USA : Les progrès du coup d’État

« Je me fiche complètement de savoir pour qui les gens vont voter. Ce qui m’intéresse extraordinairement, par contre, est ceci : qui va compter les votes ? » Joseph Staline aimait dire les choses crûment. Son ministre de la justice avait un jour confirmé que la constitution de l’URSS protégeait bien « la liberté d’expression ». Mais, avait-il ajouté, elle ne protégeait pas « la liberté après l’expression ». Riche nuance.

(Une version de ce texte a d’abord été publiée dans Le Devoir.)

Voir: le 11 septembre, bien au-delà des tours

Je sais, vous êtes au bord de l’indigestion de documentaires sur le 11 septembre. Je ne vous en proposerai pas. Mais si l’événement vous a ouvert l’appétit pour la politique américaine de l’époque, je vous propose un excellent programme double. Les films consacrés à George W. Bush et à son vice-président Dick Cheney. Ce sont deux bijoux.

USA: Le coup d’État de janvier 2025

D’ordinaire, les conspirations s’ourdissent dans la plus grande discrétion. Les comploteurs se réunissent dans des pièces sans fenêtres, communiquent par code, distribuent l’information au compte-gouttes. Seuls quelques initiés connaissent le plan d’ensemble, la date et l’heure du forfait.

(Ce texte fut d’abord publié dans Le Devoir.)

De la social-démocratie en Amérique

Les républicains qui se sont opposés — tous, sans exception — au plan de relance du président Joe Biden ont évoqué un argument solide. Les 2000 milliards de dollars, a par exemple expliqué Liz Cheney, « ne visent pas tant à lutter contre le virus qu’à redistribuer la richesse ».

Comment l’élection du PQ a forcé Pierre Trudeau à aimer l’Oncle Sam

Les archives parlent ! Des dépêches diplomatiques récemment déclassifiées révèlent que Pierre Trudeau et son ami financier Paul Desmarais discutaient de saboter économiquement le Québec dans les semaines suivant l’élection surprise du Parti québécois en novembre 1976.

Pierre Trudeau l’évoque directement avec l’ambassadeur américain Tom Enders, qui prend des notes. Paul Desmarais en dévoile encore davantage dans sa propre rencontre avec l’ambassadeur, affirmant que « l’idée serait de faire monter le chômage au Québec, de 10% actuellement, à 15 voire 20% d’ici un an ». Ce plan, de toute évidence, n’a pas été mis à exécution.