine, puis du côté de Lincoln dans la guerre civile. Quelque 130 000 furent volontaires pour faire reculer les nazis. Une vingtaine sont morts en Afghanistan, dans la lutte contre les talibans. Mais ils sont particulièrement fiers de leur rôle dans des missions de paix. On lui dirait que c’est à Québec que Roosevelt et Churchill ont planifié la libération de l’Europe, puis posé les bases de l’ONU. Que c’est à Montréal que se sont déroulées l’une des plus grandes manifestations mondiales visant à refuser de s’engager dans un conflit inutile, soit l’invasion américaine en Irak, et, plus récemment, l’une des plus grandes manifestations mondiales sur le climat, en présence de Greta Thunberg.

De retour dans son bureau, avec toutes ses notes, qu’en retiendrait notre chercheur ? Difficile à dire. Mais il est facile d’imaginer ce qu’il ne déduirait pas. Il ne croirait pas qu’un peuple de seulement huit millions de personnes est responsable de tout ce rayonnement. Il ne croirait pas que le PIB de ce peuple ne le hisse pas, au moins, dans le G20. Il aurait beaucoup de difficulté à comprendre que ce peuple n’est pas membre des Nations unies et qu’il ne peut presque jamais voter dans les forums où se décident de grands enjeux pour lesquels il a pourtant tant à dire et à offrir.

Non, de tout ce qu’il aurait appris, notre chercheur dessinerait dans son rapport les contours d’une nation forte, fière et, assurément, indépendante.

(Ce texte, légèrement modifié, a d’abord été publié dans Le Devoir.)


De la lecture de vacances…

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Merci pour la moisson

C’était avant le temps de l’ingratitude. C’était quand on ne tenait pas tout pour acquis. Quand on ne pensait pas que tout nous était dû. C’était au contraire au temps où on avait trimé dur aux champs, qu’on avait dessouchés à s’en fendre les os, qu’on avait retourné la terre, planté les semences, entretenu les pousses, puis engrangé la moisson. On n’avait compté que sur nous-mêmes et, un peu beaucoup, sur le soleil et la pluie.

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir.)

Reste qu’on s’arrêtait un instant, en octobre, pour exprimer sa gratitude. On disait qu’on remerciait Dieu. Qu’on lui rendait grâce. Sans doute. C’était une façon de dire qu’on remerciait la nature, la terre, la famille. Sa propre bonne santé, aussi. Tout ce qui avait fait en sorte qu’on passerait le dur hiver à venir avec de quoi se nourrir et se chauffer. À l’Action de grâce, si la récolte était bonne, on était en état de grâce.

Les urbains que nous sommes devenus peuvent-ils aujourd’hui se tourner vers le travail accompli dans la dernière année et rendre grâce ? Il le faut. L’esprit critique est une belle et bonne chose, mais il nous empêche souvent de reconnaître qu’à force de se concentrer sur ce qui ne va pas, on ne remarque pas qu’il pousse autour de nous de la beauté, de la justice, du progrès, des raisons d’être heureux.

Voici mes principales raisons de rendre grâce à la moisson québécoise cette année. En vrac et dans le désordre.

Félix et Leylah. Apparus comme des survenants sur notre écran radar en septembre, Félix Auger-Aliassime (21 ans) et Leylah Fernandez (19 ans) se qualifient pour le carré d’as des Internationaux de tennis des États-Unis. Époustouflants, magnifiques, éloquents.

Huit minutes. Le temps de l’ovation debout réservée à notre cinéaste Denis Villeneuve après le visionnement de son film Dune. Huit minutes. Quand même !

84 %. Le taux de double vaccination des Québécois admissibles.

Rétroviseur. Le refrain mélo de la chanson de l’année des Cowboy Fringants, simple et pénétrant : « C’est si triste que des fois quand je rentre à la maison / Pis que j’parke mon vieux camion / J’vois toute l’Amérique qui pleure /Dans mon rétroviseur… »

Croissance. Non seulement Cœur de pirate devient-elle entrepreneure et repreneuse de maison de disques, mais elle invite Alexandra Stréliski à toucher le piano dans sa dernière chanson.

Encore. Adèle qui choisit encore Xavier Dolan pour son nouveau clip, tourné à Sutton.

Place prise. Mélissa Bédard. De Star Ac à M’entends-tu ? et à la Semaine des 4 Julie, une étoile québécoise impose son talent et sa différence.

Audace. Le discours antiviolence conjugale dans les excellents Beaux Malaises 2.0. Merci Martin Matte.

Numéro 1. La place occupée au palmarès des émissions les plus écoutées en France le jeudi soir par la version française de Fugueuse, diffusée à TF1. Si l’extraordinairement pédagogique série de Michelle Allen peut faire reculer l’exploitation sexuelle dans toute la francophonie, ce sera déjà ça de pris.

Talent. Julie Le Breton. (Comme chaque année.)

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100 % CPE. De même, les quatre partis affirment maintenant que les centres de la petite enfance, plutôt que les garderies privées, doivent être le modèle pour les places à venir, ce que le PLQ et la CAQ contestaient avec force il y a trois ans à peine. Le modèle inspiré par Camil Bouchard, promu par Lucien Bouchard et mis en œuvre par Pauline Marois fait désormais consensus, au point que son exportation dans le reste du Canada fut un enjeu de la campagne électorale fédérale.

Zéro pétrole.Les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale sont désormais unanimes : il ne doit plus y avoir d’exploration ou d’exploitation gazière ou pétrolière au Québec. Un consensus impensable il y a seulement quatre ans.

Surprise. Le Canadien en finale de la Coupe Stanley ! Wow !

Il y a aussi des raisons de célébrer des choses qui n’ont pas eu lieu.

Zéro complot. Nous avons eu une élection fédérale, certes inutile, mais pendant laquelle les pires actes de violence furent l’écrasement d’un œuf sur la tête de Maxime Bernier et l’envoi de gravier en direction de Justin Trudeau. Mieux : personne n’a affirmé que l’élection était truquée, que les votes étaient volés, que les Russes, les Chinois ou le fantôme de Hugo Chávez avaient perverti le processus. Aucune horde d’excités n’a envahi le parlement pour exprimer sa colère.

Échappée belle. Justin Trudeau n’a pas été réélu majoritaire, Erin O’Toole n’est pas devenu premier ministre, les Beaucerons ont refusé d’envoyer Maxime au Parlement. Et Ottawa ne participera pas financièrement à la construction du troisième lien. Voyez ? Il y a des raisons électorales de rendre grâce.

Ça n’a pas de prix. L’exécrable série sur un Québec souverain débile, La Maison-Bleue, qui semble inspirée des discours de Jean Chrétien, fut mise en nomination aux Gémeaux, mais n’a heureusement reçu aucun prix.

Tuyau bouché. Le projet gazier GNL Québec n’aura pas lieu, canardé par le BAPE et enterré par la CAQ. Qui l’eût cru ?

Et la moisson ?

60 %. Le pourcentage de Montréalais qui font désormais pousser des fruits et des légumes sur leurs balcons ou dans leurs petits coins de verdure. La métropole québécoise est désormais la capitale mondiale de l’agriculture urbaine, dépassant Toronto, New York et Paris quant au nombre d’entreprises agricoles. La pandémie a encore accéléré le processus. Sur les tables urbaines du Québec, début octobre, on peut rendre grâce à la nature, au soleil, à notre labeur, à la moisson. C’est beau, non ?


Mon estimé collègue Christian Rioux m’a écrit pour éclairer un peu mieux ma lanterne sur les origines de l’action de grâce, ou plutôt des fêtes des moissons, au Québec. Je l’en remercie. Voici son message:

« En réalité, les Québécois et leurs ancêtres canadiens français et canadiens n’ont jamais fêté l’action de grâce. Nous n’en avions pas besoin car nous avions bien assez de fêtes pour meubler notre calendrier d’automne (Saint-Michel, Sainte-Catherine, Toussaint, etc).

L’action de grâce est d’origine protestante et américaine. Elle arrive avec les Pilgrim Fathers et revêt aux États-Unis un caractère identitaire très fort. Pour ne pas être en reste, le Canada tentera de l’imposer, mais en lui donnant cette fois une connotation liée à l’Empire et à la célébration de la monarchie ou même du 11 novembre après la guerre.

            Les Québécois n’en avaient rien à faire. Comme en France, ils avaient plutôt des fêtes des récoltes avec la tradition de décorer la dernière gerbe et de faire ripaille.

            Voici ce que dit le Réseau de diffusion des archives du Québec à ce sujet. «Au Québec, la fête de la grosse gerbe a été célébrée à maintes reprises depuis 1883 par l’École supérieure d’Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière qui se faisait un honneur d’offrir à la communauté un banquet suivi d’une soirée récréative rappelant l’esprit des veillées de famille. Cette fête semble avoir fait partie des traditions de l’institution jusqu’au milieu du XXe siècle (L’Action catholique, 1947). La pratique de cette fête a aussi été retracée dans les cahiers de prônes du curé Eustache Santerre de la paroisse Saint-Arsène de Rivière-du-Loup (1923-1942). La fête de la grosse gerbe était célébrée par une soirée à la salle paroissiale. Faite de blé, d’avoine et d’orge, la gerbe était fabriquée et décorée pour l’occasion par la présidente des Enfants de Marie.»

            L’épluchette de blé d’inde est un témoignage de ces anciennes fêtes des récoltes. Il semble que, depuis trois ans, une Fête des moissons a lieu à Saint-Joseph de Beauce au début de septembre pour faire connaître les produits de la région. Moi qui passe l’été dans le Bas-du-fleuve, je peux témoigner de ce nouvel engouement pour l’agriculture québécoise. Loin de cet oxymore inventé par les bobos et que l’on nomme l’«agriculture urbaine», il y a dans nos régions une petite révolution agricole avec l’apparition de produits régionaux de grande qualité qui renouent avec nos racines françaises. Nos fromages en sont l’exemple le plus éloquent.  

L’étonnante empreinte planétaire du Québec

Québec internationalImaginez un chercheur qui devrait décrire le Québec, mais sans y mettre les pieds et sans rien connaître de son économie, de sa culture ou de sa démographie.

Il devrait décrire le Québec à partir de sa présence internationale. Il devrait, en fait, le déduire.

L’empreinte culturelle

Suivant l’actualité cinématographique, il constaterait que presque chaque année depuis dix ans, un film québécois ou un film réalisé par un Québécois, est en nomination aux Oscars, aux Golden Globes comme au Festival de Cannes et qu’il n’est plus rare qu’il en reparte avec un prix. Il saurait que HBO, Netflix et autres géants de la diffusion inondent de scénarios des réalisateurs nés non loin du Saint-Laurent. Il verrait que le logo du Québec apparaît presque systématiquement à la fin des grandes productions de super-héros et de voyages dans l’espace.

Poursuivant ses recherches culturelles, il noterait que des gens de la ville de Québec sont chargés de réimaginer les plus grandes productions de l’histoire de l’Opéra dans son temple newyorkais, le MET. Il apprendrait que d’autres Québécois dominent depuis maintenant longtemps les scènes de Las Vegas et que des chanteurs d’ici occupent régulièrement les marchés francophones et, dans un cas, anglophones des ventes. On lui dirait que leurs troupes de danse sont reconnus de Philadelphie à Berlin. Il constaterait aussi que les meilleurs jazzmen, humoristes et contorsionnistes convergent, chaque année, lorsqu’il n’y a pas de pandémie, vers la métropole québécoise pour partager leur art.

Notre chercheur saurait, car il a des comparables, que le Québec n’est pas une superpuissance culturelle, car il n’est ni Hollywood, ni Paris. Mais il conclurait que le Québec est une puissance culturelle.

L’empreinte économique

Il devrait aussi remplir son calepin de notations économiques. Il apprendrait que dans les tunnels de métro de 40 villes et sur les chemins de fer de 21 pays, du Chili à l’Ouzbékistan, roulent pas moins de 100 000 véhicules portant un logo québécois, Bombardier.

Il apprendrait qu’en Aérospatiale, la métropole québécoise est sur le podium des trois grandes places mondiales et que des hélicoptères et avions québécois sillonnent le ciel de 100 pays. Ils atterrissent dans des aéroports américains, russes ou africains. Des aéroports parfois conçus et construits par des ingénieurs québécois.

Il noterait aussi que le Québec est une référence en matière de coopératives. On lui dirait que 2800 coopératives du monde entier sont venues fêter à Lévis, cette décennie, l’année internationale des coopératives. Et ils en sont revenus avec cette information étonnante que le premier employeur privé au Québec n’était pas Wal-Mart, comme ailleurs, mais une force financière majeure et coopérative, le Mouvement Desjardins. On lui dirait aussi que le Chantier de l’économie sociale du Québec est un point de référence mondial en la matière.

L’empreinte politique

Continuant ses investigations, notre chercheur s’intéresserait au poids politique du Québec. À Washington, il apprendrait qu’un des plus grands accords de libre-échange de l’histoire, l’ALENA, n’existerait tout simplement pas sans le poids politique mis dans la balance par le Québec il y a bientôt 35 ans.

À Bruxelles, on lui expliquerait qu’un autre accord historique, entre toute l’Europe et le Canada, n’existe qu’à cause de la volonté du Québec de le voir émerger.

À San Diego, on lui dirait que l’alliance entre la Californie et le Québec fut essentielle pour réduire sur tout le continent les émissions polluantes des voitures et que cette alliance forme aujourd’hui la base du seul marché du carbone en vigueur sur le continent.

À New York, on lui expliquerait que l’électricité québécoise est une des clés de la transition écologique du nord-est américain.

À Paris, on lui dirait que la force de caractère du Québec fut déterminante dans la conception d’une convention internationale protégeant la capacité des États à soutenir leurs cultures nationales. Convention d’abord portée par le Québec, la France et le Canada, puis par la Francophonie, puis par tous les pays du monde, sauf deux.

Dans plusieurs capitales africaines, il apprendrait que le Québec est un des gouvernements les plus influents d’une organisation qui en compte 77, l’Organisation Internationale de la Francophonie.

À Haïti, au Maghreb, en Afrique sub-saharienne, on lui dirait que les Québécois de 65 organisations de coopération humanitaire membres aident des populations locales à devenir plus autonomes, sur tous les plans.

Il apprendrait que, ces dernières années, le Directeur général des élections du Québec a accompagné la transition démocratique au Mexique, au Bénin, à Madagascar, au Cap Vert, en Tunisie. On lui dirait que cet organisme et l’Assemblée nationale du Québec sont, partout en Afrique francophone, constamment actifs dans la consolidation des institutions démocratiques.

L’empreinte en éducation et en sciences

À Boston, la grande ville intellectuelle américaine, on lui dirait qu’elle ne connaît qu’une rivale, en termes de nombre d’universités, d’étudiants locaux et étrangers : Montréal. Et que la métropole est régulièrement choisie comme meilleure ville au monde où étudier.

S’intéressant à la science, on expliquerait à notre chercheur que l’équivalent du prix Nobel en matière d’Intelligence artificielle, le Prix Turing, a été remis au chercheur québécois Yoshua Bengio, considéré comme un des trois parrains de l’Intelligence artificielle au monde, que Montréal est un des pôles planétaires de la recherche en cette matière et du développement des règles éthiques devant s’appliquer dans ce nouvel univers..

On lui expliquerait que l’excellence scientifique québécoise n’est pas nouvelle car un Québécois, Pierre Dansereau, est le père de l’écologie, qu’un autre, Hans Seyle, a le premier décrit le stress. Que Jacques Beaulieu, à Québec, a fait faire un pas de géant à l’utilisation du laser. On lui dirait le rachitisme a été battu en brèche parce que des chercheurs québécois ont su comment enrichir le lait. Il apprendrait qu’on a su dépister l’hypothyroïdie congénitale chez 150 millions de nouveaux nés grâce aux travaux de Jean-H Dussault. Ou encore que Bernard Belleau a conçu le 3TC, premier médicament mondialement utilisé contre le Sida. Au cours des 30 dernières années, grâce aux chercheurs québécois…
… on comprend mieux les mécanismes de la douleur et la maladie d’Alzheimer,
… on connaît des gènes prédisposant au cancer du sein,
… on a découvert la capacité des neurones de se régénérer dans le système nerveux central,
… on sait diagnostiquer précocement la scoliose et des infections bactériennes fulgurantes.

Et on invente, pour les voitures électriques, les piles les plus performantes.

Une excellente lecture d’été !

On lui dirait aussi que le Québec est habitué à être en orbite. C’est à Saint-Hubert qu’on construit le Bras Canadien de la station spatiale internationale. Des Québécois ont non seulement été astronautes mais un ex-funambule québécois fut un des premiers touristes de l’espace.

Une empreinte sur les politiques publiques

Notre chercheur trouverait aussi des empreintes digitales québécoises dans les politiques publiques d’autres pays. On vient d’Europe étudier nos politiques d’économie sociale, de Catalogne emprunter nos législations linguistiques, des États-Unis s’informer sur nos garderies ou sur nos Fonds d’investissements syndicaux, et Ralph Nader est intarissable sur notre assurance-médicaments. La France et le Canada se sont inspirés de nos lois sur le financement électoral. La pratique de médiation développée au Québec pour soustraire les litiges du lent processus judiciaire intéresse les pays européens, l’Australie, le Mexique et plusieurs autres. Et nos juristes ont oeuvré à la formation des juges chinois, contribuant à renforcer l’État de droit dans un pays qui en a cruellement besoin.

Il comprendrait que le Québec est présent au monde, qui le lui rend bien : 350 entreprises européennes et 350 entreprises américaines ont choisi le Québec, comme 65 organisations internationales. Il sourirait en apprenant que lorsque le richissime Qatar a tenté de déplacer, de Montréal vers Doha, le prestigieux et imposant siège de l’Association du transport aérien international, l’IATA, les pays membres ont massivement préféré rester à Montréal.

On pourrait lui parler aussi longtemps des sportifs venus du Québec, qui montent régulièrement sur les podiums olympiques, surtout lorsque le temps des jeux d’hiver est venu.

S’il s’intéresse à la guerre et à la paix, il saura que des Québécois ont versé leur sang pour faire reculer les nazis, et qu’on se souvient d’eux en Hollande comme à Dieppe, qu’une vingtaine sont morts en Afghanistan contre les Talibans mais qu’ils sont particulièrement fiers de leur rôle dans des missions de paix. On lui dirait que c’est à Montréal que s’est déroulé, pourtant dans un froid glacial, la plus grande manifestation mondiale visant à refuser de s’engager dans un conflit inutile, l’invasion américaine en Irak, et plus récemment une des plus grandes manifestations mondiales sur le climat, en présence de Greta Thunberg.

De retour dans son bureau, avec toutes ses notes, qu’en retiendrait notre chercheur ? Difficile à dire. Mais il est facile d’imaginer ce qu’il ne déduirait pas. Il ne croirait pas qu’un peuple de seulement 8 millions de personnes soit responsable de tout ce rayonnement. Il ne croirait pas que le PIB de ce peuple ne le hisse pas, au moins, dans le G20. Il aurait beaucoup de difficulté à comprendre que ce peuple ne soit pas membre des Nations Unies et qu’il ne puisse presque jamais voter dans les forums où se décident de grands enjeux où il a pourtant tant à dire et à offrir.

Non, de tout ce qu’il aurait appris, notre chercheur dessinerait dans son rapport les contours d’une nation forte, fière et, assurément, indépendante.


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Comment ratatiner la présence internationale du Québec

La compagnie britannique d’effets spéciaux Cinesite était à quelques jours de confirmer son implantation à Toronto. Près de sept millions d’investissement initial, création de 200 emplois. Une belle prise pour la ville-reine.

C’était sans compter avec le Délégué général du Québec à Londres, Stéphane Paquet. Nommé depuis quelques semaines à peine, Stéphane a contacté Cinesite, travaillé avec le ministère des Finances à Québec pour produire rapidement une offre concurrente, vanté les avantages de Montréal et… obtenu pour Montréal les 200 emplois.

Voilà l’homme dont le gouvernement Couillard ne veut plus à Londres. L’homme qui est pourtant en début de mandat et qu’il faut rapatrier, avec ses deux jeunes enfants, en pleine année scolaire, de toute urgence.

Pourquoi? Parce qu’ils ont trouvé quelqu’un avec un « meilleur CV ». Et cela tombe bien, il est libéral: Christos Sirros. Car, a-t-on expliqué, il faut s’occuper d’économie à Londres. J’admets sans peine que Christos, un homme charmant, a obtenu un bacc en commerce de McGill en 1970.

Stéphane Paquet, lui, ne peut afficher qu’un misérable diplôme de second cycle à la London School of economics et une carrière de journalisme économique qui l’a conduit au poste d’éditeur adjoint et rédacteur en chef du Groupe Les Affaires de Transcontinental Media. À ce titre, il a été responsable du journal Les Affaires, du magazine A+ et du site web LesAffaires.com, en plus de participer aux discussions stratégiques touchant l’ensemble du Groupe. On constate combien il était mal préparé pour le poste !

En plus, il est jeune. Seulement 42 ans. Christos, à 66 ans, est beaucoup mieux placé pour donner aux Britanniques l’image de renouveau que le Québec veut projeter à l’étranger.

