Petite semaine (intégral)

La Commission canadienne des droits choisit une petite fille voilée comme symbole des droits et libertés. (Et la photo est tirée d’une manif anti loi 21.)

Comment a été votre semaine ? Tranquille ? Moi aussi. Enfin presque. J’étais en vacandes à la plage à Old Orchard avec mes filles et j’ai momentanément mis de côté le roman que je lisais (Mille Secrets, Mille Dangers, d’Alain Farrah, très bon) pour fureter un instant sur Twitter. J’y ai vu que HEC a choisi de montrer une jeune femme voilée pour promouvoir une maîtrise conjointe avec l’Algérie.

Riposter (intégral)

On en apprend des choses lorsqu’on lit le Globe and Mail. Tenez, pas plus tard que ce samedi, cette information choquante. Avec le projet de loi 96, « il ne sera pas permis à un médecin, même en privé dans son bureau, de parler à ses patients en anglais – ou en mandarin ou toute autre langue – même si c’est la langue préféré des deux parties ». Cette restriction ne sera levée, y explique l’auteur, que pour les Anglos qui ont eu droit à l’école anglaise et pour les immigrants pendant les premiers six mois de leur séjour.

Les Pitounes et moi (intégral)

L’autre samedi, amis et inconnus bienveillants m’ont avisé que mon nom circulait sur Internet pour une raison qui ne leur apparaissait pas optimale à la bonne gestion de mon image publique. Sur le site Reddit, une entrée s’intitulait « Lisée follow des drôles de comptes sur Instagram. » Suivait une capture d’écran attestant que j’étais abonné au compte « Bonjour Pitoune », dont le slogan est « Chaque jour, les plus beaux rondins de bois ».

Le bulletin des journalistes

Les journalistes et les chroniqueurs ont l’habitude de distribuer accolades et taloches, en fin d’année, aux personnes qui, dans notre société, ont eu le cran de demander aux citoyens de voter pour eux pour obtenir le privilège de gérer les affaires de la cité et de recevoir, donc, accolades et taloches.

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir.)

Lire: Les traces laissées par Petrowski dans nos mémoires

Nathalie Petrowski, La Presse, Le DevoirC’était la première chose qu’on lisait. Quelles méchancetés allions-nous trouver, ce matin, sous la plume de Nathalie Petrowski ? Qui serait sa victime ? Surtout, comment serait-elle dépecée ?

Ce serait savoureux, nous le savions. La plume acérée de cette jeune critique devait démontrer, par la force de sa phrase et l’ampleur de son vocabulaire assassin, autant que par ses arguments, sa supériorité morale et intellectuelle sur toute la quétainerie dont nous affligeait le Québec non-branché des années 1970 et 1980. Le matériel ne manquait pas.