Charles Milliard tient vraiment à nous convaincre qu’il est un « fier francophone ». Il en veut pour preuve, nous a dit le chef libéral la semaine dernière, que son père et sa mère « ne parlent pas un mot d’anglais ». S’ils avaient au contraire été des lecteurs de la Gazette et des auditeurs de CJAD, ils auraient pu éviter à leur fils de s’enfarger dans la première disposition de dérogation venue. L’opposition acharnée de l’électorat anglophone et de leurs médias, à la fois à la loi 96 et à toute utilisation de cette disposition, est assourdissante.
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Pendant ce temps, chez Éric Duhaime…
On se bouscule ces jours-ci pour participer aux funérailles de la Coalition avenir Québec (CAQ). Pourtant, s’il est vrai que les sondes indiquent que le parti est en phase finale, il n’est pour l’instant qu’aux soins intensifs, pas à la morgue.
Cela n’empêche ni le Parti québécois (PQ) ni le Parti conservateur du Québec (PCQ) de rôder autour des orphelins caquistes présumés, le premier aguichant principalement ses électeurs, le second voulant aspirer ses organisateurs et, pourquoi pas, un ou deux de ses députés. Nous sommes, après tout, en pleine saison canadienne de la chasse aux transfuges. L’attention de ces repêcheurs se tourne principalement vers les déçus de la course à la chefferie, ceux qui avaient choisi comme porte-étendard le nationaliste récemment très déporté sur le centre droit, Bernard Drainville.
Le syndrome de l’imposteur (intégral)
Quand le chef et fondateur de la Coalition avenir Québec, François Legault entre dans l’anti-chambre du Salon rouge, en ce 15 novembre 2016, il se trouve en présence d’une rare concentration de leaders indépendantistes. Lucien Bouchard y est, comme Bernard Landry, François Gendron, dont on souligne le 40e anniversaire de vie politique, et moi, alors chef du parti.
Girouettes ?
Je le trouvais très convaincant, moi, Bernard Drainville, lorsqu’il nous parlait de la place du secteur privé dans la santé. Discutant du transfert au privé de certaines chirurgies, il savait parler au « vrai monde » : « Entre vous et moi, là, les cliniques privées, elles ne feront pas ça pour les beaux yeux du ministre, là. Si on s’en va vers le privé, il faut que le privé fasse un petit peu d’argent, il faut que la clinique privée fasse un petit profit. Alors, ce serait intéressant de voir quelle est la marge de profit de la clinique privée et voir si cette marge de profit là effectivement compense le gain d’efficacité que le privé va générer. Permettez-moi d’être très sceptique là-dessus. » C’est vrai ça. C’était en point de presse le 22 janvier 2009.
Le temps de la modestie
Comme je plains les concepteurs des plateformes électorales de nos partis politiques. À moins de cinq mois du déclenchement de la campagne, ils s’affairent ces temps-ci à aligner propositions et chiffres aptes à aguicher l’électeur indécis.
Mais, plus que pour n’importe quel cycle électoral précédent, ils se heurtent à trois obstacles géants.
Montréal, Ville Marie-Madeleine?
Si Tump était futé
Les diplomates canadiens à Washington aimeraient bien savoir qui se cache derrière le pseudonyme « Mukden ». Ce personnage a publié il y a deux semaines un texte informé et argumenté sur ce que devrait être la stratégie de Donald Trump pour arriver à ses fins : avaler le Canada. Ils voudraient savoir s’il s’agit d’un étudiant brillant et retors ou d’un membre du gouvernement Trump, également brillant et retors, qui souhaite faire avancer ses thèses sous couvert de l’anonymat.
PSPP, judoka référendaire
À la longue, on serait en droit de conclure que le destin (le malin ?) s’amuse à nous jouer un mauvais tour : faire en sorte qu’une pluralité de Québécois souhaite porter au pouvoir une formation politique, tout en rejetant son projet principal. Ce n’est pas la première fois que ça se produit. Si le Parti québécois (PQ) emporte les élections d’octobre, ce sera la cinquième fois. Avouez que c’est louche.
Monsieur Tempête et Madame Pas-de-vagues
Il a 61 ans, elle en a 54. Mais, c’est étrange, ils donnent l’impression d’être issus de générations complètement distinctes. Bernard Drainville semble porteur d’un lourd fardeau. De batailles épiques, de choix déchirants. Il en a gardé une couenne épaisse, zébrée d’impressionnantes cicatrices. Christine Fréchette semble avoir le sourire dans les yeux, le pied léger, l’entrain de celle qui a contourné les obstacles et à qui la vie a balisé un chemin vers le sommet.
L’increvable troisième voie
Il y a foule, ces jours-ci, vers la porte de sortie de la Coalition avenir Québec (CAQ). On entend de glauques prédictions sur la mort prochaine de la formation politique. L’acte de décès est dressé, la date y est indiquée : le 5 octobre prochain, jour d’élection. On multiplie les autopsies anticipées.








