Le PQ et les périls de l’optimisme

À quelques jours du déclenchement officiel de la campagne à la direction du Parti québécois, il me semble utile de revenir sur l’essentiel: par quel parcours réaliste peut-on reconduire le PQ au pouvoir, puis le Québec à l’indépendance ?

Il y a neuf mois à peine, en avril, une très dure conversation a eu lieu entre l’électorat et notre parti. Elle s’est soldée par un rejet très majoritaire de la possibilité de tenir un référendum à court terme et par un désaveu préoccupant de notre parti par la jeunesse québécoise.

Cette défaite doit nous conduire à plusieurs remises en question. Mais je crains que la campagne en cours nous éloigne de cette nécessité. À force de se parler entre nous, militants indépendantistes, on a tendance à prendre nos espoirs pour des constats et à porter plus de crédit à ce qu’on veut entendre qu’à ce qu’on devrait entendre. C’est à la fois parfaitement normal et assez dangereux pour la réalisation de nos propres objectifs. Ne pas voir les obstacles, c’est se condamner à y briser nos rêves.

1. Le rôle du leader

L’engouement pour notre collègue Pierre Karl, dans le parti et dans l’électorat péquiste, est indéniable. Un sondage montrait même qu’avec lui comme chef, le PQ pourrait reprendre le pouvoir, mais avec 36% des voix.

Pour plusieurs, cela dispose du débat. La capacité de mobilisation de Pierre Karl serait la réponse à nos problèmes. Pourtant, il y a 10 ans, André Boisclair récoltait au moment de sa campagne au leadership un appui plus important encore. La suite est connue.

Rien ne prouve que le même sort attendrait Pierre Karl s’il devenait chef. Mais puisque notre objectif est l’indépendance, il faut admettre que la popularité d’un chef n’est pas un élément suffisant pour une victoire.

Rappelons qu’en 1995, la popularité combinée de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont n’ont pas suffi à nous faire franchir la barre du 50% (du moins, dans l’hypothèse crédible du référendum volé, pas de manière décisive).

J’admets qu’il est tentant de choisir parmi les candidats celui qui est, pour l’instant, le plus populaire. Mais puisque la popularité ne suffit pas, ne faut-il pas évaluer, aussi, le réalisme du parcours proposé ?

2. L’état de l’option

Je voudrais croire, comme on l’entend fréquemment, que 40 % des Québécois sont favorables à l’indépendance. Qu’il suffirait donc d’une bonne campagne volontariste pour les mobiliser derrière l’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire, puis qu’il suffirait d’une bonne campagne référendaire pour franchir la ligne d’arrivée.

Malheureusement ces 40% sont une vue de l’esprit. Au-delà d’un socle de 28% de souverainistes solides, les autres sont des indécis ou des électeurs qui, selon la formule du sondeur indépendantiste Pierre-Alain Cotnoir, ’’s’intéressent à la souveraineté comme vous et moi nous intéressons au curling’’.

Pourtant, mes collègues candidats proposent, comme Pierre-Karl et Martine, de faire de la souveraineté le coeur de leur proposition électorale (sans en préciser pour l’instant les contours) ou alors, comme Bernard et Alexandre, de demander aux électeurs le mandat de mettre l’État au service de la préparation de la souveraineté.

Il ne fait aucun doute que ces propositions, si elles étaient formulées lors d’une élection tenue au cours des prochains mois, se traduiraient par une répétition de la débâcle d’avril dernier.

Que pourrait-il se passer, entre maintenant et 2018, pour que la soif d’indépendance renaisse au point de renverser la tendance ? Si l’histoire des derniers 25 ans peut servir de guide, on doit constater que la souveraineté n’est devenue majoritaire que dans deux cas: en 1990, lorsque le Canada a refusé de reconnaître le caractère distinct du Québec; en 2005, lors du scandale fédéral des commandites.

J’ai trop de respect pour mes collègues pour leur prêter l’espoir qu’un tel électrochoc se produise d’ici trois ans. Alors comment proposent-ils de trouver les voix indépendantistes nécessaires à l’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire proposant une démarche souverainiste, pour l’instant rejetée massivement par l’électorat ?

3. Accepter le réel, pour le transformer

J’ai commencé mes interventions de pré-campagne à l’automne par ce constat: rien ne pourra se faire sans une réelle reconquête indépendantiste de l’opinion, notamment de la jeunesse qui nous a délaissée et d’une partie de la diversité québécoise qui ne se reconnaît pas en nous.

Plus qu’à aucun autre moment depuis sa création, le mouvement indépendantiste doit se tourner de façon créative et durable dans cette oeuvre de reconquête, sur le terrain, réel et virtuel. J’ai proposé en octobre, avec 30 jeunes, une première liste de 15 mesures pour enclencher cette campagne. Il en faudra beaucoup plus.

Mais je crois que nous devons aux militants de dire franchement qu’il est possible que les trois années qui nous séparent de 2018 ne suffiront pas à rebâtir une base indépendantiste suffisamment solide pour obtenir, à l’élection, un mandat majoritaire pour appliquer un programme souverainiste, quel qu’il soit.

Ne pas envisager, pendant la campagne au leaderhsip, cette éventualité, c’est risquer, soit se condamner à l’échec électoral, soit de devoir imposer aux militants, à quelques mois de l’élection, un virage à 180 degrés qui serait vu comme un terrible bris de confiance.

C’est pourquoi je propose que l’on travaille mieux que jamais auparavant, d’ici 2018, pour faire progresser le sentiment indépendantiste mais qu’on se donne formellement rendez-vous, dans l’année pré-électorale, pour faire le point et décider, ensemble, du caractère souverainiste ou non de la plateforme que nous présenterons aux Québécois pour le mandat à venir.

4. Le refus de gouverner ’’la province’’

Mes collègues, à l’exception de Pierre Céré, indiquent qu’ils ne sont pas intéressés à gouverner ’’une province’’, du moins pas plus que le temps voulu pour préparer le référendum. Je comprends avec eux que le Québec serait immensément mieux servi par l’obtention de tous les pouvoirs. Mais ce discours du tout ou rien, en plus de dévaloriser l’extraordinaire travail accompli, dans le cadre provincial, par les gouvernements péquistes précédents, revient à risquer d’abandonner aux libéraux les clés du pouvoir aux prochaines élections.

Je préfère de loin travailler sur les deux plans. On peut significativement transformer le Québec — le Québec-province — en nation exemplaire en Amérique du nord sur les plans économique, social et environnemental avec les outils incomplets qui sont à notre disposition. C’est ce que nous avons fait, collectivement, de Jean Lesage à Pauline Marois.

