Marteau-piqueur et lois fédérales

Comment faire sauter une loi fédérale...

Comment faire sauter une loi fédérale…

En détruisant une dalle posée par Postes Canada, le maire Denis Coderre a posé… un geste de souveraineté !

En effet, le maire de Montréal a décidé que la loi fédérale qui donne à Postes Canada le pouvoir de couler du ciment où bon lui semble sur le territoire québécois et contre le vœu des élus locaux devait voler en morceaux. C’est tout de même quelque chose, de la part d’un des anciens lieutenants de Jean Chrétien.

Mieux encore, l’Union des municipalités applaudit !

Malaise du côté du gouvernement Couillard, où le ministre Pierre Moreau a joué les Capitaines Canada contre Coderre:  « ce n’est pas un exemple à donner. Ce n’est pas la façon de marquer le point » a dit celui qui est membre d’un gouvernement qui n’arrive pas à marquer un seul point face au gouvernement fédéral.

L’affaire de la dalle de Postes Canada est utile pour rappeler aux Québécois qu’ils ne sont pas, chez eux, tout à fait chez eux. Des lois fédérales donnent priorité aux organisations fédérales et au CN et au CP sur les considérations locales. Ottawa peut détruire le registre des armes à feu même contre les conseils de sa propre Cour suprême. Et l’Office national de l’énergie pourrait décider de nous imposer un pipeline.

L’affaire illustre aussi l’absolue incapacité du gouvernement Couillard de défendre le Québec. Pourquoi Pierre Moreau, qui doit porter la voix des municipalités, n’avait pas convaincu Postes Canada de mieux se tenir ? C’est qu’il n’a aucun pouvoir, tout fédéraliste qu’il soit, sur les gens qui nous gouvernent vraiment, à Ottawa.

Il y a bien une solution. L’indépendance.



31 réflexions au sujet de « Marteau-piqueur et lois fédérales »

  1. C,est bon de vous lire à nouveau.

    Petit bémol au sujet du maire Coderre. Les médias (et le gouv. du Québec) sont plutôt gentil face au geste de Coderre , simplement parce que les deux sont fédéralistes.

    Si par exemple ce geste avait été posé par la mairesse de Longueuil, soyez assuré que Radio-Can, Gesca-La Presse et le ministre Moreau, aurait dénoncé avec véhémence ce geste et aurait réclamé une poursuite au criminel.

    La bienveillance médiatique à l’égard de Coderre est sans limité , quand la Presse plus le présente comme le « Premier ministre de Montréal », tout le discours de Gesca, et l’attitude fédéraliste radicale du gouv. Couillard prépare le terrain à un néo-partitionisme de Montréal (on lamine les pouvoirs du Québec et on glorifie et sanctifie le héros de la ville-état-métropole…)

    ne vantez pas trop Coderre il est la figure de proue du néo partitionisme du Québec

  2. Bonjour,

    Le bon peuple lecteur de M. Lisée voit tout juste dans le geste spectaculaire s’il en est du maire Denis Coderre, un geste résolument autonomiste, pour ne pas dire souverainiste.
    Il faut tenir compte des circonstances dans lesquelles monsieur Coderre pose ce geste, c’est-à-dire en pleine campagne électorale fédérale et il faudra voir ce que l’équipe Trudeau va faire de ces brillantes images en pleine campagne électorale.
    D’un bout à l’autre du ROC, les analystes ne manqueront de signaler je passé libéral de M. Coderre, les analystes d’ici n’étant pas portés à souligner ce trait de caractère, se satisfaisant plutôt de le désigner comme maire de Montréal
    Cela dit, bravo pour votre retour M. Lisée.
    Réal Pelletier,
    journaliste retraité.

  3. Tiens tiens M. Coderre, on aime pas ça quand les autres nous imposent quelque chose contre notre gré…

    Vos employés pensent de měme lorsque vous appliquez votre marteau-piqueur sur nos fonds de pension!