L’abandon américain

Depuis 40 ans, le gouvernement québécois tente de prendre pied dans la capitale de son principal partenaire économique et politique, là où sont prises chaque jour des décisions qui affectent notre vie: Washington.

Gouvernements libéraux et péquistes ont multiplié les approches: bureau occupé en itinérance par un diplomate venu de New York, bureau de tourisme, etc. Toujours, le Canada refusait de voir le drapeau québécois flotter quelque part à Washington.

Jusqu’à: Jean Charest. Oui, Jean Charest. C’est grâce à lui que le Québec a enfin obtenu un vrai bureau, politique, économique, de tourisme et scientifique (avec l’ex-astronaute Julie Payette comme déléguée scientifique). Huit personnes assurant le suivi des dossiers, faisant état de la spécificité québécoise en matière économique et environnementale.

Ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur, j’y ai nommé comme chef de poste la québécoise détenant le plus grand réseau de contacts dans l’administration américaine de toute l’histoire de notre diplomatie: Isabelle Beaulieu.

Pourquoi ? Cette PhD en Sciences politiques et enseignante en relations internationales a été pendant trois ans Conseillère politique au Consulat général américain à Montréal. Elle a donc été de toutes les visites, connu tous les acteurs, au département d’État et ailleurs, qui travaillent sur des dossiers canadiens et québécois.

C’est pourquoi à Washington, elle a pu rapidement ouvrir des portes qu’on croyait infranchissables: le ministre québécois de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a pu rencontrer deux fois la conseillère à l’environnement du président Obama et son secrétaire d’État à l’Énergie.

Infatigable, Isabelle avait même été nommée présidente du groupe des ambassadeurs francophones à Washington pour l’organisation de la semaine de la Francophonie.

Elle a été virée comme une malpropre, à 24 heures d’avis et à quelques jours de la réception de la Fête nationale qui, grâce à elle, allait afficher une affluence record. Les rendez-vous pris ont du être annulés. Elle n’a pas pu faire de transition, présenter ses précieux contacts à son remplaçant car… il n’y a pas de remplaçant !

Le gouvernement Couillard a décidé d’une traite de détruire le travail de tous les gouvernements avant lui, de détruire le travail de Jean Charest, de décapiter et de ratatiner la présence québécoise à Washington. Désormais, et pour la première fois, le Québec est moins bien représenté à Washington que l’Ontario et l’Alberta.

Au diable la parité ?

Nous ne l’avions pas fait exprès, mais en choisissant pour le réseau de délégations les gens les plus compétents (ce qui incluait de garder l’ex-député libérale Christiane Pelchat, excellente à Mexico), nous avions réussi à atteindre, pour la première fois, la parité hommes-femmes dans notre réseau. J’en étais très fier.

Cela ne semble pas être une préoccupation pour le gouvernement Couillard. Le renvoi inexplicable de Caroline Émond, Déléguée générale à Bruxelles, l’illustre bien.

En son cas, on a invoqué l’importance de la remplacer, toutes affaires cessantes, par quelqu’un qui s’y connaît en commerce. Car il y a, voyez-vous, cet accord Canada-Europe. Les enjeux agricoles, en particulier, sont cruciaux pour le Québec.

Caroline fut pendant cinq ans représentante des producteurs canadiens de lait, œuf et volaille auprès de… l’Organisation Mondiale du Commerce ! Avant cela, elle était directrice adjointe pour le Commerce international pour l’association des Producteurs laitiers. Ensuite, elle fut vice-présidente aux affaires gouvernementales pour une entreprise, disons, commerciale, dont vous avez peut-être entendu parler: Bombardier.

Par qui la remplace-t-on? Par un homme de grande valeur, certes. Mon ancien sous-ministre, Michel Audet. Je soupçonne d’ailleurs qu’on l’éloigne de Québec parce qu’il a trop bien travaillé avec moi. Michel a une formation en relations industrielles et en connaît un rayon en relations internationales. Mais en commerce, il n’arrive pas à la cheville de la personne qu’il remplace.

Heureusement, Michel profitera du travail de Caroline. Grâce à elle, et pour la première fois, le Québec a un contact direct avec le Service européen des affaires extérieures (équivalent de leur ministère des affaires étrangères). Merci Caroline.

J’aurais bien vu Michel Audet à Mexico, cependant.

Amis bavarois ? « We’re not that into you » !

De Munich, le délégué Michel Côté est rappelé pour de pures raisons budgétaires. Il avait réussi le tour de force d’obtenir une visite officielle du Président de l’Allemagne, M. Joachim Gauck, au Québec. Michel Côté est dégommé deux mois avant cette visite — ce qui en complique la préparation — et on coupe la tête de notre bureau en Bavière en plein 25e anniversaire de la relation privilégiée Québec-Bavière. On vient de leur dire que, finalement, « we’re not that into you ». Vous, la région économique la plus forte, la plus innovante d’Europe, vous qui nous considérez votre « partenaire stratégique » en Amérique du Nord, eh bien vous ne nous intéressez pas tant que ça finalement !

Dans l’orgie de nominations partisanes, la seule que j’applaudirais est celle de Line Beauchamp à l’Unesco. (Comme ma collègue Agnès Maltais, j’aimerais être convaincu que l’UPAC a complètement écarté Mme Beauchamp de ses enquêtes. Je suppose que M. Couillard a détenu cette information avant de la nommer. Lorsque j’ai moi-même exprimé des réserves sur sa nomination au 375e de Montréal, ce n’était pas le cas.) D’abord, le poste était vacant. Ensuite, les responsabilités gouvernementales passées de Mme Beauchamp l’ont bien préparé pour ce poste. Je la félicite et lui souhaite bon succès.

Mais pour le reste, ma collègue Carole Poirier, résume bien la situation:

« Le Parti libéral met fin au mandat de gens compétents, qui ont fait leurs preuves et, surtout, qui n’étaient pas partisans. On les rappelle au Québec à grands frais pour nommer deux anciens ministres et un ex-député du Parti libéral. Combien coûtent ces décisions aux contribuables? Le gouvernement coupe dans les services à la population au nom de l’austérité, mais se permet de dépenser des milliers de dollars pour briser des contrats, rapatrier des gens plus tôt que prévu et envoyer des amis libéraux à l’étranger. C’est aberrant! »

Pour connaître le coût de ces décisions partisanes, il faut calculer le coût des déménagements (par container, des effets personnels etc.), les allocations de logement temporaire pour les DG qui reviennent au Québec, les billets d’avion/ frais de transport pour l’ensemble des familles, le roulement de certains conseillers dans les Délégations suite à l’arrivé du nouveau patron etc. Ces coûts sont raisonnables si on les amorti sur 3 à 5 ans, le temps de mandat normal d’un chef de poste. Pas sur un an et demi comme dans les cas de Stéphane Paquet, Caroline Émond et Isabelle Beaulieu.

Des fermetures à courte vue

Fermer le bureau de Moscou, alors que nos entreprises s’intéressent de plus en plus au marché émergent russe, cela signifie rapatrier à grand frais deux personnes. S’il fallait réduire les dépenses, j’aurais réduit de deux personnes une délégation générale ailleurs, ou au siège du ministère.

Fermer les antennes de Santiago et Taipei ? Encore là, deux personnes au total. J’ai pu constater combien notre représentante à Milan réussissait, toute seule, à ouvrir des portes à nos entreprises et nos institutions et à générer, en contrats et en contacts, plusieurs fois son salaire. Passer de 20 à 19 personnes dans un poste, ça se gère. Passer de 2 à zéro ou de 1 à zéro, c’est énorme. Cela dit aussi au pays hôte: vous ne nous intéressez pas.

La ministre actuelle affirme que le PQ n’a pas de leçon a lui donner en fermeture de poste car Lucien Bouchard, dans un geste théâtral, en a fermé plusieurs lors de son arrivée en 1996 et dans l’atteinte du déficit zéro. C’était une très très grave erreur à laquelle je me suis opposé avec toute mon énergie. Erreur que nous avons réparée en les rouvrant et en étendant le réseau dans les années qui ont suivi.

Jean Charest, ensuite, a ouvert Mumbaï, en Inde, et Sao Paulo, au Brésil, et Moscou et nous a donné un vrai bureau à Washington. Je souhaitais établir une présence en Afrique où j’ai ouvert deux bureaux d’Expansion Québec, pour les entreprises. Car je sais que chacun de ces postes rapporte bien davantage à l’économie québécoise que ce qu’il coûte.

On a calculé qu’en 2012-2013, chaque dollar investi dans le ministère rapportait trois dollars en ententes commerciales fermes, grâce à l’accompagnement serré que nous avons effectué. Et cela n’inclut pas les investissements comme ceux que l’on doit à Stéphane Paquet. On a calculé que les 600 salariés des Relations internationales et du Commerce extérieur généraient par leur travail l’équivalent de 2 500 emplois par an au Québec. Encore sans compter l’attraction d’investissement.

De Jean Lesage à Jean Charest, nos premiers ministres comprenaient tout ça. Pas Philippe Couillard. Pas étonnant qu’il traite les délégations comme un sénat libéral, pas étonnant qu’il veuille ratatiner tout le ministère en le réduisant au statut de secrétariat. Le gâchis ne fait que commencer.

*  *  *

Au beau temps de la parité:
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Voir l’article de Châtelaine de janvier 2014 à ce sujet.

À lire aussi l’excellent papier de mon ex-conseiller Christophe Fortier-Guay: Au cimetière des représentations du Québec, dans Le Devoir du 9 juin.

Bilans de missions — 2012-2014

Voici une partie des communiqués émis pour les missions internationales lorsque j’étais ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur

Le ministre Lisée effectue une première mission à Washington

WASHINGTON, le 11 décembre 2012 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, entame aujourd’hui une mission de deux jours à Washington, sa première dans la capitale américaine. Le ministre Lisée présentera à ses nombreux interlocuteurs, politiques, gouvernementaux et médiatiques, les priorités du gouvernement québécois et rappellera l’importance qu’accorde le gouvernement du Québec au renforcement de ses liens avec les États-Unis.

Le ministre s’entretiendra avec plusieurs personnalités influentes œuvrant dans des secteurs d’intérêt pour le Québec, tel le représentant de l’État du Massachusetts et grand défenseur des énergies renouvelables, M. Ed Markey. La lutte aux changements climatiques et les dossiers énergétiques figurent parmi les sujets à l’ordre du jour. M. Markey est l’un des auteurs du projet de loi américain sur le marché du carbone.

Le ministre Lisée rencontrera également le secrétaire adjoint aux affaires internationales du département de la sécurité intérieure, M. Alan Bersin, afin de discuter, notamment, d’enjeux de sécurité à la frontière. Des échanges sont également prévus avec le représentant de l’État de New York, M. Bill Owens, de même qu’avec l’ambassadeur du Canada à Washington, M. Gary Doer.

M. Lisée profitera de son passage à Washington pour faire valoir le rôle du Québec dans les Amériques et plus particulièrement son engagement envers Haïti, à l’occasion d’une rencontre avec le secrétaire général adjoint de l’Organisation des États américains (OÉA), M. Albert R. Ramdin.

Par ailleurs, le ministre prononcera une allocution au Woodrow Wilson Center, un prestigieux think tank américain où il sera notamment question de l’importance de consolider les relations économiques entre le Québec et les États-Unis. Enfin, M. Lisée sera l’invité du Council of the Americas, un forum de leaders traitant d’enjeux hémisphériques, de même que du National Press Club, un club réputé regroupant les membres de la presse basé à Washington.

Au terme de son séjour à Washington, le ministre Lisée se rendra à New York où il accompagnera la première ministre Pauline Marois, à l’occasion de sa première mission économique en territoire américain.

Le ministre Jean-François Lisée, accompagné de la ministre Zakaïb, à la tête d’une délégation québécoise en Inde

QUÉBEC, le 22 janv. 2013 /CNW Telbec/ – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, M. Jean-François Lisée, dirigera une mission en Inde du 26 janvier au 1er février 2013. Pour l’occasion, il comptera sur l’appui de la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Mme Élaine Zakaïb.

Une quinzaine d’entreprises et organismes québécois se joindront aux ministres pour mieux connaître l’immense potentiel de développement d’affaires du marché indien. Le vaste projet du Delhi Mumbai Industrial Corridor (DMIC), considéré comme l’un des 100 plus grands projets d’infrastructure à l’échelle mondiale, sera d’ailleurs au cœur des activités offertes aux entreprises participantes.

« Cette mission constitue l’occasion de consolider et d’enrichir notre relation avec l’Inde, qui est fondée sur la confiance, le respect et le désir mutuel de nouer des liens durables. Elle vise aussi à promouvoir l’offre québécoise dans les secteurs d’activités les plus porteurs, tant pour l’économie du Québec que celle de l’Inde, tels que l’ingénierie et les infrastructures, les technologies de l’information, l’énergie, la science, l’environnement et les technologies vertes », a déclaré le ministre Lisée.

Trois destinations figurent au programme de cette mission. Les ministres Lisée et Zakaïb se rendront d’abord à Mumbai, capitale du Maharashtra, l’un des États les plus développés de l’Inde. C’est d’ailleurs à cet endroit que le gouvernement du Québec a décidé d’établir en 2008 sa représentation permanente en Inde. Pour une deuxième année consécutive, le Québec participera aux célébrations de la Fête de la République de l’Inde à l’invitation du gouverneur du Maharashtra, Kateekal Sankaranarayanan.

Le groupe se scindera ensuite en deux, M. Lisée prendra la direction de Bhopal avec la délégation d’affaires, tandis que Mme Zakaïb s’envolera vers Ahmedabad pour rencontrer les dirigeants d’IFFCO, une entreprise intéressée à s’implanter au Québec dans la région de Bécancour, et présente au récent Sommet des coopératives de Québec. Les ministres, dirigeants d’entreprises et autres représentants d’organismes québécois se retrouveront ensuite à Delhi, où se tiendra le Delhi Sustainable Development Summit auquel participera le ministre Lisée à titre de panéliste invité.

« Le développement économique du Québec passe notamment par la diversification de nos marchés d’exportation et par l’attrait d’investisseurs étrangers, a souligné la ministre Zakaïb. L’Inde représente un partenaire important tant pour les exportations que pour les investissements. »

Les ministres Lisée et Zakaïb reviennent convaincus de l’importance de l’Inde comme pays prioritaire pour le Québec

DELHI, INDE, le 3 févr. 2013 /CNW Telbec/ – Au terme d’une mission d’une semaine en Inde, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, et la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, reviennent enthousiastes quant aux possibilités d’accroître nos échanges, aussi bien sur le plan économique, politique, éducatif que culturel, avec ce géant asiatique en émergence. Les ministres dirigeaient, à cette occasion, une délégation composée d’une quinzaine d’entreprises et d’institutions québécoises.

Relations avec les représentants politiques indiens

À Delhi, le ministre Lisée s’est entretenu avec l’ancien Secrétaire-général adjoint des Nations-Unies et actuel ministre d’État indien du développement des ressources humaines, M. Shashi Tharoor, afin d’approfondir la collaboration et les nombreuses ententes déjà existantes entre le Québec et l’Inde en matière d’enseignement supérieur. Le ministre a aussi rencontré le ministre des Affaires indiennes d’Outre-mer, M. Valayar Ravi, qui a confirmé que le projet d’Entente Québec-Inde en matière de sécurité sociale pourrait être signé au printemps 2013.

À Mumbai, le gouvernement du Québec a été reçu comme invité d’honneur lors de la Fête de la République de l’Inde organisée par le gouvernement du Maharashtra. Les ministres Lisée et Zakaïb ont réitéré la priorité accordée à l’Inde au gouverneur et au ministre en chef de cet État indien, MM. Kateekal Sankaranarayanan et Prithviraj Chavant. Le ministre Lisée a également échangé avec le ministre des Travaux publics et du Tourisme, M. Chhagan Bhujbal, sur les possibilités de collaborations dans le cadre du Delhi Mumbai Industrial Corridor (DMIC), considéré comme l’un des 100 plus grands projets d’infrastructures à l’échelle mondiale.

Enfin, de nouvelles avenues de collaborations ont été discutées avec les autorités ministérielles de l’État du Madhya Pradesh. Selon les autorités, cet État, qui a enregistré une croissance de 12% de son PIB en 2011-2012, considère le Québec comme partenaire stratégique en Amérique du Nord.

Développement des marchés

Le principal objectif de cette mission, pour les participants du milieu des affaires, était de bien comprendre les occasions que représente le vaste projet du Delhi Mumbai Industrial Corridor (DMIC). Les investissements prévus dans le cadre du DMIC se chiffrent à 90 milliards $É-U et comprennent entre autres le déploiement de 1 500 km de voies ferrées et la création d’une vingtaine de nouvelles villes manufacturières, stratégiquement réparties au sein de sept États indiens, entre les villes de Delhi et Mumbai.

Les participants québécois ont assisté à des rencontres de travail à Mumbai, Bhopal et Delhi avec les intervenants nationaux et régionaux qui sont impliqués dans la mise en œuvre des différents chantiers de ce projet d’envergure. « La présence de ministres ouvre des portes aux gens d’affaires et leur donne accès à des représentants du plus haut niveau décisionnel », a expliqué la ministre Élaine Zakaïb. « Nous avons besoin des entrepreneurs pour développer le Québec et c’est de notre devoir, comme gouvernement, de les soutenir, notamment dans le cadre de telles missions. »

Selon Denis Leclerc, président d’Écotech Québec, la grappe des technologies propres: « les autorités indiennes que nous avons rencontrées sont très conscientes des défis qu’elles auront à relever au niveau environnemental et sont très intéressées à connaître les technologies que nos entreprises ont développées, notamment sur le plan du traitement de l’eau et des énergies renouvelables ».

Au cours de cette mission, les entreprises québécoises ont participé à une cinquantaine de rencontres d’affaires bilatérales et certaines de ces entreprises sont déjà en négociation pour conclure des ententes.

« Les rencontres tenues nous permettent de réaliser le potentiel exceptionnel de l’Inde pour les entreprises québécoises. D’ailleurs, les exportations du Québec vers l’Inde ont plus que doublé au cours des cinq dernières années pour s’établir à 480 M$ en 2011. L’ouverture du Bureau du Québec à Mumbai, en 2008, ainsi que les missions du Québec réalisées sur le territoire indien depuis, expliquent en partie ce succès », a déclaré le ministre Lisée.

Projet IFFCO

En périphérie d’Ahmedabad, dans l’État du Gujarat, la ministre Zakaïb a visité les installations de l’Indian Farmers Fertiliser Cooperative Limited (IFFCO), l’une des plus importantes coopératives agricoles au monde. Celle-ci a récemment annoncé un projet d’investissement de 1,2 milliard $ pour l’établissement d’une usine d’engrais azoté à Bécancour, d’ici 2017, en partenariat avec La Coop fédérée. La ministre Zakaïb a également rencontré les dirigeants d’IFFCO au siège social de Delhi.

Ces rencontres, auxquelles ont aussi participé des hauts dirigeants de La Coop fédérée, ont permis d’échanger sur l’état d’avancement du projet ainsi que sur les prochaines étapes de sa mise en œuvre.

« Les rencontres tenues me permettent d’envisager de manière optimiste la concrétisation du partenariat entre La Coop Fédérée et IFFCO, deux des plus importantes coopératives agricoles au monde. Cet investissement majeur contribuerait de manière significative à la diversification de l’économie de la région et le gouvernement travaille à mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation du projet dans les meilleurs délais », a affirmé la ministre Zakaïb.

Delhi Sustainable Development Summit

Pour une quatrième année consécutive, le Québec a participé au Delhi Sustainable Development Summit (DSDS), forum international sur le développement durable, organisé par The Energy and Resources Institute (TERI).

Cette importante tribune internationale a permis au ministre Lisée de réitérer l’engagement du Québec en matière de développement durable et de changements climatiques, tel qu’illustré par la récente instauration d’un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre.

« J’ai expliqué aux participants du Delhi Sustainable Development Summit comment le Québec peut s’appuyer sur des alliances avec des États comme la Californie pour provoquer des changements dans la politique climatique du Canada et des États-Unis, » a souligné le ministre Lisée.

Collaborations académiques et culturelles

Au niveau académique, le gouvernement du Québec a prolongé deux ententes triennales auprès de l’Institut Indo-canadien Shastri et de l’Université TERI, en présence du ministre Lisée. De nouveaux partenariats ont aussi été annoncés auprès de deux établissements de l’État du Maharashtra, soit la Shreemati Nathibai Damodar Thackersey (SNDT) Women’s University, plus ancienne université de femmes en Inde, et l’École supérieure Hassaram Rijumal de commerce et de sciences économiques (H.R. College).

L’ensemble de ces collaborations permettra à des étudiants indiens sélectionnés de poursuivre leurs études dans un programme de cycle supérieur au Québec et enrichir les relations entre nos sociétés.

Enfin, à Mumbai, les ministres Lisée et Zakaïb ont inauguré le 3e Festival de films québécois en Inde – le Québec Film Utsav – dans les locaux de la SNDT, en partenariat avec la SODEC.

Rappelons que le Bureau du Québec à Mumbai a ouvert ses portes en 2008 et a pour vocation d’appuyer le développement de relations entre le Québec et l’Inde en matière économique, politique, universitaire et culturelle.