Il ne faut pas donner raison à François Legault lorsqu’il dit que ’’le pays imaginaire nuit au pays réel’’. Il faut préparer avec volontarisme, réalisme et sans doute plus de patience qu’on le souhaiterait, le pays que nous imaginons. Mais pas au prix d’abandonner pour l’avenir prévisible le pays réel à des Libéraux qui déconstruisent, plutôt que d’ériger et de célébrer, la différence québécoise.



42 réflexions au sujet de « Le PQ et les périls de l’optimisme »

  1. La pente sera toujours plus abrupte, peut importe les candidats et les vedettes. Et la prochaine me semble raide en maudit! Il ne faudrait pas ignorer les nouveaux québécois à séduire, pas plus que la providence quand elle tombe!

    Ceci dit, un seul fait garanti une « démocratie équitable ». La possibilité de choisir certes, mais principalement la nécessité d’en prendre acte! (Façonner le calife!).

    (Pour ma part je n’attendrai pas qu’une inspiration me tombe du …fédéral. je vais prendre ma guit et forcer la main du destin. Mais faudrait pas monter sur le stage pour autant 😉

    Merci.

  2. S’il est confirmé, comme c’est probable, qu’il n’y a que 28 % de solides souverainistes au Québec et que les autres Québécois ne peuvent pas être convaincus, en assez grand nombre, d’ici la fin du mandat des l’élection générale de 2 008, pour gagner un référendum pour faire du Québec, un pays, ce qui nous mènerait, au plus tard à 2 012, alors, virons tous fédéralistes tout de suite. Après 2 012, avec l’immigration importante, à préférence fédéraliste, l’affaire du Québec, un pays va devenir strictement…impossible.

    Le Québec, un pays, ça va passer rapidement ou ça va casser pour tout le temps.

  3. .
    Le retour, ou la continuité, du beau risque ? ? ?

    Option Nationale est né de ce que le PQ était noyauté par la génération pas-risqueuse du beau risque.
    Selon que le prochain chef sera nouveau ou formatté par les pas-risqueux, ON s’éteindra ou s’attisera
    .

    • Alors, que les provincialistes se le tiennent pour dit : Un PQ provincialiste ne reprendra pas le pouvoir, alors autant risquer, puisque ce sera alors le choix de plus grande probabilité de réussite..

  4. « Les appuis fermes à la souveraineté ne dépassent pas 28 % de l’électorat, comme l’écrivait cette semaine le candidat Jean-François Lisée dans son blogue, ajoutant: «À force de se parler entre nous, militants indépendantistes, on a tendance à prendre nos espoirs pour des constats. Ne pas voir les obstacles, c’est se condamner à y briser nos rêves.»
    Je ne crois pas que ce genre de commentaire fasse croître la popularité de Jean-François Lisée auprès de la base du parti, mais sa présence dans la course à la chefferie assurera au moins qu’un minimum de lucidité et de profondeur préside aux débats. Et que débats, il y aura ». Lise Ravary Le Journal de Montréal Pourquoi pas? Alors allez-y. Ça élèvera au moins le débat.

    • Comme si monsieur Lisée était le seul à avoir des idées, de la lucidité et de la profondeur. Voyons donc! ce Parti est rempli de gens exceptionnels: messieurs Marceau, Gendron, Bergeron, Péladeau, Drainville, Cloutier et l’ex ministre de la justice Me St-Arnaud qui est sûrement encore dans le paysage; sans oublier mesdames Ouellette, Hivon, Courcy, Maltais.

      Je n’en peux plus d’entendre que monsieur Lisée est quasiment le seul intellectuel lucide de cette formation politique.
      Les autres sont tout simplement plus discrets mais aussi exceptionnels.

      Pas tous les génies sont verbaux moteur. Je n’en peux plus t’entendre ça. Un parti c’est d’abord une équipe, quant à la lucidité! Entendons-nous, tout le monde en a suffisamment pour rester dans la réalité.

  5. Félicitaion pour votre lucidité: il faut travailler sur les deux fronts. Faire progresser la souveraineté d’une part, et gouverner le Québec d’autre part pour freiner la ´´´canadisation’´ de notre nation.

    Par contre, là où je pense que vous rêvez en couleur, c’est de croire que le PQ peut atteindre ces deux objectifs à la fois.

    Vous savez plus que quiconque que pour être majoritaire le PQ aura besoin d’électeurs non-souverainistes (qui se trouvent en dehors du 40%). Or comment voulez-vous qu’un non-souveraisiste vote pour un parti dont l’une de ses priorités est de faire progresser la souveraineté ?

    Oui, le PQ doit faire progresser la souveraineté et ne gouvernera réalistement pas en 2018.

    Par ailleurs, pour expulser les libéraux, il existe une coalition de nationalistes non-souverainistes et souverainistes: la CAQ. C’est le seul parti qui peut mathématiquement y arriver…

  6. Encore la même maudite politique de la bonne gouvernance . Mais vous ne savez donc pas que les québécois en ont marre et qu’ils préféreront encore élire des libéraux ou même des caquistes plutôt que de faire confiance à un parti qui ne s’assume pas. En prenant une position si tiède vous inspirez la peur plutôt que la confiance. Au dernier scrutin , ce n’est pas tant le poing levé qui vous a fait chuté, mais bien plutôt un message contradictoire que l’électorat a ressenti. Elle a ressenti un manque de franchise et même une certaine hypocrisie avec tout vos « taponnages » au sujet du référendum. Comme si vous aviez un agenda caché.Vous nous dites que vous allez attendre à la dernière année avant le prochain scrutin pour nous signaler s’il y aura référendum ou pas advenant votre élection. Mais sans contexte favorable, vous vous engagez dès lors à ne pas en tenir un. Mais qu’arriverait-il si le contexte devenait favorable pendant vos quatre années au pouvoir ? Vous reviendrez sur votre parole ? Non , ce temps là est révolu, il faut dès maintenant affirmer haut et fort que si vous votre parti est élu, vous déclencherez dans ce premier mandat un processus référendaire. Seul un chef assez charismatique qui dégage une forte confiance en lui, une vraie détermination, seul un chef de cette trempe pourrait être très inspirant pour une population qui en a bien besoin.

  7. «les périls de l’optimiste». Deux mots qui ne vont pas ensemble. Ce qui fait péril depuis 1995 c’est le pessimiste. L’optimiste c’est une disposition de l’esprit qui nous permet de voir le monde et l’univers de façon positive pour mieux avancer. Il nous fait voir le bon côté des choses pour trouver des solutions à nos problèmes. Ce qui tue la créativité ce sont les extrêmes soit le pessimiste ou le suroptimiste.

