Couillard: Comment tout rater à l’international

On l’aurait cru plus habile sur les questions internationales, notre premier ministre. Il avait pourtant de l’expérience et des réseaux. Il avait bossé en Arabie Saoudite, dont il était devenu conseiller d’un ministre. Il avait un compte en banque à Jersey et son grand ami Arthur Porter était le représentant du Sierra Leone. Il avait le monde dans sa poche, non ?

Et pourtant, il se fait publiquement rabrouer par un gouverneur chinois qui ne veut pas lui acheter du porc. Il choisit de ne parler qu’anglais en Islande, ce pays dont le président  vient nous dire combien l’indépendance est une excellente chose. Pourtant, il ne lui vient pas à l’esprit de témoigner personnellement, le 11 janvier en France, de sa solidarité avec le peuple français endeuillé de ses caricaturistes, ni même d’envoyer un ministre ! (J’en ai parlé ici.)

Le président Hollande le lui fera payer, en allant recevoir en bas des marches de l’escalier de l’Elysée le maire de Montréal. Du jamais vu !

Quand on ne sait pas s’y prendre, on ne sait pas comment s’en déprendre. Dans un cas patent de surcompensation, Philippe Couillard décide de se présenter en France avec six ministres ! On n’avait jamais vu une délégation aussi royale ! 

Ma collègue Carole Poirier, critique des relations internationales, a raison de poser la question du rendement présumé de cette visite. Après tout, Philippe Couillard a créé un précédent en se rendant en janvier à Davos sans pouvoir annoncer la moindre annonce d’investissement. Effet libéral ?  Avec six ministres, doit-on s’attendre à un résultat six fois plus important ?

Le pire fut d’entendre le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, d’habitude gratte-sou, applaudir l’ampleur de la mission, lui qui n’a de cesse de couper, encore et encore, dans le déjà modeste budget du Ministère des relations internationales. Et si encore, avec le peu d’argent dont ils disposent, ils faisaient de bons choix ! Mais comme je l’ai décrit dans ce billet de septembre 2014, ils procèdent au ratatinement de la présence internationale du Québec.

Ils enverraient 18 ministres à Paris, que cela ne pourrait camoufler le dommage qu’ils causent.



12 réflexions au sujet de « Couillard: Comment tout rater à l’international »

  1. Bonjour.

    Qand je parle du Vénézuéla, je fais référence à Jean Jaurès.

    Appliquer le marxisme et nationaliser les entreprises du CAC-40.
    C’est Jean Jaurès qui disait que le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage..
    L’ Amérique latine a sa figure de libération:
    Simon Bolivar.
    La France n’a-t’elle pas sa figure en Jean Jaurès.
    Méditer sa sentence:
    Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

    Mais le Québec a-t’il sa figure, une figure qui a une réelle dimension…
    Là, moi, entout cas, je n’en vois aucune.
    Question intéressante.
    Avons-nous, une figure….
    Soyons honnête.
    Un exemple d’honnêteté, Mme. Marois, un personnage intègre ?!?!
    Vous savez les Mandela, les Gandi, des Noam Chomsky…

    Ils sont tous àux antipodes des Hollandes-Valls-Macron……

    Macron , il paraît que c’est un petit géni. Je ne croyais pas que l’on pouvait être un géni et dénué d’intelligence.

    Seul la vision globale nous donne accès aux tenants et aboutissants, aux causes et acteurs responsables, et quand il ya un réel questionnement, les solutions …. Comme en physique, une théorie réside dans sa simplicité, toute la beauté de la chose y réside.
    Et comme dit Albert einstein:
    «« un problème sans solution est un problème mal posé. »»

    Jean Jaurès n’avait-il, pas des liens avec l’Amérique Latine?