    Svp, pensez-y lors des prochaines « négociations »…

  4. Michèle Clément:  » Trudeau a dit un jour que si l’indépendance était bonne pour le Québec, ce serait lui qui la ferait. » ET IL L’A FAITE!!!
    Mme Wynne, première ministre de l’Ontario l’a dit à M. Couillard en ces termes: « … le fruit n’était pas mûr pour une reprise des pourparlers visant à réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel dont il est exclu depuis 1982. (LA PRESSE, 22 août 2014) EXCLU & RÉINTÉGRER ne sont-ils pas des termes assez forts pour faire comprendre au P.Q. et au BLOC que le Québec est SOUVERAIN? Ou sont-ils devenus fédéralistes? J’opte pour cette seconde échappatoire car depuis Lucien Bouchard, les deux partis se sont fait infiltrer par les fédéralistes qui mènent la pluie et le beau temps et qui dirigent les membres séparatistes dans les ornières qu’ils ont préparées.
    Il ne reste qu’à faire valider le commentaire de Mme Wynne par l’ONU et à séparer les pouvoirs entre les deux états. Plus signer des ententes de gré à gré pour différentes réquisitions de territoire comme les douanes et la libre circulation de l’Ontario au Nouveau-Brunswick, par exemple.
    Aucun impôt à Ottawa. Aucune autorité juridique canadienne (M. Coderre n’a pas à s’en faire). Aucune dette du Québec envers le Canada, au contraire.
    Les deux référendums ont été illégaux et inutilement onéreux en argent et en travail. Le prochain référendum devra être organisé par les fédéralistes qui veulent rentrer dans le Canada et continuer à se faire voler. Comme par exemple: payer plus d’impôts sur leurs dividendes que les autres Canadiens avec perte totale de 21% en 7 ans; se faire voler 14 milliards de dollars dans le fonds d’assurance-emploi destiné à subvenir aux besoins des chômeurs; se faire mentir sur la péréquation; se faire voler les bancs de poissons par Terre-Neuve; être obligés de payer pour le système ferroviaire de l’Ouest sans en devenir propriétaires…
    Mon dossier comporte plus de 50 façons dont le Canada manipule le Québec en diminuant l’économie de la province francophone.

  5. Bonjour M. Lisée
    Tout d’abord, comme d’autres l’ont dit, c’est bon de vous lire à nouveau.
    Mon premier commentaire sur cette affaire est à l’effet que notre homme est égal à lui-même: carriériste invétéré, il tire sur tout ce qui bouge. Populiste et démagogue sans scrupule, je lui souhaite de se retrouver devant les tribunaux, mais malheureusement cela serait aux frais du peuple innocent qui applaudit ses gestes qui n’ont rien d’édifiant sur le plan du respect des conventions sociales.
    Mon deuxième commentaire est à l’effet que ce triste personnage n’a rien d’un souverainiste, si tant est que vous faîtes une intelligente démonstration de la nécessité de faire du Québec un pays. Mais alors, on peut se poser la question: quel serait le comportement de Coderre si une éventuelle Société des Postes du Québec adoptait le même genre de comportement que celui de Postes Canada? On peut croire que pour entretenir son image de Superhéros-twitter, il agirait de la même façon.

  6. Avec des gestes comme ceux-là M.Coderre, nous sommes entre bonnes mains et gros bon sens !
    Quand respect et dignité sont à l’ordre du jour et du geste cela nous tellement de biien ! Et nous donnent confiance !
    Merci ! Et bon retour à chacun d’entre nous engagés sur la route de l’Indépendance !
    Bernadette Martin

  7. Heureux retour en campagne fédérale où le Bloc devrait faire mieux que 21% et pousser plus.

    Tout geste d’un élu contre Ottawa et ses créations est un bien.