    Je n’ai jamais vu personne réussir avec le pessimisme. C’est ce qui nous est arrivé avec Lucien Bouchard et M. Parizeau et vous étiez là vous aussi en 1995, tout près du pouvoir!

  8. Il faut que le PQ se défasse de cette meule du référendum qui lui pend au cou.
    Il y a divers moyens de se rendre à l’indépendance:
    —ce peut-être par les armes
    —ce peut-être par un putsch
    —ce peut -être par une élection référendaire
    —ce peut-être par un référendum.
    —ce peut être à l’amiable
    Le PQ a dit qu’il s’y rendrait de façon démocratique. Ce qui élimine les deux premiers.
    Reste les trois autres,
    Si les fédéralistes insistent sur un référendum, c’est à eux d’ en faire la demande. Le PQ pourra alors accepter d’en tenir un après en avoir négocié le déroulement.

  9. Monsieur Lisée,

    Contrairement à bien des péquistes, je vous remercie d’avoir amené sur la place publique la situation de contrôle d’un média par PKP mais ce débat doit être élargi à tous les journaux, y compris ceux de GESCA, qui n’ont même pas besoin de se présenter en politique tant ils contrôlent tout de Sagar.
    Vous avez donc coupé l’herbe sous le pied des adversaires qui n’attendaient que le bon moment pour manipuler la réalité à leur avantage. Au moins, avec vous, ça a été moins tordu et plus transparent.

    Suggestions de situations qui pourrait raviver la flamme de l’indépendance du Québec d’ici 2018… (ou avant, qui sait?):

    2015 : LE BLOC QUÉBÉCOIS devrait remporter une majorité de votes québécois :
    1. De tous les indépendantistes convaincus;
    2. De Québécois écoeurés des magouilles libérales (Ottawa/ Québec = vases communicants de corruption);
    3. De Québécois méprisés par le Parti Conservateur dont les courroies de transmission au Québec ne sont pas crédibles;
    4. De québécois gênés de s’être fait amadouer par l’aura du sympathique du «bon Jack» (paix à son âme) en élisant la plus grosse équipe de «nobodies» de l’histoire;

    Québec aurait au moins des représentants à Ottawa pour relever toutes les magouilles d’Ottawa pour mépriser le Québec et ses député-e-s sont les seuls à ne pas se limiter à devenir une courroie de transmission des politiques des partis fédéraux;
    2015 : Les Québécois-es ne s’y feront plus prendre : il ont cru au bon Jack mais sachant que le ROC ne votera jamais majoritairement NPD, les fédéralistes vont se ruer sur le Parti des Commandites… Qui sait ? Que ce soit Harper ou Trudeau, les deux seront rébarbatifs pour bien des Québécois-es qui sont indécis pour le moment;
    2015 : Le rapport de la Commission Charbonneau et d’autres razzias de l’UPAC chez les Libéraux;
    2015 : Le retour annoncé du Docteur Porter qui a bien juré qu’il ne tomberait pas seul;
    2015 : L’effet dans le niveau de vie des gens ordinaires des compressions des banquiers et des médecins gras durs de Québec;
    entre autres
    2017 : les 150 bougies sur le gâteau Canadian avec toutes les fioritures réelles et inventées

  10. Intéressant texte au delà de cette caricature réussie mais facile d’aujourd’hui dans le Journal de Montréal qui s’en tient à présenter le candidat Péladeau comme un champion hors catégories face à des candidats qui cherchent à s’en sortir que par la défense d’une position qui les définiraient.

    1-Il est vrai que l’affirmation de la souveraineté du Québec est totalement problématique à moins d’un charisme infini et impossible d’un chef qui n’existe pas dans la réalité. Seul un prophète du style de Moise propre au judaïsme pourrait mener magiquement le Québec à la souveraineté et cela appartient au domaine de la foi! Lionel Groulx en tant que religieux nationaliste dans les années 50 dans un Québec bien différent a joué sur ce messianisme politique et apparemment René Lévesque a su y trouver une heureuse inspiration dans sa forme politisée laïque mais on sait bien maintenant que dans une société bien plus individualisée et marqué par la contestation des réseaux sociaux que la figure du grand leader va fonctionner plus que jamais dans les périodes de guerres ou de crises gravissimes. Ce qu’on voit un petit peu actuellement en France avec l’attentat de Charlie.

    2- P.K.Péladeau s’il y va pour la souveraineté entre pédagogie et préparation pour en tant que chef fera ou ferait un pari complet sur sa personne et en rapport avec sa figure de chef d’entreprise qui a eu confiance et qui l’aurait en tant que premier ministre préparant l’accession du Québec à son indépendance. Le chef de parti et précédemment de grande entreprise (totale rareté) qui croit en la souveraineté avec une portion de charisme voici la composante Péladeau qui se distinguerait de celles autres de l’économiste sérieux Parizeau, du politicien souverainiste charismatique plutôt conservateur Lucien Bouchard et du charisme audacieux de René Lévesque qui a franchi le premier le mur du rubicond en tant que politicien provincial vedette d’alors contre le fédéralisme déjà implanté dans le Québec de 1967 depuis 100 ans.

    Sur papier cela est très beau en sachant qu’entre la réalité et l’idée et son plan il y a toute une différence y compris pour un P.K.Péladeau d’autant que ses propres médias n’ont jamais que joués sur les tendances profondes du peuple partagées entre le quotidien, le spectacle propre à tout donc à ce hockey du Canadien qui a contribué à faire vivre le Journal de Mtl contre tout ce qui était moins séduisant donc la politique. Des médias jamais franchement critiques axés surtout sur le divertissement donc TVA qui produit une information juste assez colorée aux couleurs du Québec sans faire autre chose que de s’ajuster au statu quo existant. On peut présumer en fait que P.K.Péladeau à un plan B d’importance axé sur la défense du Québec provincial parce que le réalisme politique imprègne tous les candidats au poste de chef de parti, parce que la réalité socioculturelle détermine plutôt souvent toujours la capacité des figures publiques à se faire entendre. Le keynésianisme d’après guerre mondiale avec son ouverture aux nationalisations d’entreprises privées a ouvert la porte à René Lévesque pour la nationalisation de l’hydroélectricité et à une partie de la révolution tranquille. Cela apparaît à peu près évident même si les mêmes nationalisations en Amérique Latine ont été liées aux coups de force des États-Unis ce qui n’en témoigne pas moins de la force d’une gauche nationale dans les années 60 et 70 qui de l’Argentine au Québec a dérangé l’anticommunisme assez primaire des Américains.