    Jean Jaurès
    Discours en Amérique latine
    Préface de Jean-Luc Mélenchon
    5 octobre 2010
    Du nouveau chez Jaurès, est-ce possible ? Oui.
    «««« Épisode peu connu de sa vie, de mi-juillet à fin octobre 1911, Jean Jaurès se rend au Brésil, en Uruguay et en Argentine. Ce fut son unique grand voyage à l’étranger. Dans ces trois pays, il donne des conférences publiques qui ont un grand succès.
    Seules les huit conférences prononcées à Buenos Aires en Argentine avaient été immédiatement traduites et publiées en espagnol, mais jamais en français. Jaurès y développe des notions fondamentales de sa pensée dans « La politique sociale en Europe et la question de l’immigration », et « L’organisation militaire de la France », ou plus philosophique dans « Civilisation et socialisme ».
    Par la qualité de ces conférences, ce voyage est un moment important dans l’œuvre de Jaurès. En fait, chacun de ces textes est une contribution à la réflexion universelle : comment bâtir une nation ?
    Dans son commentaire, Jean-Luc Mélenchon montre l’actualité du message de Jaurès quand l’identité républicaine de la France est mise en cause.
    Réalisé par des militants du Parti de Gauche, cet ouvrage propose pour la première fois la publication en français de toutes ces conférences, en expliquant les conditions de ce voyage. Des photos de Jaurès en Amérique latine, jusque-là inédites en France, y sont aussi présentées »»»»
    http://www.medelu.org/Jean-JauresDiscours-en-Amerique
    Et le peuple Vénézuélien accomplit la sentence de Jean Jaurès:
    Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

    http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/410354/le-devoir-de-philo-jean-jaures-et-le-supplement-d-ame
    Allez sur Venezuela infos wordpress, et prenez le pouls vivant d’un peuple en marche.
    Tapez les femmes de la brukman, et voyez la différence d’avec les Thatchers et les femmes d’affaires, les papiers collés des hommes d’affaires exploiteurs.
    Le phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme est la source de tous les malheurs humains infligés par les hommes.
    L’exploitation aux milles visages.
    Le coopératisme humaniste est la base de la véritable démocratie.
    N’avons-nous pas des solutions fondamentales qu’il s’agit d’intégrer, comme fondement, dans un agenda politique porter par le consensus des Peuples.
    Le mode de revenu.
    le mode de travail.
    Le contrôle de l’économie.

    Si nous n’avons pas de solutions et un agenda politique dans lequel, tous peuvent reconnaître le levier de changement nécessaire, c’est pure perte de temps. Mais, nous ne l’avons pas compris.

    Commentaire que j’ai laissé sur:
    http://www.patrick-le-hyaric.eu/sortir-du-double-langage-gouvernemental-2/

  2. Couillard est un vrai Canadian… avec son manque de politesse et de diplomatie!
    Il me fait penser de plus en plus à Harper!
    Couillard perd la face en Chine
    Loïc Tassé – 28 octobre 2014
    http://blogues.journaldemontreal.com/loictasse/international/couillard-perd-la-face/
    Tant qu’à y être, pourquoi ne pas traiter le gouverneur Chinois d’incompétent? Parce que considérant le contexte culturel chinois, c’est exactement ce qu’il vient de dire. Il vient d’essayer de lui faire perdre la face.
    Conclusion : M. Couillard est mal entouré, ou bien il est mal préparé, ou les deux