Le ministre Lisée en France pour donner suite à la Rencontre alternée des premiers ministres

Québec, le 11 avril 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, M. Jean-François Lisée, effectuera une mission à Paris les 11 et 12 avril. Cette mission qui survient dans la foulée de la 17e Rencontre alternée des premiers ministres, tenue au Québec le mois dernier, vise à resserrer les liens avec les milieux d’affaires français, de même qu’avec la Francophonie.

Dans le cadre de cette mission, des rencontres sont prévues avec le ministre de l’Économie et des Finances de France, M. Pierre Moscovici, le secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf et avec plusieurs sherpas et ambassadeurs africains auprès de la Francophonie.

L’entretien avec M. Moscovici vise à échanger sur les axes prioritaires de la coopération franco-québécoise identifiés à l’occasion de la 17e Rencontre alternée des premiers ministres, parmi lesquels l’économie et l’innovation, l’entrepreneuriat jeunesse, les énergies nouvelles et renouvelables. La participation française à la 2e édition de la Conférence C2-MTL, qui aura lieu en mai à Montréal, sera également abordée.

De plus, le ministre Lisée prendra la parole devant des dirigeants du milieu des affaires réunis à l’Automobile Club de France, ainsi qu’à la Fondation Jean-Jaurès, où il prononcera une allocution devant des représentants des milieux politique et académique.

La rencontre avec M. Diouf permettra de faire le point sur les actions destinées à doter la Francophonie d’une stratégie économique, telle que souhaitée par les chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet de Kinshasa, en octobre dernier. Il y sera également question des orientations et priorités que le gouvernement du Québec souhaite mettre de l’avant en regard de l’Afrique.

Le ministre Lisée et une centaine de Québécois en mission en Afrique de l’Ouest

Dakar, Sénégal, le 6 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, accompagné de plus d’une centaine de gens des milieux d’affaires, institutionnel et d’organismes de coopération internationale, mènera du 6 au 13 septembre la plus importante mission à ce jour du gouvernement du Québec en Afrique.

La délégation se rendra au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. « L’Afrique est aujourd’hui là où était la Chine il y a 30 ans et l’Inde il y a 20 ans. Le continent connaît une très forte croissance économique et un nombre important de pays, tant développés qu’émergents, se sont déjà dotés de politiques d’investissement spécifiques pour l’Afrique et y lancent en ce moment d’importants projets de développement dans plusieurs domaines. Avec de l’expertise reconnue en énergie, infrastructures, génie-conseil, recherche et innovation, coopération internationale, éducation et formation professionnelle, démocratie et bonne gouvernance, le Québec possède tous les atouts pour être partenaire de cette Afrique en marche », a soutenu le ministre.

Des rencontres avec des intervenants et des partenaires locaux sont également prévues pour les acteurs des milieux de l’éducation, syndicaux et de la coopération internationale. Cette mission multisectorielle sera aussi l’occasion pour les gens d’affaires d’établir des partenariats ou de se familiariser avec le marché africain.

Monsieur Lisée y tiendra des rencontres politiques de haut niveau, et s’entretiendra notamment avec le président et la première ministre du Sénégal, le premier ministre de la Côte d’Ivoire et de hauts responsables burkinabés. Ces rencontres permettront, entre autres, de renforcer les liens du Québec avec la communauté francophone internationale.

« L’Afrique conjugue jeunesse et soif de progrès et elle a les moyens économiques, démographiques, intellectuels de ses ambitions. Une telle conjoncture, une telle combinaison de facteurs, offre de nombreuses occasions d’affaires et de partage. Le monde entier se positionne ici et le Québec ne sera pas en reste », a ajouté le ministre Lisée.

La mission du Québec au Sénégal mène à des partenariats solides et prometteurs

Dakar, Sénégal, le 11 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, dresse un très bilan positif de son passage au Sénégal. Ce premier volet de la mission africaine, à l’occasion de laquelle il est accompagné de plus d’une centaine de gens d’affaires et des milieux institutionnels, de la société civile et de la coopération internationale, a notamment donné lieu à la signature de 16 ententes commerciales et institutionnelles (voir liste en annexe).

« La portion sénégalaise de notre mission aura des retombées très positives, je dirais même qu’elles sont au-delà de nos espérances. L’accueil que nous avons reçu laisse présager un avenir et des échanges économiques nombreux entre le Québec et le Sénégal. La signature de ces 16 ententes ─ et on peut penser que d’autres seront signées dans les mois à venir ─ démontre que les possibilités d’affaires sont excellentes en ce moment sur le continent africain », a soutenu le ministre.

Le ministre Lisée a également profité de son passage à Dakar pour procéder à l’ouverture officielle du premier bureau d’Expansion Québec en Afrique, dont le mandat sera de soutenir les entreprises québécoises souhaitant s’implanter au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. « L’ouverture de ce bureau est un signal fort lancé aux entreprises désireuses de conclure des partenariats d’affaires en Afrique. Elles pourront dès aujourd’hui bénéficier d’un accompagnement commercial personnalisé et d’espaces de travail entièrement équipés leur permettant d’explorer ici les opportunités d’affaires. Surtout, l’ouverture de ce bureau constitue la preuve que nous sommes là pour rester », a précisé M. Lisée. Le bureau sera dirigé par M. Amadou Diallo, qui a notamment été ambassadeur du Sénégal à Ottawa et qui a habité pendant 25 ans au Québec où il a notamment travaillé au sein du, alors dénommé, ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE). Le choix de M. Diallo a suscité de nombreux commentaires positifs chez les dirigeants sénégalais.

Le ministre a profité de sa rencontre avec le président Macky Sall pour discuter des grands enjeux de la Francophonie et du prochain Sommet qui se tiendra à Dakar, en 2014. Alors que la moitié des locuteurs de la langue française sont d’origine africaine, messieurs Lisée et Sall ont souligné l’importance de faire de cet espace culturel un lieu d’échanges et de prospérité économique. « Avec le président Sall, nous avons abordé des dossiers précis de collaboration entre entreprises de part et d’autre. Nous avons tous deux souhaité que les discussions se poursuivent dans le but d’établir une liaison aérienne directe entre Montréal et Dakar », a ajouté M. Lisée.

Le ministre Lisée s’est également entretenu avec le ministre du Commerce, de l’Entreprenariat et du Secteur informel, M. Alioune Sarr, le ministre de la Fonction publique, du Travail, du Dialogue social et des Organisations professionnelles, M. Mansour Sy, le délégué général du président pour l’organisation du XVe Sommet de la Francophonie, M. Jacques Habib Sy, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Aly Ngouye Ndiaye ainsi que le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, M. Mankeur Ndiaye.

Les participants à la mission multisectorielle se rendront en Côte-d’Ivoire et à Ouagadougou dans les prochains jours où ils sont également attendus avec enthousiasme.

ANNEXE – Résumé des 16 annonces commerciales et institutionnelles conclues lors du passage de la délégation québécoise au Sénégal.

Expansion Québec (implantation)

Ouverture d’un bureau à Dakar pour aider les entreprises québécoises et faciliter le développement de leurs affaires au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

Géothentic Inc. (partenariat)

Conclusion d’une entente avec son partenaire -distributeur/installateur – SETI Sénégal afin d’en faire le prestataire exclusif de services de Géothentic au Sénégal.

Groupe Novatech (partenariat)

Signature d’une lettre de confort avec son partenaire sénégalais, la firme Seck immobilier. Cette lettre prévoit un objectif de livraison de 500 maisons modulaires de même que la création et la formation d’une première équipe de montage sénégalaise pour d’éventuels autres projets.

CEGEP international (partenariat)

Obtention d’un mandat financé par la Banque mondiale pour l’accompagnement technique et pédagogique de la création de l’Institut d’enseignement professionnel et technique (ISEP) de Thiès, premier Institut d’enseignement supérieur professionnel et technique au Sénégal. Le Sénégal souhaite mettre sur pied un réseau d’ISEP, présents dans toutes les régions, sous le modèle de l’enseignement technique des cégeps du Québec.

Fondation Paul Gérin-Lajoie (partenariat)

Institutionnalisation et financement de la Dictée P.G.L. par le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal.

La société GCAR (une implantation et un partenariat)

  • Ouverture d’un bureau « division locations d’autos » à Dakar afin d’offrir à sa clientèle d’entreprises, d’organismes étrangers et de particuliers la location et la fourniture de véhicules.
  • Obtention d’un agrément de la Banque mondiale à Dakar comme fournisseur de transport pour son personnel.

A.T.I. AUTOMATION Inc. (implantation)

Ouverture d’un bureau à Dakar intégré à son plan d’extension des opérations au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

CRC Sogema (une implantation et un contrat)

Deux annonces concernant ses relations avec le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) avec le gouvernement du Sénégal.

  • Implantation d’un système de gestion des impôts qui vise la mise en place d’un nouveau module pour la TVA dans le cadre du Plan d’appui à la mobilisation des recettes au Sénégal.
  • Obtention d’un contrat de 500 k$ de la Banque mondiale visant l’assistance dans la mise en place du système intégré de gestion de l’information financière qui doit devenir conforme aux normes de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA).

Géodem (partenariat)

Ratification d’une entente de principe avec l’entreprise minière Afrigold portant sur la mise en place d’un partenariat stratégique visant, d’un côté, le développement des affaires de l’entreprise sénégalaise et, de l’autre, un transfert technologique et d’expertise que fournira l’entreprise québécoise.

Groupe Synergis (partenariats)

Signature d’une entente de partenariat stratégique, avec l’entreprise Equanym, visant à procéder au dépistage et au développement d’opportunités d’affaires en Afrique ainsi que la réalisation de mandats communs.

CIMA + International (contrat)

Signature d’un contrat pour la réalisation de prestations complémentaires de supervision des travaux de modernisation des infrastructures urbaines de la Ville de Touba au Sénégal.

Presse café (2 implantations)

Ouverture prochaine de deux nouvelles franchises à Dakar au Sénégal, lesquelles feront suite à l’ouverture de la première succursale dans cette ville en 2012.

L’École nationale d’administration publique du Québec (partenariat)

Collaboration à la tenue d’un colloque-formation portant sur le dialogue social dans les sociétés contemporaines. L’événement pourrait se tenir en lien avec le 15e Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Dakar en octobre 2014.

Mission du Québec en Afrique : des échanges fructueux en Côte d’Ivoire

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 14 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, accompagné de plus d’une centaine de gens d’affaires et des milieux institutionnels, de la société civile et de la coopération internationale, a complété à Abidjan le deuxième volet d’une mission africaine au cours duquel neuf ententes commerciales et institutionnelles ont été signées.

« Le bel élan amorcé au Sénégal s’est poursuivi à Abidjan. Ces nouveaux partenariats d’affaires et institutionnels, qui sont les prémisses de plusieurs collaborations à venir, sont une preuve additionnelle que l’expertise québécoise est recherchée en Afrique », a affirmé le ministre.

Le ministre Lisée s’est entretenu avec le premier ministre Daniel Kablan Duncan, également ministre de l’Économie et des Finances. Les discussions ont porté sur les liens d’amitié unissant le Québec et la Côte d’Ivoire et les moyens de renforcer les échanges politiques et économiques. « Nous avons discuté de projets de coopération en matière d’énergie verte, de formation des techniciens ivoiriens par les cegeps québécois et d’investissements miniers. J’ai convenu avec le premier ministre Duncan de poursuivre nos efforts en vue de resserrer nos liens pour notre plus grand bénéfice mutuel », a ajouté le ministre. Le premier-ministre Daniel Kablan Duncan rendra la politesse au ministre Lisée en venant au Québec à la fin du mois de septembre accompagné d’une importante délégation.

Les experts prévoient que l’économie de la Côte d’Ivoire, qui a connu une croissance de 9% l’an dernier, continuera de croître au même rythme cette année.

En plus du premier ministre de la Côte d’Ivoire, le ministre Lisée a pu s’entretenir avec le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, le ministre de l’Industrie et des Mines, Jean-Claude Brou, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Sarra Fadika, le ministre de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle de Côte d’Ivoire, Moussa Dosso, le ministre de l’Environnement, de la Salubrité et du Développement durable, Rémi Allah Kouadio.

Avant de s’envoler pour le Burkina Faso, le ministre a visité des installations du Port autonome d’Abidjan et remettre les certificats pour la réussite de la formation en sécurité portuaire de l’Institut maritime du Québec à une vingtaine d’employés.

La délégation québécoise complètera en fin de semaine cette mission multisectorielle à Ouagadougou, au Burkina Faso.

ANNEXE- Résumé des neuf annonces commerciales et institutionnelles conclues lors du passage de la délégation québécoise en Côte d’Ivoire.

Géothentic Inc. (partenariat)

Vente de 15 unités « démonstrateurs » à son partenaire ivoirien GT Solutions.

CEGEP de Trois-Rivières (partenariat)

Réhabilitation d’un lycée de formation professionnelle de la ville d’Odienne pour la formation des formateurs en agriculture, transformation, réfrigération et climatisation.

Laboratoires Kariliss inc. (partenariat)

Entente pour la création d’un centre de distribution des produits Kariliss® et Karidem® en Afrique de l’Ouest.

Institut maritime du Québec (IMQ) – Cégep de Rimouski (2 annonces- 1 contrat et 1 partenariat)

Contrat de l’administration maritime et de l’Académie de sécurité professionnelle (ASP) pour 3 programmes de formation : Formation sur le transport de marchandises dangereuses; Formation en gestion portuaire; Formation en mesures d’urgence maritime.

Partenariat avec la Direction générale des affaires maritimes et portuaire de la Côte d’Ivoire pour le développement de la coopération et des échanges en matière de formation, de recherche, de veille et de réalisation d’études de projets communs.

DIMEXnet Inc. (2 implantations)

Produits et services reliés au développement agricole. Ouverture de 2 bureaux en Côte d’Ivoire (Abidjan et à Bouaké).

Cima + International (partenariat)

Partenariat avec le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD).

Bélisle Solution Nutrition Inc. (partenariat)

Entente avec le syndicat national des professionnels de produits tropicaux et céréaliers de Côte d’Ivoire afin de développer la filière de l’agro-élevage.

Le ministre Jean-François Lisée dresse un bilan très positif de sa mission en Afrique

Québec, le 16 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, concluait ce samedi, au Burkina Faso, une mission d’une semaine en Afrique de l’Ouest au cours de laquelle il était accompagné de plus d’une centaine de gens d’affaires et des milieux institutionnels, de la société civile et de la solidarité internationale. « Le bilan de cette première mission multisectorielle, la plus importante à ce jour menée par le gouvernement du Québec en Afrique, est très positif. Au total ce sont 44 ententes commerciales ou institutionnelles qui ont été conclues. Certaines entreprises se sont implantées ici, d’autres ont conclu des partenariats ou des contrats qui leur permettront de prendre racine sur le continent.

« Des liens forts unissent déjà le Québec et l’Afrique francophone. Nous sommes maintenant prêts à passer à la vitesse supérieure, nous sommes à l’ère des résultats. La diversité de notre délégation en est la preuve, la conjoncture économique et politique favorable qui prévaut en Afrique crée de nombreuses occasions d’affaires et de partenariats qui correspondent aux capacités commerciales et institutionnelles du Québec », a déclaré le ministre.

Dix-neuf nouvelles ententes commerciales et institutionnelles ont été conclues au cours de ce passage au Burkina Faso. Un deuxième bureau d’Expansion Québec en Afrique a également été inauguré dans la capitale, Ouagadougou. « Tout comme celui de Dakar, ce bureau aura le mandat de soutenir les entreprises québécoises désireuses de faire des affaires au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest, en leur offrant un accompagnement commercial personnalisé et des espaces de travail entièrement équipés », a ajouté M. Lisée.

Le ministre Lisée s’est aussi entretenu avec le président Blaise Compaoré. « J’ai abordé avec le président Compaoré les possibilités de mettre de l’avant divers projets de coopération au cours des prochains mois. Dans la formation, entre autres pour les métiers reliés à l’industrie minière, les projets en énergie, particulièrement solaire, les télécommunications, dont l’accès à l’Internet dans les zones plus éloignées, la collaboration entre le Québec et le Burkina Faso est appelée à grandir. Il a aussi été question de la collaboration avec le directeur général des élections pour un appui du Directeur général à la mise en place d’une structure administrative permanente à la commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso », a précisé le ministre Lisée.

ANNEXE- Résumé des annonces commerciales et institutionnelles conclues lors du passage de la délégation québécoise au Burkina Faso.

Laboratoires Kariliss inc. (partenariat)

Commercialisation de produits de soin, projet de micro-finance.

Géothentic Inc. (partenariat)

Implantation de services informatisés de gestion de flottes de véhicules.

Effigis Geo Solutions (partenariat)

Protocole d’entente sur la coopération scientifique et technique.

Groupe Xit (partenariat tripartite)

Mise sur pied d’un projet pilote pour une infrastructure de télécommunications.

CEGEP de Trois-Rivières (2 annonces de partenariats)

  • Avec l’Institut international de haute formation technique et professionnelle du Burkina Faso pour la création d’un centre de formation à Ouagadougou.
  • Avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso pour le renforcement des capacités de l’Institut supérieur de génie électrique.

Genivar (implantation)

Ouverture d’un bureau à Ouagadougou situé à l’intérieur du bureau d’Expansion Québec.

CMPC Burkina SA (implantation)

Création d’une co-entreprise Québéco-Burkinabé CMPC Burkina SA œuvrant dans le secteur des biens et des services dans le secteur minier.

Windiga Énergie

Projet solaire de 20 MW au Burkina Faso, premier projet dans le cadre du le Mécanisme de développement propre qui permet aux projets verts dans les pays en voie de développement de généré des crédits de réduction d’émission certifiée, équivalente à une tonne de CO2. Ces crédits sont échangés et vendus à des industries dans les pays développés qui ont signé le protocole de Kyoto pour atteindre leurs cibles de réduction des émissions.

Géodem (partenariat)

Mise en place d’un partenariat visant à fournir une formation de pointe dans le secteur de l’évaluation minière ainsi que du transfert technologique dans le secteur de la petite mine en Afrique de l’Ouest.

Fondation Paul Gérin-Lajoie (partenariat)

Avec l’organisme québécois CEFRIO, la création d’un partenariat avec l’école St-Viateur de Ouagadougou pour la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information et de la communication.

CRC Sogema (3 annonces de contrats)

  • Réalisation d’une étude diagnostique du Centre de formation en aquaculture en vue de sa requalification en Centre de formation professionnelle.
  • Préparer la réforme budgétaire du Burkina Faso.
  • Étude de faisabilité, dont l’objectif est d’améliorer le système de gestion des impôts du gouvernement burkinabè.

Expansion Québec (implantation)

Ouverture d’un bureau à jumelé avec ERAI pour aider les entreprises et pour faciliter le développement de leurs affaires au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest.

Cégep du Vieux-Montréal (partenariat)

Entente avec l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS) du Burkina Faso pour développer des modules de formation en cinéma d’animation et créer une nouvelle filière de formation.

Global Consultex (partenariat)

Contribution à l’organisation de la 3ème édition du Salon international des énergies renouvelables (SIERO) de Ouagadougou qui se tiendra du 26 au 30 mars 2014.

Groupe Plano et le Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI) (partenariat)

Projet visant à renforcer et diversifier la capacité et la qualité de production du beurre de Karité et mise en place d’une unité de production électrique à base d’énergie renouvelable.

Consortium Uniterra (Centre canadien d’étude et de coopération internationale et Entraide universitaire mondiale du Canada) (partenariat)

Partenariat pour renforcer les capacités des membres de l’Association des fournisseurs burkinabé de biens et de services miniers (ASBM).

Mission à New York : une première pour le Québec à l’ONU et des rencontres de haut niveau à New York

New York, le 23 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, a profité de sa présence à New York dans le cadre d’une concertation ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour mener une mission de 48 heures destinée à réaffirmer l’importance des relations Québec-État de New York et à leur insuffler un nouvel élan.

Une première internationale pour le Québec

Le ministre Lisée représentait le Québec alors que celui-ci était invité pour la première fois à prendre part à une concertation ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), laquelle était tenue en marge de la 68e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’intervention du ministre a notamment porté sur les efforts de transition démocratique en Égypte, en République démocratique du Congo et au Mali, sur les efforts du Québec en matière de résolution de crises et de conflits et sur l’importance de renforcer le rôle de la Francophonie dans le domaine de la défense du droit des femmes, un sujet cher au gouvernement de Pauline Marois tel qu’elle l’avait énoncé lors de sa participation au XIVe Sommet de la Francophonie.

Le ministre a également saisi cette occasion pour poursuivre le dialogue amorcé avec ses homologues africains lors de sa plus récente mission économique en Afrique. Avec le ministre Christian Paradis, il a échangé sur les préoccupations québécoises relativement à Haïti et à l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

L’importance des relations Québec-État de New York

Le ministre a profité de sa présence à New York pour tenir une série de rencontres politiques et économiques de haut niveau visant à réaffirmer l’importance des liens entre le Québec et cet État. L’État de New York constitue le premier partenaire commercial du Québec aux États-Unis, un territoire identifié comme prioritaire pour poursuivre le développement de relations mutuellement profitables dans cette région.

Le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur a notamment eu l’occasion de s’entretenir avec le Lieutenant-Gouverneur de l’état, Robert Duffy, avec lequel il a abordé plusieurs questions liées à l’économie, l’énergie et au transport. Plusieurs autres entretiens bilatéraux avec des membres de la haute fonction publique new yorkaise ont porté sur les mêmes thèmes et ont permis de constater à quel point le Québec est reconnu comme un partenaire fiable dynamique.