    P.K.Péladeau envisage t-il comment affirmer la souveraineté face au néolibéralisme mondial des années 2000 qui prétend que l’individu détermine seul ce qu’est la réalité de la vie humaine contre les nations, le tout religieux du passé historique, la prétention à l’égalité et à la liberté de personnes liées à des groupes associatifs? P.K.Péladeau lié aux marchés peut t-il se démarquer pour la souveraineté de ce Québec d’aujourd’hui néolibéralisé qui réduit tout aux marchés comme ce qui regarde tout l’Occident? Parce que le néolibéralisme réduit les États provinciaux y compris pas que les États souverains de plus en plus au déni du politique faisant des marchés et du mécanisme judiciaire les seuls régulateurs des sociétés.

    Que le souverainisme québécois est relativement miné chez une partie des jeunes et pas seulement en dehors traditionnellement d’Ottawa par l’idéologie néolibérale qui ne voit plus dans les États que la garantie que l’économie de marché exhaustive serait maintenue à jamais, cela il faut le voir lorsque l’Union Européenne interdit la mise en pratique d’une politique économique keynésienne cela en dit quelque chose de l’époque tout comme les traités trans atlantiques malgré tous nos efforts idéaux ne sont pas négociés pour l’accroissement de la souveraineté des États.

    Cette considération est vraie aussi pour tous les candidats. Comment ainsi Jean François Lisée là de ce côté vous ne croyez pas aux miracles comment préparer la souveraineté à travers cette chape de plomb du néolibéralisme qui travaille sous les libéraux néolibéraux de P.Couillard à privatiser les services en structurant les services publics à une condition structurelle d’endettement budgétaire? Parce que l’économique néolibéral ne vient pas du ciel, il est une politique déguisée qui prétend que seul l’individu inégalitaire est fondamental que c’est par ses seules ressources intellectuelles, sa capacité d’instruction, de savoir qu’il peut créer une richesse pouvant se généraliser.

    Les libéraux de P.Couillard non plus ceux keynésiens de Jean Lesage de 1960 travaillent résolument eux dans l’esprit du temps plutôt mauvais tandis que le PQ en tant que parti souverainiste serait en décalage avec cet esprit néolibéral.
    Généralement tous les partis deviennent néolibéraux comme vu en France puisque l’époque le veut comme ses centres de décision. Or, le PQ est confronté davantage par son article 1 aux problèmes de toujours se soumettre lorsque l’esprit du temps n’est pas toujours viable. Le système actuel hyper libéral n’encourage plus la souveraineté des nations à part encore que pour les plus puissantes déjà pourvus d’État nations à part autrement l’Union Européenne qui liquéfie progressivement les États nations historiques comme l’Italie, la Grèce et l’Espagne!

    Une course au leadership évacue souvent ce qui est réel et pourtant ces questions sont pensées dans des revues françaises comme Marianne et l’Obs, des journaux comme Le Monde disponibles au Québec. Qu’idem cette réflexion en gros se retrouve ici chez certains intellectuels dont le plus connu est Mathieu Bock Côté avec son inflexion plus nationaliste par rapport à d’autres.

    Bref, besoin de substance comme d’éclaircissements. Justement sur P.K.Péladeau qui lié par sa famille depuis longtemps à la famille Mulroney donc Brian Mulroney et ainsi si comme mentionné à tort ou raison par Pierre Dubuc, il n’est peut être pas le souverainiste exclusif tel qu’il se présente, certainement oui un nationaliste qui lié à B.Mulroney le responsable de Meech voudrait de quelque façon sortir du sort fait au Québec par la constitution de P.Trudeau. Que de points d’interrogations donc sur le candidat Péladeau qui tient des propos généralistes, sort de grandes formules et qui avant de se lancer en politique a créé l’image d’un homme nationaliste pas plus pas moins. C’est à lui de nous informer de ses propositions articulées, de ce qu’il est et pas seulement de surfer sur l’image qu’il dégage dans le Parti Québécois.

    Ce qui est certain, nécessaire c’est que tous les candidats devraient en transparence en bonne mesure mentionner leurs plans A et B sur la souveraineté et l’avenir du Québec en sachant que le Québec réel tel qu’il existe effectivement selon l’observation juste du candidat Lisée est presque totalement marqué par ses institutions dominantes a absolument une prédisposition à l’inertie. Radio Canada selon cet exemple classique comme un paquet d’aspects conditionnent le Québec réel à être ce qu’il est sans plus ni moins, Québec sensible évidemment aux bouleversements mondiaux et à l’instabilité suscitée comme ce terrorisme islamique qui cherche à faire peur partout y compris dans le monde développé.

    La course à la chefferie sera affectée si l’actualité internationale est franchement mauvaise comme démontré par le carnage de Charlie Hebdo contre la laïcité garante de la liberté d’expression en Occident.
    Sur le plan interne et externe, la course à la chefferie va rencontrer ses impondérables comme dans une course électorale, les candidats le sont parce qu’ils ont du caractère, ne se laissent pas blesser par les critiques multiples ont une vision pour le Québec, alors oui, il faut percevoir et s’attendre à tout comme éléments de confrontation chez les candidats au PQ.

  11. Je suis d’accord avec Lisée aujourd’hui… S’il y a moyen de faire avancer les convictions souverainistes d’ici 2018, très bien, mais si le compte n’est pas suffisant en 2018, il ne faut pas laisser le pouvoir aux libéraux de Couillard qui déconstruisent systématiquement le Québec français et laïc… Pensez aux interventions de Couillard et aux hypocrisies de la ministre de l’immigration

  12. Bonjour M. Lisée et vous tous qui lirez ce qui suit.

    Cette fois-ci, je suis plus d’accord avec vos propos. Et je vais vous proposer une « stratégie » qui englobe à la fois 1-ce qu’il faut faire d’ici les prochaines élections québécoises, 2-les thèmes à développer lors de cette élection, 3-l’approche référendaire éventuelle et 4-ce qu’il faudra faire après un référendum gagné. Dans tous les cas, les stratégies NE SERONT PAS INTELLECTUELLES, comme ce fut trop le cas au P.Q., MAIS BASÉES SUR DES ÉVÉNEMENTS CONNUS DE TOUS, principalement récents, mais aussi historiques et, pour notre devenir, inspirés de réalités d’autres États.