  8. Une indépendance sous les contrats de l’AECG, mais quelle indépendance espérez-vous, outre celle ($$$) de nos petits prédateurs qui salivent à compétitionner les marchés européens.

    De toute manière vous ne parlez jamais d’une véritable alternative.
    Seulement la petite politique des équilibrages économiques sous l’oeil attendri des agences de notation: plus ici, pas assez là, attention à la liberté de …….de qui ?

    Mais comme le soulignait à 24/60, les regroupements concernés n’ont pas été impliqué, seul Coderre en retire des bénéfices d’intérêt électoral.

    Ha oui la démocratie individuelle.

    Rien sur la Souveraineté du Peuple, une OMERTA soigneusement entretenue……Le PQ …….

  9. Bravo pour cette mise en qualification du geste de Coderre dans le spectre de l’affirmation souverainiste.

    Il reste à savoir si le maire Labaume aura le même sens de l’affirmation non-agenouïste quand le fédéral exécutera ses travaux dans le port de Québec sans accepter d’en soumettre la nature au BAP.

    Couillard va finir par en perdre son latin, ou c’est nous qui allons le perdre, lui qui tout en affirmant être le Premier ministre de tous les québécois a promis aux jeunes libéraux qu’il ne serait pas le Premier ministre des souverainistes: il ne nous laissera pas un pouce.

    Je me demande: « à qui il va laisser un pouce? » s’il s’agit là du nouveau paradigme, paradoxal, venu de nulle part.

    Charest laissait des pouces, des pieds, voire des milliers de kilomètres aux amis du parti, mais il n’osait pas dire que les souverainistes n’étaient pas des québécois.

    Attachons nos tuques! des chaos s’annoncent à l’automne, avec ou sans marteaux piqueurs.

  10. Le geste de monsieur Coderre est peut-être un acte d’affirmation de souveraineté, mais dans l’état actuel du droit, c’est un geste illégal qui pourrait être qualifié de méfait, car il a détruit un bien appartenant à Poste Canada. Au lieu de m’en réjouir, je me contente d’affirmer que tant que les Québécois craindront de poser un véritable geste de souveraineté en votant pour la séparation, ils n’auront pas d’excuse pour ne pas respecter les lois fédérales, car la seule solution logique, c’est d’appuyer l’indépendance si l’on ne veut plus se soumettre aux décisions du fédéral.

    • Depuis sa fondation, le Canada cherche à laminer ce Québec français. Nous résistons de moins en moins parce qu’il y parvient de plus en plus, en délocalisant l’emploi pour nous appauvrir, en nous beurrant de médias biaisés, tout ça reposant sur le fait qu’on nous a privés de cours d’Histoire à l’école. Nous sautons la clôture vers la langue du maître, en si grand nombre que nous avoisinons la Louisiane, le N.-B., qui célèbre sa fête avec des ados parlant chiac. L’Irlande a perdu sa langue puis s’est étiolée…

  11. Le geste de Denis Coderre a été souligné par l’ensemble des municipalités. Il est vrai que la mollesse du gouvernement Couillard, de son ministre des Affaires municipales et du ministre Responsable de Montréal, n’ont rien fait à ce jour, ce qui a obligé Denis Coderre d’agir avec une approbation quasi complète de la population des villes. Dans quel secteur des affaires, Philippe Couillard a t-il réussi, là où il y avait des risques financiers ? Médecin, il n’y a pas de risque financier et c’est payant.

    On attend toujours la réponse : Qui est Philippe Couillard ? Pour qui roule t-il ? Pourquoi notre super batterie fabriquée en France ? Et par qui cette batterie est-elle fabriquée ? Allons-nous perdre le produit de ces centaines de millions investis par le Québec par le biais d’Hydro-Québec ?

    Je dois dire que vous faites une excellente entrée politique, ça annonce bien, monsieur Lisée.