« Les États-Unis, et plus particulièrement l’État de New York, revêtent une grande importance pour les relations internationales du Québec. Je tenais à revenir ici parce qu’il m’apparaissait important d’envoyer un signal fort de notre intérêt à poursuivre et même à raffermir nos liens politiques et commerciaux. Un engouement réciproque, que j’ai eu l’occasion d’observer lors de ma rencontre avec le Lieutenant-gouverneur Duffy », a affirmé M. Lisée.

Enfin, M. Lisée a rencontré des entreprises québécoises qui participent à l’Advertising Week, un évènement d’envergure internationale qui regroupe les leaders en marketing et communication des quatre coins du globe.

Le ministre Lisée dirigera une mission multisectorielle en Chine

Québec, le 10 octobre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean François Lisée, se rendra en République populaire de Chine, du 14 au 18 octobre, accompagné de quelque 75 représentants d’entreprises, institutions et organismes québécois.

Cette mission ministérielle, qui servira d’appui aux démarches de la délégation québécoise sur le marché chinois, permettra au gouvernement du Québec de renforcer ses liens avec les autorités chinoises. La mission prévoit des arrêts à Jinan, capitale du Shandong, Beijing, siège du gouvernement central et Shanghai, métropole économique et culturelle de la Chine.

«L’importance des marchés émergents comme la Chine pour l’essor économique du Québec n’est plus à démontrer. La Chine figure en tête des priorités internationales du Québec et nombre d’entreprises québécoises – petites, moyennes et grandes – peuvent aujourd’hui témoigner de l’évolution qu’ont connue nos relations depuis l’ouverture de nos bureaux il y a une quinzaine d’année à Beijing et Shanghai. Nous constatons aujourd’hui avec satisfaction que ces efforts n’étaient pas vains et nous maintenons le cap », a déclaré le ministre.

Parmi les activités publiques prévues au programme du ministre, mentionnons l’inauguration d’une vitrine québécoise sur la construction verte, la participation d’une dizaine de marques québécoises à la prestigieuse Semaine de la mode de Shanghai et la présence d’une délégation des arts de la scène au Shanghai International Performing Arts Fair (SPAF), un salon regroupant plus de 100 diffuseurs et programmateurs chinois et internationaux.

« Pour un petit marché comme le nôtre, l’exportation de l’expertise, des produits, des services, des talents et du savoir-faire québécois vers l’Asie, particulièrement la Chine, constitue l’une des clés pour assurer un avenir prospère. Le gouvernement du Québec est fier du travail accompli à ce jour et les perspectives sont prometteuses », a renchéri le ministre.

En 2012, les échanges commerciaux de biens entre le Québec et la Chine se chiffraient à 11,3 G$, ce qui représente une hausse de 3,3 % par rapport à l’année 2011. En 2012, la Chine s’est classée au 1er rang des partenaires commerciaux du Québec en Asie, devant le Japon, et au 2e rang au monde, derrière les États-Unis.

Mission du ministre Lisée en Chine – Des PME québécoises s’installent en Chine

Beijing, le 15 octobre 2013 – En Chine depuis lundi, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, a pu constater le succès et les avancées que connaissent plusieurs entreprises québécoises sur le marché chinois. Trois entreprises québécoises actives dans la vente de biens de consommation ont profité de son passage à Beijing pour annoncer l’ouverture de leurs premières boutiques en sol chinois.

« L’émergence d’une classe moyenne au pouvoir d’achat croissant ouvre de nouvelles possibilités de niches pour nos produits distinctifs. La Chine devient ainsi un marché offrant des perspectives intéressantes pour nos concepteurs, nos fabricants et nos distributeurs », a indiqué le ministre Lisée.

La montréalaise M0851, connue pour ses produits originaux, sacs, manteaux et accessoires de cuir, conçus et fabriqués dans la métropole, a ouvert le bal en inaugurant sa première boutique en Chine continentale, à Beijing, en plein cœur d’une zone commerciale en vogue, à proximité du centre-ville.

Pour sa part, le chef de file de la bijouterie basé à Montréal, Maison Birks, annonce aussi cette semaine l’ouverture prochaine de sa première boutique en Chine, prévue pour le début de 2014, au Xanadu Plaza de Beijing. C’est en présence du ministre Lisée et de nombreux représentants des médias que l’entreprise fait cette annonce, résultat de démarches entreprises il y a plusieurs années et pour lesquelles l’accompagnement du gouvernement québécois s’est révélé crucial.

Une troisième entreprise, dans le domaine de la mode cette fois, s’est réjouie de l’ouverture de ses premiers points de vente en Chine continentale. Judith & Charles, qui participera cette semaine au défilé exclusif Montréal Collections à Shanghai, a annoncé l’ouverture de deux boutiques dans les villes de GuangZhou et WuHan, et considère accroître le nombre de ses boutiques en 2014.

« Nous assistons à une évolution de nos relations commerciales avec la Chine : alors qu’il n’y a pas si longtemps prévalait le modèle des produits « fabriqués en Chine », nous constatons qu’il est aussi maintenant possible de fabriquer au Québec des produits destinés à la Chine. Cela devrait en inspirer certains à se lancer », a ajouté M. Lisée.

Cette journée fertile à Beijing s’est conclue par une réception de réseautage soulignant le 15e anniversaire du Bureau du Québec à Beijing. Trois annonces ont été faites à cette occasion : Novalux mettra en scène un nouveau spectacle en Chine, l’Université McGill a conclu une entente avec la Beijing University of Posts and Telecommunications dans le but de renforcer les liens existants et de mettre en place un cadre de collaboration en recherche et formation, et l’Alliance numérique a signé une lettre d’intention avec la China Cultural Industry Association (CCIA), laquelle relève du ministère chinois de la Culture, en vue de faire de la CCIA l’invité d’honneur du prochain Sommet international du jeu de Montréal.

Jinan – Shandong

La journée de lundi dans la capitale de la province du Shandong, jumelée au Québec depuis 2008, a donné lieu à la signature du procès-verbal du 3e Groupe de travail Québec-Shandong. Au total, six projets de coopération ont été sélectionnés dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’aménagement du territoire urbain, de la culture et de l’environnement.

Le développement des liens politiques, culturels et d’affaires était au cœur d’une fructueuse rencontre du ministre Lisée avec le vice-gouverneur du Shandong, lequel a annoncé qu’il allait voir à ce que soit créée une zone de démonstration québécoise qui permettra de mieux faire connaître le savoir-faire du Québec au Shandong.

Des rencontres ont également été réalisées avec le doyen de l’institut de droit économique et environnemental de l’Université du Shandong et le directeur du Musée provincial du Shandong, avec lequel le Musée de la civilisation de Québec souhaite développer un échange d’expositions.

Le Québec et le Shandong, tous deux membres de la Conférence des chefs de gouvernement des Régions partenaires, ont développé depuis 2002 des liens étroits de coopération dans différents domaines, dont ceux de l’économie, du commerce, de la recherche et de l’innovation, de la formation, de l’éducation et du tourisme.

Mission en Chine – Le ministre Lisée plaide en faveur d’un vol direct Montréal-Beijing auprès des autorités chinoises

BEIJING, le 16 octobre 2013 – Dans le cadre d’une série de rencontres tenues mardi et mercredi à Beijing aux ministères des Affaires étrangères, du Commerce, de l’Éducation et de la Science et de la Technologie, le ministre Jean-François Lisée a souhaité un approfondissement des relations économiques, académiques et institutionnelles avec la Chine.

Le ministre a rappelé que le Québec est, de très loin, la province canadienne la mieux implantée en Chine. La progression de cette relation profitera de l’établissement, en 2011, d’un Consulat général de Chine et, plus récemment la semaine dernière, de l’ouverture à Montréal d’une succursale de la Banque de Chine.

« Il nous manque toutefois un outil important pour accélérer le resserrement de nos relations : un vol direct régulier entre Beijing et la métropole », a soutenu le ministre Lisée.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’établir un lien aérien direct lors du discours qu’il a prononcé à l’Assemblée Générale du Conseil d’affaires Canada-Chine devant un parterre de 350 gens d’affaires chinois, québécois et canadiens.

Le sujet était également à l’ordre du jour d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Canada, M. John Baird. La situation du militant québécois de Greenpeace, Alexandre Paul, emprisonné à Mourmansk en Russie, a aussi été abordée. MM. Lisée et Baird ont convenu de coordonner leurs efforts au soutien de M. Paul. « Il est de plus en plus évident, pour la communauté internationale, que les accusations portées contre M. Paul et ses 30 co-accusés sont nettement exagérées », a soutenu M. Lisée.

Le ministre dirige en Chine une délégation regroupant quatre-vingt personnes œuvrant notamment dans les secteurs du bâtiment vert, de la mode, des arts de la scène et de l’éducation.

À l’occasion d’une réception soulignant le 15e anniversaire du Bureau du Québec à Beijing, le ministre a assisté à la signature d’ententes entre des organisations québécoises et chinoises (détails en annexe).

Avec ses interlocuteurs gouvernementaux chinois, les thèmes de l’environnement, du bâtiment vert, de l’électrification des transports, des jeux vidéo, de la médecine personnalisée et du développement nordique ont été abordés.

Avec le ministère de l’Éducation de Chine, il a été convenu de la mise sur pied d’un groupe de travail pour maximiser la présence d’étudiants chinois au Québec et d’étudiants québécois en Chine.

De même, le ministre et le président de l’Université des langues étrangères de Beijing, M. Yang Xueyi, ont convenu d’encourager une plus forte mobilité étudiante à la maîtrise.

La délégation québécoise complètera sa mission en Chine à Shanghai, où il sera question de promouvoir le savoir-faire québécois dans les domaines de la construction verte, de la mode et de la culture et où plusieurs signatures d’ententes sont attendues.

Annexe – Ententes signées à Beijing entre des partenaires québécois et chinois :

  • Entente entre l’Alliance numérique et la China Cultural Industry Demonstration Bases Association afin de promouvoir la collaboration entre les industries québécoise et chinoise des jeux vidéo;
  • Entente entre l’Université McGill et la Beijing University of Posts and Telecommunications afin de renforcer les liens existants et d’établir un cadre pour de nouvelles collaborations dans le domaine de la recherche et de la formation;
  • Entente pour un nouveau projet entre Novalux et CAEG visant la réalisation d’un spectacle d’arts martiaux intitulé « IMMORTAL CHI, the quest for balance », un spectacle entièrement financé par le Ministère de la Culture de Chine

Mission du ministre Lisée en Chine – L’expertise québécoise en construction verte séduit les Chinois

SHANGHAI, Chine, le 18 octobre 2013 – À l’étape de Shanghai de sa mission en Chine, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, a présidé la signature d’une série d’ententes entre partenaires chinois et québécois et a inauguré la vitrine du Québec en construction verte au sein des bureaux d’Expansion Québec.

La Chine entend se doter d’un milliard de mètres carrés de bâtiments verts d’ici 2015 et de 30 % de constructions vertes d’ici 2020. « Le Québec possède tous les atouts pour tirer avantage de l’essor fantastique du secteur du bâtiment écologique en Chine. Déjà, l’industrie des bâtiments verts du Québec s’est imposée comme un partenaire privilégié des villes de Shanghai et de Dalian, où des projets pilotes sont déjà réalisés. Les témoignages de nos entreprises en font foi, dans une société où le pouvoir politique est très présent dans les décisions d’affaires, l’appui gouvernemental québécois est déterminant pour faire progresser les dossiers », a déclaré le ministre Lisée.

La vitrine en construction verte a été conceptualisée par la firme québécoise Coarchitecture et présente les produits et les technologies des entreprises Nordic, Modulex, Soprema, IFCS, Bois DV et AmeriCan Structures et ce, jusqu’à la fin novembre.

Plusieurs entreprises québécoises ont profité de la visite du ministre pour accélérer la conclusion d’une série d’ententes avec leurs partenaires chinois :

American Structures

Lettre d’intention avec Beijing Enterprises (Dalian) Investment Group Co. pour la construction d’une maison de villégiature en bois de 45000 pi2.

Coarchitecture

Protocole d’entente avec Beijing Enterprises (Dalian)Investment Group Co. pour la conception à Dalian d’un complexe de villégiature écologique en bois.

Modulex International

Entente de partenariat stratégique avec Shanghai TreemanWood Manufacture visant à commercialiser des maisons préfabriquées en panneaux à ossatures de bois manufacturés au Québec.

IFCS

Signature d’un contrat de distribution pour leurs solutions logicielles de gestion des bâtiments dans la région de Shanghai avec Shenteng Information Technology, une entreprise Shanghaienne de hautes technologies.

Soprema

Contrat de 10 M$ avec Taizhou Pengxin Real Estate Development Company pour la vente de membranes d’étanchéité pour toitures vertes, dont la majorité des composantes viennent de Drummondville.

Bois DV

En partenariat avec Bois Franc DV, HMS canada, CLT Canada et Jiuyou Capital, un investissement de près de 5 M$ pour la création d’une usine de panneaux de bois massif contre lamellé collé (CLT) à Ripon en 2014, suivi de l’implantation d’un centre de façonnage de panneaux de bois massif, et l’ouverture de la première usine de fabrication de CLT de deuxième génération en Amérique du Nord fin 2014. Une trentaine d’emplois seront créés au Québec.

En début de journée jeudi, le ministre Lisée a offert son appui à une entente sino-québécoise dans le domaine financier. « L’entente conclue entre Finance Montréal et la Shanghai Financial Association arrive au bon moment : le gouvernement chinois lance à Shanghai un important projet d’assouplissement des règles encadrant les transactions financières et Montréal compte devenir un leader dans les transactions entourant le yuan en Amérique du Nord », a déclaré le ministre Lisée.

Le Conseil des Affaires de l’État chinois a approuvé en août 2013 la création d’une zone pilote de libre-échange à Shanghai, un geste qui propulsera la ville aux premiers rangs des centres financiers, commerciaux et logistiques mondiaux. Le projet est le premier de ce genre en Chine et est également l’une des priorités du gouvernement de Shanghai en 2013.

La journée s’est conclue avec une autre série d’annonces, cette fois dans le contexte d’une activité de réseautage organisée en collaboration avec la Chambre de commerce canadienne à Shanghai :

ATMS (Accès Traçabilité Milieu Santé) Inc.

Protocole d’entente avec le Shanghai Ruidong Hospital selon lequel ATMS s’engage à intégrer son logiciel de traçabilité au sein du département de stérilisation de l’Hôpital afin que celui-ci serve de vitrine pour les autres hôpitaux de la ville de Shanghai et possiblement du Sud de la Chine.

ATMS (Accès Traçabilité Milieu Santé) Inc.

Entente de collaboration avec l’entreprise SHENZHEN FTRD INDUSTRY Co., Ltd. visant à intégrer les solutions d’ATMS au sein des départements de stérilisation d’hôpitaux de la ville de Shenzhen.

SiliCycle

Entente avec Jia Wei sur la création d’une co-entreprise pour l’établissement et l’enregistrement d’une entité chinoise à SiliCycle (SIliCycle-Chine).

Alchemic Dream

Déclarations d’intention avec deux partenaires chinois en vue de mener à un contrat de ventes de services techniques dans le domaine du multimédia.

Alchemic Dream – Station du numérique de la Ville de Shawinigan

Entente de collaboration entre la station du numérique de la Ville de Shawinigan et la Shanghai Multimedia Industry Association dans le but de favoriser le partage de technologies et la formation, ainsi que l’engagement des sociétés du secteur des jeux vidéo mobiles et sociaux sur les marchés chinois et québécois.

Jesta I.S.

Annonce de l’alliance stratégique avec CP Lotus visant l’intégration de nouveaux modules dans leurs systèmes intégrés de gestion.

Logik Orient

Ouverture du bureau Logik Orient Chine à Shenzhen afin de stimuler l’exportation de produits agroalimentaires haut de gamme québécois sur le marché chinois.

Norduyn

Contrat d’une valeur de plus de 1 M$CA avec China Southern Airlines pour la fourniture de 350 lits de bébé afin d’équiper toute la flotte d’avions du transporteur aérien. Les lits de bébé seront fabriqués dans l’usine de Norduyn à Montréal.

Finance Montréal

Entente bipartite avec la Shanghai Financial Association dans le but de favoriser les échanges au niveau des stages, de la formation et des activités dans le domaine des finances entre Montréal et Shanghai.

Mission du ministre Lisée en Chine – Le Québec intensifie ses relations avec Shanghai

SHANGHAI, Chine, le 20 octobre 2013 – À la dernière étape de sa mission en Chine, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, a convenu avec M. LI Mingjun, directeur général du Bureau des affaires étrangères de la région de Shanghai, d’accroître le rythme et la portée de leur partenariat.

La complémentarité des atouts entre les deux métropoles permet l’adoption d’un ambitieux plan de travail conjoint. « Shanghai et Montréal s’apparentent du fait qu’elles ont des personnalités fortes et que leurs priorités s’imbriquent parfaitement », a souligné le ministre Lisée. « Les immenses marchés de la vente au détail et des industries culturelles à Shanghai se raffinent et laissent de plus en plus de place aux produits de niche, destinés à des segments de marchés ciblés, ce dont regorge la métropole montréalaise. »

« Shanghai entame par ailleurs un important projet pilote de libéralisation de son secteur financier, alors même que Montréal détient une expertise de pointe en ce domaine et cherche à se positionner comme un leader en Amérique du Nord dans les transactions entourant le Yuan », a ajouté M. Lisée.

« Shanghai s’est aussi dotée de cibles très élevées en matière de constructions vertes, offrant ainsi d’immenses opportunités à nos entreprises œuvrant dans le domaine de la construction et des technologies environnementales », a conclut le ministre.

Sur la base de ces complémentarités, le gouvernement du Québec et la ville de Shanghai ont convenu d’un vaste plan de travail qui entraînera une coopération suivie autour de nombreux thèmes :

  1. Coopération entre les centres de congrès pour la participation croisée à des événements internationaux;
  2. Échanges de fonctionnaires au sein de ministères sectoriels d’intérêt stratégique;
  3. Coopération relativement à la gestion urbaine, notamment pour les espaces souterrains;
  4. Échanges concernant la protection environnementale, les bâtiments verts et le transport urbain;
  5. Collaboration dans le cadre de la mise sur pied du projet de zone de libre-échange;
  6. Développement d’une filière académique d’échanges professoraux et étudiants;
  7. Aide au développement d’un vol aérien direct Montréal-Shanghai.

La mission, qui comptait plus de 70 représentants des secteurs entrepreneurial, institutionnel et culturel, s’est arrêtée à Jinan, Beijing et Shanghai. Elle aura permis de conclure vingt annonces et signatures entre entreprises et organisations chinoises et québécoises (voir liste en annexe), en plus de donner lieu à une série d’entretiens politiques de haut niveau, une première depuis l’importante transition politique qu’a connue la Chine de novembre 2012 à mars 2013. De telles transitions ne surviennent qu’aux dix ans et touchent 75 % des dirigeants du pays.

Les activités culturelles ont pris les devants de la scène au cours du dernier volet de cette mission en Chine. Sous la direction du président-directeur général de la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS), M. Alain Paré, une délégation d’une douzaine de compagnies québécoises a pris part au Shanghai International Performing Arts Fair (SPAF) afin de d’évaluer de nouveaux marchés et de rencontrer des diffuseurs et programmateurs chinois susceptibles d’acheter leurs productions.

Un défilé de mode montréalais a également été organisé dans le cadre de la Semaine de la mode de Shanghai. L’événement fut tenu à guichet fermé et devant un important contingent de la presse chinoise spécialisée en mode. Le défilé mettait en vedette de nombreuses marques québécoises réputées : Judith et Charles, Yoga Jeans, Parasuco, m0851, Aldo, La Vie en Rose, Ralph Leroy, Hip and Bone ainsi que des créations de finissants de LaSalle international. Il s’agissait d’une première présence québécoise à ce rendez-vous d’envergure internationale où se rassemblent designers, décideurs et acheteurs des quatre coins de la planète.

ANNEXE – LISTE DES ANNONCES ET SIGNATURES

COMMERCE DE DÉTAIL

  • Ouverture de la première boutique de la montréalaise M0851 en Chine continentale, en plein cœur d’une zone commerciale en vogue de Beijing;
  • Maison Birks, le chef de file de la bijouterie basé à Montréal, a annoncé l’ouverture prochaine de sa première boutique en Chine, prévue pour le début de 2014, au Xanadu Plaza de Beijing;
  • Judith & Charles a ouvert ses premiers points de vente en Chine continentale, à GuangZhou et WuHan, et considère accroître le nombre de ses boutiques en 2014.

ANNONCES INSTITUTIONNELLES

  • Entente entre l’Alliance numérique et la China Cultural Industry Demonstration Bases Association afin de promouvoir la collaboration entre les industries québécoise et chinoise des jeux vidéo;
  • Entente entre l’Université McGill et la Beijing University of Posts and Telecommunications afin de renforcer les liens existants et d’établir un cadre pour de nouvelles collaborations dans le domaine de la recherche et de la formation;
  • Entente entre l’Université de Montréal et la Shanghai International Studies University (SISU) en vue de favoriser la mise en place d’une collaboration à trois volets : Les deux universités proposent de développer 1) des projets conjoints de recherche; 2) l’échange de professeurs; et 3) l’échange d’étudiants.