    1- Ce qu’il faut faire d’ici les prochaines élections québécoises :
    Chaque fois que le présent gouvernement présente le fédéralisme comme bénéfique pour le Québec, le corriger fermement. Ainsi, lorsque Couillard présente certaines décisions du Fédéral, désavantageuses pour le Québec, comme une juste compensation pour la péréquation, il faut montrer que le Québec n’a pas sa juste part des dépenses fédérales, comme ce fut le cas depuis 1840. Quand les Libéraux du Québec encensent certaines décisions fédérales (comme le fit Mme Marois à propos du pont Champlain) sans considérer les propositions de l’ingénieur Therrien ( http://www.solutionpontchamplain.com ) ni la possibilité de substituer un monorail ( http://www.trensquebec.qc.ca ) au SLR, le PQ doit mettre de l’avant ces alternatives intéressantes; comme celle de l’ingénieur Taillibert d’ailleurs. Il faut donc sans cesse présenter la réalité des faits pour démasquer le parti-pris fédéraliste mensonger du présent gouvernement québécois. Ce qui prépare les prochaines élections tout en étayant par des faits la nécessité de la souveraineté.

    2- Des thèmes à développer lors de cette élection :
    -Les ornières fédéralistes des Libéraux expliquent leur manque de fermeté dans telle ou telle situation défavorable au Québec: par exemple, les impayés du Fédéral concernant les inondations du Richelieu, les conséquences de la tragédie de Lac Mégantic…
    -Les Libéraux sont incapables de proposer des mises à jour des institutions fédérales: nomination de sénateurs par les provinces, participation du Québec à la définition des politiques fédérales qui l’affectent (assurance chômage), aux prises de décisions de la Banque du Canada…
    -Émettre le principe de la « SOUVERAINETÉ DU PEUPLE QUÉBÉCOIS », non celle de son gouvernement ou d’une cour aussi suprême soit-elle…

    Bref, des thèmes qui tirent les leçons concrètes de la situation coloniale du Québec au sein du Canada.

    3- L’approche référendaire éventuelle : elle consistera à demander d’abord, pendant un minimum de 2 ans, de TRANSFÉRER AU QUÉBEC L’ADMINISTRATION DE CERTAINES FONCTIONS FÉDÉRALES: perception de tous impôts (remise à Ottawa de sa part), assurance emploi (à regrouper avec l’aide sociale), la langue française au Québec ( incluant son usage par les sociétés à charte fédérale), les Affaires indiennes sur le territoire du Québec, le développement économique dans les régions du Québec, les parcs, principalement ceux dits « nationaux », l’hygiène et la sécurité au travail, la Citoyenneté et l’Immigration; ET toute instance où des relations entre l’État et des personnes physiques ou morales prennent place.

    Cette stratégie n’implique pas les autres provinces puisqu’elle ne comporte rien de « constitutionnel », mais seulement le Fédéral, qui est le seul organisme que nous devons attaquer. Ici, voir LE MODÈLE EUROPÉEN OÙ L’ADMINISTRATION CENTRALE N’A AUCUNE TENTACULE DANS LES ÉTATS MEMBRES, lesquels doivent intégrer dans leur droit interne les règlements européens et les appliquer eux-mêmes.

    Ensuite, les refus du Fédéral prouveront concrètement à tous que le Québec doit sortir de ce fédéralisme colonial. Mais si le Fédéral les accepte, nous serons en bien meilleurs position pour accéder éventuellement à notre souveraineté, de fait ou « de jure ».

    4- Ce qu’il faudra faire après un référendum gagné: Premièrement, INTÉGRER TOUT LE DROIT FÉDÉRAL DANS CELUI DU QUÉBEC, en vertu de la première règle de la « succession d’État », et l’appliquer, à l’exception des lois et règlements qui sont manifestement contraires à nos intérêts et/ou à la volonté populaire. Deuxièmement, négocier avec le Canada toutes ententes utiles permettant des relations harmonieuses entre les deux pays. Troisièmement, de façon réfléchie et patiente, altérer ou biffer toute loi ou tout règlement selon les recommandations de comités d’étude institués par le Québec et spécialisés dans chaque domaine du droit.

    Voilà une façon démocratique, patiente et graduelle d’accéder à notre souveraineté, en convaincant toutes les composantes actuelles du peuple québécois.

    Jean RÉMILLARD, Montréal.

    • Une magnifique analyse, une lucidité d’une telle éloquence et d’une telle pertinence qu’il n’est plus nécessaire d’attaquer ses collègues à la chefferie. Voilà l’exemple d’un vrai débat d’idées, des idées solidement appuyées, corroborées par des lectures. On ne peut plus penser juste si on ne fait que produire des analyses à partir de soi et des agissements des autres. Il faut aussi se nourrir de textes étayés.

      Il faut de la substance pour que l’analyse soit substantielle, vous êtes monsieur Bouchard un véritable intellectuel contrairement à ceux dont la réputation est surfaite.

    • Bonjour Mme BOUCHARD !

      Votre réponse s’adresse-t-elle à M. Pierre BOUCHARD, dont le commentaire suit immédiatement le mien, Jean RÉMILLARD ? En ce premier cas, il aurait fallu la situer à la suite de son commentaire.

      Quoiqu’il en soit, veuillez agréer mes cordiales salutations.
      Jean RÉMILLARD.

    • Bonjour Mme BÉDARD !

      Votre réponse s’adresse-t-elle à M. Pierre BOUCHARD, dont le commentaire suit immédiatement le mien, Jean RÉMILLARD ? En ce premier cas, il aurait fallu la situer à la suite de son commentaire.

      Quoiqu’il en soit, veuillez agréer mes cordiales salutations.
      Jean RÉMILLARD.

  13. J’ai le plus grand respect pour votre candidature à la chefferie. Bien que je ne sois pas péquiste, je trouve vos idées intéressantes et claires. Bonne chance et bons vents.

  14. La liberté va bien à monsieur Lisée. Son impopularité relative au PQ explique pourquoi je ne vais jamais adhérer au projet indépendantiste du PQ. Monsieur Lisée devrait quitter le PQ et rejoindre les Libéraux. Guy Bertrand, l’un des fondateurs du PQ, voit bien les choses quand il dit que seuls les Libéraux peuvent faire l’indépendance. Voilà effectivement la plus grande vérité du projet indépendantiste. Évidemment, ce n’est pas demain la veille que les Libéraux vont tenir un référendum, mais ils demeurent la seule alternative. Un indépendantiste visionnaire travaillerait à faire en sorte que les Libéraux s’appropriassent l’idée d’indépendance à moyen ou long terme. Pour ce faire, il faudrait d’abord réussir à dissocier le projet indépendantiste du nationalisme identitaire puant du PQ. Si cela n’est pas possible, et bien oubliez l’indépendance chers amis.