  12. J’apporterais une nuance importante à votre conclusion. La solution n’est pas l’indépendance, mais réside dans la multiplication des gestes souverains qui peuvent être posés ici et maintenant. En pareil domaine, si on fait un effort chaque jour, l’esprit souverain apparaît naturellement, inconsciemment, automatiquement.=)

    • Très vrai! Parfaitement d’accord avec votre stratégie qui était mienne du temps que j’étais organisateur de l’ADQ…:-) Il ne suffit que de suivre l’exemple de Duplessis…Moins de blabla, moins d’intellectuels qui pratiquent la masturbation verbale sur la souveraineté et plus d’hommes et de femmes d’actions! Un pas à la fois, pour plus d’autonomie…Même mes amis fédéralistes sont d’accord pour un meilleur contrôle de nos affaires, de moins de dédoublements de fonctionnaires…et se seraient content de ne faire qu’un seul rapport d’impôts au Québec et que ce dernier donne au Fédéral sa part…s’il en reste…;-))) lol

  13. Vous dites une évidence… Notre gouvernement qui prétend s’occuper des « vraies affaires » trouve bien malheureux ces gestes de rébellion… M. Moreau trouve que ce n’est pas la bonne façon d’agir? Je suppose que la soumission sans condition est meilleure. Sans doute a-t-il peur de perdre son job bien rémunéré à marcher à genoux… À son âge, il devrait savoir que personne ne respecte les moutons…
    Et M. Couillard qui veut que la spécificité du Québec soit reconnue « au moment opportun…? » La semaine des trois jeudis ou aux calendes grecques?
    Misère……