CONSTRUCTION VERTE

  • Lettre d’intention entre American Structures et Beijing Enterprises (Dalian) Investment Group Co. pour la construction d’une maison de villégiature en bois de 45 000 pi2;
  • Protocole d’entente entre Coarchitecture et Beijing Enterprises (Dalian) Investment Group Co. pour la conception à Dalian d’un complexe de villégiature écologique en bois;
  • Entente de partenariat stratégique entre Modulex International et Shanghai TreemanWood Manufacture visant à commercialiser des maisons préfabriquées en panneaux à ossatures de bois manufacturés au Québec;
  • IFCS – Signature d’un contrat de distribution pour leurs solutions logicielles de gestion des bâtiments dans la région de Shanghai avec Shenteng Information Technology, une entreprise Shanghaienne de hautes technologies;
  • Contrat de 10 M$ pour Soprema avec Taizhou Pengxin Real Estate Development Company pour la vente de membranes d’étanchéité pour toitures vertes, dont la majorité des composantes viennent de Drummondville;
  • En partenariat avec Bois Franc DV, HMS Canada, CLT Canada et Jiuyou Capital, un investissement de près de 5 M$ pour la création d’une usine de panneaux de bois massif contre lamellé collé (CLT) à Ripon en 2014, suivi de l’implantation d’un centre de façonnage de panneaux de bois massif, et l’ouverture de la première usine de fabrication de CLT de deuxième génération en Amérique du Nord fin 2014. Une trentaine d’emplois seront créés au Québec;

VOLET MULTISECTORIELS AFFAIRES

  • Entente pour un nouveau projet entre Novalux et CAEG visant la réalisation d’un spectacle d’arts martiaux intitulé « IMMORTAL CHI, the quest for balance », un spectacle entièrement financé par le ministère de la Culture de Chine;
  • Protocole d’entente entre ATMS (Accès Traçabilité Milieu Santé) avec le Shanghai Ruidong Hospital selon lequel ATMS s’engage à intégrer son logiciel de traçabilité au sein du département de stérilisation de l’Hôpital afin que celui-ci serve de vitrine pour les autres hôpitaux de la ville de Shanghai et possiblement du Sud de la Chine;
  • Entente de collaboration entre ATMS et l’entreprise SHENZHEN FTRD INDUSTRY Co., Ltd. visant à intégrer les solutions d’ATMS au sein des départements de stérilisation d’hôpitaux de la ville de Shenzhen;
  • Entente entre SiliCycle et Jia Wei sur la création d’une co-entreprise pour l’établissement et l’enregistrement d’une entité chinoise à SiliCycle (SIliCycle-Chine);
  • Alchemic Dream a signé deux déclarations d’intention avec des partenaires chinois en vue de mener à un contrat de ventes de services techniques dans le domaine du multimédia;
  • Entente de collaboration entre la station du numérique de la Ville de Shawinigan (représentée par Alchemic Dream) et la Shanghai Multimedia Industry Association dans le but de favoriser le partage de technologies et la formation, ainsi que l’engagement des sociétés du secteur des jeux vidéo mobiles et sociaux sur les marchés chinois et québécois;
  • Annonce de l’alliance stratégique entre Jesta I.S. et CP Lotus visant l’intégration de nouveaux modules dans leurs systèmes intégrés de gestion;
  • Ouverture du bureau Logik Orient Chine à Shenzhen afin de stimuler l’exportation de produits agroalimentaires haut de gamme québécois sur le marché chinois;
  • Contrat d’une valeur de plus de 1 M$ pour Norduyn avec China Southern Airlines pour la fourniture de 350 lits de bébé afin d’équiper toute la flotte d’avions du transporteur aérien. Les lits de bébé seront fabriqués dans l’usine de l’entreprise à Montréal;
  • Entente bipartite entre Finance Montréal et la Shanghai Financial Association dans le but de favoriser les échanges au niveau des stages, de la formation et des activités dans le domaine des finances entre Montréal et Shanghai.

Mission commerciale en Pennsylvanie – Le ministre Lisée en appui à une importante délégation d’affaires à Greenbuild 2013

Québec, le 19 novembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, sera à Philadelphie, en Pennsylvanie, du 20 au 22 novembre, pour participer à une mission économique dans le cadre du salon Greenbuild 2013, dédié à la construction verte. Le ministre, accompagné d’une vingtaine d’entreprises québécoises, profitera de l’événement pour faire la promotion de l’expertise du Québec en bâtiment durable.

« Le Québec possède le savoir-faire et la technologie pour être un chef de file mondial en écoconstruction. En se dotant d’un Plan de développement du Commerce extérieur, le gouvernement du Québec s’est engagé à aider, dans leurs démarches d’exportation, les entreprises québécoises se démarquant dans des secteurs d’excellence notamment en bâtiment durable. Je me réjouis de voir les représentants québécois de l’industrie faire valoir l’excellence de chez nous aux États-Unis, un de nos marchés prioritaires », a souligné le ministre.

Ce passage en Pennsylvanie sera également l’occasion pour M. Lisée de rencontrer d’importants acteurs économiques et politiques de la région afin de renforcer les échanges commerciaux et d’explorer de nouvelles pistes de collaboration avec cet État. À noter que la Pennsylvanie est le 5e partenaire commercial du Québec aux États-Unis avec des échanges qui s’élevaient à plus de 3,5 G$, en 2012.

À propos de Greenbuild

Greenbuild est le plus grand salon en construction verte au monde. Il rassemble plus de 1000 exposants et 30 000 visiteurs provenant de plus de 90 pays y participent à chaque année. La vitrine québécoise des entreprises en écoconstruction est organisée par Export Québec, une unité du MRIFCE, et la Délégation générale du Québec à New York, en partenariat avec Développement PME Chaudière-Appalaches, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la section Québec du Conseil du bâtiment durable du Canada, la Société d’habitation du Québec et le bureau d’ERAI/Expansion Québec à Philadelphie.

Mission du ministre Lisée en Pennsylvanie – Des retombées et des rencontres bénéfiques en bâtiment durable et en électrification des transports

Québec, le 22 novembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, a conclu aujourd’hui une mission commerciale de deux jours à Philadelphie, en Pennsylvanie, au cours de laquelle il a fait la promotion du leadership du Québec dans la lutte contre les changements climatiques en mettant de l’avant l’excellence des secteurs québécois de l’écoconstruction et de l’électrification des transports.

Le ministre qui accompagnait une vingtaine d’entreprises et d’organismes québécois en bâtiment durable au salon en construction verte, Greenbuild 2013, a salué la réussite de la vitrine québécoise. Les retombées pour les entreprises présentes sont déjà très positives. Quelque 35 nouvelles relations d’affaires d’une valeur potentielle de 3,2 millions de dollars pour l’année à venir ont été développées.

« Le dynamisme des entreprises québécoises en construction verte est une démonstration éloquente qu’il est possible de conjuguer lutte contre les changements climatiques et développement économique durable. Le gouvernement du Québec continuera d’accompagner ses entrepreneurs dans leurs démarches d’exportation sur le territoire américain afin de contribuer à notre prospérité mutuelle tout en veillant à préserver un environnement sain pour tous », a indiqué le ministre Lisée. Face à ce succès, M. Lisée en a profité pour annoncer que le Québec sera présent à l’édition 2014 de Greenbuild, qui se tiendra en Louisiane.

Parmi les autres activités au programme, le ministre s’est entretenu avec des éditeurs et journalistes de la Pennsylvanie pour faire valoir le savoir-faire du Québec en écoconstruction ainsi que pour présenter la Politique économique du gouvernement du Québec comme un outil favorisant le développement des affaires de part et d’autre de la frontière.

Cette mission a également été l’occasion pour M. Lisée de rencontrer des personnalités économiques et politiques régionales. Son entretien avec le maire de Philadelphie, Michael Nutter, a permis d’aborder les questions d’électrification des transports urbains et d’écodéveloppement en plus d’examiner les possibilités de partage des meilleures pratiques entre Montréal et Philadelphie dans ces secteurs. En ce sens, le ministre a visité le Navy Yard, un inspirant projet de revitalisation urbaine mettant en valeur l’innovation énergétique et le développement durable.

Sur le plan économique, le ministre a rencontré Joseph Casey, directeur général de la Southeastern Pennsylvania Transportation Authority (SEPTA), avec qui il a discuté des avancées du Québec en électromobilité et du renouvellement de la flotte de véhicules de la SEPTA en les félicitant d’avoir choisi la québécoise Novabus pour 250 de leurs autobus hybrides. Enfin, les discussions de M. Lisée avec les représentants de la compagnie américaine Ametek, qui s’est récemment portée acquéreur de l’entreprise québécoise Creaform, a permis au ministre d’échanger avec la haute direction sur les perspectives d’investissements et d’expansions possibles au Québec. Avec ses 100 sites de production et son chiffre d’affaires annuel de 3,6 milliards de dollars, Ametek est un chef de file mondial de la fabrication d’instruments électroniques et d’appareils électromécaniques.

Bilan très positif de la mission italienne du ministre Jean-François Lisée

Montréal, le 20 décembre 2013 – Au terme d’une mission de quatre jours, le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, dresse un bilan très positif des rencontres politiques et économiques qu’il a pu mener à Rome et à Milan.

« En Italie comme ailleurs en Europe, nous souhaitons vendre les produits et l’excellence québécoise et attirer les investisseurs. Cette mission a mis la table pour plusieurs initiatives en ce sens, » a affirmé le ministre, qui était accompagné de M. Simon Prévost, président des Manufacturiers et exportateurs du Québec, de M. Carl VIel, de Québec International, et de M. Christian Bélair, du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec.

Des rencontres avec Confindustria, principale organisation d’affaires en Italie, et avec le ministre délégué au Développement économique, M. Carlo Calenda, ont permis de confirmer la visite, en 2014, de deux missions d’entreprises italiennes au Québec, couvrant l’une le secteur aérospatial, l’autre l’agro-alimentaire. Une mission d’entreprises québécoises en Italie sera programmée pour l’automne 2014. Des opportunités d’investissements ont également été discutées avec un important consortium italien.

Le président de la région industrielle de Lombardie, M. Roberto Maroni, a pour sa part annoncé qu’il dirigerait une délégation d’affaires au Québec à l’automne 2014, en plus d’y promouvoir la tenue de l’exposition internationale de Milan de 2015. MM. Lisée et Maroni ont aussi prolongé l’accord bilatéral Québec-Lombardie sur les échanges scientifiques et technologiques et ont convenu d’envisager un élargissement du champ de leur collaboration.

Sur le plan agro-alimentaire, M. Lisée et le ministère italien de l’Agriculture ont émis une déclaration conjointe favorisant le commerce bilatéral et l’échange de connaissances en développement durable et en souveraineté alimentaire.

Au plan politique, des rencontres avec le vice-président de la Commission des affaires étrangères du parlement, M. Andréa Manciulli, et la députée représentant les Italiens vivant en Amérique du Nord et centrale, Mme Francesca La Marca, ont permis de poser les bases d’une prochaine sous-section d’amitiés parlementaires Italie-Québec, souhaitée de longue date par l’Assemblée nationale québécoise.

Lors d’une rencontre avec M. Giorgio Bartolomucci, Secrétaire général d’un prestigieux colloque international annuel, le Festival de la diplomatie, ce dernier a annoncé son intention de consacrer une partie de l’événement d’octobre 2014 à la question québécoise.

Pendant son séjour, M. Lisée fut également reçu au ministère italien des Affaires étrangères, pour effectuer un tour d’horizon de la collaboration italo-québécoise avec le ministre plénipotentiaire et directeur des affaires politiques et de sécurité, M. Sandro De Bernardini et son chef de l’Unité des pays d’Amérique septentrionale, M. Diedo Ungaro.

Enfin, le ministre a eu l’occasion de discuter de l’avenir de l’Europe avec, notamment, l’ex-maire de Rome, ex-vice-premier ministre d’Italie et actuel coprésident du Parti démocrate européen, M. Francesco Rutelli et M. Franco Frattini, actuel président de la Société italienne d’organisation internationale et candidat pressenti pour le poste de Secrétaire général à l’OTAN.

Participation québécoise à l’Expo Milan Le ministre Lisée a également profité de ces rencontres et de son passage à Milan pour réaffirmer l’intention du Québec de participer à l’exposition universelle qui se tiendra à Milan en 2015 malgré l’absence du Canada. Une rencontre avec le directeur de la planification du Bureau international des Expositions et avec la représentante de la Société Expo Milan 2015 a servi à évaluer quelques scénarios pour assurer la présence québécoise lors de l’événement mondial tenu sous le thème « Nourrir la planète. Énergie pour la vie. »

Le ministre Jean-François Lisée dirige une mission multisectorielle au Japon

Québec, le 17 janvier 2014 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, M. Jean-François Lisée, dirigera une mission au Japon, du 19 au 24 janvier prochain, accompagné d’une quarantaine d’entreprises, d’universités et d’organismes québécois et japonais.

Cette visite du ministre Lisée en sol nippon sera l’occasion de souligner le 40e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Tokyo. « La présence soutenue du Québec au Japon depuis 40 ans revêt pour nous une grande valeur. Dans le contexte mondial actuel, où les échanges commerciaux tendent à se libéraliser, nous attachons une importance primordiale à la continuité de ces relations. Il importe de sensibiliser les décideurs politiques et les milieux d’affaires japonais sur les nouvelles priorités québécoises en matière de développement économique et les occasions d’affaires qui se présentent. », a déclaré le ministre.

En effet, cette mission s’inscrit dans la poursuite des objectifs visés par la Politique économique du Québec lancée par le gouvernement Marois en octobre dernier et contribuera à créer un environnement d’affaires favorable pour développer et renforcer des partenariats internationaux.

Le ministre Lisée profitera de cette visite au Japon pour présenter aux représentants du gouvernement central et des milieux économiques japonais la Politique nationale de la recherche et de l’innovation, le Plan de développement du commerce extérieur, la Politique industrielle et la Stratégie d’électrification des transports. La mission sera par ailleurs l’occasion pour les universités et instituts de recherche québécois de développer des partenariats en sciences sociales et humaines de même que dans le domaine de l’électrification des transports et des énergies vertes.

Troisième économie mondiale et septième client du Québec dans le monde, le Japon est un marché hautement concurrentiel et un chef de file mondial en science et technologie qui présente de nombreuses occasions d’affaires pour les entreprises québécoises, principalement dans des secteurs de niche comme les technologies de l’information, la construction verte, l’animation en trois dimensions, l’aéronautique et les sciences de la vie. Au chapitre des investissements, le Québec compte une cinquantaine de filiales japonaises générant actuellement quelques 6000 emplois, alors que les exportations québécoises à destination du Japon ont augmenté de 23 % en 2012, totalisant un milliard de dollars.

Premiers résultats de la mission multisectorielle du ministre Lisée au Japon

Tokyo, Japon, le 20 janvier 2014 – La première journée de la mission multisectorielle menée par le ministre Jean-François Lisée au Japon en compagnie de 35 représentants d’entreprises, d’organismes et d’institutions d’enseignement québécois a déjà permis d’annoncer la signature de trois nouvelles ententes de partenariat entre des entreprises québécoises et japonaises.

Ces annonces se sont déroulées dans le cadre d’un déjeuner d’affaires où le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, lequel a entamé lundi une mission d’une semaine au Japon, a présenté les priorités québécoises en matière de développement économique devant plus d’une centaine de représentants des milieux économiques japonais.

« Notre gouvernement ne ménage aucun effort pour appuyer les entreprises et les centres de recherche québécois dans leur conquête de nouveaux marchés d’exportation. En choisissant de s’allier l’expertise québécoise, nos partenaires japonais démontrent que les entreprises québécoises sont innovantes, créatives et qu’elles possèdent un savoir-faire reconnu dans plusieurs domaines », a souligné le ministre.

Appréciation de l’expertise québécoise

L’entreprise québécoise Acquisio, chef de file mondial des plateformes de solutions médias pour les agences de médias interactifs et l’entreprise japonaise IREP ont annoncé qu’elles s’unissaient dans un partenariat stratégique permettant la création d’une co-entreprise qui soutiendra l’initiative de croissance d’Acquisio au Japon. Avec la création de ce partenariat, Acquisio et IREP partagent expertise et technologie afin d’offrir une solution adaptée pour le marché japonais. Ce contrat à long terme représente des investissements communs de cinq millions de dollars et créera à terme une quarantaine d’emplois.

Leader mondial en technologie d’animation et de contenu numérique, la firme québécoise Toon Boom Animation et la japonaise HeARTBIT Digital Creation ont conclu une entente concernant la distribution des logiciels Toon Boom Storyboard Pro et Harmony sur le marché japonais et de leur traduction en japonais pour desservir la clientèle locale. Considérant l’importance du marché japonais de l’animation, cette entente permettra aux nouveaux partenaires de se positionner avantageusement avec une part de marché allant jusqu’à 10 % des logiciels, dès la première année.

Sur le plan énergétique, l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) et le groupe japonais SEI Corporation s’unissent pour la commercialisation d’une nouvelle technologie dans le domaine des batteries Li-Ion, incluant des brevets propres à chacune des deux institutions. Les revenus anticipés des redevances à moyen terme serviront à financer les activités de recherche et de développement des partenaires signataires.

Troisième économie mondiale et septième client du Québec dans le monde sur le plan des exportations, le Japon présente à la fois des occasions d’affaires à saisir et des défis à surmonter sur le plan de la langue, de la culture et des pratiques commerciales. À cet égard, le ministre a rappelé le travail essentiel de la Délégation générale du Québec à Tokyo qui, depuis 40 ans, accompagne les Québécois dans leurs objectifs d’expansion en sol nippon. L’anniversaire de la présence québécoise au Japon a d’ailleurs été souligné en fin de jour lors d’une réception offerte pour l’occasion à laquelle étaient présents nombreux dignitaires et personnalités influentes du Japon.

« Le Québec est résolument tourné vers l’avenir : 22,6 % de ses biens manufacturés exportés sont liés au domaine de la de haute-technologie, contre 11,5 % pour le Canada. Nos entreprises misent sur l’innovation pour accroître leur productivité et leur compétitivité. Le gouvernement du Québec soutient le processus de développement de produits innovants dans le cadre de la Politique nationale de la recherche et de l’innovation et veille à en faciliter la commercialisation en matière de commerce extérieur », a précisé le ministre Lisée.

La mission au Japon se poursuit jusqu’à vendredi. Plusieurs rencontres de nature politique et économique sont prévues.

Et quelques suivis: Afrique et Chine

Cher journal,

Quatre mois après notre retour, la tournée africaine où une délégation d’une centaine de Québécois m’a accompagné continue de porter ses fruits et de produire des résultats tangibles.

Les retombées de notre passage au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso sont visibles dans des secteurs aussi variés que l’était la composition de la délégation : affaires, éducation, institutions et société civile.

Faire tourner l’économie ici et là-bas

Nous étions repartis d’Afrique en septembre avec 44 ententes commerciales et institutionnelles dans nos bagages. Depuis notre retour ce nombre est passé à 67, ce qui se traduit en une valeur totale de près de 20 M$, et le maintien ou la création de quelques centaines d’emplois au Québec et en Afrique.

Parmi ces ententes et celles à venir, on trouve celles de la firme québécoise Elpis Soins Afrique, qui a signé un protocole d’accord pour le développement de 80 médicaments génériques avec l’ivoirienne Cipharm, la plus grande entreprise de fabrication de génériques en Afrique de l’Ouest francophone. Elpis Soins Afrique est également en négociation avec les autorités sénégalaises pour y distribuer des produits de PME québécoises, et en négociation avec des manufacturiers de génériques montréalais pour la distribution de leurs produits en Afrique sub-saharienne.

En plus de ces 67 ententes, conclues en grande partie par des entreprises de taille moyenne, certains poids lourds ont annoncé ou travaillent à conclure d’importants contrats : en novembre, Bombardier Aéronautique a annoncé une entente d’achat avec Air Côte d’Ivoire, vente ferme de 69 M$ et qui pourrait aller jusqu’à quatre appareils Q400 NextGen, pour un total potentiel de 141 M$ US. Windiga Énergie est quant à elle en négociation avancée pour l’implantation de cinq centrales solaires de 20 MW en Afrique de l’Ouest pour des investissements de l’ordre de 250 M$.

Signes d’une présence pérenne du Québec en Afrique de l’Ouest, les bureaux d’Expansion Québec inaugurés en septembre à Dakar et à Ouagadougou ont déjà commencé à accueillir des entreprises québécoises, avec 80% des espaces loués au bureau de Ouagadougou et plusieurs demandes à l’étude pour le bureau de Dakar.

Faire rayonner l’expertise québécoise

Le secteur de l’éducation n’est pas en reste. Depuis notre retour, l’entente du Cégep de Trois-Rivières avec le gouvernement ivoirien pour la réhabilitation d’un lycée de formation professionnelle de la ville d’Odienné s’est démultipliée. Deux nouveaux programmes de formation des formateurs se sont ajoutés à l’entente originale, triplant au passage la valeur de ce projet financé par la Banque islamique de développement, à hauteur de 1,4 M$.

Cégep international a reçu au Québec ses partenaires sénégalais pour concrétiser leur projet de parrainage technique et pédagogique de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Thiès. L’intention des autorités sénégalaises est de créer un réseau d’ISEP dans les 14 régions du pays, en s’inspirant de l’expérience québécoise des cégeps.

Grâce à une entente avec le ministère sénégalais de l’Éducation nationale, la Dictée PGL est maintenant obligatoire au Sénégal, et une implantation future dans d’autres pays d’Afrique francophone est envisagée.

Du côté des institutions, l’ÉNAP a accueilli une délégation du ministère du Travail et de l’ÉNA du Burkina Faso en novembre, tandis que le directeur général des élections du Québec devrait recevoir au début de 2014 une délégation de la Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire. Dans les prochains mois, le DGEQ devrait également effectuer une mission d’évaluation au Burkina Faso afin d’étudier comment le Québec peut appuyer la mise en place d’une Commission électorale permanente indépendante, avec le soutien du MRIFCE.

Pour leur part les trois centrales syndicales qui nous ont accompagné (CSN, CSQ et FTQ) s’attendent à signer une convention de partenaire dans les prochaines semaines pour le Projet du Centre international de solidarité ouvrière (CISO), qui vise à mettre en commun l’expertise des organisations syndicales et sociales avec six centrales syndicales du Burkina Faso, ainsi que deux partenaires de la société civile. Le projet doit débuter en avril prochain.

Resserrer les liens

Notre passage en Afrique aura aussi incité les Africains à nous rendre la pareille.

Deux semaines après que le Premier ministre ivoirien, M. Daniel Kablan Duncan, nous ait accueillis à Abidjan, nous l’avons reçu à notre tour dans le cadre du au Forum Africa 2013.

Il était accompagné de son Ministre du Pétrole et de l’Énergie, M. Adama Toungara et de son Ministre de l’Industrie et des Mines, M. Jean-Claude Brou. Ces bons échanges se poursuivent, puisqu’à la fin janvier, à l’invitation de M. Duncan, une délégation québécoise d’une quinzaine de représentants a participé au Forum International des Investissements en Côte d’Ivoire à Abidjan.

L’Afrique a également été largement représentée à la première édition de Québec Mines International, en novembre, avec des délégations du Burkina Faso, du Cameroun, du Gabon et de la Tunisie. En parallèle, le Forum international des jeunes leaders en développement minier responsable a réuni notamment des participants de l’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Guinée-Bissau et du Sénégal.

Les Journées du Sénégal ont accueilli en novembre à Laval M. Mountaga Sy, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et grands travaux du Sénégal, et M. Alpha Ndiaye, président de la Commission de supervision et de régulation des institutions de sécurité sociale du Sénégal.

La suite des choses s’annonce très bien, avec la récente confirmation de la venue de la première ministre du Sénégal, Mme Aminata Touré, à la Conférence de Montréal en juin prochain.

À ce moment-là nous seront à six mois du sommet de la Francophonie qui se tiendra à Dakar en novembre 2014. Ce sera l’occasion, je l’espère, de présenter d’autres nombreux fruits des graines que nous avons semées en septembre dernier.

Cher journal,

À quoi servent les missions de ministres ? La question est bonne et mérite réflexion.

Il y a maintenant près de quatre mois, je revenais de Chine en compagnie de 80 représentants d’entreprises, d’organismes et d’institutions du Québec après une semaine remplie de résultats concrets et de nouvelles opportunités prometteuses. Depuis lors, nous continuons de récolter les fruits de ce périple effectué dans trois villes chinoises, soit Beijing, Jinan et Shanghai.

En termes de chiffres, les résultats sont éloquents. Les 20 ententes signées jusqu’ici se sont traduites par plus de 17 millions de dollars en ventes fermes, 2 millions d’investissements au Québec et près de 80 emplois créés, maintenus ou potentiels pour le Québec. Tout cela sans compter les perspectives que nous communiquent chaque semaine les participants en vue d’accords à voir le jour dans les mois à venir.

En plus de la quantité, c’est la valeur qualitative de ces résultats qui impressionnent. En effet, la délégation québécoise a su démontrer son savoir-faire dans des domaines novateurs qui attirent actuellement l’attention en Chine : l’aéronautique, la construction verte, les technologies propres, les produits haut de gamme, les services financiers, les arts de la scène et la recherche scientifique, pour ne nommer que ceux-là. Non seulement la délégation s’est positionnée en termes d’échanges commerciaux et institutionnels, mais elle l’a fait dans des domaines où elle exprime un fort esprit d’innovation.

 

Démontrer le potentiel novateur québécois pour des solutions nouvelles

La Chine, on le sait, fait face au double défi de vouloir réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en maintenant sa croissance économique. Dans le cadre de cette mission, j’ai eu l’honneur d’inaugurer la vitrine québécoise en bâtiment vert à l’occasion du salon Green Building China. Cela a permis à une dizaine d’entreprises et organismes, tels que le Bureau de promotion des produits du bois (QWEB), Coarchitecture, Modulex, Soprema, Sherbrooke Innopole, et Bois DV, entre autres, de présenter l’offre québécoise et d’ouvrir de nouvelles portes pour le commerce. La délégation d’affaires et moi sommes allés signaler aux décideurs chinois que ce défi environnemental peut être relevé grâce, en partie, à l’utilisation de matériaux et de technologies de construction verte. Le Québec possède une offre de haut niveau à cet égard et souhaite appuyer la Chine vers l’atteinte de ses objectifs de gestion énergétique entre autres dans les bâtiments.

Du côté des institutions d’enseignement, la mission a permis à des universités québécoises, cegeps et commissions scolaires d’entamer de nouveaux projets dans le cadre de la collaboration Québec-Shandong, une des régions les plus dynamiques de la Chine. Dans plusieurs projets, l’environnement est à l’honneur. À titre d’exemple, l’Université de Sherbrooke et l’Université du Shandong développeront les compétences en matière de règlement pacifique des différends liés à l’environnement. Cette initiative permettra d’étudier les mécanismes actuels qui sont à la disposition du gouvernement et des entreprises, mais également de la société civile, dans le développement industriel et lors de projets de relocalisation et de procéder à certaines recommandations. D’autres collaborations ont également vu le jour en recherche dans le secteur des sciences de la mer, du développement urbain et de la formation en langues, incluant une meilleure mobilité pour nos chercheurs, professeurs et étudiants en enseignement supérieur.

 

Mettre l’expertise économique québécoise au profit de ce potentiel

À Shanghai, j’ai pu voir l’ampleur du développement transversal de nos relations avec la Chine. J’ai été témoin entre autres d’échanges entre des investisseurs chinois et québécois sur leur intérêt commun de coopérer financièrement afin d’encourager le positionnement en Chine d’entreprises de chez nous qui développent et commercialisent leur expertise en technologies propres.

 

D’un autre côté, Finances Montréal, la grappe financière québécoise regroupant des institutions financières, la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec, l’Autorité des marchés financiers et des universités, a officialisé sa collaboration avec la Shanghai Financial Association pour mieux échanger sur les tendances et règlementations en termes d’investissement et d’échanges commerciaux internationaux. Cela relève d’une importance stratégique particulière puisque Shanghai développe actuellement une nouvelle zone de libre-échange sur son territoire, donnant de nouvelles portes d’entrée pour nos entreprises.

 

Vendre la créativité québécoise à la Chine

La Chine change à un rythme effréné. La demande des consommateurs est bien entendu croissante, mais elle se diversifie par la recherche de produits haut de gamme et aussi dans le prêt-à-porter. J’ai été agréablement surpris par le grand enthousiasme du public chinois face aux produits québécois lors de la Semaine de la mode à Shanghai, où le défilé Montréal CollectionS a même fait salle comble.

Plusieurs entreprises québécoises du secteur de la mode et du design mettent donc le cap sur la Chine pour faire valoir leurs créations. C’est le cas de m0851, un fleuron québécois dans l’industrie de la mode et des produits du cuir entièrement fabriqués à Montréal. J’ai eu la chance d’assister à l’inauguration de leur boutique en plein cœur de Beijing, une première pour l’entreprise en Chine continentale. Cette ouverture est d’autant plus remarquable selon moi car elle  qui témoigne de la détermination et de la persévérance de m0851 dans son expansion internationale.

À l’instar de m0851, la maison Birks a annoncé l’ouverture pour 2014 de leur première succursale en Chine, dans un tout nouveau complexe commercial dans le quartier des affaires de Beijing. J’étais heureux d’apprendre que non seulement s’agissait-il de leur première expansion directe hors des frontières de l’Amérique du Nord, mais que le design de leur boutique avait été réalisé par l’agence Sid Lee de Montréal. De son côté, l’entreprise Judith&Charles en a profité pour renforcer sa présence en procédant à l’ouverture de deux autres boutiques à Guanzhou et Wuhan.

 

D’une pierre deux coups : faire rayonner le Québec et répondre à l’engouement chinois envers les arts de la scène

La qualité de la culture et des arts québécois ont toujours reçu des échos positifs sur la scène internationale. Il s’agit d’une carte de visite incroyable pour le Québec, entre autres en Asie. Le Shanghai Performing Arts Fair, une des foires artistiques les plus courues au pays avec plus de 1000 participants, était donc tout indiqué pour la dizaine d’entreprises et institutions québécoises présentes. Avec l’aide de CINARS, des entreprises culturelles telles que le Cirque Éloize, Amérix Artists, O’Vertigo et Latitude 45 ont promu leur art au public chinois composé de représentants de la communauté d’affaires et de la culture. On m’a informé que plusieurs d’entre elles poursuivaient actuellement leurs négociations en vue de leur percée en Chine.

Propulser la relation Québec-Chine vers de nouveaux horizons

Le portrait de l’avancement des relations entre le Québec et la Chine que je présente ne pourrait être complet sans porter une attention particulière à la qualité des relations que nous avons avec plusieurs strates de la société chinoise. Depuis les premiers Jésuites québécois en Chine dès 1650 jusqu’à aujourd’hui, en passant par le dévouement du montréalais Norman Bethune envers le peuple chinois dans les années 50, nos relations ont été marquées par la confiance et le dialogue.

On parle souvent du potentiel économique de la Chine, mais très peu de la profondeur de son évolution sociale à l’heure actuelle. Je me dois souligner l’importance des changements que vit la Chine en termes de gouvernance. J’en ai d’ailleurs fait une obligation lors de ma visite en sol chinois lors de mes rencontres avec des universités et des organisations non gouvernementales. Par exemple, avec le China Executive Leadership Academy Pudong, école spécialisée dans la formation de leaders dans tous les domaines, j’ai fait en sorte que notre expertise en gouvernance publique soit mise de l’avant pour encourager une plus grande mobilité des étudiants et professeurs chinois vers le Québec. Avec diverses organisations, allant de groupes de recherche en politiques publiques à des ONG spécialisées dans les droits de l’environnement, j’ai eu l’occasion de mieux saisir les réalités de la société chinoise et l’équilibre délicat de son développement économique et social. Cela a confirmé que le Québec pouvait apporter positivement à cette émergence actuelle de la Chine.

Par ailleurs, le jumelage entre les villes de Montréal et de Shanghai célèbrera son 30e anniversaire en 2015. Mes rencontres avec les autorités de cette métropole du monde m’ont confirmé que nous partagions l’importance significative de ce lien, et que cet anniversaire représente un véritable tremplin pour orienter de nouvelles actions conjointes. Je pense entre autres à un meilleur contact entre entrepreneurs créatifs lors de la conférence C2-MTL, à l’échange de conférenciers traitant d’économie et de gouvernance ou encore des maillages accrus en design, dont la réputation des deux villes dans ce domaine n’est plus à faire. En bref, cette mission aura permis de faire fleurir toutes ces idées dans le rapprochement entre deux métropoles qui, selon, moi, gagnent à approfondir leur collaboration.

Enfin, tout en étant convaincu que l’avenir saura renforcer nos relations avec la Chine sur ces questions fort diverses, je continue de travailler pour que la prochaine délégation que nous mènerons en sol chinois puisse s’y rendre par un vol direct entre Montréal et Beijing ou Shanghai.

 

Commerce: Comment éclairer les lanternes de Sam Hamad ?

La chose est paradoxale. Le critique libéral Sam Hamad se plaint que j’écris trop, sur ce blogue et au NY Times. Je le conçois fort bien, car il est très rarement d’accord avec mes écrits.

Mais dans un communiqué publié ce 13 janvier, il me pose des questions. Que faire sinon lui répondre ? J’espère qu’il ne le prendra pas mal.

J’estime en effet qu’il est du devoir des membres du gouvernement de répondre aux questions, notamment de l’opposition. Il y a même une période réservée à cet exercice, chaque jour où siège l’Assemblée.

Mais j’ai la faiblesse de penser qu’il est du devoir des membres de l’opposition de se tenir au courant des actions du gouvernement, ce qui semble n’être vraiment pas le cas du député Hamad.

Mais, je suis bon joueur, et je veux bien lui mâcher le travail et lui récapituler les faits.

Sa question:  » Depuis la signature de l’Accord Canada-Union européenne, a-t-il [Lisée] posé des gestes concrets pour finaliser l’Accord et positionner le Québec comme porte d’entrée de l’Europe en Amérique du Nord ? Est-ce que des rencontres avec des sociétés étrangères ont eu lieu ? »

Excellente question, M. le député, je vous remercie de l’avoir posée. La réponse courte est: oui, évidemment. La réponse longue suit:

L’entente de principe fut signée le 18 octobre, la question ne porte que sur les faits postérieurs — heureusement, car la réponse serait, sinon, beaucoup trop longue. Notons que j’ai quand même fait une tournée économique Allemagne-Belgique-France en juin dernier.

Heureusement aussi que la question ne porte que sur l’Europe, car le 18 octobre et les jours suivants j’étais en Chine avec une soixantaine d’entreprises qui ont signé 15 accords industriels, effectués pour 16 millions de ventes fermes et attiré 2 millions $ d’investissement au Québec. J’ai quand même attiré l’attention des entrepreneurs chinois rencontrés de la position privilégiée du Québec, membre de l’ALÉNA et de la future entente avec l’Europe, comme lieu d’investissement.

10 jours après la signature de l’accord, le 28 octobre, j’annonçais devant 500 personnes (moins M. Hamad) au CORIM le Plan de développement du Commerce extérieur, ajoutant 82 millions de dollars à notre offre d’augmentation des exportations et précisant, pour l’Europe, notre objectif d’augmenter de 10% en trois ans nos ventes fermes.

Comme cette annonce à échappé à M Hamad, il n’a sans doute pas lu le communiqué de l’Association des Manufacturiers et exportateurs qui disait ceci:

Ce plan avance un ensemble d’orientations qui permettra aux entreprises, en particulier les plus petites, de mieux se positionner sur les marchés étrangers et d’ainsi pleinement contribuer à l’internationalisation de l’économie québécoise. « Le dynamisme et la compétitivité des entreprises d’ici sur les marchés extérieurs sont plus que jamais déterminants pour la prospérité future du Québec. Ce plan reconnaît cette réalité et nous en saluons donc la pertinence », a mentionné Simon Prévost, président de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ).

Celui de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qui disait ceci:

«Compte tenu de l’ampleur des défis à relever, il fallait un plan avec des objectifs ambitieux et des mesures concrètes. M. Lisée vient de proposer un plan intelligent qui satisfait à ces exigences », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« Le Plan aborde des mesures qui faisaient l’objet de demandes de la Chambre. Nous avons maintes fois insisté sur la nécessité de simplifier l’offre de services visant à soutenir nos entreprises exportatrices. L’optimisation que propose le gouvernement permettra de développer des programmes mieux ciblés et plus facilement accessibles au bénéfice des entreprises exportatrices. De plus, les entreprises d’ici seront mieux outillées pour intégrer les chaînes de valeur mondiales », a poursuivi Michel Leblanc.

Mais j’entends le député dire que, une politique, c’est bien, mais les gestes concrets ? Il y en a, cher ami, il y en a !

12 jours après la signature, je réunissais les chefs de poste de Barcelone, Berlin, Bruxelles, Londres, Munich, Paris et Rome pour discuter stratégie d’application de l’accord.

13 jours après la signature, je parlais des occasions d’affaires ainsi ouvertes avec la Vice-présidente de Catalogne et présence du président de Québec International.

35 jours après la signature, je faisais le point sur la négociation en cours avec le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, à Paris et sur l’action commune qu’il fallait prendre pour en faire profiter nos économies respectives.

46 jours après la signature, je signais avec l’ambassadrice roumaine (pays membre de l’Union européenne, je tiens à le rappeler au député Hamad) une entente bilatérale sur la sécurité sociale qui aidera les entreprises roumaines et québécoises à interagir davantage ensemble.

47 jours après la signature de l’entente, devant des responsables économiques de Philadelphie, devant cinq journalistes économiques locaux et en privé, avec une grande multinationale, j’ai fait valoir l’avantage comparatif du Québec, membre à la fois de l’ALENA et bientôt de l’entente avec l’Europe. (Ai-je le droit d’ajouter que j’y étais avec une vingtaine d’entreprises québécoises en bâtiment durable, ravies de leur présence ? Et que j’ai convaincu le maire de Philadelphie de diriger une mission économique au Québec cette année ?)

54 jours après la signature de l’entente, j’en ai fait l’explication et la promotion devant une cinquantaine de dirigeants de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Ah, à ce propos, ai-je oublié de citer le communiqué de la FCCQ ? Pardon, voici un extrait:

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) salue les efforts du gouvernement du Québec visant à stimuler les exportations et à mieux accompagner les entreprises d’ici dans leur conquête de nouveaux marchés. Aux yeux de la FCCQ, le Plan de développement du commerce extérieur, rendu public lundi par le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, M. Jean-François Lisée, est un complément nécessaire à l’initiative gouvernementale visant à stimuler l’emploi et à créer de la richesse.

58 jours après la signature de l’entente, j’ai fait le point avec les membres du corps consulaire réunis à Montréal et nous avons parlé de plusieurs projets de missions commerciales croisées.

64 jours après la signature de l’entente, j’ai fait le point avec les associations sectorielles membres du Conseil du Patronat du Québec. Oh ! Ai-je oublié de citer leur communiqué ? Mes excuses. Voici un extrait:

« Alors que le gouvernement fédéral vient de signer une entente de principe à l’issue de l’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne, et que le Canada cherche à élargir et à diversifier ses relations économiques et commerciales avec d’autres économies émergentes ailleurs dans le monde, notamment les pays d’Asie du Sud-Est et l’Inde, les entreprises québécoises doivent saisir les nombreuses occasions d’affaires qui se présenteront afin de faire rayonner leur savoir-faire à l’échelle planétaire. En ce sens, le plan présenté aujourd’hui tombe à point nommé, en proposant plusieurs mesures pour aider et accompagner les entreprises dans cette démarche et leur permettre de croître et de prospérer » a indiqué la directrice de la recherche et économiste en chef du Conseil du patronat, Mme Norma Kozhaya.

67 jours après la signature de l’entente, j’ai convaincu le lieutenant-gouverneur de l’État de New York d’organiser des missions d’investisseurs new-yorkais au Québec pour profiter, entre autres, de notre position privilégiée dans nos deux accords continentaux. Nous étions en présence de représentants de nos chambres de commerce respectives.

72 jours après la signature de l’entente — et ici, cher Sam Hamad, je voudrais que vous prêtiez une attention particulière — la première ministre et moi étions à Bruxelles, spécifiquement pour faire avancer ce dossier qui vous intéresse tant.

Nous avons:

1. Organisé une table ronde entre représentants de nos entreprises et d’entreprises européennes:

Étaient présents des représentants de chambres de commerce européennes, prenant contact avec les représentants des Manufacturiers et exportateurs, de Québec International et de la Chambre de commerce de Montréal qui nous accompagnait, ainsi qu’avec nos principaux délégués européens.

Le but était d’élaborer des stratégies communes pour utiliser au mieux l’accord pour créer de l’emploi de part et d’autre;

2. Rencontré le Commissaire européen au Marché intérieur et aux services, Michel Barnier (candidat au poste de Président de la Commission européenne plus tard cette année). Mme Marois le connaissait déjà fort bien, c’est un grand ami du Québec.

3. Rencontré le directeur général Commerce de la Commission, chargée des négociations internationales, M. Jean-Luc Demarty, ainsi que le négociateur européen en chef avec lesquels nous avons fait le point sur les négociations de précision de texte en cours et à venir, du calendrier d’application et de mise en œuvre. Mme Marois a fermement défendu le point de vue québécois, à son habitude. J’ai pu m’entretenir avec le négociateur en chef pour préciser plusieurs éléments.

4. Mme Marois s’est adressée à 200 personnes d’affaires et responsables européens lors d’un événement conjoint, à guichet fermé, à la Chambre de commerce Canada-Belgique-Luxembourg et European Business and Innovation Center Network pour vanter le Québec comme lieu d’investissement et la qualité des produits québécois. Son discours fut chaudement accueilli.

5. Mme Marois et moi avons également rencontré le ministre-président flamand (équivalent de premier ministre) et ministre de l’Économie Kris Peters et le vice-président et ministre de l’Économie et du commerce wallon, Jean-Claude Marcourt, pour parler commerce.