  15. M. Lisée, vous pourriez être un homme dangereux, car vous dites ce qu’il faut pour paraître crédible aux yeux d’une certaine frange de non-indépendantistes; vos arguments sont suffisamment probants pour convaincre ces non-indépendantistes (nationalistes, et peut-être même certains fédéralistes, qui sait?) de reconsidérer une option qu’ils ont délaissée au fil des ans.
    Malheureusement, ceux qui devraient vous prendre au sérieux préfèrent continuer à croire qu’il suffit, pour réaliser cette indépendance qu’ils considèrent inéluctable, de choisir un candidat populaire auprès des membres déjà convaincus… même s’il ne s’est pas encore donné la peine de nous faire connaître ses idées sur la manière dont il compte s’y prendre pour l’avoir, son « pays ».
    Personne ne peut prédire l’avenir, mais on peut sûrement parier, sans risquer sa chemise, que si c’est PKP qui est le prochain chef du PQ, c’est aussi lui, pressé comme il l’est, qui sera le fossoyeur de l’indépendance.

  16. La boucle est bouclée.

    40 ans plus tard, nous revoici avec le même discours étapiste de Claude Morin.

    Claude Morin prétendait aussi qu’un bon gouvernement provincial convaincrait les gens de voter OUI à la souveraineté.

    L’histoire nous démontre qu’il n’y a aucune adéquation entre les deux.

    Le PQ a été élu en 1976 avec 41% des votes, a été l’un des meilleurs gouvernements de l’ère moderne et…le OUI a récolté moins de votes au référendum de 1980 que le PQ en 1976 !

    La recette du «bon gouvernement provincial» a été essayée, celle du «beau risque» également, celle de «l’affirmation nationale» aussi, celle du «référendum gagnant» en plus et finalement, celle de cacher l’option a été la dernière en lice avec le résultat du 7 avril dernier.

    Toutes ces recettes ont été autant d’échec.

    Mieux vaut le PQ dans l’opposition battu sur son option que le PQ élu avec l’engagement solennel de ne pas faire l’indépendance.

  17. Le plus gros problème du parti québécois, c’est qu’il n’est plus séparatiste.
    Il a été infiltré par des fédéralistes de tout acabit, à commencer par Lucien Bouchard avec son slogan: « Attendre les conditions gagnantes ». Quand on a un projet de cette envergure, on n’attend pas les conditions gagnantes, on les provoque! Aucun riche d’ailleurs, comme Mme Marois et autre, ne désire la souveraineté, parce que le système actuel les a favorisés.
    Quand j’entends Maxime Bernier répéter ses faussetés sur la péréquation sans qu’aucun député du parti québécois ne réagisse, c’est devenu clair qu’on ne veut pas régulariser la situation des Québécois. Quand personne ne réagit lorsque 650 000 Québécois paient plus d’impôts sur leurs dividendes que les autres Canadiens et cela pendant sept ans, avec perte de 21% de revenus, c’est que les fédéralistes conduisent le parti à sa perte. Nos représentants restent accrochés et ne connaissent pas le modernisme.
    Depuis 1982, le Québec est souverain parce qu’il n’a pas signé la nouvelle convention. Je ne suis pas seul à le dire, Mme Wynne, première ministre de l’Ontario l’a mentionné en août 2014 en ces termes:
    « … le fruit n’était pas mûr pour une reprise des pourparlers visant à réintégrer le Québec dans la giron constitutionnel dont il est exclu depuis 1982 ». C’est pas clair, ça?
    Depuis 32 ans que le Québec est séparé du reste du Canada, et le parti québécois n’a pas commencé à entreprendre les démarches. Ce n’est pas le Québec qui doit de l’argent au Canada, c’est l’inverse, à cause du vol du Labrador sans compensation, de l’achat forcé vers 1900 des trains de l’Alberta parce que cette province n’était pas capable de rencontrer ne serait-ce que les intérêts de ses emprunts. Pensons au partage des dettes du Haut-Canada pour en faire payer une grande partie par le Bas-Canada. Pensons à Lac-Mégantic, au pont Champlain, au transport de la Bourse de Montréal à Toronto, au vol de 14 milliards de dollars pris dans le fonds d’assurance-emploi et aux lois pour diminuer les octrois aux chômeurs… Pensons aux lois pour obliger les Québécois pour les obliger à acheter leurs denrées alimentaires dans les autres provinces, à l’encontre de leur autosuffisance.
    Quand le parti québécois renseignera enfin les citoyens sur les façons dont se sert le Canada pour diminuer notre économie, nous pourrons dire que le parti québécois est redevenu le parti de René, un vrai parti indépendantiste.

    • C’est tellement vrai que personne enseigne la façon avec laquelle le Canada siphonne le Québec. Peut-être à l’exception de Landry…

      En grandre majorité, les québécois pense que c’est l’inverse: que le Québec est dépendant du Canada…

      La propagande venant du Canada anglais et des colonisés du Québec a réussi à écraser la vérité !

  18. Vous parler d,un évènement comme le scandale des commandites ou Meech pour ranimer la flamme.Faites-vous en pas, avec ce gouvernement de voleurs, sans coeur et sans conscience, la flamme va s’allumer et grandir dans la population des gens qui gardent un amour de leur Québec et de ses valeurs.Et cela ne prendras pas si longtemps.

  19. La table est bien mise et je me sens convoquée. Je serai au rendez-vous pour apporter ma contribution à votre candidature à la chefferie M. Lisée. J’y crois pour les raisons que vous venez de nous présenter.
    Un phénomène attire mon attention depuis les évènements depuis le 7 janvier dernier, devant le phénomène « Je suis Charlie ». Et je souhaite le soumettre à vote attention : Au moment du report des mouvements sur la cartographie mondiale à la radio de Radio-Canada, je comprenais que les frontières des pays bougeaient, devenant presque inconsidérés ou… presque invisibles devant le tracée des réseaux reportant les mouvements de la libre expression Charlie. Ils se définissait par : « J’appartiens à …  »
    Et la lecture menait à une grande capitale se déployant en réseaux tel que :  » J’appartiens à Montréal »- « J’appartiens à Québec » -« J’appartiens à New-York » – « J’appartiens à Chicago », etc.
    Le phénomène des réseaux sociaux dessinerait-il une nouvelle cartographie des frontières en prenant en considération les échanges humains mondiaux qui les relient par réseaux – rendant presque invisible le concept frontière actuel? Ce phénomène influant, définirait-il le mot « frontière » en le mettant en compétition avec un nouveau sentiment d’appartenance … ?
    . à partir de grandes villes mises en réseaux
    . au lieu d’appartenir à un pays actuellement bien délimitée entre frontières
    . Le concept  » frontière  » serait-il en train de bouger en influant sur le sentiment d’appartenance à un pays, tel que celui possible du Québec, par exemple ? À voir…
    Bernadette Martin

  20. Cest quand meme assez simple. Ce qu’il faut au pq cest des candidatures anglophones surtout.
    je ne peux pas croire qu’il n’y a aucun anglophone qui ne pourrait pas etre souverainiste
    Autrement cela restera toujours un truc de québécois blanc et francophone, bref perçu comme xénophobe et ethnocentriste.

    Ceci dit pour convaincre les anglos il faut un argumentaire qui nest pas fondé sur l’emotion ou le sentiment anti canadien. Il faut un argumentaire solide logique et économiquement coherent qui leur démontre qu’ils seraient mieux vivant dans un quebec indépendant que dans un canada

    Bref il faut prendre aux libéraux leur ridicule avance de 40 sieges automatiques dans l’ouest du quebec. Cest ridicule et là est le veritable défi du PQ a mon avis

  21. En tant que non-souverainiste, je vais me permettre une petite observation en regard du projet d’indépendance du Québec: je crois que ce qui fait défaut au projet d’indépendance est le flou du jour 1 d’un Québec indépendant. Présentement, tous se font leur petite idée de ce que serait ce pays en se basant sur des valeurs véhiculées par le PQ. Par contre, il y a quand même plusieurs courants d’opinions au PQ. Centre-droit, centre et plutôt à gauche. Lequel prévaudra? Pour convaincre les gens nationalistes mais non souverainistes d’adhérer au projet d’indépendance, une présentation et une réflexion claire sur le Québec de demain doit se faire. Un Québec centralisateur, fermé sur lui-même, ne sera jamais intéressant comme projet auprès de la majorité de la population, encore moins auprès des jeunes. Vous devez, je pense, avoir une vision claire d’un Québec souverain pour pouvoir avoir un vrai débat sur l’indépendance et l’avenir du Québec. Car, entre deux maux, on choisi toujours le moindre et on connaît les paramètres de demeurer dans la confédération. Vous devez convaincre la population que vos paramètres seront mieux. Moins de comment on fait la souveraineté, plus de qu’est-ce qu’on fait avec la souveraineté.

    • «Un Québec centralisateur» ? Que voulez-vous dire ? Le Québec souverain ne serait pas une fédération, ni une confédération…

    • Nous ferons comme les citoyens et citoyennes des pays baltes qui sont devenus des états libres et indépendants. demandez-vous plutôt ce qu’ont fait les Trudeau et les Chrétien au lendemain de la génuflexion du peuple québécois et ce qu’ils ont fait pour nous maintenir dans une confédération dont le Québec n’a toujours pas reconnu… Un bien drôle de pays! Cessez de vous questionner sur le lendemain et pensez ce que vous pouvez faire pour mettre l’épaule à la roue de ce que sera un véritable pays pour un peuple qui ne demande qu’à vivre le défi d’assurer le devenir de nos enfants et petits enfants.

    • Je me permets de donner mon avis sur ce que serait un Québec centralisé ou centralisateur.
      Il s’agit d’un État unitaire où tous les pouvoirs: législatif, exécutif, judiciaire appartiennent à une seule juridiction, comme en France.
      C’est à dire que nos élus pourraient voter des lois sans que ces lois fassent l’objet de contestation auprès d’ autorité fédérale comme aux Canada. Les contestations citoyennes se feraient au Québec, par les Quebécois et pour les Québécois. À mon avis, Le système unitaire est plus représentatif et plus légitime.

      Aux États-Unis par exemple, ce sont des États qui sont obligatoirement unis et ce, pour le meilleur ou pour le pire,comme au Canada.

  22. Voilà ! M. Lisée vient de mettre la table, pour nous convier au prochain banquet qui nous attend. Il y a quelques jours, quelques-uns exprimaient leur regret que les différents candidats ne s’entendent pas entre eux. Hé ! Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, nous sommes dans une course à la chefferie. Les candidats ne se présentent pas pour faire consensus, ne postulent pas à un poste de ministre d’un possible gouvernement Péladeau. Il ne s’agit pas de composer la Dernière Scène, avec votre Messie trônant au milieu de ses apôtres. Je convoque l’image à dessein, car l’engouement pour P.K. Péladeau tient plus de la mystique que du raisonnement. Celui-ci n’a en effet pratiquement pas ouvert la bouche depuis les dernières élections, et donc personne ne sait ce qu’il nous réserve. Malgré cela, la moitié des membres du PQ sont prêts à le couronner, convaincus qu’il va les mener vers la Terre Promise. C’est tout simplement ahurissant ! Le Québec péquiste n’aspire pas à la laïcité, il est en quête d’un dieu.

    M. Lisée exprime avec lucidité en quels termes il faut rechercher l’indépendance. Non pas en levant le poing, non pas en tirant des plans sur la comète, mais en planifiant clairement dans quel type de société nous voulons vivre, et comment nous comptons faire pour la construire.

    Depuis les dernières élections, tout le monde réclame à cor et à cri le renouvellement du PQ, mais de toute évidence ce n’est pas ce qui se prépare.

    Jean-François Lisée nous propose une politique basée sur la justice, le partage et la solidarité. Il nous prouve que l’argent n’est pas le seul étalon de toutes les valeurs. Que le Québec peut devenir une société encore plus progressiste, un chef de file mondial en matière d’environnement et d’énergies vertes, une société éduquée et ouverte sur le monde. Et surtout il a pris le temps de réfléchir à la façon concrète d’appliquer ses idées, tout d’abord en permettant au PQ de prendre le pouvoir et des mesures fermes pour augmenter notre indépendance.

    Personne ne sait si PKP sera le Messie ou le fossoyeur de l’Indépendance. Avec J. F. Lisée nous savons où nous allons, en prise directe avec la réalité.

    Pour acquérir notre indépendance, il nous faut d’abord élire un chef indépendant, un esprit brillant et fourmillant d’idées, un être supérieur par son intelligence et sa lucidité, sa force et son calme dans l’adversité. Il en a vu d’autres notre Lisée, et il ne va pas se laisser démonter par les critiques mesquines et pitoyables qu’on lui adresse.

