La pub antiféministe du 8 mars (intégral)

La semaine dernière, au moment de souligner la Journée internationale des droits des femmes, comment pouvions-nous ne pas songer à la régression qui s’est déroulée sous nos yeux depuis le départ des forces américaines d’Afghanistan en septembre ? On reprochera ce qu’on voudra à l’action des alliés, dont le Canada, mais notre présence aura au moins donné aux Afghanes deux décennies de liberté. Depuis, la chape de plomb islamiste leur interdit de sortir seules, de diriger des entreprises, de marcher la chevelure au vent. Dans la république islamique voisine d’Iran, l’année écoulée fut celle de la bravade. Régulièrement, les réseaux sociaux nous montrent des Iraniennes enlevant leur voile au risque d’être arrêtées par les gardiens de la pudibonderie obscurantiste locale. Sur les réseaux, les mots-clics #ForcedHijab, dénonciateur, et #FreeFromHijab, libérateur, ont pris de l’ampleur, ainsi que celui #LetUsTalk, qui vise aussi les musulmanes d’Occident.

Vive Noël, fête paienne !

L’heure est au criblage. Des variants, bien sûr. Mais aussi de nos habitudes, de nos traditions, de notre bagage. Le respect dû aux anciens et au passé est mis en balance avec les exigences du plus grand rassemblement possible.

Ce travail de synthèse est délicat. Faut-il, au nom de la célébration de la diversité, insérer des chansons en anglais aux spectacles de la Fête nationale, autres que I’m a frog de Robert Charlebois ? La présence des chansons en langue autochtone est permise depuis longtemps et Les Colocs avait son couplet en wolof. Mais l’anglais ?

L’âme existe, le juge l’a dit ! (version intégrale)

Comme Napoléon, le juge Blanchard tire ses certitudes de Dieu.

Pendant des millénaires, philosophes et théologiens ont épuisé les ressources de la rhétorique pour tenter de démontrer l’existence de l’âme humaine. Ils n’ont jamais atteint de certitude. L’absence de l’âme étant inconcevable, sa présence doit être arrachée au néant par la seule puissance de la déduction.

Une bonne semaine pour l’Islam (version intégrale)

La semaine a été bonne pour les organisations de promotion de l’Islam et pour leurs idées. Un peu moins bonne, cependant, pour nos concitoyennes musulmanes non-pratiquantes. Moins bonne encore pour les partisans de la laïcité.

Le hasard du calendrier a regroupé trois nominations. À Montréal, une ex-porte-parole du Conseil canadien des Musulmans a été nommée commissaire anti-raciste. À Ottawa, l’ancien président de la Fédération Canado-Arabe est devenu ministre des Transports. À Toronto, une journaliste musulmane voilée animera une émission d’affaires publiques pancanadienne.