  3. Il est bien connu que pour devenir médecin cela exige beaucoup de mémoire mais pas plus d’intelligence que pour réussir dans une autres profession doctorale.
    Pour plusieurs d’entre eux cependant, avoir très bonne mémoire facilite une réussite scolaire rapide au détriment hélas du développement ou du nécessaire exercice du bon jugement, lequel doit se faire par étape, par l’apprentissage réflexif menant à un regard approfondi sur la réalité et l’analyse de celle-ci. Ils apprennent par mémoire rapidement beaucoup de vocabulaire et ont le verbe facile. Ils peuvent en toute circonstance formuler sur le tas des opinions qui ont l’air adéquates mais qui demeurent superficielles et souvent ne résistent pas à l’analyse.
    Souvent, s’ils doivent rapidement répondre à une situation en dehors de leur compétence, leur méconnaissance des concepts et des définitions des mots s’avère hasardeuse et rend possibles des amalgames de style « poudre aux yeux » comme « intégrisme, radicalisme, piété » ou « austérité, rigueur, sens des responsabilités ».
    Devant répondre rapidement à des questions nouvelles, ils peuvent improviser des  » … tous les travailleurs dans les usines devraient être capables de répondre en anglais à un visiteur étranger qui les interroge », ou « … les fouilles à nu des jeunes sont acceptables si elles sont respectueuses », ou « … je suis la seule personne qui a proposé des bonnes idées pour améliorer mon projet de loi 20 », etc.
    Il peut arriver à un étudiant brillant et ayant beaucoup de mémoire d’entrer à l’université à 16 ans et deux mois, deux ans avant la moyenne. On peut déduire qu’il était très intelligent mais aussi supposer à l’usage qu’il a sauté des étapes de développement du bon jugement et de l’analyse en apprenant par coeur et réussissant rapidement ses cours de formation à l’esprit critique comme la philosophie, l’éthique et la littérature.
    Heureusement , la grande majorité des médecins aiment la profession dans laquelle ils excellent, surtout ceux qui n’ont pas sauté d’étapes développementales, et les quelques-uns de cette profession (comme de d’autres) qui s’en éloignent pour servir la société à d’autres niveaux peuvent y revenir s’ils sont capables de prendre conscience le cas échéant qu’il leur manque quelques habiletés pouvant hélas les rendre nuisibles là où de tout bon coeur ils pensaient pouvoir aider. Je félicite donc monsieur Bolduc, ex-bon-ministre de la santé et ex-ministre de l’éducation.
    La récente histoire du Québec nous parle d’au moins un autre médecin ministre de la santé qui avait démissionné, mais en se réservant au préalable un poste important dans une grande pharmaceutique et qui s’est donné un rôle de conseiller auprès d’un pays bandit, et même dans son propre grand pays provincialiste en siégeant avec un ami bandit au Conseil de Sécurité harpérien.
    Hélas! ce même ex-ministre de la santé au jugement opportuniste et douteux s’est fait élire sans programme et en faisant des amalgames de vocabulaire ( séparatistes, péquistes, référendum dangereux, etc.) et a réussi à laisser entendre et à faire répéter par quelques maires influents de sa région, cela en pleine Commission Charbonneau, qu’il peut être très rentable pour une région d’élire un député Premier ministre.
    Que ce Premier Ministre aille faire rire de nous en France ( à lire dans Le Figaro), avec 6 ministres, en « têteux », aux frais de la France, ne fait qu’ajouter une autre preuve de son manque de jugement qui nourrit naïvement son arrogance prétentieuse et dangereuse pour la réputation et l’avenir du Québec.

  4. Des arrogants ignorants!
    Étrange: de grands médecins, des économistes de renom. Des têtes enflées finalement.

    Des idéologues d’un seul livre: «La quatrième révolution» de Micklethwaite. Décrié dans la New York review of Books par Micheal Ignatieff, qui n’est pas précisément un homme de gauche, comme un ramassis de naïvetés.

    On a un grave problème d’éducation.

  5. Il appert que le PM, un homme de raison dépourvu selon Michel David d’intelligence émotionnelle et peu stratège dans le choix de ses ministres, a eu jadis comme centre d’intérêt lorsqu’il exerçait sa profession en Arabie saoudite, de faire des recherches sur la guillotine. Ce qui pourrait peut-être expliquer à son retour en politique le couperet de son gouvernement dans les programmes sociaux.

    À ce jour, à l’International le PM a démontré un rare amateurisme.

    Comment expliquer le fait alors qu’il visitait la Belgique, à deux heures de Paris, que le PM n’ait pas trouvé le temps de se déplacer et de présenter en personne ses sympathies au PM français à la suite des évènements de Charlie Hebdo. Une occasion ratée pour un pays ami et pour le peuple français.