    Charles Talon

  14. Le 24 avril dernier, sur ce même site, je publiais ce qui suit. Il me fait plaisir de le soumettre à vos commentaires et votre réflexion à nouveau.
    « Trudeau a dit un jour que si l’indépendance était bonne pour le Québec, ce serait lui qui la ferait. L’indépendance est toujours bonne pour le Québec. Au lendemain des élections, son fils s’est empressé de dire que, pour lui, l’idée de l’indépendance était toujours bien vivante. Couillard aussi.
    Alors voici ce que me dit ma boule de cristal:
    Les libéraux fédéraux du QC sont déjà à l’oeuvre, et ça depuis 1995, pour préparer l’indépendance du Québec.
    Enjeu: bâtir les forces économiques autour de Montréal et les forces administratives autour de Québec dans un lien politique fort autour duquel gravitent l’ensemble des municipalités de la province. Un de leur poids lourd est maintenant en place après le passage infructueux de quelques-uns de leurs paravents. (Denis Coderre)
    Les libéraux fédéraux du QC donneront l’indépendance au QC.
    Horizon: 10 à 15 ans maximum.
    Pourquoi maintenant? Leur étoile pâlit progressivement partout au Canada. Les prochaines élections fédérales anéantiront le peu d’influence qui leur reste.
    La leçon qu’ils tireront (ou peut-être est-ce déjà fait) le Canada tel que nous le concevons, avec sa grandeur, ses valeurs, sa vision du monde, c’est la nôtre, celle que leurs pères, leurs ancêtres, leurs prédécesseurs ont exporté à Ottawa et que le ROC a simulé partager aussi longtemps qu’ils ont mobilisé le pouvoir au Canada, grâce à nous, grâce à nos votes. Le jour où on n’a plus cru à leur utilité, on les a simplement délaissés.
    Le ROC a maintenant décidé de se gérer lui-même à sa façon, selon ses valeurs et sa vision du monde. Le fossé entre le ROC le Québec s’élargit à grande vitesse.
    Est-ce que vous croyez que ces habitués de l’exercice du pouvoir que sont nos libéraux fédéraux vont se contenter de siéger dans l’opposition pour les prochains 25 ans, simplement pour un chèque de paye?
    Erreur. Ils vont accuser le coup des leçons de l’histoire et en assumer le coût.
    Le peuple les suivra. Les peuples suivent les gens de pouvoir, ils se projettent en eux.
    Après, le peuple nous reviendra pour nos convictions de partage, de social démocratie, d’une démocratie de plus en plus participative, notre sens du devoir, notre approche du service public, notre engagement politique en faveur d’une identité linguistique forte, d’un rôle international actif, d’une ouverture aux autres inclusives et productives, notre honnêteté, notre probité, nos valeurs de partage, d’égalité, d’identité culturelle, notre rigueur dans la gestion des biens publics.
    Toutes les politiques que le PQ a proposé comme moyens d’asseoir solidement notre économie, notre culture, nos institutions en vue d’affirmer notre indépendance, ils vont se les approprier parce que ces politiques sont la voie.
    Pourquoi pas nous?
    Ce sont eux qui nous ont entraînés dans cette aventure de la Constitution canadienne avec ses soubresauts et ses aléas. Le peuple attend leur mea culpa. Le peuple ne bougera pas sans eux.
    Nous sommes arrivés au point de rupture avec le Canada des Papineau, Georges-Étienne Cartier, Henri Bourassa et autres Taschereau dont les noms émaillent les grandes artères de nos villes.
    La séparation ne sera pas un affrontement mais un règlement des comptes. La route est presqu’à terme.
    Très dur à accepter. Larmes en prévision. Ne pas perdre de vue « l’après ».
    Et le 29 avril, j’ajoutais ceci:
    « Le besoin de souveraineté est inscrit dans l’ADN des québécois. Ils n’ont pas besoin de se le rappeler tous les jours. Ils peuvent même l’oublier pour un temps, par période, et le Parti québécois est certes le meilleur véhicule d’identité pour ce peuple mais probablement pas le meilleur véhicule de négociation de la séparation pour des résultats sans dommages collatéraux dont les québécois ont une peur viscérale.
    Seul le Parti libéral fédéral me paraît pouvoir y arriver. Pourquoi? Parce que l’opération sera à la fois le règlement des comptes financiers entre Québec et Ottawa, ce dont ils connaissent très bien les tenants et les aboutissants, mais aussi et surtout le règlement de compte entre les deux grands Partis politiques du pays depuis la Confédération, Libéraux vs Conservateurs, qui se partageront ce pays selon les limites territoriales de la vision culturelle, politique, économique et sociale qu’ils incarnent respectivement.
    Chacun chez soi et les vaches de monsieur Séguin seront bien gardées.
    Pas d’amertume après la poignée de main pour la photo. Là où on était « un » plein de malheureux, on est « deux » plein d’heureux. Pour la première fois de notre histoire, on deviendra vraiment des partenaires de plein gré.
    Je vous rappelle que je lis toujours ma boule de cristal. Je l’aime beaucoup, ma boule de cristal. Elle génère une foule d’images qui me forcent à la réflexion. Il me fait plaisir de les partager avec vous. »
    Je persiste et je signe. L’avenir est en marche.

    • Incroyable vision! Votre boule de cristal vous a transmis mes pensée et mes rêves…et les a mieux présentés! 🙂 Merci!
      Il faut maintenant que ce beau rêve soit répandu partout via les réseaux sociaux pour devenir un mème tenace sur Internet et dans la culture populaire.
      Qu’en pensez-vous?
      J’aimerais bien avoir un commentaire de JF Lisée sur ce beau rêve…;-)
      A very deep Namaste! 🙂
      Hervey Bilodeau

  15. Vous faites une démonstration inédite de la nécessaire indépendance du Québec par le biais d’un fédéraliste à tout crins, Coderre et d’un provincialiste à la gomme, Moreau. Coderre vient d’avoir un comportement voyou sur les bords. Quelques syndiqués doivent être content aux as de son geste.

