Un conflit créatif: Spécial Martine

Ce n’est pas une tradition proprement québécoise: détourner les titres de la série enfantine Martine. Mais les porteurs de carrés rouges ont fait leur effort sur la toile ces derniers mois. Voici mon tri:

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Mauvaise graine…

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En plus elle s’en prend aux médias. Laissez Sophie tranquille !

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Évidemment, avec la hausse…

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La mendicité n’a pas fonctionné…

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Il faut bien vivre…

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Elle écoute les pubs libérales à la télé…

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.. et ça marche !

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Conflit: La vidéo des humoristes

Voici la vidéo présentée en ouverture du spectacle de la Coalition des Humoristes Indignés ce lundi soir. On sent que les concepteurs connaissent très bien le monde de Mario Bros’.  C’est louche…

Texte et co-réalisation: Daniel Thibault, Pascal Barriault et Jérémie Larouche
Animation: Jérémie Larouche
Merci spécial à: Ghislain Taschereau (pour sa voix suave) et Léo-Bureau Blouin (pour son sens de l’humour)

Un conflit créatif: Spécial cinéma

Les créatifs s’inspirent de tous les modes d’expression pour passer le message revendicatif. Le cinéma est du nombre. J’ai mis ici en ordre d’ancienneté du film.

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D’après Le magicien d’Oz, de Victor Fleming.

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Inspiré de 2001, Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick

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D’après L’exorciste, de William Friedkin

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Fining. Tracution, l’imposition d’amendes. (D’après The Shining, aussi de Kubrick.)

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D’après Le Parrain, de Francis Ford Coppola

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D’après le film The Wall, d’Alsan Parker, adaptation de l’album de Pink Floyd

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D’après le dernier de la série Harry Potter.

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D’après Le dictateur, de Sacha Baron Cohen.

Et en prime, cette affiche qui circule au Québec mais qui a été produite par une association étudiante norvégienne:

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Ils contestent, ils débattent, ils sont en désaccord… Attention: Ils sont éduqués !

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Un conflit créatif: l’Art guidant le peuple II

Les créatifs s’en donnent à cœur joie, ces derniers jours, sur la toile, en détournant des œuvres d’art au profit de la crise étudiante. Voici mon tri:

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On les sent bien seuls… (l’Absinthe de Degas, détourné par Laurence Lemieux)

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La ministre St-Pierre, mais on ne sait si la scène est prise avant ou après les excuses. (D’après Le cri, d’Edvard Munch)

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Réunion du conseil des ministres. On semble suggérer que c’est la dernière. (Cliquer pour agrandir) D’après La dernière Cène de De Vinci

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Il y a même un peu de sculpture dans le lot… (d’après le David de Michel Ange)

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Énigmatique. Détournement: Marianne Papillon (D’après le Diptyque de Melun. de Jean Fouquet,

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Là, c’est clair !

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PLQ: Vos meilleurs slogans !

AvT99WRCQAQynUdOn a beau dire, les Québécois sont toujours prêts à rendre service! La preuve: vous avez été très nombreux à offrir vos idées de slogans au PLQ, qui semble un peu en panne d’inspiration ces temps-ci.

Voici mon tri de vos plus utiles trouvailles:

Stéphanie Breton:

Marchons ensemble à moins de 50!

Ian Ericksen:

Êtes-vous prêts?

Jean-François Trottier:

Avec nous, vous aurez des manifestations festives à chaque soir, de la musique de casserole, des dégustations de poivre de cayenne et le spectacle d’une commission d’enquête pendant des mois.

PLQ. Pour le nightlife.

Gilbert Poliquin:

Loi 78: Les deux mains sur le violent!

François:

Avec les libéraux, plus de grève de la faim, ce sont des boycott!

Eux-autres les carrés rouges, nous autres les post-it jaunes

Jean-Claude Saint-Amant:

Les deux mains sur le voleur.

Jean-François Caron:

Pour un printemps érable durable, votez PLQ!

Sébastien Robert:

PLQ: votez rouge au carré

Et mes préférées:

Pierre:

Avec Pauline Marois, c’est la rue.
Avec Jean Charest, c’est le trottoir!!