    Et maintenant, 6 ministres font partie de la délégation québécoise comme si la qualité dépendait du nombre.

    De ce nombre que dire de la présence de la VPM dont le rôle est d’assurer la garde lorsque le PM est à l’étranger ? Lui faudrait-il un traducteur pour se faire comprendre de ses homologue lorsqu’elle discutera de sécurité. Elle qui maîtrise si peu la langue française.

    Et l’indolent Ministre de l’Environnement qui peine à défendre ses dossiers.

    Et pour se déculpabiliser du nombre excessif de Ministres le PM évoque le fait que les dépenses sont assumées par le pays hôte sans préciser que les dépenses du personnel ministériel ne sont pas couvertes.

    Si bien que si la délégation québécoise avait été moins nombreuse cela aurait lancé un message à la délégation française d’avoir un nombre de délégués correspondant. Et ce, alors que le Québec paiera la note.

    Mais bien évidemment l’austérité du Ministre Coiteux ne s’applique pas lorsqu’il s’agit de faire voyager les ministres durant les deux semaines de relâche. Sauf erreur, les échanges annuelles entre le Québec et la France n’étaient elles pas réservées à l’origine au seul Premier ministre et à ses proches collaborateurs ?

  6. En nous rappelant un peu le parcours de Philippe Couillard, vous posez la question: « Il avait tout le monde dans sa poche, non? »
    Nuance, M. Lisée, il était plutôt dans la même poche.
    L’erreur de bien des gens comme Mme Denise Bombardier, c’est d’avoir vu en lui un homme super intelligent.
    Je fais une distinction entre un animal de cirque, capable de comportements extraordinaires, comme la plupart d’entre nous, dans nos fonctions quotidiennes et les humains super intelligents, très rares, capables de grande vision, de perspicacité.
    J’ai retenu mon jugement. J’attends toujours la démonstration du talent de ce présumé surdoué.

    • Ravie de savoir que nous sommes au moins deux à attendre les preuves de cette soi-disant supériorité intellectuelle. Jusqu’à ce jour, le PM n’a de supérieur que son orgueil dédaigneux.

  7. Si ce n’était qu’à l’international, passe encore, mais j’ai bien peur que les plus grands dommages soient au Québec même. À ce jour, je ne vois rien qui puisse me rendre optimiste.

  8. Le dédain de soi, de sa sensibilité québécoise par les libéraux provinciaux encourage le propre dédain des Québécois pour eux mêmes.

    Les conséquences de l’après référendum de 1995 a rendu possible la -génétique- du gouvernement Charest du reniement québécois en attendant de préparer la négation de la condition québécoise par ce gouvernement Couillard, on en est là maintenant.

    Certains ici ont plus de difficulté à suivre notre actualité, c’est qu’il y a des limites de reniement qu’un peuple ne doit pas suivre de même que le parti qui prend le plus souvent le pouvoir comme les libéraux au Québec.

    Comment ne pas faire constat de la médiocrité du PLQ qui sous prétexte de lutte contre le PQ nationaliste, souverainiste se fait un devoir d’être devenu la négation du Parti Libéral de Jean Lesage qui a agit pour renforcer notre nation!

    Demain. Les libéraux de Couilllard vont tout faire pour signer la constitution de P.Trudeau malgré son déni du Québec et de sa francophonie et puis demain encore ils vont vendre une partie d’Hydro Québec. La politique de trahison à un nom!
    Le réveil des Québécois aura lieu au moins si une de ces deux choses est touchée? Ce serait le temps car on ne peut tout reprocher au PQ depuis 1995, la nation a laissé faire aussi.

  9. Et, c’est Christine St-Pierre qui se porte à la défense du voyage de 6 ministres en France !!! Elle a du front….on se souvient des fausses accusations à votre égard…

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