  16. Bonjour M. Lisée,

    D’entrée de jeu, je suis indépendantiste depuis toujours. Je n’approuve pas votre prise de position par rapport à la destruction de la dalle de béton par le maire Coderre. Pour moi, cela n’a rien à voir avec un geste souverain, mais plutôt tout à voir avec sa volonté de se faire justice lui-même dans une guéguerre stupide. Le démagogue en lui a bien flairé l’occasion de faire du millage sur la frustration des montréalais qui devront sortir de chez eux pour aller cueillir leur courrier au coin de la rue. Quant à vous, on peut affirmer sans grand risque de se tromper que ce sont des motivations semblables qui vous poussent à endosser son geste pour en faire un argument favorable à l’indépendance. Pendant que vous chercher du bois pour allumer le feu de la souveraineté, vous oblitérez un principe de droit fondamental dans notre société démocratique : nul ne peut se faire justice lui-même. Sinon, on se taperait sur la gueule à la première occasion. Comment pensez-vous que la population réagira à la prochaine manifestation où il y aura du grabuge? On attend du premier magistrat de la ville qu’il donne l’exemple, pas qu’il détruise le bien public parce qu’il n’est pas d’accord avec une décision. Comment les 6 pompiers qu’il a congédiés il y a quelques mois parce qu’ils ont lancé les pages de leur convention collective au conseil de ville pour exprimer leur colère de voir modifier leur fonds de pension unilatéralement alors qu’ils avaient négocier librement leurs conditions de travail avec leur employeur, réagiront-ils ? En cour, ne se serviront-ils pas de ce précédent pour se justifier ? Tout cela est bien triste finalement, ça contribue à alimenter le cynisme des gens vis-à-vis la justice : une pour les puissants, une autre pour le petit peuple. Un geste de souveraineté dites-vous, vous errez M. Lisée.

    • Justice par soi , dite vous . Je suis d’accord avec votre idée qu’ il s agisse de justice !
      Et on est loin de la désobéissance civile et des actes criminelles syndicalistes trop gras sur le dos du peuple.
      Juste un maire qui applique sa règlementation municipale contre un gouvernement fédérale qui abuse de ses prérogatives déjà écrite abusivement dans le pacte de 1867. Il est temps de le réviser , la convention collective est échu.
      La démocratie , c est la première justice . Que fait on lorsque le Fed ne la respecte pas et qu’ un maire l applique ? On crient bravo!

  17. Géopolitique 101

    De l’importance du principe d’effectivité pour les souverainistes.

    Coderre a établi un rapport de force entre la légitimité et la légalité. Une transgression de l’ordre constitutionnel canadien pour établir qui contrôle effectivement le territoire du Québec.

    Un leçon à retenir pour les souverainistes pour la suite ; entre autre contre ceux qui veulent nous imposer une autoroute du pétrole au Québec.

  18. Enfin, vous êtes de retour…vous nous avez manqué durant les vacances…
    En espérant que vous ayez passé de bons moments avec votre famille…
    Nous vous lirons avec appétit…MERCI!

  19. Voilà! Il s’agit bien d’un geste de souveraineté. Quand un québécois veut bien laisser parler ses tripes, il ne peut dire autre chose que: « Assez, c’est assez! » Un indépendantiste, c’est un fédéraliste qui se rend compte qu’il se fait piler dessus!

    • Un souverainiste, c’est un fédéraliste qui s’est rendu compte que le Canada lui impose des lois qu’il ne veut pas et l’empêche d’en établir qui seraient à son avantage. C’est aussi une personne qui veut protéger le Québec (son territoire et sa culture) parce qu’il l’aime profondément. C’est quelqu’un qui reconnaît le Québec comme étant son pays alors qu’il n’a pas pareil attachement envers le Canada.

  20. Un matin, un maire fier de sa ville provinciale se leva et découvrit ce qu’il en est vraiment de vivre en ce plusss meilleur pays du monde et réalisa que se croyant maitre en son village il n’était que valet d’un royaume indifférent? 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *