En entrevue: « Cette élection est d’une grande clarté! »

Voici l’entrevue accordée au journaliste Patrick Lagacé et publiée ce samedi dans La Presse*:

QU’EST-CE QUE ÇA DIT SUR LE PQ QUE TANT D’ÉLECTEURS AIENT CHOISI UN PARTI, LE PLQ, DONT LE PASSÉ ÉTHIQUE N’EST PAS ENCORE « NETTOYÉ » ?

Ça dit que la campagne a été un dialogue entre le PQ et l’électorat. Au début, le PQ disait « on veut gouverner pour toutes sortes de raisons et on va tenter de vois convaincre de faire la souveraineté »

L’électorat a répondu: « on vous écoute mais vous n’êtes pas dangereux car pas assez forts pour faire la souveraineté. »

Puis trois éléments ont changé la donne et on fait en sorte que la possibilité référendaire a gagné en crédibilité.

Un, la venue de PKP en politique, et ce n’est pas lui jeter le blâme que de faire ce constat. Deux, les extraordinaires candidats et en particulier les candidates réunis par Mme Marois. Puis, en conséquence, le mot « Déterminé », utilisée par la campagne : tout cela a donné énormément de crédibilité à la possibilité référendaire.

J’ai des collègues qui disent que le message, nos messages ne passaient pas. Eh bien, non! Notre message est très bien passé, les gens ont très bien compris qu’on espérait tenter d’y aller, s’ils étaient prêts.

Presque un demi-million de Québécois (qui avaient voté PQ en 2012) se sont donc dit:  «On n’en veut pas, de cette possibilité. Pas du tout. » Il y a une grande clarté, dans cette campagne. [Note: selon un sondage IPSOS, 51% des francophones estimaient qu’un PQ majoritaire allait faire un référendum quoi qu’il arrive ! 76% des Anglos.]

Ce n’est pas un fait complètement nouveau. Mais c’est la force du ressac qui est étonnante. Je pense que la réticence à rouvrir le débat sur la souveraineté était telle que les autres considérations devenaient mineures.

IL SUFFIT QUE LE PLQ BRANDISSE L’ÉPOUVANTAIL RÉFÉRENDAIRE POUR QUE LE PQ SOIT DANS LE TROUBLE…

Il est clair qu’il y a un éléphant dans la pièce, il est avec nous au Parti québécois et il ne s’en ira pas. Il y a donc deux approches.

Un, dire : « Nous on est indépendantistes, on va essayer de vous convaincre, et si vous n’aimez pas ça, ne votez pas pour nous. »  Au prix de rester dans l’opposition pour 20 ans.

Deux, dire : « Le PQ est indépendantiste et le restera jusqu’à ce qu’on fasse l’indépendance. Mais on a l’intérêt national à coeur. Et il pourra dire aux électeurs que c’est un objectif qu’il ne tentera nullement de réaliser dans le mandat suivant ». C’est ce que René Lévesque a fait en 1981. Il a eu 49% des voix, un record inégalé.

ET LE DÉPUTÉ DE ROSEMONT PRIVILÉGIE QUELLE APPROCHE?

Je pense que c’est trop tôt pour conclure. J’ai hâte de savoir s’il y a d’autres options, mais ce sont les deux qui me viennent à l’esprit. Il faut avoir cette discussion entre nous, les députés et les militants. Et ce ne sera pas facile.

IL Y AURA UNE COURSE AU LEADERHIP : JFL EN SERA-T-IL?

Je ne le sais pas. Je ne le sais pas du tout.

C’EST DUR À CROIRE…

Ça fait partie de la vie politique. Les gens te prêtent des intentions. Moi, je le disais et c’était vrai: mon plan de carrière était d’aider Pauline Marois à faire la souveraineté. J’étais à l’aise là-dedans. Maintenant, il faut avoir les débats d’abord, savoir où le parti veut aller. Après, on verra qui est intéressé à porter cette orientation.

MAIS SPONTANÉMENT, TU NE DIS PAS « GO »  ?

Mon Dieu, non! Comme je le disais à Pauline, hier: « C’est un paquet de trouble. » Et elle était parfaitement d’accord! Mais je me sens une grande responsabilité de participer au débat.

LA CHARTE NE VOUS A PAS AIDÉ…

Tous ceux qui étaient contre la Charte disent, depuis lundi, que c’est à cause de la Charte! Mais les seules données solides viennent du sondage Ipsos de fin de campagne: il y avait un gain-Charte pour le PQ, mais ce n’était pas une motivation assez forte dans l’ensemble des débats de l’élection.

AUCUN REGRET, DONC?

Je continue à croire que la Charte est un progrès social, un progrès de droit. Dire que l’État est laïc et que les croyances – politiques, sociales, religieuses – restent à la porte de l’État: c’est un rempart contre tous les intégrismes, passés, présents et à venir.

Mais j’ai toujours plaidé — avant comme blogueur, puis comme ministre — pour une application très graduelle d’un changement aussi important.

DONC, TU ÉTAIS DANS LES COLOMBES, SUR LA CHARTE…

J’ai mené la charge pour la clause grand-père, dans les débats internes, donc pour qu’on applique le nouveau code vestimentaire aux nouvelles embauches (la position officielle du PQ : pas de clause grand-père). C’était à la fois respect et humanisme, je ne voyais pas pourquoi il fallait brusquer les gens sur un sujet aussi personnel.

Je rappelais que  la Loi 101 est une clause grand-père qui ne s’appliquait que pour l’avenir.  tous ceux qui étaient allés à l’école anglaise ont pu y rester, ainsi que leurs descendants, pour les siècles et les siècles.

POURQUOI NE PAS L’AVOIR DIT PENDANT LE DÉBAT SUR LA CHARTE?

Je l’avais écrit, avant, comme blogueur. Et comme ministre chaque fois que j’intervenais publiquement sur la question, j’utilisais le mot « transition ». C’était tout ce que je pouvais dire en étant respectueux de la solidarité ministérielle et des débats à l’interne. À ce titre, Bernard et Pauline ont été, je dois le dire, plus que généreux: à l’interne l’espace pour exprimer nos points de vue, l’espace de débat, fut total.

IL Y A COMME UN CONSENSUS SUR UNE CAMPAGNE PÉQUISTE BACLÉE. TROIS GAFFES MAJEURES, SELON JFL ?

Ça n’a aucune importance. Des problèmes d’organisation, de « scriptage », il y en a plein. Si on avait perdu par 1%, par deux comtés, on serait très fâchés contre des erreurs qui auraient pu faire la différence. Mais là, c’est vraiment pas le cas. Nous avons été emportés par un tsunami. Même si nous avions fait une campagne parfaite, nous aurions été emportés par ce tsunami.

J’AI L’IMPRESSION D’ASSISTER À LA MORT DU PQ…

Moi, je ne crois pas: 59% des Québécois ont voté contre le PLQ. Pourquoi les lecteurs de La Presse rencontrent assez peu de gens contents de leurs élections? Ben c’est parce que 70% des francophones n’ont pas voté PLQ. C’est beaucoup.

SE PEUT-IL QUE JEAN-FRANÇOIS LISÉE SOIT EN DÉNI?

Personne ne peut prédire l’avenir. Mais j’ai de la difficulté à envisager la mort du Parti québécois. L’idée d’indépendance est très forte, elle a résisté à plusieurs constats de décès. Nous avons 90 000 membres, plus que tous les partis combinés, un financement populaire sans pareil.

À 25% du vote, avec un parti qui s’est renouvelé dans ses candidats, il y a une résilience forte. Est-ce une illusion d’optique? Ou est-ce que ça va être durable? C’est notre responsabilité de rendre ça durable.

SE PEUT-IL QUE LES QUÉBÉCOIS, AU FOND, AIMENT ÇA, ÊTRE DANS LE CANADA ?

C’est très paradoxal: 40% des Québécois ont choisi le PLQ, un parti très canadianisé. Mais quand on leur demande leur attachement au Canada, celui-ci est en baisse, pouvait-on lire dans un texte du Globe and Mail de jeudi: il est passé de 57% en 1998 à 31% l’an dernier.

Le sondeur d’Ekos, frank graves, dit que « les Québecois francophones, au plan émotif de base, ont déjà quitté la confédération »

C’est un no man’s land: l’identité réelle des Québécois, c’est le Québec ; leur pays légal c’est le Canada mais ils ne veulent pas débattre de la question de savoir s’ils doivent quitter un pays qui ne les intéresse pas.

***

Note: J’ai fait quelques petits changements de la version originale pour clarifier le propos. C’est mon blogue après tout !



116 réflexions au sujet de « En entrevue: « Cette élection est d’une grande clarté! » »

  1. Incroyable de voir le nombre de partis et le nombre d’abstention.

    Résultats officiels par parti politique pour l’ensemble des circonscriptions

    Partis politiques Bulletins valides Nombre
    de
    candidats Nombre
    de
    candidats élus
    Nombre %
    Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party (P.L.Q./Q.L.P.) 1 757 071 41,52 125 70
    Parti québécois (P.Q.) 1 074 120 25,38 124 30
    Coalition avenir Québec – L’équipe François Legault (C.A.Q.-É.F.L.) 975 607 23,05 122 22
    Québec solidaire (Q.S.) 323 124 7,63 124 3
    Option nationale – Pour l’indépendance du Québec (O.N. – P.I.Q.) 30 697 0,73 116
    Parti vert du Québec/Green Party of Québec (P.V.Q./G.P.Q.) 23 163 0,55 44
    Équipe Adrien Pouliot – Parti Conservateur du Québec (É.A.P.-P.C.Q.) 16 429 0,39 59
    Parti nul (P.N.) 7 539 0,18 24
    Bloc pot (B.P.) 2 690 0,06 14
    Parti marxiste-léniniste du Québec (P.M.L.Q.) 2 016 0,05 24
    Parti équitable (P.Éq.) 1 645 0,04 5
    Parti des sans parti (P.S.P.) 1 291 0,03 5
    Mon pays le Québec (M.P.Q.) 521 0,01 6
    Équipe autonomiste (É.A.) 400 0,01 5
    Parti unité nationale (P.U.N.) 241 0,01 3
    Québec – Révolution démocratique (Q.R.D.) 163 0,00 1
    Parti indépendantiste (P.I.) 126 0,00 1
    Union citoyenne du Québec / Québec Citizen’s Union (U.C.Q./Q.C.U.) 58 0,00 1
    Indépendant (IND.) 15 361 0,36 11
    Nombre total de candidats : 814 125
    Total des bulletins valides 4 232 262 (98,54%)
    Total des bulletins rejetés 62 793 (1,46%)
    Total du vote exercé 4 295 055 (71,44%)
    Total des électeurs inscrits

  2. Faites des enfants et le problème de langue et autre ne se posera pas.

  3. Bonjour,

    I ère étape: fusionner les partis d’opposition, on ne pourra jamais gagner contre les libéraux si la CAQ et le PQ existent.
    2- Dire aux caquistes et la QS que si on réussit l’indépendance, le pq se sabordent ensuite après l’accession à l’indépendance et alors on jouera gauche, droite après mais pas avant le pays.

    3- Je crois que le PQ devrait mettre en oeuvre un recensement de tous les indépendantistes au Québec( grosse base de données) et de les mettre en contact et pour les impliquer advantage dans le programme et les événements.

  4. Arrêtons de nous picosser entre souverainistes et parlons de souveraineté, d’indépendance, de fierté, de confiance en soi. Et essayons d’agir en conséquence en convaincant notre entourage du bien-fondé de notre option. Affichons nos couleurs!

    • Approche plus concrète – Prouver que ça marche au niveau financier

      Il faudrait une approche méthodique comme les videos de Jean-François Lisée, ( avec une version pour les nuls) avec un plan financier pro-format. On ne repart pas un pays sur juste un rêve, j’y rêve autant que vous, s’il faut ralier une majorité, il faut pas juste les convincre mais leur prouver que ça fonctionne. il faudrait aussi un plan plus socialiste comme la nationalisation de l’eau – qui nous fait rêver, et aussi la nationalisation de certaines terres, etc un plan trippant pour toutes les générations.

      Je suis exaspérée par les mots, il faut canalise notre énergie, je souhaiterais des chiffres et de l’action. Un sondage, une coopérative pour financer des sondages d’opinions. les jeunes n’aiment pas faire parti d’un seul parti, ils sont indépendants la-dessus, je les comprends. Sur le site du PQ, on me peut être militant sans que tous les autres nous voient, ça serait bien d’avoir un certain anonymat, en raison de certains emplois, plusieurs personnes ne veulent ou ne peuvent pas trop être vus comme faisant du militantisme. Donc, peut-on s’enregistrer avec notre prénom? merci!

      Le statut quo ne peut plus durer.

  5. Le problème qui se pose pour le PQ, c’est comment garder clause 1 (et donc garder les militants) et en même temps signaler à l’électorat qu’il n’y aura pas de référendum dans le prochaine mandat.

    Avoir à rassurer les voteurs là-dessus en debut de chaque campagne deviendra à la fin ridicule.
    A votre place je créerais un congrès qui se tienne, disons, toutes les 3 ans, pour déterminer si ou non le Québec est prêt pour un référendum, et qui définera la politique PQ pour les prochaines 3 ans. En même temps, un règle stipule un délai de 3 ans entre la décision du congrès et le jour de référendum. Et que ces provisions soient mises dans le programme du PQ et garanties.

    Comme ça, les voteurs seront rassurés qui s’ils elisent le PQ, il n’y a aucune possibilité de référendum surprise. Même si le congrès PQ change d’idée en mi-mandat et décide que les conditions sont gagnantes, ils devront rétourner aux urnes avant d’agir.

    Et le PQ pourra enlever l’élephant dans la pièce sans devoir se fractionner sur la question de la souveraineté et si elle est bonne idée. Vous aurez seulement à débattre si le Québec est prêt. Et la pensée du PQ là-dessus sera connue de tous. Car c’est evident que le temps est révolu de garder vos plans secrets.

  6. Il n’y a qu’une option, c’est la UN. Vous mentionnez René Lévesque élu en 1981 avec 49% mais il s’était engagé à ne PAS tenir de référendum dans le mandat.
    L’avantage de l’option un serait aussi d’écarter tout les carriéristes qui ont au PQ pour avoir une job ou des contrats, et qui sont les premiers à dire shhhhhhhhut! Faut pas parler de souveraineté…! Nos jobs! Nos contrats!! Ça deviendrait beaucoup plus facile pour le PQ de parler de souveraineté à long terme.

  7. LE PLQ, LE PASSÉ ÉTHIQUE N’EST PAS ENCORE « NETTOYÉ »?
    Marois et Blanchet…dont l’ethique n’est pas encore ‘nettoye’
    M. Lisee…avez-vous deja oublie…la Commission Charbonneau n’a pas oublie…j’ai bien hate…d’une citoyenne du Quebec, Canada qui en arrache pour vivre comfortablement…et qui a ete vole par eux…voila!

    • Quelle hâte madame Smith. On commence avec le PLQ et on verra après pour les autres. D’un des 37% des Québecois qui ne crois plus en l’avenir du canada.

