Valeurs : la bienheureuse volte-face de la CAQ

Il y a des pratiques détestables, en politique. Plusieurs. Une m’a toujours irritée au plus haut point : la réaction des médias et de l’opposition lorsqu’un gouvernement, sensible à la discussion et à la critique, corrige le tir, assouplit sa position, se rend aux arguments sensés qu’il a entendus, et ne fait pas tout à fait — ou pas du tout — ce qu’il s’était engagé à faire.

Lire: Le chapitre manquant de « PLQ Inc. »

Le sous-titre de l’excellent ouvrage du Bureau d’enquête de QMI, « PLQ inc. » est : « Comment la police s’est butée au parti de Jean Charest. »

Il n’y a pas de point d’interrogation. C’est une affirmation. Le mot « buté » est choisi à dessein. Selon Larousse, il signifie notamment: « être arrêté par une difficulté qui empêche le cours normal d’une action ».

Le cours normal de l’action, dans ce cas, est que la police fait enquête, puis que des accusations sont déposées, puis que les coupables vont en prison.

L’exécrable et excellent calcul non-écologique de François Legault

environnement, CAQ, François LegaultVous souvenez-vous des grandes manifs de 2012 ? Pas seulement celles, quotidiennes, du printemps érable, mais également de celle pour l’environnement, regroupant 300 000 personnes ? Alors, un record.

Le Québec était en mouvement. Quelque chose allait changer. Le statu quo était derrière nous. La vague était irrésistible.

Pourtant, au jour du vote, le 4 septembre, 58% des Québécois sont allés appuyer des partis, le PLQ et la CAQ complètement opposés au sens du printemps érable. C’est à grand peine que le PQ s’est faufilé au pouvoir, minoritaire, avec 32 % des voix.

En 1995, Jacques Chirac avait choisi son camp: le Québec

Jacques Chirac, Jacques Parizeau

Avec Jacques Parizeau et Philippe Séguin en janvier 1995, Chirac annonce aux journalistes que la France sera la première à reconnaître une victoire du Oui.

On dira ce qu’on voudra de Jacques Chirac. Et il y a beaucoup à dire. Mais sa fidélité au Québec aux moments cruciaux du référendum de 1995 fut en tous points remarquable. Objet d’énormes pressions de la part d’Ottawa, il a résisté et a choisi son camp: le Québec !

La démission qui vous coûte 600 000 dollars

Sébastien ProulxJ’aime beaucoup Sébastien Proulx. Il a été de loin le meilleur ministre de l’éducation de l’ère libérale. Pragmatique, compétent, sympathique, il était à mon avis le meilleur chef que le Parti libéral aurait pu se donner.

Mais il est parti. La semaine dernière, soit onze mois après sa réélection dans sa circonscription, il a expliqué avoir beaucoup réfléchi. « J’ai décidé de me choisir » a-t-il expliqué candidement. Il s’est trouvé un autre emploi.