Pendant sa mission, Mme Marois a aussi  vanté le Québec comme lieu d’investissement devant un parterre international à Monaco, avec le premier ministre et le président français. Elle a annoncé avec le ministre français de l’Économie, Pierre Moscovici, la création d’un comité conjoint sur l’électromobilité pour combiner nos forces et maximiser l’emploi. C’est le résultat des rencontres que nous avions eu avec lui à Montréal un mois avant la signature de l’entente.

73 jours après la signature de l’entente, je me suis dirigé à Rome, avec à mes côtés M. Simon Prévost, président des Manufacturiers et exportateurs du Québec, M. Carl Viel, de Québec International, et M. Christian Bélair, du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec.

Des rencontres avec Confindustria, principale organisation d’affaires en Italie, et avec le ministre délégué au Développement économique, M. Carlo Calenda, ont permis de confirmer la visite, en 2014, de deux missions d’entreprises italiennes au Québec, couvrant l’une le secteur aérospatial, l’autre l’agroalimentaire. De notre côté, une mission d’entreprises québécoises en Italie sera programmée pour l’automne 2014.

Sur le plan agroalimentaire, j’ai signé avec le ministère italien de l’Agriculture une déclaration conjointe favorisant le commerce bilatéral et l’échange de connaissances en développement durable et en souveraineté alimentaire.

Le président de la région industrielle de Lombardie, M. Roberto Maroni, a pour sa part annoncé qu’il dirigerait une délégation d’affaires au Québec à l’automne 2014, en plus d’y promouvoir la tenue de l’exposition internationale de Milan de 2015. M. Maroni et moi avons aussi prolongé l’accord bilatéral Québec-Lombardie sur les échanges scientifiques et technologiques . Nous avons aussi convenu d’envisager un élargissement du champ de notre collaboration aux questions économiques.

J’ai également profité de ces rencontres et de mon passage à Milan pour réaffirmer l’intention du Québec de participer à l’exposition universelle qui se tiendra à Milan en 2015 malgré l’absence du Canada. Ce sera une bonne occasion de faire connaître aux millions de visiteurs, surtout européens, la qualité des produits québécois au moment où l’accord sera sur le point d’entrer en vigueur.

Également, cher Sam, pendant cette période du 18 octobre au 31 décembre, le ministère organisait 7 missions d’entreprises en Europe.

C’est pour ne pas vous lasser que je n’ai pas ajouté à cette liste les rencontres bilatérales avec, soit des diplomates européens avec lesquels on prépare des visites et missions commerciales, soit les organismes locaux ou sectoriels de commerce extérieur du Québec avec lesquels on parle de stratégies de développement.

Je tiens cependant à prendre cette occasion pour répondre à l’avance à d’autres interrogations pour vous dire, cher collègue, que je continuerai à vanter la position du Québec et son accès privilégié à l’Europe, lors de mon voyage au Japon la semaine prochaine, avec les nombreuses entreprises qui m’accompagneront.

Pour les seuls mois de janvier et février 2014, le ministère que j’ai le privilège de diriger organisera six missions commerciales en Europe: Royaume-Uni, Espagne, Allemagne et Andorre.

Évidemment, la première ministre sera à Davos et à Londres pour faire avancer encore les dossiers européens.

En espérant avoir éclairé votre lanterne, cher Sam, permettez-moi de vous souhaiter une très bonne année.

Intégrité et commerce extérieur québécois

Nous avons lancé cet automne un important plan de développement du Commerce extérieur. Et j’ai eu la chance, lors de missions en Afrique, en Chine, en Inde et en Europe, d’être accompagné d’un grand nombre d’entreprises.

Mais comment aider les entreprises du Québec à l’étranger tout en s’assurant que l’intégrité règne.

J’ai abordé la question devant les entreprises qui m’accompagnaient, au premier jour de notre mission en Afrique de l’Ouest, en septembre dernier. Voici un extrait du discours:

Vous savez, la première fois qu’on dit oui ou non à un corrupteur est déterminante. Si on commence par dire oui, car on se dit que tout le monde le fait, ensuite on peut être tenté de devenir des champions de la corruption.

Certaines entreprises se sont aussi dit qu’elles pouvaient se le permettre, car les régimes avec qui elles faisaient affaire seraient en place pour des générations.

Eh bien dans plusieurs endroits au cours des dernières années, le voile s’est levé sur tous ces secrets et la réputation de grandes entreprises a été souillée pour des années. Elles sont exclues de grands marchés internationaux.

Ce sont les entreprises qui ont dit non au premier corrupteur, quitte à perdre un certain nombre de contrats, qui sont aujourd’hui en position de prendre le relais, alors que certaines de leurs vis-à-vis, les entreprises qui avaient dit oui, se retrouvent pour des années dans des salles d’audience et de procès, devant des juges et des procureurs, et peut-être, espérons-le, pour certains dirigeants, en prison.

L’intégrité ce n’est pas seulement la bonne chose à faire. C’est la bonne décision d’affaires, à moyen et à long terme. C’est la bonne décision d’affaires dans un environnement où il y a encore des corrupteurs et des corrompus, et où leur date d’expiration est beaucoup plus rapprochée qu’elle ne l’était.

Et être corrompu aujourd’hui, en Afrique comme ailleurs, c’est vivre très, très dangereusement, et ne pas pouvoir profiter pendant sa retraite des biens mal acquis.

Le gouvernement du Québec est extraordinairement actif en termes d’accompagnement international, pour aider les entreprises sur les marchés mondiaux, faire des maillages, rencontrer les autorités publiques, pour ouvrir des portes.

Comment avons-nous décidé de procéder pour le recrutement des entreprises lors de cette mission, dans cette période de transition, où nous sommes en train de faire un grand ménage au sein des entreprises québécoises?

D’abord, si des entreprises avaient tenté d’obtenir leur certificat de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et avaient échoué, ils ne pouvaient pas s’inscrire à cette mission, tout simplement. Je précise que ce refus du certificat de l’AMF est aussi lié à une condamnation pour corruption d’agents publics étrangers au cours des 5 années précédentes. C’est-à-dire que si des gens se sont dit qu’ils seraient intègres au Québec et corrompus à l’étranger, ça a des conséquences au Québec, puisque le certificat ne sera pas émis.

Évidemment en ce moment toutes les entreprises ne sont pas soumises à obtenir ce certificat, puisque nous sommes dans un processus graduel où on applique cette nécessité aux contrats de 40 millions et plus, et ensuite ce sera 30, 20, 10 millions, jusqu’à 1 dollar. On ne sait pas combien de temps ça prendra, mais on s’y rendra.

La décision que nous avons prise dans l’intervalle, c’est que les entreprises qui sont en processus d’obtenir ce certificat ou qui ne l’ont pas encore demandé pouvaient participer à la mission, mais les entreprises dont les noms ont été associés à des pratiques douteuses ne pourront pas participer à des rencontres ministérielles.

C’est-à-dire que pendant la mission je rencontre des ministres sectoriels, et j’invite des entreprises qui ont des dossiers importants à participer à ces rencontres. C’est très important, ça ouvre des portes, ça sensibilise. Mais ça ne sera pas le cas pour des entreprises dont le nom est associé à des pratiques douteuses et qui n’ont pas encore soit obtenu un certificat, ou qui n’ont pas encore demandé leur certificat. C’est la pratique que nous appliquons.

Et donc ça vaut la peine d’avoir un certificat. On sait que pour des entreprises qui ont été fautives dans le passé, l’AMF donne la feuille de route pour retrouver la capacité d’obtenir ce certificat. Nous savons aussi que plusieurs grandes entreprises, notamment en ingénierie, travaillent très fort à l’interne pour faire les changements nécessaires à retrouver l’intégrité et convaincre l’AMF que c’est le cas. Et l’AMF est très pointilleuse.

Dans la prochaine année, nous allons nous pencher aussi sur le niveau d’application de la norme BNQ 21000, qui est la norme québécoise de Responsabilité sociale des entreprise. Nous allons aviser les entreprises en amont de commencer à l’intégrer dans leur fonctionnement, et notre objectif c’est qu’à terme, les entreprises qui participent avec nous à ces missions à l’étranger soient en processus d’adoption de la norme, ou l’aient déjà intégrée.

Voilà, c’est un travail à faire, c’est une culture, que certains d’entre vous connaissez déjà et avez déjà intégrée. Mais le signal que le gouvernement du Québec donne au Québec est le même que celui que nous donnons à l’étranger. L’intégrité fait partie de la réputation que nous voulons projeter. Le gouvernement doit être irréprochable, les entreprises, les institutions, les ONG doivent l’être aussi. C’est ce qui nous permettra de mieux rayonner à l’étranger et d’être très fiers de ce que nous faisons dans tous les secteurs.

Je vous remercie.

L’exportation, c’est l’emploi

Comment créer davantage d’emplois à Montréal et partout au Québec ?
En vendant, ailleurs, ce qui nous rend distincts, ici.

Quel est le mode d’emploi?
Je l’ai présenté devant un parterre d’entrepreneurs au CORIM ce lundi :

Pour en savoir davantage, voici l’essentiel du Plan, précédé d’une infographie-résumé :

Investir dans l’exportation, c’est investir dans le Québec

Le Plan de développement du commerce extérieur 2013-2017 (PDCE) vise la relance des exportations par la consolidation des marchés traditionnels (Canada, États-Unis et Europe), le développement de nouveaux marchés et la préparation des nouveaux exportateurs.

Ce plan est né d’un effort de consultation des entreprises, des associations sectorielles et du réseau des organismes à l’exportation, bref des joueurs expérimentés!

Trois grands principes animent cette démarche :

  1. Un accès simplifié aux services à l’exportation
  2. Une meilleure correspondance entre l’offre québécoise et la demande étrangère
  3. Une action concertée et une synergie des acteurs du commerce extérieur

Grands objectifs :

  1. consolider et accroître les ventes des entreprises que nous accompagnons sur les marchés traditionnels
  2. accroître les résultats de notre action eu égard aux entreprises que nous accompagnons sur les marchés en émergence (Asie-Pacifique, Amérique latine, Afrique et Moyen-Orient). La croissance visée équivaut approximativement à 15 % par année
  3. offrir des services spécialisés dans toutes les régions du Québec et augmenter le nombre de nouvelles entreprises exportatrices

Quatre grandes orientations :

1- Faciliter l’accès aux services et aux marchés

  1. Alléger les processus administratifs gouvernementaux
  2. Améliorer la concertation et la complémentarité entre intervenants à l’exportation
  3. Mettre la diplomatie au service de l’économie
  4. Promouvoir les intérêts du Québec dans la négociation d’accords économiques

2 – Préparer les entreprises en amont du développement de marché

  1. Déployer une approche intégrée de l’accompagnement stratégique des entreprises
  2. Faciliter la commercialisation des produits novateurs
  3. Appuyer le développement des compétences et le recrutement de travailleurs qualifiés
  4. Offrir de services spécialisés à l’exportation dans toutes les régions du Québec
  5. Faciliter le partage de connaissances, d’expériences et la diffusion d’information stratégique
  6. Offrir des services et des outils financiers adaptés

3 – Appuyer les entreprises à l’étranger

  1. Assurer un meilleur arrimage entre l’offre québécoise et les occasions sur les marchés étrangers
  2. Faciliter la création de liens d’affaires entre entreprises étrangères et québécoises
  3. Aider nos entreprises à consolider leur présence sur les marchés étrangers
  4. Encourager les maillages entre secteurs d’excellence, grappes, établissements d’enseignement avec leurs vis-à-vis à l’étranger

4 – Promouvoir les forces du Québec

  1. Mettre en valeur les secteurs d’excellence, la culture, l’éducation et l’industrie touristique à l’étranger
  2. Promouvoir, à des fins d’investissements, la compétitivité de l’environnement d’affaires du Québec
  3. Positionner le Québec comme chef de file mondial du développement durable et de l’électrification des transports

Concrètement, pour vous, entrepreneurs, le PDCE c’est :

  1. une clarification des démarches à l’exportation, notamment par la mise en place de services de première ligne pour les entreprises
  2. la possibilité de s’inscrire en ligne 24 heures sur 24 pour des missions commerciales ou des activités d’Export Québec
  3. la possibilité de valider directement, en ligne, votre admissibilité au Programme exportation
  4. un accompagnement individuel pour les entreprises à fort potentiel d’exportation
  5. la possibilité d’utiliser les services et les conseils du personnel des bureaux d’Expansion Québec partout dans le monde pour vous faciliter l’accès aux marchés étrangers
  6. un appui du gouvernement tout au long d’un cycle d’innovation afin de développer vos produits innovants et d’en faciliter leur commercialisation et leur exportation
  7. et plus encore.

Ce que prévoit le PDCE d’ici à 2017 :

  1. un soutien financier de 82 millions de dollars aux entreprises pour leur faciliter l’accès aux marchés d’exportation
  2. l’accompagnement de 1 000 entreprises par année dans toutes les régions du Québec
  3. 2 500 accompagnements directs sur les marchés hors Québec, générant des ventes fermes de plus de 940 millions de dollars et la création de 2 000 emplois par année
  4. 1 000 nouvelles entreprises exportatrices d’ici à cinq ans.

Libre-échange avec l’Europe : ce qu’il faut savoir

Une entente de principe est intervenue entre le Canada et l’Union Européenne pour l’accord de libre-échange. Sauf pour notre mécontentement au sujet de l’importation de fromage — pour lequel nous exigeons des compensations conséquentes d’Ottawa — nous avons atteint nos objectifs : créer de l’emploi au Québec en ouvrant le marché européen à nos produits, tout en protégeant la culture et notre capacité de faire tous nos choix.

Les textes sont encore en voie de rédaction (pour l’instant l’entente n’est que de principe) et rien ne sera définitif tant que le texte complet ne sera pas disponible pour une discussion publique.

Les grandes lignes de l’accord sont disponibles ici et une foire aux questions est accessible ici et ci-bas :

Questions générales

Qu’est-ce que l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne?

  • Il s’agit d’un accord de libre-échange et de partenariat économique, dont les pourparlers ont été lancés au mois de mai 2009.
  • C’est la négociation commerciale la plus importante entreprise par le Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).
  • Outre les thèmes plus classiques d’accès aux marchés des biens et des services, l’accord couvre également les domaines de l’investissement, de la mobilité des personnes, des marchés publics, de la propriété intellectuelle, de l’environnement, du travail et de la coopération.

Qu’est-ce qu’un accord de principe?

  • Un accord de principe signifie que les deux Parties, le Canada et l’Union européenne, se sont entendues sur les principaux enjeux.
  • Le texte de l’Accord reste encore à être finalisé.

Quelle a été l’implication du Québec au cours de cette négociation?

  • Pour la première fois, le Québec a participé de façon pleine et entière à la négociation d’un accord de commerce international, et ce, dans tous les domaines relevant en tout ou en partie de ses compétences législatives.
  • Ainsi, le Québec a :
    • participé aux négociations en tant que membre de la délégation canadienne. Il était présent lors des séances de négociation portant sur des sujets relevant de compétences exclusives et partagées;
    • participé à l’élaboration des positions sur les sujets relevant de compétences exclusives et partagées. De plus, il a été consulté sur les sujets relevant des compétences fédérales;
    • eu accès à tous les textes du projet d’Accord.

Comment les positions du Québec ont-elles été exprimées?

  • Par le négociateur en chef pour le Québec, M. Pierre Marc Johnson, directement auprès du négociateur en chef pour le Canada, M. Steve Verheul;
  • Lors des réunions fédérales-provinciales-territoriales du Comité c-commerce responsable de la politique commerciale;
  • Par des analyses et des documents de position transmis à l’équipe fédérale de négociation;
  • Par des rencontres bilatérales entre le négociateur en chef du Québec et le négociateur en chef de la Commission européenne;
  • Par la coordination du dossier, assurée par la Direction de la politique commerciale du MFEQ;
  • Par l’implication de quelque vingt ministères, organismes gouvernementaux et sociétés d’État.

Quel est le mandat accordé à M. Pierre Marc Johnson par le gouvernement?

  • Dès 2009, le gouvernement a nommé l’ancien premier ministre, M. Pierre Marc Johnson, à titre de négociateur en chef pour le Québec.
  • Son mandat a consisté à assurer, d’une part, la relation avec les autorités responsables du gouvernement canadien et de l’Union européenne et, d’autre part, une représentation auprès des personnes et des groupes concernés par la négociation du projet d’accord, tant au Québec qu’au Canada et en Europe.

Comment le gouvernement du Québec s’est-il assuré de bien consulter et informer la population?

  • Plusieurs séances de consultation et d’information ont été organisées.
  • Le négociateur en chef du Québec, M. Pierre Marc Johnson, a témoigné deux fois en commission parlementaire à l’Assemblée nationale sur le sujet, le 6 octobre 2010 et le 8 décembre 2011.
  • Tout au long des négociations, de nombreuses séances de consultation se sont tenues, notamment avec les représentants des secteurs forestier, agricole, aéronautique, pharmaceutique, du transport, des services d’ingénierie et de design, de l’aluminium, des produits destinés à la consommation, des textiles et de la chaussure ainsi qu’avec des représentants des syndicats et des principaux acteurs en recherche et innovation (universités, regroupements de recherche, etc.).
  • De plus, deux séances d’information et d’échange ont été organisées par le ministre des Finances et de l’Économie, M. Nicolas Marceau, et le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, M. Jean-François Lisée, le 5 octobre 2012 et le 17 janvier 2013. Les participants représentaient principalement les groupes syndicaux, la communauté d’affaires, les groupes environnementaux et les universitaires.

Comment le Québec participera-t-il à la mise en œuvre de l’Accord? Est-ce que la société civile pourra s’impliquer directement dans la mise en œuvre?

  • Le Québec, comme les autres provinces canadiennes, aura la possibilité de participer, en tant que membre de la délégation canadienne, à des comités qui traitent de questions relevant des compétences provinciales et partagées.
  • Le gouvernement fédéral consultera également le Québec sur les approches et stratégies visant les sujets d’intérêt relevant des compétences exclusives fédérales et fera des suivis sur les activités des comités et des travaux.
  • Un forum sur le développement durable est prévu à l’AECG afin de permettre aux organisations de la société civile de discuter des aspects de développement durable de la relation commerciale entre le Canada et l’Union européenne.

Agriculture, gestion de l’offre et indications géographiques

Quelles seront les retombées économiques en matière agricole?

  • Dès son entrée en vigueur, l’AECG abolira 93,6 % des tarifs européens sur les produits agroalimentaires. Présentement, seulement 18,2 % de ces produits entrent sur le marché européen en franchise.
  • Plusieurs produits agroalimentaires québécois bénéficieront de ces éliminations tarifaires, tels les produits transformés du porc, le sirop d’érable, les bleuets congelés, les préparations alimentaires, les canneberges séchées, la nourriture pour chiens et chats, etc.
  • Nos entreprises bénéficieront aussi des importantes augmentations de 75 000 tonnes du contingent de porc et de 50 000 tonnes du contingent de bœuf.

Quels seront les impacts de l’AECG sur la gestion de l’offre et la mise en marché collective?

  • Le Québec s’est assuré que les systèmes de gestion de l’offre et de mise en marché collective seront préservés.
  • Aucune réduction des tarifs douaniers hors contingent n’a été accordée.
  • Il n’y aura aucun impact pour les secteurs des œufs et de la volaille.
  • Seul le contingent d’importation de fromage accordé à l’Union européenne sera haussé de 17 700 tonnes.
  • Le Québec a exigé du gouvernement fédéral qu’il s’engage à dédommager les producteurs qui subiraient une baisse de revenus en raison de cette hausse du contingent.

Quelles assurances le gouvernement du Québec a-t-il obtenues du gouvernement fédéral en lien avec l’augmentation du contingent de fromage?

  • À la demande du gouvernement du Québec, le gouvernement fédéral s’est engagé à compenser les producteurs qui pourraient être affectés par l’accroissement des contingents d’importation.
  • Ces mesures viseront spécifiquement à :
    • convenir d’une période de temps assez longue pour l’accroissement du contingent d’importation;
    • assurer le maintien du revenu des producteurs laitiers;
    • attribuer les licences d’importation de façon juste et équitable en reconnaissant l’importance de la production de fromage au Québec;
    • resserrer l’entrée de fromage hors contingent (préparation pour pizza).
  • Les mesures de compensation devront être rendues publiques par le gouvernement fédéral avant que le Québec ne se déclare lié à l’AECG.

Est-ce que les indications géographiques européennes seront protégées au Canada?

  • La protection des indications géographiques était importante pour l’Union européenne, qui souhaitait protéger certaines dénominations, notamment pour la charcuterie et les fromages.
  • Cette protection s’exprime par une interdiction d’employer un terme qui fait référence à un lieu géographique ou à un produit régional ou national qui a atteint une certaine notoriété. À titre d’exemple, citons le Camembert de Normandie, le Brie de Meaux ou la Mozzarella di Buffala.
  • Le Canada et le Québec reconnaîtront les principales indications géographiques européennes lorsqu’elles réfèrent à un lieu spécifique, mais les appellations d’usage courant, telles que parmesan, feta, mozzarella, prosciutto et bologne, ne feront pas l’objet d’une protection particulière et pourront continuer à être utilisées au Québec.

Quels seront les impacts de l’AECG sur les marchés du porc?

  • Le Québec, qui exporte plus d’un milliard de dollars de viande de porc sur tous les continents, est pratiquement absent sur le marché de l’Union européenne.
  • L’accès au marché européen pour la viande de porc sera amélioré grâce à l’entrée en franchise d’un contingent de 81 011 tonnes (contingent actuel de 6 011 tonnes et contingent supplémentaire de 75 000 tonnes).
  • Les prix européens particulièrement élevés de ces produits font de l’UE un marché attrayant.
  • De plus, la demande européenne pour des coupes moins prisées en Amérique du Nord permettra de valoriser et d’obtenir un prix moyen plus élevé pour l’ensemble de la production.
  • Les usines québécoises détenant l’accréditation européenne pourront profiter de l’entrée en franchise dès la mise en œuvre de l’AECG.

Boissons alcooliques

L’AECG aura-t-il un impact sur les pratiques de commercialisation des boissons alcooliques au Québec et sur les activités de la Société des alcools du Québec (SAQ)?

  • Cet accord n’aura pas d’impact sur les pratiques actuelles de commercialisation des boissons alcooliques au Québec et sur les activités de la SAQ.
  • L’AECG confirme notamment l’acceptation du rôle des sociétés des alcools au Canada et continue de permettre la vente sur les lieux de production pour les producteurs artisanaux et la vente en épicerie de vins embouteillés au Québec.

Culture

Le Québec a-t-il maintenu une exception culturelle à l’AECG?

  • Le Québec s’est assuré de l’introduction d’une exception à l’AECG pour les industries culturelles.
  • En toute transparence avec la Coalition pour la diversité culturelle, une nouvelle approche d’exceptions par chapitre a été développée.
  • Cette nouvelle approche assure la protection des politiques et des mesures culturelles québécoises actuelles et futures.
  • Elle permet également au Québec de préserver sa capacité à élaborer et à mettre en œuvre sa politique culturelle, de même que toutes les mesures qui y concourent.
  • De plus, l’AECG contient la première référence dans un accord de commerce canadien à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO, ce qui contribue au renforcement de cet instrument international dont le Québec a été un ardent promoteur.

Est-ce vrai que le Québec n’a pas appuyé l’idée européenne d’une exemption horizontale pour la culture à l’AECG?

  • Le Québec et l’Union européenne partagent une volonté commune d’exclure la culture de la portée des accords commerciaux. Nous avons cependant développé des approches différentes pour le faire.
  • Dans ses accords de libre-échange, l’Union européenne exclut traditionnellement les services audiovisuels de la portée du chapitre sur les services (ce qu’elle appelle une exemption horizontale). Une exception aussi limitée ne saurait être acceptable pour le Québec.
  • En effet, le Québec exclut traditionnellement l’ensemble des industries culturelles (édition, musique, cinéma, radiodiffusion, télédiffusion, câblodistribution) de la portée de l’ensemble des chapitres de ses accords de libre-échange.
  • L’exception culturelle retenue à l’AECG constitue donc en fait un élargissement important de l’exception traditionnellement utilisée par l’Union européenne.

Les mesures de protection de la langue française sont-elles menacées par l’AECG?

  • Toutes les mesures de protection de la langue française en place au Québec seront maintenues avec l’entrée en vigueur de l’AECG.
  • Nos appels d’offres pourront également continuer d’être publiés en français et nous pourrons également exiger que les soumissions soient, elles aussi, déposées en français.
  • Mentionnons que le français est une des langues officielles de l’AECG.

Environnement et développement durable

Quel sera l’impact de l’AECG sur la protection de l’environnement au Québec?

  • Le Québec gardera toute sa capacité d’action à l’égard de la protection de l’environnement.
  • Le Canada et l’Union européenne ont convenu que la valorisation du commerce ne devrait pas se faire au détriment de l’environnement.
  • Ils réitèrent également leur intérêt à envisager le commerce dans une perspective de développement durable et à coopérer en ce sens.
  • L’AECG est le premier accord de libre-échange canadien à contenir un chapitre sur le développement durable.

Gouvernance et processus d’approbation

Quelle est la procédure qui permettra au Québec de se déclarer lié aux engagements pris dans l’AECG?

  • Il est clairement établi au Canada que le gouvernement fédéral ne peut mettre en œuvre des engagements dans les domaines qui relèvent des compétences provinciales.
  • La procédure permettant au Québec de se déclarer lié à un engagement international conclu par le Canada est prévue dans la Loi sur le ministère des Relations internationales.
  • Cette loi prévoit notamment que le texte de l’AECG doit être approuvé par l’Assemblée nationale (débat et adoption d’un décret) pour que le Québec puisse s’y déclarer lié.
  • Dans la gestion et la mise en œuvre de l’AECG, le Québec jouera un rôle actif en intervenant auprès des autorités fédérales pour veiller au respect de ses intérêts et compétences constitutionnelles.
  • L’Accord entrera en vigueur lorsque les parties signataires (Canada et Union européenne) auront complété leur procédure respective d’approbation (échange des instruments de ratification). Rappelons que le Canada doit déposer le texte de l’AECG devant la Chambre des communes. Par la suite, le gouvernement peut décider, par décret, de lier le Canada à l’Accord.

Quelle est la procédure du côté de l’Union européenne?

  • L’AECG inclut à la fois des compétences des États membres et de l’Union européenne. Le texte final devra être avalisé par les institutions européennes (par le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen) et par les 28 parlements nationaux.
  • Ainsi, le processus d’approbation varie d’un État à l’autre et peut prendre plusieurs mois.
  • D’ici là, dès que les institutions européennes auront approuvé l’Accord, une application provisoire sera effective.

Impacts économiques

Pourquoi l’AECG est-il important pour l’économie du Québec?

  • L’Union européenne est un marché de plus de 500 millions d’habitants, comparativement à environ 35 millions au Canada, 314 millions aux États-Unis et 117 millions au Mexique.
  • L’UE représentait, en 2012, plus de 20 % de la production mondiale, ce qui en fait la première puissance économique de la planète.
  • L’AECG vise à diversifier les possibilités d’exportation pour les entreprises du Québec.
  • L’économie du Québec dépend fortement de l’accès aux marchés extérieurs. En effet, 45 % du PIB québécois repose sur ses exportations.
  • Les exportations vers notre premier marché extérieur, les États-Unis, ont diminué substantiellement au cours des dernières années, passant de 63,5 milliards de dollars en 2000 à 43,5 milliards de dollars en 2012.
  • L’accès au marché européen pourra contribuer à combler cette baisse. En 2012, les exportations vers l’UE ne représentaient que 11,7 % des exportations internationales du Québec. Il y a là un potentiel de marché que l’AECG aidera à exploiter.

Quelles seront les retombés économiques au Québec?

  • L’AECG aura des retombées économiques tangibles, en particulier dans le secteur des biens.
  • Les barrières tarifaires moyennes de l’Union européenne cachent des pics tarifaires importants pouvant excéder 10 %, ce qui est énorme dans un contexte de mondialisation et de chaînes de valeurs intégrées.
  • La Commission européenne a prélevé en moyenne entre 2007 et 2012 plus de 100 millions de dollars annuellement en droits de douane sur les seules exportations du Québec, dont 1 million de dollars et plus sur une vingtaine de produits distincts. Des tarifs de plus de 50 000 $ ont été prélevés sur plus de 240 produits exportés par le Québec.
  • L’AECG permettra d’abolir les tarifs de l’UE sur 98 % des lignes tarifaires dès son entrée en vigueur. La totalité des biens industriels entrera en franchise dans les sept ans suivant l’entrée en vigueur de l’Accord.
  • Le Québec peut s’attendre à des gains pour l’aluminium, les véhicules récréatifs, les produits pétrochimiques et chimiques, les constructions préfabriquées, les pièces automobiles, les équipements de télécommunications, les textiles et la chaussure ainsi que les équipements de pointe en optique.
  • L’AECG abolira également 93,6 % des tarifs reliés aux produits agricoles dès l’entrée en vigueur de l’Accord.
  • L’AECG entraînera au Québec des retombées économiques d’environ 2,2 milliards de dollars par année en termes de PIB et la création de 16 000 emplois.

Marchés publics

Quel sera l’impact de l’AECG dans le domaine des marchés publics?

  • Les entreprises québécoises auront un accès privilégié aux marchés publics de l’Union européenne – le plus vaste marché d’approvisionnement public au monde. Le Canada est le seul pays du G20 à bénéficier d’un tel accès à ce marché évalué à 2 700 milliards de dollars par année.
  • En garantissant aux entreprises européennes qu’elles auront la possibilité de participer aux appels d’offres pour les achats gouvernementaux, le Québec s’assure d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour ses achats publics.
  • Il faut rappeler que les contrats d’achats gouvernementaux de biens, de services et de construction sont déjà couverts par l’Accord sur le commerce intérieur (ACI), à des seuils inférieurs à ceux de l’AECG.
  • En somme, pour les contrats d’une valeur supérieure aux seuils de l’ACI, il n’est déjà pas possible de discriminer les soumissions selon l’origine des produits. L’AECG ne modifiera donc pas nos façons de faire à cet égard.
  • Il faut mentionner que plusieurs contrats publics québécois sont exclus de la portée de l’AECG, notamment les contrats de petite valeur, les biens et services culturels et artistiques ainsi que les biens et services stratégiques d’Hydro-Québec.

Pourra-t-on encore utiliser des critères environnementaux et sociaux dans les appels d’offres?

  • Pour ce qui est des mesures visant à protéger l’environnement, l’AECG prévoit qu’une Partie, dans un appel d’offres, peut adopter des spécifications techniques visant à promouvoir la conservation des ressources naturelles ou la protection de l’environnement. Une exception générale est également prévue pour les mesures nécessaires à la protection de la vie et de la santé des plantes et des animaux.
  • Des spécifications à des fins environnementales pourront donc encore être introduites dans les appels d’offres.
  • L’AECG ne restreint pas non plus l’adoption de critères sociaux pour les appels d’offres, pourvu que ces critères soient appliqués de façon non discriminatoire.

Municipalités

Quels seront les impacts de l’AECG pour les municipalités du Québec?

  • Les municipalités n’auront pas à changer leurs pratiques actuelles.
  • Elles devront seulement s’assurer d’ouvrir leurs appels d’offres aux entreprises européennes pour les contrats d’une valeur supérieure aux seuils d’application de l’Accord.

L’AECG encourage-t-il la privatisation des services offerts par les municipalités?

  • L’AECG n’encouragera d’aucune façon la privatisation des services publics municipaux.
  • Les dispositions du chapitre sur les marchés publics ne visent qu’à assurer un traitement non discriminatoire aux entreprises européennes lorsqu’une municipalité octroie un contrat couvert par l’AECG.
  • L’AECG n’oblige ni n’encourage d’aucune façon les municipalités à offrir ces services au privé plutôt que de les faire réaliser par leurs employés municipaux.
  • Même s’ils étaient privatisés, l’Accord prévoit des mécanismes et des exceptions permettant à une municipalité de faire réaliser à nouveau par ses employés des services tels que le traitement et la distribution d’eau potable, les transports en commun ou la collecte des déchets.

La mise en œuvre de l’AECG affectera-t-elle la capacité des municipalités à réglementer et à exiger du contenu local?

  • L’AECG n’aura aucune incidence sur la capacité des municipalités à réglementer. Les municipalités pourront continuer à adopter et à modifier des règlements, pourvu que ces règlements soient appliqués de façon non discriminatoire.
  • En matière de contenu local, les seuils d’application de l’AECG seront plus élevés que ceux prescrits par d’autres accords commerciaux auxquels le Québec est déjà assujetti (l’Accord sur le commerce intérieur (ACI) par exemple).
  • Rappelons qu’en dessous des seuils d’application prévus (315 000 $ pour les biens et services et 7 800 000 $ pour les contrats de construction), l’AECG n’impose aucune contrainte quant au contenu local.

Eau

L’eau est-elle protégée?

  • L’eau sera explicitement exclue de la portée de l’AECG. L’eau, à son état naturel, n’étant pas considérée comme un bien ou un produit n’est pas visée par l’AECG.
  • L’eau potable et les services qui lui sont reliés (collecte, traitement et distribution) sont également exclus des obligations des chapitres sur le commerce des services et sur l’investissement.

Hydro-Québec

L’AECG menacera-t-il le monopole d’Hydro-Québec?

  • Le monopole d’Hydro-Québec est entièrement protégé.
  • Toutes les pratiques d’Hydro-Québec ont également été protégées. Le seul changement concerne l’octroi de contrats publics.

Les achats d’Hydro-Québec devront-ils être ouverts aux entreprises européennes?

  • Hydro-Québec devra offrir aux entreprises européennes la possibilité de participer aux appels d’offres pour certains de ses contrats.
  • Toutefois, Hydro-Québec conservera son entière discrétion en ce qui a trait aux contrats de biens et services stratégiques, puisqu’ils sont exclus de la portée de l’AECG.
  • De plus, le Québec pourra également continuer d’adopter toute mesure encourageant la sous-traitance locale dans le cas des contrats de construction octroyés par Hydro-Québec.

Transport

Comment le Québec compte-t-il maintenir son expertise dans le domaine des transports?

  • Le Québec a à cœur de conserver l’expertise qu’il a développée dans la conception et l’assemblage de matériel de transport.
  • Ainsi, en ce qui a trait aux achats de matériel de transport roulant, le Québec s’est réservé le droit d’exiger du contenu canadien et que l’assemblage final soit effectué au Canada.
  • À noter que rien dans l’AECG ne nous oblige à ouvrir aux entreprises américaines la participation aux appels d’offres pour du matériel de transport.

Obstacles techniques au commerce (OTC)

Comment l’AECG compte-t-il diminuer et encadrer le nombre de barrières techniques (normes, certification des produits, etc.)?

  • L’encadrement des barrières techniques se fera via une meilleure coopération et de l’échange d’information sur les activités de normalisation et de réglementation technique et les procédures de certification des produits.
  • Le chapitre sur les obstacles techniques au commerce devrait permettre la certification de certains produits au Canada, dont le marquage CE qui implique une évaluation par un organisme tiers.
  • La création d’un comité est prévue pour pouvoir soulever les irritants commerciaux afin que les Parties puissent travailler à les résoudre dès que possible.

Comment l’AECG facilitera-t-il la certification des produits québécois exportés vers l’Union européenne?

  • L’AECG prévoit l’élaboration d’un nouveau cadre permettant la reconnaissance des organismes de certification des produits pour des secteurs dont le marquage CE est nécessaire.
  • Les entreprises québécoises pourront ainsi mettre à l’essai et faire certifier leurs produits au Canada, selon les exigences européennes.
  • Un fabricant pourra donc choisir parmi un plus grand nombre d’organismes situés plus près de ses lieux de production. De cette manière, les délais seront réduits et les coûts diminués.
  • L’UE n’a pas établi de système similaire avec d’autres partenaires commerciaux, ce qui représente un important avantage concurrentiel pour les entreprises du Québec.

Pêches

Quel sera l’impact de l’AECG sur le secteur des pêches au Québec?

  • Le Québec a exporté pour 180 millions de dollars de produits de la mer en 2011, dont 9,3 millions de dollars vers l’Union européenne.
  • L’élimination des tarifs touchera 95,5 % des produits de la mer dès l’entrée en vigueur de l’Accord. Les principaux produits marins exportés par le Québec, notamment les crevettes congelées, le homard vivant et la morue séchée-salée, bénéficieront de ces abolitions de tarifs.

Recours investisseur-État

Y aura-t-il un mécanisme de type « recours investisseur-État » dans l’AECG?

  • Le Canada a comme pratique d’inclure dans ses accords de commerce un recours investisseur-État, et l’AECG prévoit effectivement un tel mécanisme.
  • Les recours des investisseurs y sont toutefois mieux balisés que dans l’ALENA, notamment en ce qui a trait à l’expropriation indirecte.
  • Cette approche assure donc aux investisseurs une protection de leur investissement, tout en limitant les possibilités de recours abusifs de la part d’investisseurs à l’endroit des gouvernements.

Propriété intellectuelle

Droits d’auteur

L’AECG entraînera-t-il un renforcement de la protection des droits d’auteur?

  • L’AECG confirme le régime mis en place par les modifications à la Loi sur le droit d’auteur canadienne faites en 2012.
  • Ainsi, l’Accord invite le Canada et l’Union européenne à adopter des mesures visant à prévenir le piratage d’œuvres littéraires, musicales et cinématographiques dans l’environnement numérique et sur Internet.

Brevets pharmaceutiques

Quel sera l’impact de l’AECG sur le régime canadien de brevets pharmaceutiques?

  • L’Accord fournira une protection accrue pour les entreprises innovatrices.
  • Le Québec continuera à offrir à sa population un accès universel à tous les types de médicaments, par l’intermédiaire du régime public d’assurance médicaments.
  • Dans l’éventualité où des augmentations de coûts seraient à prévoir, le gouvernement fédéral s’est engagé à compenser les provinces et les territoires.

Services

Éducation

Quels impacts aura l’AECG sur notre système d’éducation?

  • Le système d’éducation du Québec ne sera pas affecté par l’AECG.
  • Comme c’est le cas dans tous les accords de commerce signé par le Canada, l’éducation au Québec (primaire, secondaire, collégiale et universitaire) est protégée.

Santé et Services sociaux

Quels impacts aura l’AECG sur notre système de santé?

  • Comme c’est le cas dans tous les accords de commerce signés par le Canada, le système de santé du Québec (incluant la Régie de l’assurance maladie du Québec) est exclu, ce qui signifie qu’il ne sera aucunement affecté par l’AECG.
  • Ainsi, rien dans l’AECG ne vient modifier notre système ou l’offre de services dans ces domaines.
  • L’AECG offrira un cadre de travail visant à favoriser la reconnaissance des qualifications professionnelles. Ceci pourrait aider le Québec à combler son besoin de main-d’œuvre spécialisée dans les secteurs de la santé et des services sociaux.

Travail et mobilité des personnes

Est-ce que l’AECG traite des droits des travailleurs?

  • L’AECG comporte un chapitre sur le travail par lequel les Parties s’engagent explicitement à respecter et à promouvoir les droits fondamentaux du travail.
  • Cette protection est garantie par la mise sur pied d’un mécanisme de règlement des différends prévoyant la possibilité de déposer des plaintes.

Comment le Québec s’assurera-t-il que les lois en matière d’équité salariale seront entièrement respectées au Québec?

  • Rien dans l’AECG ne vient modifier les lois concernant le travail au Québec, ni la capacité du gouvernement à les faire respecter.
  • Les entreprises européennes qui viendront s’installer au Québec devront se conformer aux normes québécoises en matière de travail, y compris celles relatives à l’équité salariale.

Est-ce que les engagements de l’AECG auront des impacts sur l’admission temporaire des travailleurs étrangers?

  • L’AECG contient des mesures visant à faciliter l’admission temporaire des gens d’affaires, notamment en raison des mouvements de personnel que suppose le développement de marchés à l’étranger.
  • L’AECG vise à réduire les obstacles réglementaires applicables afin de faciliter l’entrée temporaire de main-d’œuvre (ex. : avis relatif au marché du travail, quotas pour l’obtention du permis de travail).
  • Ces dispositions visent des catégories de travailleurs spécifiques (ex. : les investisseurs, les personnes mutées à l’intérieur d’une compagnie et les fournisseurs de services contractuels) et des secteurs d’activité déterminés (ex. : service après-vente, recherche et conception).
  • Ces engagements sont bien définis afin d’éviter des répercussions négatives sur la main-d’œuvre locale.
  • L’AECG ne touche pas aux exigences en matière d’emploi permanent ni aux règles en matière d’immigration.

Est-ce que l’AECG traite de reconnaissance des qualifications professionnelles?

  • L’AECG comporte un chapitre sur la reconnaissance des qualifications professionnelles qui met en place une procédure simple et transparente visant à faciliter l’établissement d’arrangements de reconnaissance mutuelle des qualifications.
  • L’AECG contribue à répondre aux besoins spécifiques du marché de l’emploi dans les secteurs, métiers et fonctions réglementés, tout en permettant aux autorités compétentes d’assurer la protection du public.

Télécommunications

L’AECG touchera-t-il aux restrictions en matière de propriété étrangère pour les entreprises de télécommunications?

  • Le Canada protège ses pratiques en matière de restriction à l’investissement et à la propriété étrangère dans le secteur des télécommunications par l’entremise d’une réserve.
  • Ainsi, les pratiques actuelles demeureront inchangées avec l’entrée en vigueur de l’AECG.

Le Québec et sa future Agence de solidarité internationale: participez au débat !

Vous le savez peut-être, notre gouvernement a l’intention de créer un Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI), pour affirmer la volonté des Québécois de renforcer leurs liens avec les peuples du sud, notamment en Francophonie, et pour adopter une approche basée sur les valeurs et les priorités québécoises que sont, entre autres, le respect mutuel et les rapports égalitaires.

L’Agence consolidera les actions de solidarité du Québec afin de leur assurer une portée plus grande et développera une synergie entre les acteurs québécois du domaine de la solidarité internationale afin d’augmenter leur efficacité.

Une consultation est en cours, avec l’AQOCI (L’Association québécoise des organisations de coopération internationale) et tous les acteurs québécois intéressés au domaine. Mais nous ouvrons maintenant cette consultation au public tout entier.

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