Le vrai côté obscur de Jean Charest

Il n’est absolument pas impossible que Jean Charest devienne, d’ici quatre ans, premier ministre du Canada. Oui, il a présidé à une période trouble de l’histoire récente du Québec. Oui, il a déclenché des élections en cachant aux Québécois que la Caisse de dépôt venait de perdre 40 milliards de dollars et en promettant qu’il ne ferait pas de déficit malgré la crise financière de 2008, ce qui était clairement mensonger. Oui, l’immense majorité des Québécois ont jugé que son gouvernement était corrompu. Oui, il est à ce jour le suspect numéro un dans une enquête sur la corruption menée par l’UPAC.

Legault, l’aplaventriste

On pourra dire qu’en quelques jours, en décembre 2019, le premier ministre François Legault, qui se dit « nationaliste », a envoyé un signal fort à Ottawa, à Washington et aux partenaires commerciaux du Québec: en matière commerciale, il pratique l’aplaventrisme.

Sur la question du nouvel Alena, d’abord. Dès la signature sèche, alors qu’on fait la listes des gagnants et des perdants, il est immédiatement clair que l’entente est encore plus favorable à l’Ontario que sa version précédente. En plus d’endiguer la concurrence mexicaine dans l’automobile, les producteurs ontariens d’acier obtiennent la garantie que seul l’acier nord-américain sera utilisé dans la production automobile continentale.

Le mauvais coton de Québec solidaire

« Québec solidaire file un mauvais coton ».

On doit l’expression à Pascal Bérubé, chef intérimaire du PQ. C’était au lendemain du sondage Léger révélant que la formation de gauche avait perdu le tiers de ses appuis dans l’électorat. Le tiers, en huit mois. C’est énorme.

Trudeau, Chrétien et la malédiction des micros cachés

La règle, en politique et en journalisme, est de considérer qu’un micro est toujours actif, même si la lumière rouge est éteinte, la séance est levée, le direct est terminé.

Cela n’a pas empêché plusieurs chefs politiques de prononcer des remarques non-censurées devant ces micros, ce qui nous donne un aperçu de ce qu’ils disent vraiment lorsqu’ils pensent qu’on ne les écoute pas.

Médecins 99% / Legault -9%

FMSQ, Diane Francoeur

« Le plus beau jour de mon mandat ! » – Diane Francoeur

Disons que vous souhaitez arracher une concession majeure dans une négociation avec un adversaire coriace. Et que vous pensez avoir eu gain de cause. Mais voilà que vous entendez votre adversaire annoncer la chose à ses troupes en affirmant, tout sourire, que c’est « le plus beau jour de son mandat ». Suivent des applaudissements nourris. Ne devriez-vous pas vous interroger sur l’ampleur de votre victoire ? Sur son existence même ?