  8. Nous n’avons pas de constitution depuis 1982 dans le Canada, ce qui démontre parfaitement bien que nous n’arrivons pas à nous entendre avec le fédéral.
    Malgré ça les québécois veulent rester dans le Canada? Je n’y crois pas, je crois seulement que les fédéralistes sont prêts à tout (scandale des commandites) pour maintenir l’ignorance. L’éducation souverainiste doit se faire auprès de tous les québécois. Consulter un manipulé revient à le déresponsabiliser. René Lévesque donnait des cours à format 60 pour nous éduquer, et il utilisait un tableau pour que ce soit écrit noir sur blanc!

    • OUI, L’éducation souverainiste doit se faire auprès de tous les québécois. C’est cela qu’il faut faire.

  9. M. Lisée,
    J’aimerais vous présenter ma lecture des événements, qui je l’espère ne vous paraitra pas trop déplacée. Ce à quoi les québécois ont dits non, la semaine dernière, c’est à la «bullshit». C’était trop clair que Mme Marois nous «bullshitait» tous collectivement lorsqu’elle affirmait « qu’il y aura un référendum quand les québécois seront prêts » !!! Elle n’avait qu’à affirmer clairement « Il n’y aura pas de référendum dans les quatre prochaines années ». Elle n’avait qu’à se tenir debout devant la frange « pure et dure » du PQ et à tuer dans l’oeuf la « menace référendaire ».
    Au lieu de cela, Pauline, de deux choses l’une, nous a prouvé soit qu’elle n’avait pas de colonne vertébrale, soit qu’elle nous mentait en pleine face… Le PQ, en éludant cette question, a préféré tablé sur la division comme avec la charte! Dans un sens, je suis rassuré d’une chose avec ses élections: La Wedge Politic, ça ne fonctionne pas au Québec!
    Vivement un nouveau mouvement politique de gauche-centre-gauche qui ne soit pas souverainiste – un genre d’hybride entre l’ADQ et QS (My god, qu’est-ce que je dis!) – qui puisse réunir ces gens comme moi qui souhaitent un avenir tourné vers l’écologie, la social-démocratie, l’équité intergénérationnelle et une véritable économie du savoir pour nos enfants… peut importe leur langue ou leur origine (et de grâce, qui nous fasse enfin passer à un système proportionnel).

  10. Si j’étais stratège du PQ, je ferais la chose suivante:

    1- Pour la prochaine année et demie, je ne ferais pas de course au leadership. Je laisserais toute l’attention médiatique à la commission Charbonneau, aux scandales libéraux et aux procès qui suivront.

    2- Pendant cette année et demie de scandales libéraux, le PQ doit aller dans les écoles, les cégeps, les universités, toutes les régions du Québec incluant l’Outaouais et l’ouest de Montréal pour faire de la pédagogie sur les bénéfices de la souveraineté. Je vous propose aussi de vous préparer tous les arguments pour un cadre financier qui montre que la souveraineté, c’est payant. Les Québécois votent maintenant avec leurs portefeuilles

    3- Dans 18 mois, vous débuter une longue campagne à la chefferie avec 10-15 candidats. JM Aussant, JF Lisée, Sylvain Gaudreault, Véronique Hivon, Léo Bureau-B, Alexis Deschenes, Elsie Lefebvre, PKP, Alexandre Cloutier, Gilles Duceppe….etc.. Vous étirez cette campagne sur 18 mois, en tenant des débats dans toutes les régions du Québec, et en mettant l’emphase sur les bénéfices de la souveraineté. Avant de débuter, entendez-vous pour garder le discours très positif…rien de méchant sur le Canada ou sur la langue anglaise..Quelque chose de Pro-Québec, Pro-Francais. Avec les chiffres à l’appui que la souveraineté fera sauver des $$$ aux Québécois.

    Au final, vous devrez élire le chef qui sera le meilleur messager. Le ou la chef choisi (e) n’a pas nécessairement besoin d’être tout puissant à l’intérieur du parti. Mais la personne que vous enverrez devant les caméras doit être moderne, charismatique, polie, dynamique et compétente. Il est possible que certains membres du PQ doivent accepter qu’ils ne répondent pas à ces critères. Les égos devront être laisser de côté au profit de la cause et de la patrie.

    Bonne chance,

    • Vous êtes un bon stratège. J’espère que vous serez entendu. Si possible, impliquez-vous vous-même.

  11. 1- Toute discussion sur la défaite du PQ qui ne tient pas compte du rôle des médias déchaînés dans cette campagne est une PERTE DE TEMPS.

    2- Il faut cesser de croire que les Québécois sont héroïques et généreux. Il faut cesser de sous-estimer la petitesse, la mesquinerie et la veulerie des électeurs.

    3- La misogynie a joué un très, très grand rôle dans cette élection.

    Le PQ va se relever. Mais. personnellement, je ne sais pas comment je vais pardonner au Québec ce qu’il a fait à Madame Pauline Marois.

    • Totalement d’accord avec vous, et je peux vous dire que j’ai suivi attentivement la campagne, jour après jour et dans tous les médias. Comme vous, j’éprouve un profond sentiment d’injustice et de dégoût face à la bassesse et à l’acharnement dont beaucoup ont fait preuve à l’égard de Mme Marois, une femme exceptionnelle, généreuse, qui s’est dévouée corps et âme pour les intérêts supérieurs du peuple québécois. Cela donne la nausée. Le pire, c’est que cette hargne démesurée continue à répandre son poison sur les ondes et dans les forums ou réseaux sociaux. Vraiment désolant. Par contre, connaissant la force morale remarquable de Mme Marois, je suis confiant qu’elle saura surmonter cette dure épreuve. Chapeau à notre Mère Courage ! Je lui souhaite sérénité et bonheur avec tous ses proches.

    • Vs avez oublié que Mme Marois a utilisé ses enfants comme prete nom il y a plusieurs années, la pension de son mari vient de Mme Marois, il n’est pas blanc-blanc.
      Certes , les libéraux ne sont pas blancs mais les péquistes non plus. Tout se passe de la même façon dans tous les partis.

  12. Nous sommes indépendantistes. Nous ne pouvons pas mettre notre option sous le boisseau et la subir comme un lapin magique, une cage à homard ou n’importe quelle métaphore qu’utilisera nos adversaires.

    Nous devons assumer ce que nous sommes. Les CAQuistes seront plus à droite que nous (note à PKP et les Charteux); Les solidaires seront plus à gauche (note à Dubuc-Laviolette); les libéraux seront plus fédéralistes que nous (Pierre Marc Johnson ici ??). Nous ne pouvons pas non plus nous servir de la « cinétique » électorale et utiliser l’épouvantail de la division. On a vu ce que ça donnait pour le BQ. QS, même s’il est plus fédéraliste que nous, nous supplantera rapidement à ce jeux.

    Je vois les résultats de lundi comme un refus du grand soir, du changement brusque. Mon jupon dépasse, j’ai voté ON en 2012. Si on regarde l’histoire, le Canada n’a pas fait de guerre d’indépendance. Le 1er juillet est une date arbitraire. À vrai dire, l’indépendance du Canada a pris 125 ans. Et à mon avis, elle n’est pas terminée, vu que le Canada est dirigé par un monarque étranger.

    J’ai perdu 120 lbs. Je ne l’ai pas perdu tout d’un coup en disant « OUI » (Étapisme) avec une chirurgie esthétique. Je ne me suis pas préparé en me disant que je suis beau et fin en procrastinant jusqu’à la semaine des 4 jeudis (Bonne gouvernance-Marois-Bouchard-Boisclair-Landry-Beau risque)… Je me suis fixé de petits objectifs et j’ai réalisé mon objectif petit à petit. Appelons ça le gradualisme, pour des fins idéologiques.

    Déjà, aujourd’hui, les partis politiques fédéraux ont 2 campagnes. Une pour le Québec, l’autre pour le Rest of Canada. Les deux solitudes sont plus là que jamais. L’indépendance se fait d’elle même, par le peuple. Faut juste suivre le peuple.

    Le Québec est dirigé par sa « Majesté Elizabeth Deux, par la grâce de Dieu, Reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, Chef du Commonwealth, Défenseur de la Foi « . Vous aurez à prêter serment à ce chef d’état prochainement. C’est une absurdité nécessaire.

    Il me semble que la première étape, pour faire la souveraineté, c’est maîtriser l’exécutif et affirmer la séparation des pouvoirs. On l’a vu, le PM du Canada est un tyran élu. On doit donc se doter d’un régime présidentiel, préférablement uninominal à 2 tours. Une province républicaine permettrait de rapatrier, petit à petit, les pouvoirs du Canada (Quelqu’un a entendu parler de référendum d’initiative ???).

    Avec cette méthode, en 2018, on questionne le chef sur un référendum, on pourra dire « oui, nous ferons un référendum sur le rôle du lieutenant gouverneur, point ».

    Bref, c’est une révolution que l’on doit faire, dans la démocratie (paradoxe). On doit avoir une vision du pays, et la tenir et léguer notre rêve à nos enfants.

    Qui sait, en 2075, on paiera en dollar Québécois et les forces armées Québécoises participeront à une mission de la paix…

  13. J’ai été membre du PQ de 1975 à 2011.
    Le PQ subit sa plus dure baffe et voilà qu’on parle déjà de leadership d’une façon qui démontre à quel point ce parti ne veut être qu’un parti, ne veut que du pouvoir politique. Qui maintenant veut d’un leader avec encore une épée de Damoclès sur la tête avant même d’être élu? L’idée de faire l’indépendance via un parti est maintenant révolue, ça a assez duré. Il faut s’occuper de l’argent et des ethnies sans tarder pour réussir à faire un pays un jour. PKP arrivait et l’espoir de régler au moins un dossier a été tellement de courte durée que vous avez assassiné pour toujours plusieurs indépendantistes péquistes en lui clouant le bec.Tant que l’immigrant québécois ne sera pas convaincu que son pays est le Québec, le projet est voué à l’échec; ça, ça donne une idée de la façon dont il faut s’y prendre pour y arriver, et ce ne sera certainement pas le PQ qui va y arriver. Les fédéralistes ont beau jeu , ils n’ont qu’à leur faire croire que le Canada est uni…pfff ce Canada n’est même pas capable de donner une constitution à sa plus grande province!.René Lévesque nous a enseigné les sociétés d’état avec l’émission format 60, pourquoi ne nous enseignent-on pas l’indépendance? Dommage mais pour moi le PQ est mort surtout parce que dans son mandat il a omis d’accorder plus d’importance à l’éducation du pourquoi de la cause. Il aura été un vecteur très important de l’évolution politique des québécois mais aura démontré surtout que l’ambiguïté est inévitable quand on veut servir 2 causes à la fois, celle d’un peuple et celle d’un parti.
    Je suis membre depuis 2011 de Option Nationale mais futur membre de tout mouvement qui rassemblera pour de vrai tous les indépendantistes qui enseignera à tous les québécois que le Québec est déjà notre pays.
    R-MC

  14. M. Lisée votre réflexion ne tient pas compte d’une série de points importants

    Pour commencer, l’option 3 que vous avez omise, soit que le PQ parle au minimum de la souveraineté, (pour pas dire zéro en parler) comme par exemple pendant les 9 ans du gouvernement Charest et 1.5 ans de gouvernement minoritaire, pour ensuite la ressortir en campagne électorale sans être préparé a la défendre (PKP) et plutôt improviser une façon de la cacher, c’est voué au cuisant échec qu’on aura connu le 7 avril. Il faut le dire. Je ne sais pas qui est le scientifique de la NASA qui a pensé a cette stratégie, mais elle est LA raison principale pour laquelle nous nous retrouvons ainsi amochés.

    Il faudra dorénavant remettre en question ces stratégies douteuses et alambiquées, tout comme celle d’utiliser une icone de la télé un peu sénile pour faire peur au monde avec les méchants barbus qui prient le dangereux Allah pour ensuite faire brandir le salut de la charte qui elle sera le subterfuge pour faire avaler la souveraineté au peuple. Ayoye !! Quel plan machiavélique completement AMATEUR !

    Ensuite, vous pouvez bien dire que 70% des gens ne veulent pas de référendum.
    Ils n’en voulaient pas le 7 avril 2014 c’est certain. Est-ce que ca changera un jour ?
    Qui sait. Nul ne peut prédire l’avenir. Mais dites moi une chose. Pourquoi tout centrer autour d’un referendum ? Il y a mille autres façons d’aborder la route vers l’autodétermination. Vous êtes a ce point a court d’idées !?!??!!!! Faire entériner une constitution rassembleuse qui aura été « écrite » par le peuple me semble un objectif beaucoup plus porteur d’espoir.

    Et vous oubliez finalement un facteur déterminant. C’est que les Québécois votent de façon irrationnelle-erratique pour dire le moins, et ce depuis quelques années. En 1976 votaient pour le PQ au National, mais Libéral au fédéral. En 2007 on aura vu une vague ADQ (la droite) au National pour ensuite assister a une vague orange (la gauche) au fédéral.

    À cet égard, je pense que les Québécois vivent un malaise existentiel, et qu’Ils se cherchent. Ils veulent a la fois maintenir leur niveau de confort, assurer leur survie culturelle (principalement la langue) et se sortir de ce carcan constitutionnel qui leur donne le feeling de tourner en rond. Alors ils essaient tout et leur contraire.

    On peut donc prédire de façon raisonnable que dans un court-moyen avenir, une autre fenêtre d’opportunité s’ouvrira au mouvement indépendantiste. Le PQ DOIT ËTRE PRET !!

    On jase. Imaginons 4 années Couillard, teinté de nouveau par des scandales de corruption et des manifs. Je vous prédis que le peuple se tournera alors vers la CAQ. Si jamais la CAQ ne fait guère mieux, vers qui le peuple se tournera t-il ? il se pourrait très bien alors que la souveraineté apparaisse comme LA solution.

    Encore une fois, faut que le PQ soit pret !!! Que ce soit a ce moment ou a nimporte quel autre moment tel. Pret a dire « Vous avez tout essayé et vous tournez en rond. La souveraineté est la seule chose que vous n’avez pas encore essayé. C’est le PLUS BEAU et plus inspirant programme politique de tous !! Joignez vous a nous !! »

    Et être prêt veut dire que dès aujourd’hui:

    -Amorcer des aujourd’hui une tentative de coalition de tous les souverainistes. La base.

    – Immédiatement prendre le « lead » dans la réforme des institutions démocratiques et amorcer un mouvement populaire pour le réclamer UNE PROPORTIONNELLE !!! Si le PQ gagne cette bataille, il reprendra beaucoup de crédibilité auprès du peuple. Et il se créera un momentum. Si le PQ passe a coté de cette chance, il apparaitra encore une fois comme un vieux parti électoraliste. À cet égard le NPD est en train de couper l’herbe sous le pied du PQ. Wake up !!!

    – Entamer des aujourd’hui un blitz de pédagogie de la souveraineté, ce qui n’a pas été fait au cours des 20 dernières années. Expliquer le modèle républicain, le modèle anglais, les gouvernements de coalition (voire l’émirat et la royauté !!) et esquisser les avantages de chacun. Faire miroiter les nombreuses opportunités d’affaires, car dans un nouveau pays, tout est a batir. Démystifier SANS IMPROVISER EN CAMPAGNE ÉLECTORALE la question des passeports et des frontières. Ne pas s’enfarger dans des scénarios hypothétiques. DIRE LA VÉRITÉ !! Et surtout INSPIRER , FAIRE RËVER !!!! Ne pas avoir peur d’aborder les sujets épineux: l’argent, les droits fondamentaux, etc

    -Mettre en chantier des forums, des assemblées populaires pour que le peuple puisse venir s’exprimer. ÉCOUTER.

    -Prendre le « lead » pour changer le ton de la dynamique parlementaire. Un peu comme ca se faisait y’a pas si longtemps aux USA, faire passer les intérets de la nation avant ceux du parti. Inviter les autres partis a ouvrir de véritables dialogues sur ce qui nous unit pour faire avancer le Québec. Parce que pour le moment, quand le PQ parle de gouvernance souverainiste, le peuple cynique comprend que les péquistes veulent simplement le pouvoir, le salaire de député, les pensions de députés, etc. Faut que le PQ change son image et qu’on soit CONVAINCU que c’est LE parti qui fera avancer la nation.

    -Le PQ a aussi un DEVOIR MORAL de tendre la main aux communautés culturelles et aux anglos. Les inclure dans le projet d’indépendance et non pas se servir d’eux comme épouvantail pour rassembler les « de souche ». Une approche inclusive rassemblera davantage de gens. Une approche inclusive donne des lettres de noblesse au projet. Une approche inclusive devient inattaquable. La xénophobie éloignera bien des souverainistes. Une approche inclusive est la marque d’Un pays moderne, ce qui séduira beaucoup de jeunes.

    M. Lisée, c’est vrai qu’il est urgent d’attendre pour choisir le leader du parti, Mais le PQ ne peut laisser le terrain vide et se tourner les pouces. Il est temps d’AGIR !!

    • René Lévesque avait raison de dire qu’un parti devient vieux après 35 ans d’existence parce qu’il ne répond absolument plus à ce pourquoi il a été mis au monde. Le PQ ferait exception? Pff…

    • «Amorcer des aujourd’hui une tentative de coalition de tous les souverainistes. La base.» M. Lajoie, vous avez entièrement raison, la division des souverainistes a démontré lors de la dernière élection que c’est une aberration et qu’il doit y avoir une union. Cependant, je doute fortement que ce soit possible après avoir vu la réaction des membres de Québec solidaire lors de la soirée électorale. Lors de l’annonce de la défaite de Pauline Marois, ils l’ont huée et ont applaudi sa défaite, ils ont même entonné une chanson «goodbye». Alors, je n’ai aucun espoir de ce côté tout en étant convaincue que sans l’union des forces souverainistes, c’est peine perdue.

    • Faire entériner une constitution rassembleuse qui aura été « écrite » par le peuple me semble un objectif beaucoup plus porteur d’espoir.

      OUI, et cela est très pédagogique. C’est un projet porté par M Turp depuis longtemps, et qui doit être amorcé DÈS MAINTENANT.

  15. Quatre raisons qui font que je n’ai pas voté pour le PQ. Les réformes d’Agnès Maltais, Enbridge et Anticosti, les nominations partisanes (particulièrement visible en ce qui concerne André Boisclair) et le fait que moi comme beaucoup de gens nous vous croyons quand vous dites ne pas vouloir faire de référendum.

    Bonne réflexion Monsieur Lisée

    • Raisons qui ne disent pas pour qui t’as voté! Si tu votes pas pour un parti qui prône la souveraineté, il te reste qu’un choix, la pourriture libérale.

    • Et vous allez avoir bien pire avec le PLQ. Bravo.
      Re-bravo.
      Des plus fines que les autres comme vous, il y en a plein chez QS, parti auquel vous appartenez.

  16. Le P.Q. persitste à être manchot alors qu’il devrait avoir les deux mains sur le volant. Il faut maîtriser les deux options: Réforme constitutionnelle ou souveraineté. Il n’y aurait rien de déshonorant à vivre dans un Canada qui saurait enfin apprécier sa Belle Différence. Pour paraphraser Chantale Hébert: Il n’y aurait pas un seul politicien qui serait plus intelligent que le peuple, ce que les sondages post 7 avril démontrent avec une flagrante évidence: tout l’monde est malheureux tout l’temps.

    J.A. Michel Bornais
    Retraité
    Beauport

    • Ridicule cette phrase vide de Chantale Hébert, elle ne se rappelle plus de son cours de marketing? Un électorat c’est un tas de personnes manipulées.
      Venez pas me faire croire que les libéraux sont bons. Manipulateurs ha ça oui. ils ont l’expérience de l’arrogance traditionnellement ancrée, même la démocratie ils la bafouent autant qu’il le peuvent.

  17. STRATEGIE
    Faire la campagne sur la souverainté pendant que le PQ est dans l’opposition.
    J’ai plusieurs idées pour le faire. L’etape du referendum pourra etre annoncé d’avance, un véritable echeancier, soit avril 2019…en coalition seulement. Tous les partis indépendantistes devront y adéherer, sinon ils perdront les avantages concurrentiels qu’ils ne voudraient pas perdre.

    On a jusqu’en octobre 2018 pour préparer un véritable coup d’Etat, les féderalistes veulent faire peur au monde et bien. vont en avoir pour leur argent!
    Pour éviter la fuite de capitaux, on se sert tous la ceinture, on met TOUS la main a la pate, on cesse de consommer – sauf que pour le necessaire. Ca va faire mal au parti liberal. On leur fait une guerre economique.

    • J’aime qu’on se creuse la tête pour trouver des solutions. Chose certaine l’important c’est de réunir TOUS les souverainistes.

    • J’aime quand on se creuse les méninges pour trouver LA solution. Mais ici nous nageons dans la fiction.

  18. M.Lisée,
    Avec tout le respect que je vous dois, je souhaiterais que vous n’accordiez plus d’entrevues à ces seigneurs-chroniqueurs de « La Presse ». Ils se sont servis de vous pour se donner bonne conscience dans cette édition du samedi où les premières pages sont consacrées à « idôlatrer » … presque Philippe Couillard. Cela aurait paru trop gros que de ne s’intéresser qu’à celui-ci pour «  »l’objectivité » », qui sonne faux, de l’information. C’est drôle, cette bonne conscience. ils ne l’avaient pas durant la campagne électorale. Il faut dire qu’en plus de leur penchant, que dis-je de leur « à plat ventrisme » fédéraliste, ils en voulaient dès le départ à Mme Marois de ne pas leur avoir accordé une entrevue au moment du déclenchement des élections … ces supposés représentants du peuple qui ne représentent au fond que les intérêts de leurs patrons. D’ailleurs, vous remarquerez que les questions de ce monsieur ne procèdent presque toutes que par la négative. De toute façon, tout ce que vous pourrez dire sera retenu contre vous et servira à dénigrer le PQ. Je suis sévère, mais cela apparaît tellement évident, depuis surtout la grande frousse de 1995 … et ça s’est accentué. De grâce utilisez d’autres moyens pour faire connaître vos idées, entre autres ce merveilleux blogue et d’autres journaux. « La Presse » essaient de parler des deux côtés de la bouche en dehors des campagnes électorales, mais durant ces campagnes, il n’y a qu’une ligne et elle doit être suivie. Je me rappelle de propos prononcés en 1995 lors du référendum par un ex-pdg de ce journal enjoignant ses journalistes de ne pas avoir quelque penchant que ce soit pour le oui, sinon ils iraient faire autre chose ailleurs (je paraphrase).

    • Au contraire, il faut envahir les pages de La Presse et autres médias fédérastes qui ne font que rapetisser le Québec et les Québécois.

  19. M. Lisée, votre constat, selon lequel « la réticence à rouvrir le débat sur la souveraineté était telle que les autres considérations devenaient mineures » me semble tout à fait juste.

    Tout comme me semble juste le deuxième terme de l’alternative que vous proposez, en conclusion du premier, « rester dans l’opposition pour 20 ans ». Ce dont il n’est pas question, bien sûr. Et je comprends l’embarras et la perplexité dans laquelle vous vous trouvez. Car, quoi que vous proposiez pour le moment, on vous le reprochera. Les indépendantistes les plus optimistes et les plus pressés vous reprocheront d’être timorés, tandis que les nationalistes qui ont voté pour la CAQ ou que la perspective de souveraineté laissent indifférents vous reprocheront de ne pas les écouter.

    Comme vous l’avez très bien formulé, il est urgent d’attendre. Beaucoup de choses peuvent se passer dans un avenir proche. Des élections au niveau fédéral auront lieu l’année prochaine. Le NPD décidera-t-il de s’implanter au Québec ? Et dans ce cas Québec solidaire se joindra-t-il à ce parti ? Cela pourrait changer la donne.

    Et d’ici là comment réagira la gauche ? Y aura-t-il des protestations sur le plan social ? Selon ce que j’ai lu de nombreuses fois, les gens qui ont voté pour le Parti libéral ont cru voter pour la paix sociale pendant quatre ans. À mon avis ils se trompent lourdement, et leur vote ne peut au contraire qu’amener de l’agitation, sans provoquer de changements positifs. Pendant le mandat du PQ on avait le sentiment que les choses bougeaient, on se sentait vivre. À présent nous retrouvons non pas la paix, mais la stagnation, si ce n’est la régression.

    Le seul gouvernement capable d’établir la paix sociale est le PQ. Il faut le reconnaître. C’est pourquoi le Parti se doit de reprendre les rênes du pouvoir pour éviter la catastrophe. Il n’est pas question de miser une nouvelle fois sur « les conditions gagnantes pour un référendum » et de rester sur une voie de garage pendant de longues années. Tous les indépendantistes qui ont vraiment à cœur la prospérité et la pérennité de leur pays doivent faire confiance au PQ, car il est le seul à pouvoir rassembler les différentes tendances dans l’éventail gauche-droite, ou du moins à pouvoir gouverner au centre en tenant compte de façon prioritaire des intérêts du Québec, de ses ressources naturelles, de la gestion de l’environnement, d’une saine gestion financière, en garantissant l’accès à l’assurance-maladie, etc.

    Livrer la nation aux excès d’un gouvernement libéral irresponsable et nuisible, ou à l’austérité d’un gouvernement caquiste ne ferait que condamner le PQ à ramasser les pots cassés, après que la population lui aurait demandé de réparer les dégâts, comme d’habitude.

    Cela ne doit pas être. Il faut empêcher le plus tôt possible le pire d’arriver. Et pour cela, oui, le PQ doit reprendre le pouvoir en mettant en veilleuse la nécessité d’un référendum.

    Je suis certaine que le peuple québécois ne choisira l’indépendance que quand il l’aura déjà obtenue de facto. Obtenir « une petite concession ici, une petite concession là, jusqu’à ce que finalement il ne reste plus rien », comme disait Claude Morin.

    Et J. Chrétien de conclure : « « Dans un premier temps, c’est exactement ce que fit le gouvernement du Parti québécois. Il exigea de nouveaux pouvoirs, imposa sa présence internationale et, comme chaque demande paraissait raisonnable en elle-même et dans l’intérêt de la province, la population suivit. Avec le temps, le Québec serait devenu indépendant dans les faits et son indépendance juridique serait allée de soi. »

    N’est-ce pas ce que nous souhaitons tous voir de notre vivant ?

    • @ Marie Y.L.

      Je suis entièrement d’accord avec vous chère madame.

      Ce n’est pas la façon la plus rapide et la plus simple d’aborder le problème mais c’est pour moi la plus sage dans l’état actuel des choses.

      J’aurai bientôt 3 fois 20 ans, ce qui veut dire que je n’en verrai pas l’aboutissement, mais je suis prêt à faire encore un autre bout de chemin avec des gens comme vous parce que c’est aux prochaines générations qu’il faut penser.

      Nous ne pouvons jouer qu’une fonction de relais. L’ important c’est que le Québec devienne un jour un pays politiquement indépendant.

      Je me méfie des gens trop pressés. Je ne les trouve pas assez désintéressés et je trouve cela très regrettable.

      A trop vouloir aller trop vite on risque tout simplement de frapper un mur..

  20. Je crois qu’étant au pouvoir, vous aviez une vue d’ensemble de la situation que les simples citoyens n’avaient pas. C’est pourquoi je vous fais entièrement confiance dans vos démarches. Vos façons de faire ont évidemment déplu aux indépendantistes à l’esprit obtus, mais encore une fois, j’ai la ferme impression que vous utilisez les moyens nécessaires pour le bien présent et futur du Québec. Les magouilles centenaires des antiQuébec pour empoisonner, paralyser et rendre inoffensive la démocratie doivent être étudiées sérieusement, mais je crois qu’ici je ne vous apprends rien. Lorsque l’opposition triche à répétition, et remporte des batailles, n’est-il pas de mise de reconsidérer nos approches? Avec le multiculturalisme, ce n’est évidemment maintenant pas tous les Québécois qui portent en eux l’INDIGNATION des PATRIOTES, cela ne coule pas dans leurs veines, ce n’est pas dans leur ADN. Il est donc malheureusement trop facile pour eux de vendre le Québec au rabais au premier venu…

  21. Je vous suggère de lire inclure de Jean Dorion et le livre de Françoise David pour comprendre la pensée de ceux qui ne pense pas comme vous, vous comprendrez pourquoi le parti québécois est en baisse.
    Pour le plq, monsieur Couillard à fait une campagne de terrain pendant plusieurs mois, beaucoup d’électeurs ont été rejoint par le parti libéral bien avant le déclenchement des élections.
    Lisez aussi le site de « québec inclusif » et vous comprendrez comment l’ennemi s’est construit tout doucement et sûrement…Plusieurs ont voté libéral pour ne pas avoir la charte qui divise…

    • Je suis d’accord avec vous. Les leaders du PQ devraient laisser tomber la partisanerie de temps en temps et s’intéresser un peu aux points de vue de ceux qui continuent de décrocher du PQ pcq’ils ne sont plus capables de supporter certaines de ses orientations. Le monde évolue et le PQ stagne. Il essaie de se reprendre avec une approche marketing pour régler ses problèmes et du coup, il s’enfonce encore plus.

      Le marketing et la crispation identitaire ne sauveront pas le PQ, mais lui enlève déjà beaucoup de son authenticité et de son intégrité. En misant sur ces stratégies au ras des pâquerettes et rétrogrades, on se trouve parfois à avoir l’air d’un mononcle qui essaye de faire jeune en mettant un chandail fluo et le chapeau de cowboy de son adolescence. Ça le fait pas.

      Mr Lisée et cher PQ, OUVREZ-VOUS au monde et aux nouveaux enjeux progressistes si vous voulez vraiment sauver ce parti.

      Deux éléments incontournables des nouveaux enjeux progressistes:

      1) L’ENVIRONNEMENT. (Un État pétrolier on pensait, comme Mme Marois avant sept. 2012, que seul Harper était assez déconnecté de la réalité de 2014 pour faire ça)

      2) LA DIVERSITÉ. Que ça vous plaise ou non, le peuple Québécois est composé aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain, de diverses cultures et de nouvelles souches. Si vous ne pouvez pas intégrer cette nouvelle donne de manière positive dans votre définition du peuple québécois et dans votre vision globale, si vous n’acceptez pas les nouvelles souches comme quelque chose de positif, comme des gens désirables avec qui il faut créer les meilleurs liens possibles, oubliez ça l’indépendance.

      De plus, le néolibéralisme et son piège inhérent l’Austérité sont certes encore la seule vision économique à laquelle beaucoup d’électeurs adhèrent, mais le PQ «du passé» avait ceci de lumineux et de mobilisateur qu’il a INNOVÉ économiquement pour que le peuple soit moins dépossédé des richesses et du pouvoir sur ses terres. Aujourd’hui il faut encore innover pour donner plus de pouvoir au peuple, mais différemment. i.e : le capitalisme ne résout pas tout. Les multinationales encore moins.

      Le néolibéralisme et l’austérité menacent les peuples plus que jamais. Ils sont chaque jour dénoncés et de plus en plus combattus, parfois avec la férocité du désespoir, par les peuples d’une multitude de pays, par les intellectuels (dont un bon nombre d’économistes), d’organismes environnementaux et d’organismes internationaux (OXFAM, ONGs, et même partiellement par le FMI). Alors allumez! Si vous voulez vous actualiser, faites-le vers la lumière et non pas vers la grande noirceur du passé. Gardez bien sûr ce qu’il y a de bon dans le passé mais ne vous y noyez pas! La vie continue et il faut partiellement réinventer notre conception de notre peuple ainsi que la définition de «souveraineté» (inclut aujourd’hui notamment: souveraineté du territoire vs les grandes entreprises, souveraineté des citoyens vs ces mêmes grandes entreprises).

      Vous allez dire que ça passe après l’indépendance. Mais vous choisissez étrangement une majorité d’attitudes, de politiques et de stratégies néolibérales et rétrogrades. Vous dites que la souveraineté est au-dessus de la droite et de la gauche, mais les experts vous ont classés comme étant moins à gauche que le PLQ… Donc, vous n’êtes PAS au-dessus de ça.

      Si la couleur politique (droite gauche) nuit à au but souverainiste, ben laissez faire le parti qui n’arriver jamais à contenter la chèvre et le chou, et créez autre chose. Une vraie coalition, un mouvement, une association, que sais-je. Mais votre parti pense et agit d’un côté très défini depuis 20 ans : à droite. Les progressiste acceptent de moins en moins de vous donner des chèques en blanc pour diriger le Québec à droite, sans faire même de référendum. Ils se lassent de vos promesses vides et perdent intérêt dans votre parti. N’oubliez pas que vous n’avez plus le monopole de la souveraineté. Et que l’écoeurantite de beaucoup de progressistes devant un parti «qui flashe à gauche et tourne à droite» a atteint ses limites depuis longtemps.

      … Si vous allez vers l’ouverture et le progressisme : Bon courage. Vous aurez les progressistes avec vous !

      ….Si vous continuez de vous enfoncer dans la grande noirceur obscurantiste du marketing à outrance, du conservatisme et de la crispation sur la vieille souche, eh bien bonne descente vers le bas, vers le cafouillage et malheureusement, sans doute vers la fin.

      Bonne journée.

  22. N’êtes-vous pas tannés des témoins de Jéovah qui essaient de vous convaincre que leur réligion est la meilleure? Oui, n’est-ce pas? Alors nous aussi sommes tannés que vous vouliez encore tenter de nous convaincre que la souveraineté est une bonne idée car on va a déjà dit NON à maintes reprises. Des initiatives comme le Livre Blanc sur l’avenir du Québec, teinté de partisanerie aveugle, non merci!

  23. La 3e voie !

    Un, dire : « Nous on est indépendantistes, on va essayer de vous convaincre, et si vous n’aimez pas ça, ne votez pas pour nous. » Au prix de rester dans l’opposition pour 20 ans.

    Deux, dire : « Le PQ est indépendantiste et le restera jusqu’à ce qu’on fasse l’indépendance. Mais on a l’intérêt national à coeur. Et il pourra dire aux électeurs que c’est un objectif qu’il ne tentera nullement de réaliser dans le mandat suivant ». C’est ce que René Lévesque a fait en 1981. Il a eu 49% des voix, un record inégalé.

    TROIS… « l’État du Canada n’a jamais fait approuver ses Actes contituants par Le Peuple Souverain du Québec ; TOUS les États doivent respecter la MÊME règle et doivent respecter la Démocratie ; l’État du Canada n’est pas DÉMOCRATIQUE, n’est pas LÉGITIME démocratiquement tant et aussi longtemps qu’il s’abstiendra de se soumettre à l’expression de la VOLONTÉ LIBRE du Peuple Souverain du Québec ; le PQ forme désormais avec d’autres partis radicalement Démocratiques une Coalition de gouvernement de LIBÉRATION démocratique nationale qui va la poser la question au Peuple quant à l’État présent de clair déni démocratique canadian ; Le Peuple va décider s’il VALIDE ou INVALIDE l’État ILLÉGITIME du Canada qui s’impose sans OUI au Québec ; on règle la question… Le Peuple va enfin avoir l’occasion de se prononcer sur l’État PRÉSENT qui s’applique aux VRAIES AFFAIRES du Québec… ; en élisant les candidat,es des partis membres de la Coalition DÉMOCRATIE Québec… les Québécois,es vont enfin pouvoir TRANCHER… entre DICTATURE CANADIAN qui s’IMPOSE sans OUI et DÉMOCRATIE républicaine.

  24. J’ai rencontré un jeune venu de kabylie de 19 ans.
    Il a fait du bénévolat pour le parti québécois,
    il m’a affirmé qu’il se reconnaissait dans la démarche et qu’il était indépendantiste…
    Pouvez-vous s-il-vous plaît laisser la chance à la jeune génération de prendre sa place au pq et aider à faire l’article 1!!!!
    De plus, que pensez-vous de Jeremy Searle le conseiller de Côte-des-neiges, celui qui veux éliminer le mouvement souverainiste et qui compare ce mouvement à l’agrile du frêne « peut-être que dans 10 ans nous pourrons éradique le mouvement séparatiste »?
    Pour ma part, cela me donne le goût de résister!
    Faites-vos devoir, le mouvement souverainiste ne se résume pas au PQ.
    Qs et opition nationale ont aussi des idées à rebrasser.
    Recommencez à convaincre les gens, ce que vous avez arrêter depuis 95!

  25. Le PQ a été formé pour faire l’indépendance du Québec. Depuis près de vingt ans, il fait de la gouvernance d’une province. Assez, c’est assez. la gouvernance d’une province, il y a la CAQ et le PLQ pour le faire. Si c’est ce que vous voulez M. Lisée, rejoignez un de ces partis.

  26. L’idée développée dans mon commentaire ci dessous est une hypothèse et est liée au résultat du 7 avril. Une hypothèse pour réfléchir pas pour provoquer.

    Il n y a pas d’élan, de bouillonnement socioculturel comme en 1968 au Québec, en Occident. Il n y a que des réactions populaires comme chez les jeunes étudiants québécois contre l’augmentation des frais universitaires, une certaine réaction populaire contre l’Union Européenne en France relative qui s’exprime par certains ténors ou une part du suffrage. Les carrés rouges ont touchés une portion du vote solidaire et péquiste dans ce cas stratégique contre les libéraux, l’impact politique de ce mouvement s’en est tenu au rejet des libéraux n’échappant pas à une part corporatiste d’une réalité étudiante et non globalement sociale. Le PQ risque donc face à l’apathie sociale de devoir abandonner la question de la souveraineté, pas pour la jeter, plutôt par épuisement du parti de R.Lévesque à pouvoir traiter du sujet. Le PQ étant associé à l’échec des référendums. L’option souveraineté peut se maintenir en autant qu’elle soit portée par un autre parti comme peut être Option Nationale qui est neuf devant l’histoire et capable d’attirer les jeunes. La clé de la souveraineté ne se trouverait que dans O.N ou peut être QS si ce parti n’est pas absorbé par un possible NPD-Québec.

    Le PQ voué à la mort sans article 1 sur le pays? C’est possible mais comment ne pas voir que le PQ en jouant aussi le peut être que si ou peut être non sur le référendum l’outil en fait s’est brûlé devant l’électorat. Le PQ actuel d’après dégelée pourrait devenir nationaliste ce qui ne règle pas le problème de la transition et de l’orientation centre gauche ou centre droite du parti et du comment le PQ pourrait s’imposer par rapport à la CAQ. A priori par l’expérience de l’État, après?

    Cet après est à voir encore que si le PQ peut survivre c’est par ce vécu gouvernemental passé et tout récent qui réinvesti dans le terrain nationaliste sans ambivalence peut permettre au PQ de retrouver une fraîcheur en s’occupant du Québec dans ses dossiers dont ceux de la culture et de la langue car la CAQ n’apparaît pas sérieuse sur la culture quant au PLQ on est dans le déni de l’identité nationale. PQ nationaliste à voir?

    Si le Parti Québécois ne fait pas la souveraineté, il en sera le porteur de ballon pendant plus de 35 ans et pourrait en se maintenant au parlement comme parti politique pouvoir appuyer dans le cadre d’un référendum le nouveau parti qui défendrait la souveraineté du Québec. Un PQ qui jouerait le rôle d’une force d’appoint comme l’ADQ en 1995 pour le référendum. L’idée de laisser la souveraineté à un autre parti serait la voie de la sagesse pour le PQ après 44 ans d’efforts. C’est une option de type gaulliste ou de sagesse évolutive proposée à J.F.Lisée. Les jeunes qui ont appuyés l’Option Nationale de J.M.A en 2012 donnent une inspiration quant à la nécessité du renouvellement en politique. Le PQ peut méditer sur cette approche d’autant gagnante qu’elle empêcherait le Parti Libéral de se transformer complètement en -parti naturel de gouvernement- pendant 15 ans, 20 ans, ruinant le Québec par sa politique du déni national.

  27. Malgré l’échec de la gouvernance souverainiste et du leadership sur l’indépendance de Mme Pauline Marois, plusieurs commentateurs des médias, dont vous-même M.Lisée, et même certains souverainistes déclarent que c’est l’idée du référendum et la déclaration de M. Pierre Karl Péladeau sur le pays qui a fait perdre le pouvoir au PQ. Pourtant dans le sondage Léger Le Devoir suivant la déclaration de M. Péladeau, tenue dans la période du 11 au 13 mars, soit de quatre à six jours après, 44% des intentions de vote des francophones allaient au PQ, 27% au parti Libéral, 14% à la CAQ et 7% à Québec solidaire.
    Est alors arrivé le premier débat et une première attaque sur l’intégrité du couple Marois-Blanchet. Une première glissade. Le deuxième débat: même attaque frontale de la part de Legault. Les deux fois, Mme Marois a été incapable de répondre efficacement à l’accusation. Elle n’y a opposé qu’une dénégation qui ressemblait plus à un aveu.
    Une dégringolade.
    Les événements sont souvent plus complexes que l’on pense.

    • Je suis d’accord avec ce commentaire. Cette affaire Blanchet, fabriquée et spinnée par les médias fédéralistes, a fait très mal.

  28. et bien moi ce que les jeunes et moins jeunes ont répétés autour de moi c’est une seule et même chose, certain on voté PQ mais plusieurs on voté QS parce qu’ils croient à la souveraineté mais ne croyait pas le leader convaincu au PQ. Les gens veulent une position clair , précise avec des études , des objectifs , une marche à suivre. Que ça devienne concret dans leur tête de comment et ce que pourrait nous rapporter une telle démarche c’est ça le message que j’ai reçu de mes jeunes , ils étaient unanime  » donnez-nous un leader avec le coeur et la fougue d’un René Lévesque et nous seront présent et vous appuieront et le clamerons haut et fort. L’ambiguïté ça ne paie pas.

    Il faut faire une démarche claire et minutieuse de ce que vous voulez présenter pour l’avenir. Plusieurs personne sont prête à embarquer dans le train mais pour ça ils doivent avoir des arguments pour se battre en votre nom et pour notre Pays.

    Je ne crois que le vote du 7 Avril ait été une défaite mais un sérieux rappel à l’ordre , le peuple vous demande de refaire vos devoir et de nous donner un plan pour notre avenir , un vrai , pas juste des promesses en réponses aux attaques adverse lors d’une campagne , vous avez des idées, exposez- les , des études des avantages, faites-en la promotion , des aspects plus sensible à réaliser lors de la création d’un pays , jouez cartes sur table ne vendez plus un rêve mais une réelle option. mettez sur la table un vrai projet comme le fait un promoteur qui veut obtenir des investisseurs pour que les gens puissent avoir « confiance » … un simple mot qui à au temps d’aujourd’hui toute son importance. Parce que la chose est en soit fort simple les investisseurs de ce futur pays qui pourrait être le nôtre c’est « nous » alors svp retournez à vos planches à dessin et revenez-nous avec du concret , un projet en « Béton » comme l’était notre première Ministre Mme. Marois.

  29. Une amie apolitique m’a dit aujourd’hui qu’elle n’a rencontré personne qui lui a avoué avoir voté libéral, comme s’ils avaient honte.
    Un sondage Léger dans le Journal de Québec ( Lendemain de veille) démontre aujourd’hui que 60% des francophones insatisfaits des résultats de la dernière élection.
    Elle a rajouté: As-tu déjà entendu quelqu’un parler de « le Charest, le Couillard, le Legault »? alors que les gens ne se gênent pas pour dire « la Marois »?
    C’était une femme, en plus fortunée.

  30. « Conditions gagnantes » de Bouchard ou  » il y n’aura un référendum que lorsque les Québécoises et les Québécois seront prêts » de Pauline, même combat.
    Le PQ a perdu parce que le Québec n’est pas prêt, c’est aussi simple que ça. Quand on pense que René Lévesque lui-même était prêt à prendre un beau risque. L’idée de souveraineté a été descendue en flamme par le comportement idéaliste encore plus qu’idéologique des conseillers et conseillères de la campagne, dont à lire votre billet du 9 avril, vous auriez été repoussé. (???) Les gérants d’estrades dont je suis, peuvent tout de même apporter des idées de ce qu’ils ou elles sentent comme étant le ou des pourquoi de ce fiasco monumental.
    Première erreur, avoir cru que vous aviez gagné les élections en 2012, vous n’avez pas gagné, c’est le PLQ qui a été mis à la porte, ensuite avoir déclenché les élections alors que le PQ pouvait encore, bon an mal an, gouverner pendant deux ou trois ans.. On voyait mal la CAQ faire tomber le gouvernement. Il y a de multiples petites erreurs qui accumulées deviennent des handicaps insurmontables. Il y a aussi les changements de direction, les impossibilités répétées de répondre correctement aux attaques directes et claires des adversaires, spécialement sur le référendum. Était-ce si difficile de dire, de claironner partout, il n’y aura pas de référendum dans le prochain mandat, point final ? Avant de passer à Mme Marois, il faut reconnaître en elle, une femme et une femme politique exemplaire. Ses adversaires viscéraux ignorant ce qu’elle a réalisé s’en sont donné à coeur joie pour la ridiculiser. Elle a assez bien tenu. Mais, il y a une grande responsabilité des meneurs, meneuses de la campagne électorale qui n’ont rien fait pour faire passer son image du neutre au positif. Dans la dernière semaine sont apparus enfin des commerciaux mettant en scènes des membres de l’équipe avec des propositions, malheureusement, il était trop tard. Le rouleau compresseur Couillard continuait son travail d’écrabouillage. L’image solitaire du tout premier commercial montrait une Mme Marois, soit disant déterminée. Or que voyait-on ? Une mauvaise actrice pas sûre d’elle, d’autant moins que l’on lui faisait jouer le rôle de « moi j’sais ou j’vais » et que malheureusement, Mme Marois n’est pas en lice pour un oscar d’interprétation capable de rattraper le malaise généralisé qui se répandait inexorablement. Pourquoi des marques de produits nuisibles pour la santé arrivent à vendre en masse. Parce que les commerciaux sont bons et attirants. Alors comment peut-on manquer les éléments positifs d’une femme politique de grande expérience? Le référendum martelé par le PLQ, l’économie par la CAQ et nous seul(e)s sommes à gauche par QS, ont achevé de saper la statue de béton déjà bien agressée par les intempéries et ses propres faiseurs d’image. On a cru, j’ai cru que l’arrivée de PKP allait enfin fermer le bec de tous les détracteurs. La seule phrase que devait prononcer le génial homme d’affaire c’est, » Comme mon père, Pierre Péladeau, je souhaite que le Québec devienne un pays souverain, il ne peut le devenir que s’il est souverain économiquement, nous allons vous montrer, exemples à l’appui, comment cela est possible et je suis là pour aider à le démontrer et après nous verrons si nous pouvons ou non franchir le pas, ensemble. J’ajouterai pour les jeunes qui vont voter pour la première fois, d’aller sur Internet voir et connaître qui était Pierre Péladeau ». La Charte, qui semble avoir été le moteur de la décision de partir en élection a été sacrifiée sur l’autel des à peu près. Plus de 70% des Québécoises et Québécois sont pour un encadrement des idéologies contraires à nos valeurs démocratiques et égalitaires. Mais 100% de ces mêmes personnes sont pour vivre mieux et dans la sécurité.Ils et elles préfèrent un peu moins de liberté et un peu plus de sécurité. Enfin, et vous l’avez reconnu, vous avez manqué la Jeunesse. D’abord (sauf exception bien évidemment) elle est par principe inculte en Histoire. Elle ne sait pas ce qui s’est passé il y a cinq ans, encore moins il y a dix ans, après ou plutôt avant c’est un gouffre sans fond. Les intérêts de la majorité de la Jeunesse, ce sont dans l’ordre, les bons jobs payants à venir, les téléphones intelligents, les tablettes, et le sport. Cela dit, continuez votre excellent travail (auto)critique et bonne chance.

  31. Première chose. Le PQ est unparti indépendantiste et il doit le dire et le promouvoir. Ça prendra 20 ans pour y arriver? Ça prendra 20 ans pour y arriver! Les gens n’aiment pas les peut-être. Ils veulent avoir l’heure juste avant de voter. Fini le taponnage! Ça implique dès le départ que le PQ fait la pédagogie de l’indépendance. Les électeurs veulent savoir avant de voter. Ils ont raison. Le PQ a besoin d’un pédagogue.
    Deuxième chose. Lucien Bouchard a dit une chose primordiale. La première identité des Québécois, c’est leur langue. C’est à partir d’une discussion sur la langue que l’identité devait être abordée. Le reste vient ensuite.

  32. M.Lisée,
    Arrêtons de spéculer et agissons!!!Pourquoi ne dites-vous pas aux Québécois(ses)que c’est une ÉLECTION BIDON!C’est certain que si nous faisons un constat d’échec AVEC! il n’a plus plus d’autres options valables qui tiennent !!!Regardons en avant et voyons les choses autrement voulez-vous? les Québécois(ses)doivent IMPÉRATIVEMENT adhérés à une REFONTE COMPLÈTE du Système Électorale!Cessons de spéculer et AGISSONS de grâce!!! Ce n’est pas vrai que NOUS avons perdu !Changeons notre vision et arrêtons d’avoir peur d,avancer!Lançons UNE PÉTITION POUR = SE DOTER d’un NOUVEAU MODE DE SCRUTIN ET D’ÉLECTION !!!

    • Mme Doris,

      Vous touchez là un point important. Sans viser à tourner le fer dans la plaie, vous savez que c’est Mme Marois elle-même qui a écarté ce changement de mode électoral qui se trouvait dans le programme du parti juste avant son élection et sa gouvernance.

      Pour regarder vers l’avenir à présent, je suis parfaitement d’accord avec vous. Je me suis senti un votant tout à fait absurde, stérilisé, sachant que dans mon comté les jeux étaient faits avant même mon déplacement – un effet dissuasif d’aller voter pour une bonne part de la population en fait.

      Je me suis dit, très naïvement tel un badeau impuissant: pourquoi je vais voter? mon vote est perdu d’avance. Alors je me suis dit aussi : pourquoi chaque votant ne serait pas respecté, gratifié d’exercer son devoir-citoyen avec une responsabilité « ressentie » en écho, une reconnaissance naturelle de son investissement personnel à aller voter. Au lieu de rendre inutile ce geste citoyen et démocratique pour une part considérable du scrutin, il devrait être valorisé, chaque vote retrouvant sa valeur à un décompte d’ensemble et créant une proportion non seulement représentative (ce qu’analyse M. Lisée en invisible et sans valeur considérée dans les résultats de surface et les faits de « pouvoir réel »), mais EFFECTIVEMENT REPRÉSENTÉE EN POUVOIR CONCRET.

      Une Assemblée dite nationale en serait grandie en signification étatique et crédibilité de paroles et interventions « représentatives » du peuple dans les faits. Les citoyens/contribuables méritent que leurs institutions politiques s’améliorent pour eux et tendent vers une réelle démocratie.

      Même les politicien(ne)s seraient moins frustré(e)s d’avoir investi tant d’énergie réduite à néant : qu’attendent-ils(elles) donc d’ailleurs pour créer un comité là-dessus et revendiquer à l’Assemblée nationale même cette amélioration? Mystère et boule de gomme… à suivre au sein même du PQ et de l’Assemblée nationale! M. Lisée, en tant qu’élu, vous êtes présent? à l’écoute? apte à défendre ce changement pour augmenter le vote, sa valeur, stimuler le geste, et promouvoir la représentativité… indépendantiste dans les faits? Pensez à nouveau « social-démocratie », ce n’est pas une maladie nocive ou honteuse tout de même…

    • Changer le mode de scrutin ne changera absolument rien au problème de fond : L’ignorance et l’inculture des Québécois.

      Si la population d’ici savait d’où elle vient vraiment, par où elle est passée, qu’est-ce qu’on lui fait subir depuis 1759 et ce qu’il devra faire pour ne pas disparaitre, elle se donnerait un pays.

      « Je me souviens » est une devise ausi ironique que mensongère. NON! Je ne me souviens pas justement! D’ailleurs, comment veux-tu que le peuple se souvienne de quelque chose dont on ne lui a jamais parlé?

      La pire erreur du P.Q. a été de surestimer le niveau culturel des Québécois. Tous ces représentant de deux générations issues de la classe aisée et instruites dans les meilleurs écoles, ne comprennent pas que le petit Québécois issus d’un milieu pauvre a fréwuenté un système scolaire qui ne l’a jamais outillé pour devenir un citoyen cultivé à l’esprit critique aiguisé, nuancé et capable de participer efficacement à la conversation démocratique.

      – Aucune formation digne de ce nom sur leur propore histoire.

      – Aucune formation digne de ce nom en grammaire française

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom sur les droits et responsabilités.

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom en esprit critique

      – Aucune formation digne de ce nom en philosophie (formation citoyenne)

      – Demandez à un Québécois ce que sont les Droits de l’Homme.

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom en économie (micro et macroéconomie, ce qu’est une devise, la création et le contrôle de la monnaie comment ça fonctionne. Le système bancaire, la dévaluation, la spéculation des marchés, etc)

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom pour comprendre le « common law » britannique et le système parlementaire sous l’empire duquel nous vivons.

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom en science pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom en écologie et sur les fragiles écosystèmes de notre biosphère.

      – Aucune formation citoyenne digne de ce nom sur les penseurs et créateurs d’ici. Sur notre culture si riche! Ceux qui ont façonné notre culture et notre identité semblent totalement oubliés par les moins de 40 ans.

      Bref, les Québécois ne sont pas aptes à participer à ce débat, encore moins de prendre une décision. Comment voulez-vous qu,Il n’ait pas peur à chaque fois que les fédéralistes avancent des arguments de peur?

    • Tout à fait d’accord avec vous Doris! Élections bidon et s.v.p. remettre la proportionnelle au programme du PQ.

  33. Faut pas se décourager: il y a eu d’autres moments de doute, en 1980, 1985, 1995. Il reste quand même 40% des gens en faveur de la souveraineté. Un référendum? Moi même je ne suis pas sûr d’en vouloir un si on est pour le perdre: c’est trop dur. Pourquoi pas dire aux Québécois: on est souverainistes et on va essayer de vous convaincre mais on ne fera pas de référendum tant que vous ne nous direz pas que vous êtes prêts. On vous la rentrera pas de force dans la gorge. En attendant on vous propose un gouvernement qui va véritablement défendre les intérêts du Québec, de sa langue et de sa culture, en privilégiant le partage de la richesse, l’accessibilité à une éducation de qualité, à des soins de santé publics, et en s’engageant à protéger ce qui est le plus important: notre planète. Faudra peut-être tendre la main aussi à Québec Solidaire…

    • Mais, c’est exactement le message que le PQ a tenté de diffuser et qui correspondait à son programme. Prenez note que, primo, les médias n’en ont pas tenu compte, propageant presque exclusivement les messages du PLQ (Radio-Canada, La Presse), ou, surtout durant les 5-6 derniers jours, ceux de la CAQ (LCN-TVA et Journal de Mtl, Journal de QC, radios poubelles…) Aucune tribune médiatique n’a appuyé le PQ, sauf Le Devoir, trop tard et trop timidement, comme pour se donner bonne conscience.

      Secundo, Québec Solidaire n’a pas cessé d’accuser et de dénigrer le PQ, allant jusqu’à mentir sur ses intentions et diabolisant PKP : si M. Péladeau avaient fermé ses journaux ou s’il les avaient vendus à une compagnie américaine ou canadienne anglaise, QS aurait encore critiqué. M. Péladeau a voulu conserver au Québec ce fleuron de notre économie ; il y avait des sacrifices à faire pour y arriver. Facile d’accuser quand on n’a jamais rien géré… Et voilà le résultat : nous sommes tous perdants. Je suis quand même convaincu que le PQ sortira fortifié de cette épreuve. Grand merci à vous, M. Lisée, de continuer ce dialogue essentiel et fécond !

    • C’est pas mal ce qu’ils ont fait dans la campagne…Pauline Marois s’est fait rire d’elle à tous les instants quand elle disait « pas tant que les Québécois ne seront pas prêts » elle l’a dit cent fois qu’on allait être un gouvernement, qui va bien gérer le Québec et pendant ce temps nous démontrer tous les bienfaits d’une indépendance en bonne et due forme… Pauline Marois a tendu la main à Québec Solidaire, qui se sont empressés de cracher dedans et de faire une campagne carrément anti-PQ (le seul parti ou ces opportunistes grugeux de votes sont capable d’affaiblir à leur profit), ils se sont À PEINE attaqués (pour ne pas dire légèrement souligner) sur le bilan désastreux du règne libéral, son étique, sa dilapidation des fonds publics en plus du creux énorme dans la dette pour financer la corruption et la criminalité à raison d’un MILLIARD par année…ah mais ça QS s’en foutent. Ils sont payés au vote…et je me demande parfois si ils ne sont pas payés aussi par d’autres, pour d’autres raisons. Bref, nous avons 4 ans pour faire le travail terrain, pour convaincre, pour démontrer l’évidence aux Québécois du bien fondé de notre démarche de liberté. Le tout dans la fierté et l’enthousiasme: deux ingrédients qui manquent cruellement à la prestance de notre parti.

    • Exactement. On ne PEUT PAS se permettre de perdre un référendum. Que les puristes se le disent et l’intègrent.
      D’accord avec vous 100%,

    • Quant à Q.S. quand ces idéalistes se tanneront de recommencer les marches dans la rue et se feront arrêter en masse, peut-être comprendront-ils que EUX auraient dû tendre la main au PQ en 2014.
      Pauline M. a réglé la crise.Le PQ est crédible, QS restera marginal.

  34. L’option souverainiste n’est pas morte. Je trouve comique de lire les gens dire que 41% PLQ+ 25% CAQ = 66% contre la souveraineté. Il y a plusieurs souverainiste pas pressés et mous dans la CAQ. Ces gens ont quitté le PQ pour suivre Legault. Il faudra les convaincre que le projet du pays, c’est payant. Les électeurs de la CAQ veulent se faire dire que la souveraineté fera sauvé de l’argent au Québec et pourrait même apporter une baisse d’impôts.

    Travaillez sur cela. Je crois aussi que le manque de charisme de Mme Marois ajoué contre vous. Vous devrez choisir une leader charismatique. Pourquoi pas JM Aussant? Alexis Deschesnes? JF Lisée?

    • Les québécois sont curieux de nature et tellement accueillant qu’ils l’ont fait aussi à bras ouvert pour la CAQ. M. Legault devrait démontrer plus d’empathie pour le PQ parce que c’est quand même lui qui l’a mis au monde. Quand il se rendra compte que c’est juste un appétit pour le pouvoir, sa fibre nationaliste revibrera peut-être au point de rentrer au bercail. Allez…, j’hallucine peut-être mais c’est pas pire que de regarder ce qui s’est passé. Y a de gros égos au parti et ils sont pas facile à gérer….
      M. Lisée, moi je crois encore qu’on peut le faire ce pays.

  35. M. Lisée
    il y a plusieurs autres stratégies que les deux que vous mentionnez par exemple
    -référendum populaire comme engagement électoral du PQ
    -Démarchage constituante
    -Référendums sectoriels pour rapatrier des pouvoirs spécifique Ottawa (qui fut déjà votre position)
    ETC
    Je souhaite ardemment que l’aile parlementaire ne prenne pas toute la place dans ce débat .Ce qui est le cas depuis la défaite

  36. Je suis très dessus des résultats de cette élection au Québec .Maintenant il serai sage d’attendre une vingtaine d’années avant de revenir avec l’idée de proposer un vote référendaire car les électeurs Québécois sont fragiles .
    Désolé pour avoir un pays il faut beaucoup de conviction.et surtout voté le moment venu .

    • Pas de panique. Laissons retomber la poussière et qui sait. Ce fut un vote implusif et qui n’a pas vraiment aucun sens nationaliste. C’est la division des partis et le sainte peur de Québécois pas trop politisés qui a parlé.
      Ce phénomène amène des vagues comme celle du 2 juin 2011.
      Soyons plus confiants pur l’avenir, crachons-nous dans les mains et fonçons. Après tout, si l’électorat est parti de majoritaire le 5 mars dernier à plus que minoritaire le 7 avril, pourquoi ne pas envisager le retour inverse dans une avenir plus rapproché que 20ansé

      Signé: une militante depuie 68 qui en a marre de remettre un rendez-vous historique aussi important de 20ans en 20ans.

  37. M.Lisée,

    La crédibilité est directement proportionnelle à la clarté. L’option du référendum n’était pas clair.

    La charte des valeurs n’est pas rassembleuse, en tout cas pas assez pour s’ obstiner à en faire le principal enjeux électoral. Surtout quand on sait que l’on pouvait régler ça avant les élections. Ce manque de bonne volonté, n’a pas trompé les électeurs. Surtout en ces temps où l’argument unique de vente est l’intégrité et la transparence. Vous me direz  » Les libéraux ont un dossier pire que le n’autre si on considère la corruption ». Je vous répond que oui mais ce ne sont pas eux qui étaient au pouvoir. Le focus était sur le PQ. Et on sait que le PQ aussi ont profité de la stratégie de prête nom. Vous le savez, on ne gagne pas des élections, ce sont les partis au pouvoir qui les perdent.

    Qu’est-ce que faire la politique autrement ? L’attitude de Mme. David est un bon exemple. Il est temps que les partis acceptent les compromis et envisagent les coalitions sur des politiques précises. Au nom des intérêts supérieurs de la nation, qu’il disait.
    L’environnement est et sera l’enjeu principal pour plusieurs années. Il rejoindra toutes les générations. Pour l’avenir il faut miser là dessus. Sinon, la jeunesse ne suivra pas.

    Pouvez vous m’expliquer, comment il se fait que le PQ n’a pas argumenté sur les multiples incohérences des politiques fédérales et forcer les libéraux à se positionner. Bâillonnement des scientifiques, politique pétrolière… le puits d’incohérences est sans fond. Je ne comprend pas que vous n’ayez pas profité de ses opportunités. Le PLQ est tellement vulnérable de ce côté. Forcez le PLQ à se commettre sur les politiques fédérales me semble une bonne stratégie.

    Je doute de l’indépendance entre le juridique et le politique. Comment se fait-il que la commission Charbonneau ait arrêté ses travaux et que l’UPAC semble recommencer ses activités le lendemain des élections. Ça m’inquiète beaucoup.

    Vous savez ici dans Beauce-Sud, on ne sait plus à quel saint se vouer. J’en suis rendu à voter conservateur au fédéral afin de creuser le fausset culturel entre les fédéralistes et les Québécois et à voter CAQ afin de tenter de bloquer les libéraux au provincial. Un carré rouge me disait que j’étais le conservateur le plus progressiste qu’il connaisse.

    Enfin je vous félicite pour votre élection
    Ne lâchez pas, on a besoin de gens comme vous

  38. Votre vision du monde du Québec est totalement obstrué comme l’arbre qui cache la forêt. Les défis qui obnubilent les québécois et spécifiquement les jeunes est leur avenir. Un avenir réel qui prend forme de travail, santé,éducation et programmes sociaux. Nous savons tous que cela est en danger en raison de notre façon de mettre sous le tapis en jouant à la taxe cachée. Il est fini le temps des multiplications des aides et subventions pour soutenir artificiellement notre économie. De 2 maux, ils ont choisi la dette des libéraux à celle des programmes socialisant péquistes. En fait, la donne référendaire ne fut qu’une raison supplémentaire de vous sortir du pouvoir et cela en plus des autres. Le peuple peureux a choisi le clan libéral par peur mais cela ne sera probablement pas le cas la prochaine fois ou les caquistes auront plus de maturité alors…..qui blâmerez vous ?

  39. Moi je crois que Monsieur Aussant devrait revenir. Lui, sa position est claire, nette et précise.
    Pas de tergiversations. Pas de détours. Pas de dialogues de sourds. Pas de sempiternelles mésententes.
    Les citoyens sauraient dès son entrée en fonction ce vers quoi le parti se dirigerait. Et pendant tout ce temps avant les élections, le débat serait enclenché.
    Les libéraux seraient sur les dents parce qu’ils sauraient que le P.Q. a une position claire, nette et précise.

    • M. Aussant s’est peinturé dans le coin à cause de sa vanité : il aurait voulu devenir calife à la place de la calife. Parizeau et Lizette Lapointe l’ont encouragé dans cette impasse. Il aurait accompli beaucoup plus en se ralliant à l’équipe du PQ et en cultivant la loyauté et la modestie. Les grands leaders sont d’abord au service de leur peuple, même si celui-ci ne le reconnaît pas toujours. Ce fut le cas de René Lévesque, ce l’est aujourd’hui pour Mme Pauline Marois. La haine que beaucoup de gens affichent aujourd’hui par dépit est directement proportionnelle à la riche contribution de cette grande dame de la politique. Une Mère Courage qu’on n’oubliera jamais. Je sais que de son côté, son cœur sera toujours avec son peuple, malgré l’ingratitude, comme seul peut le faire un cœur de mère.

  40. Tout ça pour ça!

    M. Lisée, les 2 options que vous offrez à votre parti n’ont rien de nouveau, vous tournez en rond. L’option 1 est celle du PQ de René Lévesque avant l’élection de 1976 et celle du PQ de Jacques Parizeau avant l’élection de 1994. Cette position a permis naguère au PQ de prendre la tête d’un gouvernement majoritaire avec moins de 50% des votes, puisqu’il y avait plus de 2 partis en lice.

    En 1976, le PQ a pris le pouvoir avec 41% des voies et un taux de participation des électeurs de 85%. Les résultats au référendum ont été sensiblement les mêmes. Le projet de souveraineté-association a été rejeté.

    En 1994, le PQ a pris le pouvoir avec 45% des voies. Le projet de souveraineté mal définie par une question floue a été rejeté par 51% des votes. Les 4% de «oui» supplémentaires, 4% sur 49%, ont été obtenus grâce au charisme de Lucien Bouchard, sauveur et miraculé, et à la question floue. Les résultats aux référendums sont proches des appuis du PQ obtenus aux élections précédentes.

    L’option 2 que vous évoquez est la position que Pauline Marois a adopté en 2012 et par la suite jusqu’à sa défaite récente. Avec cette position, le PQ n’a obtenu que 32% des votes en 2012 et 25% des votes le 7 avril dernier.

    Cinq jours après l’élection, vous semblez n’avoir rien compris ni rien tirer de nouveau de la gifle monumentale que vous venez de recevoir.

    Vous répétez : «Moi, je le disais et c’était vrai: mon plan de carrière était d’aider Pauline Marois à faire la souveraineté.» Ce qui est en opposition avec la position que Mme Marois a adoptée. Elle a dit souvent qu’il n’y aurait pas de référendum tant que les Québécois n’en voudraient pas.

    Avouez qu’il est difficile de saisir votre cohérence.

  41. Entre le « nous allons faire un référendum une fois élu » et « nous allons sauter un tour », il me semble qu’il y a place à d’autres options Monsieur Lisée. Car gouverner la Province de Québec ou en faire un pays sont deux choses d’un ordre différent. C’est comme comparer des pommes avec des oranges.

    Pour ma part, j’éliminerais la souveraineté comme objectif premier du programme du Parti Québécois. Ensuite, je réévaluerais le modèle québécois dans le sens suivant : j’en ferais un diagnostic dans une perspective d’ajustement de programme politique. Dans quelle mesure les Québécois peuvent-ils substituer une part de leur nationalisme culturel par du nationalisme économique. Des questions surgiront : quelle est la méthode de certaines minorités prospères comme les Catalans (ils sont 7 millions) en Espagne ou en quoi les sociétés nordiques comme la Norvège ou le Danemark sont porteuses de leçons durables pour le Québec ?

    En clair, un référendum engage tout le monde quelque soit le parti politique alors qu’une élection provinciale vise à élire une équipe selon un principe de gouvernance optimale.

    Par ailleurs, qui a dit qu’un référendum devait porter exclusivement sur l’indépendance politique. Le Québec pourrait mettre en pratique un principe référendaire sur divers sujets fondamentaux. La laïcité en est un parmi d’autres. Finalement, pourquoi ne pas développer davantage la gouvernance par coalition comme les Européens ont appris à le pratiquer. Je n’ai pas compris ce qui n’a pas marché entre le PQ et la CAQ pendant les 17 mois du gouvernement péquiste. Avec sa faible cote dans les sondages, la CAQ ne me semblait pas prête à renverser le Gouvernement.

  42. Après toute cette déception quant aux résultats, j’ai décidé de devenir membre du PQ. J’ai pris ma carte de membre, on est donc à 90,001. Je l’avais jamais prise, c’est le bon temps. Laissez pas tomber svp, je veux pas juste rêver d’un pays, j’en veux un avant de mourir. Et c’est pas QS qui va le faire, c’est clair pour moi.

    • Je dirais plutôt : Gesca :70 et Quebecor 20 (LCN-TVA et le Journal de Montréal ont nettement poussé la CAQ.)

  43. Le 1er juillet 2012, Séphane Laporte avait publié cette chronique très drôle :

    « Le Canada va nous mettre dehors »
    « Hier, dans la section Débats de La Presse, il y avait une intéressante lettre ouverte du politicologue réputé Donald J. Savoie. Il nous expliquait qu’en cas de troisième référendum sur la souveraineté du Québec, il ne fallait pas compter sur les Canadiens des autres provinces pour nous retenir. Pas de love-in. Pas de grandes manifestations d’amour. Pas de alouette, gentille alouette.
    Pour l’Ouest, moins il y aura de provinces dans notre beau grand pays, mieux ce sera, car il n’aura pas à partager ses richesses. L’Ontario a perdu tout intérêt dans l’unité nationale. Et les provinces de l’Atlantique en ont assez des institutions fédérales coûteuses dues au bilinguisme.
    Bref, tout laisse présager que si le Québec menace encore de partir, le Canada va lui ouvrir la porte et démarrer son char à distance. Bon débarras! […]
    […] Parce que Stephen Harper, à l’instar des gens qui ont voté pour lui, n’en a rien à foutre du Québec.
    Chrétien était député de Shawinigan. Si le Québec se séparait, il perdait son job.
    Harper est député de Calgary. Si le Québec se sépare, il risque de conserver son job encore plus longtemps, tellement ses électeurs seront contents.
    Pensez-y comme il le faut, la séparation du Québec, c’est le fantasme de Stephen Harper.
    Fini les gauchistes, fini Mulcair, fini les points de presse dans les deux langues, fini les pertes de temps, fini les sujets qui n’aiment pas la reine. LE CANADA SERAIT ENFIN UN BEAU GRAND PAYS UNI. PAREIL. THE SAME. THE ROYAL CANADA. TOUT FADE COMME LUI. LE BONHEUR! THE HAPPINESS!
    Harper rêve la nuit que Paul Piché prenne le pouvoir au Québec et que l’on coche enfin Oui.
    LE PROBLÈME DE HARPER, C’EST QU’IL A BEAU NOMMER DES DIRIGEANTS ANGLOPHONES UNILINGUES, RÉDUIRE LES BUDGETS DE LA CULTURE ET IGNORER LES VISÉES ENVIRONNEMENTALES DU QUÉBEC, ÇA N’ÉVEILLE PAS LES ASPIRATIONS NATIONALISTES DES QUÉBÉCOIS. NIET.
    SI LES RELATIONS FÉDÉRALES-PROVINCIALES ÉTAIENT DES RELATIONS DE COUPLE, HARPER FAIT TOUT POUR QUE SA BLONDE LE LÂCHE. IL RENTRE TARD, NE DIALOGUE PAS ET NE RAMASSE PAS SES COCHONNERIES, MAIS LA FILLE ENDURE. PARCE QU’ELLE A PEUR D’ÊTRE TOUTE SEULE.
    Et le chum rage, parce qu’il a tellement hâte qu’elle s’en aille.
    JE PENSE QUE LE CANADA A RÉALISÉ QUE L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC NE SE FERA JAMAIS SI ON ATTEND APRÈS LES QUÉBÉCOIS POUR LA FAIRE.
    Voilà pourquoi je soupçonne Harper d’avoir un plan B. Il y a quelques jours, le premier ministre du Canada a rencontré en cachette Brian Mulroney. C’était sûrement pour lui exposer sa stratégie.
    Si le Québec n’est pas capable de tenir un référendum pour sortir du Canada, pourquoi le Canada ne tiendrait-il pas un référendum pour sortir le Québec?
    On en est rendu là.
    L’exaspération canadienne est à ce point. […] »

    http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201206/30/01-4539803-le-canada-va-nous-mettre-dehors.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_chroniques_553_section_POS1

    Vraiment très drôle. J’avais beaucoup ri.
    Mais alors que signifie que de l’autre côté également l’attachement du Québec au Canada est en baisse, passé de 57 % en 98 à 31 % l’an dernier ?

    Pour poursuivre avec la comparaison de Stéphane Laporte, la relation de couple Canada/Québec est vraiment usée de part et d’autre. Comment expliquer que malgré tout le Québec ait choisi de rester avec le Canada (le vieux mari riche) plutôt que de prendre son indépendance avec son bel et jeune amant (qu’elle aime, mais dont elle ne connaît pas la fortune)?

    Ce théâtre conjugal s’est bien joué durant la dernière campagne électorale, d’autant plus que les deux rôles principaux étaient tenus par un homme et une femme.

    Mme Marois –– « Je suis déterminée » (à partir un jour mais je ne sais pas quand, bien que mon mari soit un salaud corrompu).
    M. Couillard –– « Si [elle] choisit ça [dire qui je suis vraiment et partir], elle va y goûter aussi. Par contre, si elle veut parler d’économie, d’emploi, de finances publiques [de sécurité économique], c’est ça que le monde veut entendre [que je veux entendre]. »

    Autrement dit, le Québec souffre du syndrome Jasmine French (dernier film de Woody Allen). Celle qui a fait l’autruche jusqu’à ce qu’elle apprenne que son mari la trompait et qu’il trompait de nombreux investisseurs, au point d’être arrêté, menottes aux mains. Le réveil a été brutal et l’humiliation cruelle. Mais trop tard c’est trop tard…

    • Cela s’appelle du salissage et ce langage immonde, par lequel vous vous autorisez à mettre des paroles diffamatoires dans la bouche d’une femme mille fois plus digne que vous, vous déshonore. :« Je suis déterminée » (à partir un jour mais je ne sais pas quand, bien que mon mari soit un salaud corrompu).

      Le persiflage, c’est pour les serpents. Allez répandre votre venin ailleurs…

  44. Mr Lisée vous avez le devoir au PQ de faire le choix clair que les péquistes sont indépendantistes et l’affirmer haut et fort. C’est cela que les gens vous reprochent d’être mou dans l’ article 1 de ce parti. Sinon changé l’article un et un autre parti ferme prendra votre place. Vos tergiversations sont au comble. C’est quelqu’un comme Mr Péladeau que le parti a besoin. Ce choix fait vous prenez votre bâton du pèlerin et vous allez dans chaque maison du Québec expliquer c’est quoi la survie d’un peuple et comment on se prend pour l’assimiler. Un texte de référence celui de Boucar écrit ces derniers jours.
    Deuxième chose trouver un moyen de faire compétition à la propagande fédéraliste mur à mur, les médias c’est importants pour les moins informés. Rappelez vous l’émission ou René Lévesque éduquait le peuple en démystifiant les projets qui aideraient à la survie de ce peuple français en AN. Jean Lapierre est un exemple de ce que les médias peuvent entraîner comme probl`matique car beaucoup de désinformation et de martelage de pensée fédéraliste, il est aà 98,5 deux fois par jour en plus d’être sur TVA avec Dumont et le dimanche sur radio canada et il sème la graine fédéraliste partout avec la complicité de ceux qui l’entoure. C’est un chef de file dans le domaine un transfuge dangereux. Autre chose changer ou éclaircir les règles chez le DGE, mobiliser les gens pour que les pressions se fassent sur une carte d’électeur. Baissez le nombre d’immigrants ils sont entrain de nous envahir et nous n’avons pas les moyens de payer pour ça. Vous comprendrez que ces éléments ont joué dans la dernière campagne et vous le savez. Alors au boulot et nous ont va vous aider c’est certain.

  45. L’indépendance une affaire de débat mais surtout une affaire de combat. M. Lisée, je vous pose la question : prêterez-vous serment à la souveraine d’une puissance étrangère (qui plus est, chef de l’Église anglicane !) pour être autorisé à parler au nom de ceux qui vous ont élus ? Vous avez le choix, le même choix que vous décrivez quand vous parlez des choix du PQ : rentrer dans le rang ou faire l’indépendance.

  46. « ….la réticence à à ouvrir à nouveau le débat sur la Souveraineté était-elle que les autres considérations devenaient mineures… » (J.F. Lisée)
    Pourquoi? Tout simplement parce que le PQ contrairement au PLQ n »a jamais donné et l »image et la réalité d »un parti de réel pouvoir économique qui est un besoin préalable à celui de l »épanouissement identitaire soit-il. La psychologie de Maslov est claire nette et précise à ce sujet.
    Comme preuve une femme musulmane voilée qui vote libérale pour pas perdre son emploi. C »est pourquoi une transition accordée à cette dernière eut été de bonne stratégie et c »est pourquoi aussi le PQ doit maintenant devenir une meilleure force économique que le PLQ.

    • Au Québec, on n’a pas eu de meilleur économiste que Jacques Parizeau. Est-ce que ça nous a donné l’indépendance? Non. Parce que c’est la peur qui fait voter les anti-indépendances. Très peu de ceux-là sont vraiment pour le parti libéral mais ils sont clairement contre l’indépendance

  47. M. Lisée
    Il y aurait lieu de faire un sondage pour avoir une idée de la possibilité de retour au PQ de ceux qui ont opté pour d’autres formations politiques. Un questionnaire dans le style:
    – Êtes-vous souverainiste (ou indépendantiste, ou séparatiste) ?
    -Avez-vous délaissé le PQ pour une autre formation politique?
    -Dans le cas d’un retour du PQ vers une affirmation plus claire du projet de pays, dans quelle mesure seriez-vous prêt à reconsidérer votre allégeance politique, sur une échelle de « pas du tout » à « oui sûrement »?

    Je serais curieux de voir les résultats d’un tel sondage à différentes étapes de la période de 4 ans qui nous séparent des prochaines élections.

    • La majorité des gens qui ont quitté le PQ l’ont fait parce qu’ils ne sont pas en accord avec la vision de GOUVERNANCE.

      On peut tous se mettre ensemble quand il s’agit de voter pour l’indépendance mais dès que le PQ se positionne comme parti politique voulant gouverner, alors la gauche veut être à gauche, la droite à droite et le centre au centre.

      Tant que le PQ voudra jouer au bon gouvernement, il va perdre du monde insatisfait par les politiques choisies.

      La seule façon de rassembler tout le monde, c’est que le PQ se donne comme SEUL MANDAT DE FAIRE LA SOUVERAINETÉ pour se saborder après coup afin de laisser la place à la discussion entre les options de gouvernance habituelles.

      Il faut donc faire la preuve, sans être au gouvernement, que le pays est non seulement possible mais très souhaitable pour ne présenter que ça comme programme: la SOUVERAINETÉ!

    • Je seconde.

      Je n’ai pas voté PQ cette fois parce que…

      La gouvernance souverainiste, j’en ai rien a foutre. La CAQ occupe déja le terrain de l’Union nationale. Je veux voter pour un parti souverainiste, point a la ligne. On votera gauche-droite-centre une fois le pays fait.

      Le PQ maintient depuis de lunes un flou artistique sur le sujet de l’indépendance, ce qui est indécent autant pour les militants que pour la population. Tenter de duper les gens ce n’est pas gagnant.

      Le PQ s’est servi de la charte, au point d’en faire un désolant spectacle xénophobe avec la sortie non préparée de Mme Bertrand, pour supposément mousser l’appui à l’indépendance. Risqué, stupide, et désolant.

      Le PQ n’était nullement prêt pour gérer l’effet PKP. Il avait l’air complètement perdu.

      Le PQ a ensuite improvisé tout au long de la campagne.

      Le PQ ne nous a jamais fait rêver avec leur projet. Jamais n’aura t-on entendu au cours de cette campagne « Imaginez les pays du Québec… »

      Le PQ a muselé PKP, caché son beau et noble projet, louvoyé sur ses intentions, gaffé monumentalement en s’enfargeant dans les questions de frontières et le passeport

      Et j’en passe…

      Ou étaient LBB, Lisée, Benhabib pour nous parler de leur reve de pays !??!??!

      MUSELÉS !!!!!!!!!!

      Si le PQ devient le parti Beau Risque 2.0, il perdra sa base militante qui se campera chez ON.

  48. Le PQ m’a laissé tombé et je suis en colère.

    Les sondages révèlent que la majorité des gens ne veulent pas de référendum. Résultat: Couillard parle du référendum du PQ dans chacune de ses phrases et Marois va dire en pleine télé qu’il n’y aura pas de référendum! Je n’en revenais pas. C’est pas compliqué, le PQ fait plus de tort à la souveraineté que les libéraux! Quand tu as des convictions et que tu crois sincèrement en quelque chose, tu t’en contre-sacres que l’idée soit populaire ou non! Tu fais preuve de courage politique, tu tiens ton bout et tu essaies de convaincre le monde! Mais non, Marois aimait mieux promettre qu’il n’y aura pas de référendum, prouvant par le fait même qu’il s’agit d’une espèce de « menace » et d’une option qui, à tout le moins, n’est pas si nécessaire que ça ou, encore pire, n’est pas vraiment souhaitable. Et, cerise sur le sundae, elle fait le jeu de Couillard qui s’amuse à faire passer les souverainistes pour des crosseurs malhonnêtes. C’est complètement, complètement décourageant.

    Y’EN N’AURA PAS DE RÉFÉRENDUM! Y’EN N’AURA PAS DE RÉFÉRENDUM! Y’EN N’AURA PAS DE RÉFÉRENDUM! Y’EN N’AURA PAS DE RÉFÉRENDUM! Y’EN N’AURA PAS DE RÉFÉRENDUM!

    J’pus capab’!!!

    J’en veux un référendum, moi! Pis j’en ai plein le dos de me faire dire que les Québécois ne veulent pas entendre parler de souveraineté! Tous les sondages révèlent qu’environ 40% des Québécois sont souverainistes! QUARANTE POUR CENT! Ce n’est tout de même pas rien, ça! S’il était question de n’importe quelle autre idée, on parlerait de « presque la moitié » ou au moins d’une « part significative » de la population, mais quand c’est la souveraineté, là, ça ne vaut plus rien! J’en ai marre de me faire dire que je n’existe pas et que je ne compte pas! Que les libéraux me le disent, je suis habitué, mais que le PQ embarque dans le jeu? C’est tout simplement insupportable.

    J’ai été écoeuré de voir Marois se ridiculiser à chaque fois que Couillard lui disait qu’elle veut faire un référendum! Elle est chef du parti québécois, sa réponse aurait due être: OUI, MONSIEUR, JE VEUX EN FAIRE UN RÉFÉRENDUM ET JE VAIS LE FAIRE AUSSITÔT QU’ON AURA UNE CHANCE DE LE GAGNER! VOUS NE CROYEZ PAS FAIRE PARTIE D’UN PEUPLE À PART ENTIÈRE, MONSIEUR COUILLARD? VOUS CONSIDÉREZ QUE LE PEUPLE QUE VOUS SOUHAITEZ DIRIGER N’EST PAS DIGNE D’ÊTRE SOUVERAIN? VOUS LE VOYEZ COMME UN SOUS-PEUPLE? VOUS VOULEZ VOUS METTRE AU SERVICE DES INTÉRÊTS DES QUÉBÉCOIS OU CEUX D’OTTAWA? CE QUI EST BON POUR LES FRANÇAIS, LES MEXICAINS, LES NÉERLANDAIS, LES BELGES, LES SÉNÉGALAIS, LES IRLANDAIS, LES EST-TIMORAIS ET LES SUÉDOIS NE SERAIT PAS BON POUR LES QUÉBÉCOIS, MONSIEUR COUILLARD?

    C’est ça que je veux entendre!!!!

    J’ai le goût de voter pour des vrais souverainistes, des gens qui ont de vraies convictions, qui se tiennent droit et qui ont le courage de les défendre!

    Ça fait 20 ans que le PQ joue le jeu de l’attentisme pour s’accrocher au pouvoir et regardez où ça nous a mené! Dans la cave!!!

    ÇA VA FAIRE LA FAIBLESSE, LES COMPROMIS ET LE NIAISAGE!

    • C’est exactement ce que Pauline Marois: il n’y aura pas de référendum tant que les Québécois ne seront pas prêts.

      Elle ne pouvait, comme Françoise David qui savait qu’elle ne prendrait pas le pouvoir, dire qu’elle en ferait un, quitte à le perdre!

      Les médias ont été particulièrement et volontairement stupides à ce sujet.

    • Entièrement d’accord avec vous, monsieur le Prof.
      Ça va faire l’aplaventrisme. Y a pas de honte à devenir un pays!! Au contraire, il est tout-à-fait normal qu’un peuple ayant son territoire, sa langue, sa culture veuille devenir indépendant. Il est temps qu’on se tienne debout et qu’on s’affirme comme tel.
      De toute façon, plus on est conciliant et plus on se fout de nous. Ça ne rapporte rien. Faut se tenir debout, être fier de nous et se ficher des autres. C’est à nous de se relever les manches et d’avoir les 2 mains sur le volant ». Qu’on arrête de s’écraser et affichons-nous sans honte et avec fierté. C’est à nous de prouver qu’on PEUT. C’est ainsi qu’on se fera respecter. Il faut se redonner confiance en soi et s’afficher fièrement pour éloigner la peur.

    • Le problème vient du fait que les politiciens veulent gouverner. Ils ne veulent pas juste être là pour passer, le temps de la négociation sur la souveraineté pour disparaître après…. La pouvoir, ça donne envie d’y retoucher, peu importe le mal que ça peut faire à l’option fondamentale!

    • Bravo,prof solitaire,vous auriez dû être le conseiller de Madame ou la remplacer au débat. Je suis complètement d’accord avec vous.enfin des propos très sensé s..merci de le dire aussi fort.svp,M Lisee,prenez en note.

    • Les gens de QS sont très versés dans le prêchi-prêcha : ils croient toujours avoir le monopole de la Vérité et de la Vertu. On a vu par contre à Infoman que la réalité ne correspondait pas à ces beaux idéaux : huer le discours d’une chef de parti qui présente courageusement sa démission, cela manque totalement d’humanisme et de classe. Alors pour les leçons de morale et de gouvernance, on repassera…

    • Une sortie bien sentie et pleine de bon sens.

      Mais j’irais encore plus loin. Oubliez le referendum, le referendum n’est qu’une des facons pour atteindre l’indépendance. Et pourquoi se foutu referendum viendrait il AVANT de s’etre défini c’est quoi le pays

      Voila le problème, Le PQ ne parle pas de son projet de pays. Jamais. Il le cache !!!

      C’est pour ca que votre base vous a laché.

  49. Le PQ devrait assumer plus fortement le fait que c’est un parti souverainiste. Pour ma part, le PQ a perdu mon vote au profit de QS simplement parce que Francoise David a crié haut et fort qu’elle voullait un pays.

    • Mme David peut bien répéter ad nauseam qu’elle est souverainiste et qu’elle va faire un référendum sur la souveraineté dès le premier mandat de QS au pouvoir, je ne la crois pas. Elle parle aussi de constituante sans qu’on sache exactement de quoi elle cause. Pas de précision. Dans les engagements électoraux de QS, un extrait dit que «pour y arriver, il est essentiel de réussir l’intégration des personnes nouvellement arrivées au Québec.» On y lit aussi «réalisons l’indépendance du Québec par un processus démocratique qui rassemble l’ensemble des Québécoises et des Québécois.» Est-ce que cela signifie qu’un référendum comme ceux qu’a tenus le PQ n’étaient pas démocratiques?Je voudrais bien continuer ici à réagir à la suite de cette élection et pour l’avenir mais, comme le dirait mon député (je suis de Rosemont) hâtons-nous lentement avant de conclure à la mort du PQ et de son option et réfléchissons ensemble aux moyens qui permettront de sortir le PQ de la situation pour les gens de notre pays de tout âge.

    • Mme David peut engager QS à fond sur la promesse d’un référendum dans le premier mandat de son parti au pouvoir. Compte tenu de la composition, de l’orientation et de l’évolution de la société actuelle. le premier mandat minoritaire ou majoritaire de QS n’arrivera jamais. Donc, aujourd’hui, toute voix pour QS est une voix perdue pour les souverainiste de toutes origines (il y a des souverainiste de droite et même chez les allophones ) et qui affaiblit l’idée même de souveraineté. QS se fout de la souveraineté sans une société à son image. Et compte tenu des forces en présence, ça aussi ça n’arrivera jamais. Solutions pour ne pas être constamment gouverner par une minorité (environ 40% au fédéral et au provincial, ce qui veut dire que 60% sont en désaccord avec le pouvoir majoritaire), changer le mode de scrutin. Deux possibilités
      1- Uninominal à deux tours comme en France, au premier tour on choisit au deuxième tour on choisit ou on élimine et aucun parti ne peut être le pouvoir sans 50% + 1 des voix ou un accord de gouvernement avec un ou d’autres partis.
      2- La proportionnelle, avec le danger dans une coalition que le plus petit parti détienne la balance du pouvoir et bloque un certain nombre de réformes indispensable présentées par le parti principal.
      Mais ça serait moins pire que ce qui arrive aujourd’hui.

    • Comment peut-on voter pour une femme qui prétend vouloir un pays de gauche et qui empêche et le pays de se faire et la gauche de progresser (car le vote ne pourra se diviser en gauche droite tant qu’on n’aura pas notre pays).

      Sous ses dehors « angéliques », elle est une politicienne comme trop d’autres.

    • Je me permets de recopier ici une « lettre à Françoise David » que j’ai envoyé sur ce blogue il y a quelque semaines. Je pense que ça pourrait inspirer le PQ devant la nonchalance des solidaires quand on leur parle de division du vote.

      LETTRE À MADAME DAVID, COPIE CONFORME AUX SOLIDAIRES

      Madame David, quand les gens vous reprochent de diviser le vote souverainiste au profit du PLQ, vous répondez que Québec solidaire a le droit d’exister. Vous évacuez avec une superficialité étonnante le cœur du problème : vous dites vouloir un pays tout en contribuant obstinément à le rendre impossible.

      Vous avez parlé de Pierre-Karl Péladeau comme d’un patron intransigeant, ajoutant que jamais un député solidaire ne s’assoirait à ses côtés. Ne démontrez-vous pas là, vous-même, une grande intransigeance? Si par miracle le 8 avril vous étiez première ministre, est-ce que vous déporteriez Pierre-Karl Péladeau? Certainement pas, vous feriez ce pays avec lui et tous les entrepreneurs prospères dont vous avez besoin pour ce partage de la richesse qui vous est cher. Alors pourquoi lever le nez sur lui maintenant? Quand on veut être Première Ministre, quand on prétend vouloir faire un pays, on doit s’asseoir avec des gens de tous horizons. On ne doit certainement pas juger certains souverainistes « indignes » de mener ce combat avec nous puisque c’est avec ces mêmes Québécois que nous ferons le Québec souverain. Unissons-nous d’abord pour la souveraineté, ensuite il sera temps de nous diviser en gauche, centre et droite comme dans tous les pays libres. Alors seulement votre gauche existera vraiment! D’ici là, arrêtez s’il vous plaît de prétendre pouvoir devenir Première ministre et faire le pays à la place du Parti québécois, vous savez que ça n’arrivera pas. Et arrêtez de faire comme si le Québec souverain sera nécessairement celui des solidaires. Il sera celui de tous les Québécois, qui éliront les gouvernements qu’ils voudront bien!

      La division que vous créez ne profite qu’au Parti libéral fédéraliste et à sa corruption. Vous voudriez nuire au Québec que vous n’agiriez pas autrement. Mettez les intérêts du Québec avant vos intérêts partisans s’il vous plaît.

      J’invite tous les souverainistes de Québec solidaire et Option Nationale à voter pour le Parti québécois, dans les comtés où leurs candidats n’ont aucune chance d’être élus. Pour ne pas nuire à l’avenir du Québec et pour ne pas contribuer à l’élection d’un gouvernement libéral. Qui veut retomber là-dedans?

      PS : cette lettre a été écrite avant la tentative de QS de salir Pierre-Karl Péladeau. Pour un parti qui prétend ne pas vouloir lancer de boue…

    • Je ne veux pas avoir l’air prétentieuse quand je dis que je « pense » que ça pourrait inspirer le PQ. J’aurais dû écrire « j’espère ». Mais il me semble qu’il y a là-dedans des choses qu’on n’a pas entendues sur l’intransigeance de madame David et de ce parti qui empêchent le pays en prétendant le faire. C’est un non sens. Et quand on le leur reproche, ils agissent vraiment comme des narcissiques, comme des gens qui incarnent la vérité, comme des gens qui croient que c’est « leur » Québec qui vaut la peine, pas le Québec de tous les Québécois. Alors qu’il ne sera pas peuplé que de solidaires…

      Quelle absurdité de nous diviser!

  50. M. Lisée, vous dîtes: « il y a deux approches
    1-Nous on est indépendantistes, on va essayer de vous convaincre, … Au prix de rester dans l’opposition pour 20 ans.
    2- le PQ est indépendantiste et le restera jusqu’à ce qu’on fasse l’indépendance. … Et il pourra dire aux électeurs que c’est un objectif qu’il ne tentera de réaliser nullement dans le prochain mandat.

    Votre propos n’est pas clair, et cela m’étonne de vous, habitué que je suis à plus de limpidité de votre part. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit de dire d’abord et avant tout: on est indépendantistes, que ce soit en utilisant le Nous ou en utilisant PQ. Ça va de soi puisque c’est la raison d’être du parti fondé par des gens qui avaient le projet d’un pays. Puis vous dîtes, en 1- « on va essayer de vous convaincre, quitte à rester dans l’opposition pour 20 ans », en 2- « on va attendre que l’indépendance se fasse, et en attendant on va essayer de battre les libéraux, les CAQuistes et les Solidaires »
    Franchement, votre deuxième proposition est décevante, c’est exactement celle qui a mené au désastre de lundi dernier. Quant à votre première proposition, je sens beaucoup de mollesse dans votre formulation. J’aimerais vous entendre dire: on va faire ce qu’il faut pour vendre l’idée de l’indépendance en publiant les chiffres pertinents (ceux que vous avez publiés au cours des derniers mois ici même sur votre blogue); on va convaincre tous les indépendantistes de toute allégeance politique de mettre en veilleuse leurs différences de modèle social et de se joindre à nous pour, d’abord et avant tout, faire le pays et ensuite laisser libre cours aux débats sociaux.

    Dans le fond vous dîtes la même chose que Louis Bernard dans le Devoir de vendredi (hier), à la différence près que Louis Bernard est un peu plus clair dans sa façon de le formuler: ou bien le PQ met définitivement en sourdine son projet de pays, ou bien il opte pour être le promoteur du projet de pays. Je préfère l’idée de faire la promotion à celle plus molle d’essayer. Vous me direz que la différence est minime, mais je préfère l’expression claire d’un engagement ferme.

    Quoi qu’il en soit, la seule manière d’assurer la survie du PQ est de choisir l’option de la promotion de l’indépendance. Il ne faut pas rêver en couleurs: la dernière élection ne présage rien de bon pour le PQ face au cynisme ambiant et à l’incontournable popularité du PLQ auprès des anglos et des néos, sans oublier le malin plaisir des journalistes à jouer avec l’opinion publique.

    • d’accord avec votre remarque. Pas assez fort le On veut un pays..
      allez-y à fond et avec des preuves que cela est viable avoir un pays et pas seulement sur des blogues. Partout en public et misère avec le langage du peuple…..si vous prouver aux gens que de l’argent leur reviendra dans leurs poches et BEN on l’aura ce pays…..l’argent passe avant la fierté..simple comme Bonjour

    • M. Lapierre,

      J’aime énormément la clarté stratégique de ce que vous dites: « on va convaincre tous les indépendantistes de toute allégeance politique de mettre en veilleuse leurs différences de modèle social et de se joindre à nous pour, d’abord et avant tout, faire le pays et ensuite laisser libre cours aux débats sociaux. »

      Cette proposition incite à « RASSEMBLER! » au sens large et global hors « patisaniaiserie », c’est le mot-clé, RASSEMBLER AU SENS ACTIF, le leitmotiv d’un(e) véritable chef(fe) du PQ, que dis-je, de TOUS les indépendantistes, LE critère existentiel et orienté vers le but, pour choisir une direction politique radicale, combative et sans détour.

      Votre proposition implique donc des actions concrètes de la part ce parti, entre autres, écraser son égo « moi, je suis le VRAI ET SEUL parti des indépendantistes » et viser le but de solidarisation « fraternelle/soeurisante » primordial.

      Et cela pourrait commencer simplement par cette question à « tous et toutes », je dis bien adressée à tous et toutes les indépendantistes du Québec, en passant par tous les partis (même libéraux, car, il y a malaise même là, à l’interne! pensons au cas Fatima Houda-Pepin, candidate qu’il faut « rapatrié » sans délai pour bonifier la Charte et « rassembler »…) : SERIEZ-VOUS PRÊT POUR RÉALISER L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC, À VOUS RALLIER À UNE FORCE « APARTITE » CITOYENNE DE PASSAGE?

      À cette question, devraient s’ajouter des engagements socio-politiques précis de tous et toutes les indépendantistes en vue strictement d’accomplir cette priorité essentielle de survie de la nation jusqu’à la proclamation officielle et internationale de l’État-nation du Québec.

  51. Votre dernière réponse est pleine d’espoir.

    Quant à ceux qui font du déni, ce sont bien les gens de La Presse, dont la une d’aujourd’hui nous montre une photo de Couillard le barbu triomphant, alors que les unes du Devoir et du Journal de Montréal portent sur la pourriture libérale.

    Se pourrait-il que, parmi les onze Libéraux pourris sur lesquels l’UPAC enquête, il y ait 8 élus de lundi et que ces huit crapules soient obligées de démissionner ? Résultat : PLQ minoritaire !!!!

    • Ce serait tellement souhaité comme situation; au bout du compte, ceux qui ont triché doivent payer pour leurs gestes.

    • Je suis un peu déçu qu’on traite les gens de pourris. Où est la présomption d’innocence! N’est-il pas possible de faire un débat d’idée sans insulter les autres

    • « N’est-il pas possible de faire un débat d’idée sans insulter les autres ? »
      Faudrait demander à ceux qui nous traitent de xénophobes, de racistes, voire, dans certains cercles anglophones, de nazis !
      Faudrait demander à Couillard le barbu s’il n’a pas semé la haine en disant, en pleine radio :« Je hais ces gens ! »
      Quant à la présomption d’innocence, elle ne semble valable que d’un seul côté. Demandez à Alain Gravel ce qu’il en pense !

  52. Et que diriez-vous de remplacer la guerre infinie de la partisanerie politique(la démocratie divise par définition) pour la remplacer par la pédagogie si chère à René Lévesque?
    Reprendre le bâton de marche, retourner au peuple, rouvrir les assemblées de cuisine et revoir notre histoire qui est magnifique. Nous sommes de perpétuels gagnants. Petit à petit, en à peine 500 ans, nous nous sommes taillé une niche confortable parmi les sociétés les plus évoluées de la planète. Qui dit mieux?
    Voyez donc pierreminville.ca

    • Encore là, le problème est que peu de gens sont aussi bon pour expliquer les choses que l’était René Lévesque. Il est dangereux de laisser de mauvais enseignant aller parler de l’option souverainiste car ils peuvent apeurer les gens plus que les convaincre!

      Il faudrait monter un bastien d’enseignants compétents et tolérants envers les gens qui ne sont pas automatiquement d’accord, comme Lévesque l’était!

  53. Le problème n’est pas là. Le problème est qu’ils y a 4 partis qui sont pour la charte et pour la souveraineté. La caq ,le pq ,le qs et op sont tous pour sa alors,pourquoi ne pas dissoudre les partis et former un partis qui est pour la charte et la souveraineté et prendre les 4 chef et en choisir un et mettre tous les gens des 4 équipes ensembles et de prendre les meilleurs idée a propos de la charte et a propos de la souveraineté et mettre sa dans un melting pot excuser mon anglicisme et former une nouvelle bannière ex : le parti souvrainiste et la seulement nous seront égale au libéraux 1 parti contre 1 parti au lieu de diviser tous les quebecois en 4 partis sont tous plus ou moins pour la même choses . Rassembler au lieu de diviser et vive le Québec libre.

    • ouais..je m’imagine la guerre des égos de tous ces chefs..hahaha
      l’idée est merveilleuse, mais trop d’orgueil de la part de tous ces petits parties..

    • Ça ne peut se faire que si le parti en question met de côté l’idée de gouverner la province en attendant car c’est du côté de la gouvernance que les gens se chicanent, pas sur l’idée de l’indépendance.

      Le PQ doit devenir un parti qui n’a qu’un seul but: faire la souveraineté. Sabordage dès que c’est réglé pour faire des élections sur les choix de gouvernance après que le pays est créé.

      En ce moment, on a trois options de gouvernance parmi les indépendantistes: deux claires, la CAQ et OS et une pas claire qui cherche à ménager la chèvre et le chou, le PQ. Le chateau de carte s’effondre sue cette question…

  54. Mon fils de 35 ans qui vit à Québec et qui travaille pour Ubisoft me disait la semaine dernière ceci:  » Mes rhums pis moi on ne ressent pas l’urgence comme toi de faire l’indépendance du Québec surtout si c’est sur la langue et l’identité ». Que dire! Il a ajouté qu’il n’est pas contre mais que lui et ses camarades n’en voient pas la nécessité. J’étais abasourdie qu’il me dise cela après toutes les discussions que nous avons eu ensemble. Il ma dit qu’il a quand même voté PQ parce qu’il était d’accord avec les autres objectifs du PQ et qu’il est conscient que voter pour les Libéraux c’est un retour en arrière malté le nouveau chef et qu’il ne croit pas que ce dernier pourra faire mieux. Il m’a demandé que vous demander ceci. Pourquoi en 2014 faire du Québec un pays. Qu’est-ce que ça va lui apporter de plus que maintenant concrètement? Il a une job et il aime ce qu’il fait. Son frère de 39 ans travaille dans une entreprise québécoise et gagne bien sa vie. Sa petite famille va bien aussi et les petits enfants ne manquent de rien. Tout le monde travaille en français et étudie en français. Il ne sent pas son identité menacée car pour lui il est déjà fier d’être québécois et ne sens pas du tout interpellé par le Canada. Il est québécois comment pourrait-il être plus québécois que maintenant. De parler, de jouer, de se divertir, de se faire servir et de travailler en anglais ne le dérange pas du tout, au contraire. Comme j’étais sur le point d’être à court d’argument, Mathieu m’a dit que ses camarades et lui se mobiliseraient peut-être tout simplement pour faire du Québec le meilleur pays au monde car pour lui nous avons tous les talents, pour le devenir. Même s’il ne sera pas autant militant que leur mère, il m’a finalement dit qu’il ne demande pas mieux d’être interpellé à bâtir ce pays. M. Lisée, il faut être à l’écoute de ces jeunes ordinaires non pas pour les embrigader mais pour les faire rêver. SVP laissez vos batailles intestines de côté, soyez ouverts et réceptifs et surtout, si vous voulez bien servir la population et faire du Québec un pays, ayez l’humilité de mettre vos propres opinions stratégiques de côté pour proposer un projet de société ambitieux et à la hauteur des attentes de cette jeunesse.

    • Derrière le message de ce jeune, de ces jeunes en fait, il y a comme une certaine crainte -inavouable- à l’idée de perdre ce qu’il a et qui lui convient bien. On en revient au « Confort et à l’indifférence ». Cet individualisme forcené n’est pas naturel, pas écologique. Car l’individu est certes le maillon le plus important de la chaîne humaine, de la collectivité mais il n’est pas grand chose sans cette collectivité. On est allé trop loin dans l’individualisme, il faut ramener le pendule vers plus de sociétal, trouver un juste milieu entre les deux tendances, les deux forces qui sont pas tant en opposition.

  55. M Lisée
    Je cois que que vous avez pas mal raison dans votre analyse et je trouve très décevant de voir que vous avez perdu de cette façon avec une telle équipe …
    Pour ce qui est des québecois et du référendum: juste comme ça …
    Regardez les résultats d’Option Nationale, parti souverainiste s’il en est un … dans certains comtés ils ont eu moins de votes que le Parti Vert, le PCQ, Nul ou même Bloc Pot … ça en dit pas mal sur le désir des québecois d’avoir un pays …

  56. J’adore toujours vos commentaires. Vous m’enlevez les mots de la bouche!

  57. Philippe Couillard en a fait une élection référendaire et la pilule est amère. Surtout que que Parti s’y est fait prendre les culottes baissées. Parti qui, depuis 95, n’a jamais clairement fait la promotion de l’indépendance, et encore moins de la constitution républicaine. La confusion destinée à séduire l’électorat de toutes tendances a échoué.

    Il est donc temps, s’il n’est pas trop tard, de réaliser l’ampleur de l’échec. Même dans Borduas, pays des Patriotes,on a préféré un obscur caquiste ! C’est dire l’ampleur du ras le bol de ces gens qui, dans Le Devoir de ce matin, disent être indépendants et à l’aise et n’avoir point besoin d’un pays qu’on n’a jamais défini.

    Ça laisse un indépendantiste éberlué. Depuis quelques années, au Comité national républicain, nous avons suggéré un nouveau paradigme ignoré du PQ depuis des lustres.

    Est-ce que le mot République vous fait encore si peur que jamais vous n’en faites la promotion ?

    Car qui dit pays ne dit-il pas changement des institutions de type britannique ?

  58. Je suis en faveur de l’approche 1: le PQ est pour l’indépendance, point final. Ça passe ou ça casse.

    L’approche 2 a fait son temps; elle a fini par ne contenter personne, car elle sent l’électoralisme à plein nez.

    Il faut maintenant trouver la manière de rallier tous les vrais indépendantistes, jeunes et vieux, à gauche comme à droite, sous un même parapluie et relancer le débat.

    Après cette écrasante défaite, le PQ doit faire preuve d’humilité. Il n’est plus le véhicule suprême de l’indépendance. Il doit se remettre en question de manière fondamentale.

    Les bonnes idées sont les bienvenues.

    Quant au ou à la chef, on n’est pas pressés…

    • Voilà soyez authentique et si le peuple veux un un pays, nous l’auront. Mais cesser de miser sur la cage à homard

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