Jean-François Trottier:

Le PQ, c’est la rue
Le PLQ, c’est la même rue, mais deux fois plus cher

 

 

Au nom du PLQ, merci à tous les internautes !

Un conflit créatif: la contribution d’un eArtiste

Un artiste anonyme, ArtAc, rend disponible sur la toile des peintures numériques qu’il explique produire directement à l’ordinateur avec Photoshop et tablette graphique. Il n’y a donc pas de toile originale. Les internautes sont invités à télécharger et à afficher. Un eArtiste. On trouve sa page Facebook ici. Voici mon tri.

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« La lutte »

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La bravoure

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« Chez soi »

 

Un conflit créatif: l’Art guidant le peuple!

La couverture du groupe Mise en demeure détournant le tableau « La liberté guidant le peuple » en y insérant Amir Khadir et Jean Charest introduit une nouvelle phase dans l’iconographie du printemps érable. Voyons-voir:

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L’original

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La version Mise en demeure avec le décodage du JdeM: 1 – La « Liberté », a été remplacée par « Bananarchiste » qui tient le drapeau anarchiste. 2 – La tête coiffée d’un chapeau haut de forme et tenant un mousquet, Amir Khadir. 3 – À ses pieds gît Jean Charest, à demi-nu. 4 – Un policier anti-émeute du SPVM à genoux devant « Bananarchiste », comme prosterné. 5 – Près d’un cadavre en uniforme, une casquette d’officier allemand. 6 – L’un des révolutionnaires remplacé par un manifestant cagoulé.

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Une version précédente, liée à l’écologie et aux étudiants

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Une version plus ludique circulant aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

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Une autre idée, moins guerrière. Je vous laisse reconnaître les protagonistes ajoutés à La naissance de Vénus par Bouguereau, modifié par Marc-André Brière

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Délires…

green-ladies-communist-shirt-443-150x150Il se dit et s’écrit des choses étranges, délirantes, ces temps-ci au Québec.

L’exemple vient de haut. Le Premier ministre du Québec et ministre de la jeunesse, Jean Charest, expliquait ce lundi que « Ce n’est plus un débat sur la hausse des frais de scolarité. C’est l’extrême-gauche qui tente d’intimider la population. »

On lui accorde que l’extrême gauche existe, que les casseurs existent, que des ignobles envoient des lettres avec de la poudre et que tout cela doit être dénoncé.

On lui souligne aussi que le pourrissement de la situation dont il est le grand responsable contribue à radicaliser des jeunes qui, autrement, seraient sagement en train de préparer leurs examens.

Autrement ? Oui. Car on ne dit pas assez que cette crise aurait pu se conclure le 31 mai, si le gouvernement Charest avait simplement accepté la dernière offre étudiante, à coût nul pour l’État, et par laquelle les étudiants offraient de payer de leur poche droite — baisse de leur crédit d’impôt — ce qu’ils ne voulaient pas payer par leur gauche — la hausse des deux premières années. Il faut le rappeler: c’est par pur réflexe de relations publiques, soit la crainte de sembler reculer, que le gouvernement a refusé cette offre et a préféré mettre un terme aux négociations.

Parmi les délires qu’on lit à répétition il y a donc celui voulant que les étudiants n’aient cédé sur rien. Or ils ont cédé sur leur revendication principale, l’annulation de toute la hausse. A deux reprises, ils se sont montrés prêts à renoncer à cette position en échange d’un gel temporaire, financé autrement, et d’une promesse de discussions qui n’entrainaient aucun résultat certain.

Mais revenons à l’extrême gauche du Premier ministre. Sa volonté de définir l’ensemble d’un mouvement social autour de sa seule faction violente est d’une malhonnêteté intellectuelle qu’il a peut-être héritée de l’Union Nationale qui assimilait, jadis, PQ et FLQ. Sa ministre de la culture en a fait autant, équivalant carré rouge et violence, même lorsque des poètes arborent le carré.

Nous approchons-nous de « l’insurrection appréhendée » ?

Nous sommes donc aux prises avec une volonté gouvernementale affichée de diaboliser les centaines de milliers de québécois de tous âges qui expriment, dans la rue, leur opposition au régime. Cette diabolisation peut être utile en préparation de l’application de la délirante loi 78 dont on verra toutes les dents à la mi-août, au moment de la reprise forcée des cours. Il sera intéressant de suivre l’application de l’article 30, selon lequel « quiconque aide ou amène une autre personne à commettre une infraction visée par la présente loi commet lui-même cette infraction ».

C’est à ce moment que, selon ce qu’en a dit sa ministre responsable Michèle Courchesne à l’Assemblée, les policiers et juges détermineront si l’envoi d’un courriel ou d’un message tweet favorable à la poursuite de la grève pourra être ainsi passible d’une amende équivalente à celle imposée à un étudiant qui tente effectivement de bloquer le passage ou à un professeur qui jugera qu’il ne peut donner son cours dans ce climat ou à un directeur d’établissement qui posera le mêle jugement.  Nous sommes, là, dans le délit d’opin’ion.

Le cas Amir

Vient s’ajouter à ce contexte délétère un tir groupé, plus large, sur le député de Québec solidaire. D’abord autour de son arrestation lors d’une manifestation illégale à Québec. De partout, y compris du PQ, on a entendu dire qu’il y avait une règle non écrite selon laquelle les élus ne pouvaient se mettre en situation de désobéissance civile contre une loi qu’ils considéraient comme contraire aux droits fondamentaux.

Cette règle n’existe pas. Chaque élu doit se déterminer en fonction de ses convictions et, bien sûr, en subir les conséquences. Des dizaines de députés péquistes ont d’ailleurs participé à des manifestations de casseroles dans leurs patelins, manifs qui étaient non seulement non-conformes à la loi 78 mais dont l’existence même exprimaient un rejet de la loi.

La seule différence ici est que les députés péquistes ont participé à des cortèges dont ils pouvaient penser qu’ils seraient tolérés par la police (qui n’applique pas la loi) et qu’Amir, lui, avait de bonnes raisons de penser que la police de Québec allait l’appliquer, comme c’est son habitude.

Déserté par des parlementaires qui auraient pu montrer un peu plus de sollicitude, le député Khadir devait subir ce lundi une extraordinaire chronique de Joseph Facal, imaginant un Québec dictatorial, présidé par un Amir Khadir ayant ordonné l’exécution de ses opposants politiques, y compris de gauche, et venant visiter Facal dans sa cellule.

Passons sur l’insensibilité qu’il faut pour décrire comme un geôlier sanguinaire un homme dont la fille est au même moment en cellule et sur la décision du scribe de s’en prendre, en plus, à cette jeune femme dans son délire.

Mais ce texte participe d’une tentative plus globale d’assimiler Québec solidaire et son programme radical, certes, mais écologiste, féministe et foncièrement démocratique à la gauche stalinienne avec laquelle il est pourtant en rupture totale.  On sent, ici, une claire volonté de désinformer ou alors une volonté ferme de rester désinformé.

On est d’autant plus surpris du procédé que Joseph est membre d’une famille politique, souverainiste, régulièrement diabolisée par certains de ses critiques, qui ne se gênent jamais pour associer la défense du français à du nazisme.

Amir et le 1%

Bon, je ne puis cependant terminer ce tour d’horizon des délires sans souligner celui commis par Amir Khadir lui-même dans le dernier texte où il explique pourquoi une entente tactique avec le PQ n’est ni souhaitable, ni envisageable. Il y parle de la « dictature effective » du 1%, avec lequel dans les faits ( quoi qu’en dise son programme) le PQ a toujours montré qu’il n’a pas de problème! »

Soupirs… On est pas sortis du bois !

Vite, aux urnes ! Le conseil du quotidien Le Monde à Charest

jean-charest-PICTURE-150x150Dans un éditorial publié en première page, intitulé « Les risques du pourrissement »,  l’influent quotidien Le Monde n’est pas tendre envers le premier ministre Jean Charest et sa gestion de la crise étudiante.

Évoquant l’ampleur de la mobilisation engendrée par une loi spéciale dont les « mesures semblent sévères par rapport à l’enjeu », le quotidien diagnostique en plus de l’usure du pouvoir libéral et de son niveau d’impopularité, la présence au Québec d’une sensibilité distincte:

Seule province canadienne dont le français est l’unique langue officielle, le Québec forme une société distincte par sa culture au sein du Canada. Son particularisme deviendra-t-il aussi idéologique ? Les questions de justice sociale, de respect des libertés et aussi de l’écologie y sont ressenties de façon plus épidermique que dans le reste du Canada.

Le quotidien avait préalablement publié des lettres ouvertes entre autres de M. Charest, de Gabriel Nadeau-Dubois, de Richard Desjardins, de Normand Baillargeon, de François Ricard et de Louise Beaudoin. Un portrait de Martine Desjardins, de la FEUQ, sera publié sous peu. En édito, l’auguste journal donne un conseil au Premier ministre québécois: déclencher des élections.

Le chef du gouvernement fédéral, le très conservateur Stephen Harper, fait peu de cas de ces thèmes. Son homologue provincial Jean Charest – ex-conservateur à Ottawa, devenu libéral à Québec – s’inspire du même néocapitalisme, porté jusqu’à l’Arctique, à travers un ambitieux plan de développement du Grand Nord québécois. Au-delà des frais de scolarité, les étudiants québécois abordent en filigrane un choix de société. En démocratie, mieux vaut le trancher par la tenue d’élections anticipées que par la prolongation d’une répression qui ne saurait être la solution.

Carré rouge et ministre de l’Inculture

image3C’est certain, on ne s’attend pas à beaucoup de hauteur de la part des membres du gouvernement Charest, surtout par les temps qui courent.

Mais on ne peut simplement pas passer sous silence la diatribe de la ministre de la Culture — de la Culture ! — contre un des plus remarquables talents que le Québec contemporain ait produits : Fred Pellerin.

En plus d’être conteur, poète et auteur de chansons, Pellerin a su mettre en images son imaginaire et exporter dans le reste de la Francophonie l’extrême singularité québécoise qu’il incarne. Il est, de plus, progressiste, écologiste et indépendantiste et a associé son nom et son renom à bon nombre de causes qui ont pour dénominateur commun d’être en porte-à-faux avec le gouvernement Charest.

C’est pourquoi il a indiqué, sans la moindre agressivité, qu’il préférait ne pas recevoir l’Ordre du Québec dans le climat actuel :

« J’ai été touché. Et on est dans le peu-dire. J’ai été viré à l’envers de fierté. […] J’en suis flatté, dans le sens du poil debout sur les bras. […] On allait me piquer à la veste un bout de brillance au nom du peuple québécois. Mon peuple. Mais il se trouve que ce peuple, à qui on me demande de faire honneur en tant que membre de l’Ordre, se trouve présentement plongé dans une crise sociale d’ampleur. Je m’en voudrais de célébrer et de trinquer à l’honneur de ce peuple dans le contexte actuel, où même notre démocratie se fait secouer par la base. »

Lorsqu’on reçoit cette lettre de quelqu’un qu’on veut honorer, on s’incline en silence, surtout si on a un peu de culture et de savoir-vivre. Mais voici la pique que Christine St-Pierre a servie au poète :

« Il a le droit de porter le carré rouge, on est dans la liberté d’expression, mais nous on sait ce que ça veut dire, le carré rouge, ça veut dire l’intimidation, la violence, ça veut dire aussi le fait qu’on empêche des gens d’aller étudier. Pour nous, c’est ce que ça veut dire et pour une grande, grande, grande partie des Québécois, c’est ce que ça veut dire. »

On aurait entendu le ministre de l’Agriculture ou de la Sécurité publique proférer de telles âneries, on aurait haussé les épaules. Mais que l’ancienne journaliste Saint-Pierre, qui a pour mandat d’accompagner les artisans québécois de la culture, donc de comprendre leur sensibilité — sans avoir à la partager —, donne une lecture aussi tronquée, limitée et pour tout dire bornée de la signification que revêt pour des centaines d’artistes et des centaines de milliers de Québécois ce carré rouge dépasse l’entendement.

Qu’elle ose mettre dans le même sac la gentille sensibilité de Fred Pellerin avec les mots « violence » et « intimidation » est une insulte à l’homme, à l’intelligence et à la fonction même de ministre de la Culture.

Au mot « inculture », le Larousse nous dit : Manque de culture intellectuelle.

Il serait donc opportun qu’un député propose ces jours prochains une motion de changement d’intitulé pour le ministère de Mme Saint-Pierre.