    Mais laissez-le entrer dans l’arène… Il est son meilleur ami.

    • Ce qui est repproché c’est de faire des déclarations controversées et tous azimuts à la télévision et devant tout le monde. Il est de bon aloi d’argumenter sur des idéologies, ce qui discrédite le parti ce ne sont pas les prises de position des uns et des autres quand elles sont exprimées dans le respect. Ce qui nuit à la cause souverainiste C’est lorsque les candidats font des gestes d’éclats à la télévision devant un public qui n’est pas nécessairement sympathique à la cause souverainiste et qui va conclure que le PQ est divisé. Si le PQ veut amener plus de gens à adhérer au parti, il faut se montrer solidaire, demeurer dans les débats d’idées, éviter les frasques publiques qui seront sujettes à toutes sortes d’interprétations et surtout qui donneront de l’eau au moulin de nos adversaires. Le débat d’idées c’est un consensus en soi puisque cela se fait à l’intérieur du parti et sur la place publique dans le plus grand respect des personnes, « monsieur charte  » serait sans doute d’accord avec moi ainsi que monsieur Péladeau auquel la main fut furtivement requise pour la photo. Cela discrédite le parti pas les débats d’idées.

  23. M. Lisėe
    Votre argumentaire est irréfutable. Encore une fois vous démontrez une grande lucidité. Or tant qu’à être lucides, soyons-le jusqu’au bout. Vous dîtes vous-même: « L’engouement pour notre collègue Pierre Karl, tant dans le parti que dans l’électorat péquiste, est indéniable ». J’ai bien l’impression que cet engouement ne va pas s’estomper, surtout parmi ceux qui s’intéressent à la souveraineté comme au curling. Dans un contexte où les œuvres destructrices du gouvernement libėral ne semblent pas vouloir prendre fin, le discours qui annonce un enrichissement des Québécois est gagnant. C’est peut-être prématuré, mais j’ai hâte au jour où vous et vos collègues, comme vous les appelez, saurez afficher une convergence d’idées, ou tout au moins une volonté de mettre à profit les forces de chacun d’entre vous. Au lieu de parler de M. Charte, ou je ne sais trop quoi.

  24. L’avant-course à la direction du PQ où nous sommes présentement ne se termine que le 3 février prochain.

    http://pq.org/course/

    Pour le moment, les concurrents se préparent. Le meilleur et le pire reste à venir.

    Bon mouvement que de rappeler l’essentiel : «par quel parcours réaliste peut-on reconduire le PQ au pouvoir, puis le Québec à l’indépendance ?»

  25. Depuis René Lévesque, à l’exception de Parizeau, tous nos chefs péquistes ont refusé de croire en la population. Et parce qu’ils ne faisaient pas confiance en la population, la population n,avait pas confiance en elle-même.
    Un leader, un vrai, tire vers l’avant ceux qu’il dirige. Il ne se contente pas de marcher à la même allure. Car il ne devient qu’un participant et non un leader.

  26. « Je préfère de loin travailler sur les deux plans ». Travailler sur les deux plans, c’est se condamner à courir après deux lièvres à la fois. De plus, la bonne gouvernance nous a menés au cul-de-sac du 7 avril 2014, car trop de fois les gestes de bonne gouvernance ont été menés sans lien avec l’objectif de l’article 1 et ont créé du ressentiment dans la population. Comment des leaders souverainistes ont-ils pu poser des gestes de bonne gouvernance sans penser aux conséquences néfastes sur le projet indépendantiste? Le meilleur exemple étant la question des fusions municipales, car elle n’était aucunement reliée avec l’article 1. Toute action politique entreprise par le Parti Québécois doit être justifiée par l’objectif unique de l’article 1.

  27. Monsieur Lisée,
    Je suis un indépendantiste convaincu et convainquant, je vous apprécie et vous suit depuis longtemps mais je pense que vous prenez la chose par le mauvais bout.
    Pour moi, l’indépendance n’est pas seulement nécessaire, elle est inéluctable. Pour la réaliser il faudra d’abord cesser d’avoir peur de ceux qui s’y opposent et commencer à dire les vraies choses avec les vrais mots. Pou cela nous avons besoin d’un chef, un général capable de convaincre, de se mouiller sans jamais être sur la ( Défensive). Attaquer l’adversaire sans vaciller, continuer son chemin vers l’objectif sans s’occuper des (sondages), parler du fond du coeur avec conviction, répéter le plus souvent possible le mot si beau: INDEPENDANCE…

    Les ( moutons) ont besoin d’un chef car ils ont peur et sentent la peur des mous. Je ne voit personne d’autre en ce moment que M.Péladeau qui a eu ce courage avec le poing levé. Malheureusement on s’est dépêché de le remettre en cage par peur. Mme Marois et d’autres sont passés en mode défensive. Les moutons ont eu peur. Là est la VRAIE défaite.

    • C’est se moquer de l’intelligence de ceux qui votent « non » de les appeler des « moutons ». Voilà tout un problème avec le discours indépendantiste: mépris et manque de respect pour ceux qui arrivent à une différente conclusion qu’eux concernant l’avenir du Québec.

      M.L.

    • Comme vous avez raison, si ne pouvons nous montrer convaincus du bien-fondé de la souveraineté comment peut-on espérer convaincre. À cause des sempiternelles tergiversations le PQ apparaît comme une formation politique hybride et hélas insipide.
      La fondation de Québec solidaire en est la preuve.
      Il faut fermement adopter des positions claires quant à la souveraineté, la souveraineté d’un État unitaire républicain où les pouvoirs exécutif, législatifs et judiciaires sont excercés partout sur son territoire par la nation et pour la nation. Les ambiguïtés sont toujours un piège qui finit par l’aliéner tout le monde.

  28. Le pouvoir du Québec, dans tous les domaines, diminue comme peau de chagrin.
    Le mouvement s’est amorcé en 1949 et s’est fortement accentué depuis 1982. Plus nous attendons et moins nous aurons de pouvoir. Le temps d’un électro-choc est venu.
    Il faut que dès maintenant, le PQ réponde à ces questions:
    Quel pays aurons-nous: une monarchie constitutionnelle comme maintenant ou une république démocratique et laique?
    Quel est ou quels sont les moyens qu’on entend prendre pour se rendre à l’indépendance?
    Quels sont les gestes qui seront posés en priorité dans la première année du mandat, gestes qui nous rapprocheront de l’indépendance?
    Quels sont les principaux enjeux économiques qui justifient l’indépendance?
    Il faut présenter à l’électorat, surtout aux jeunes, un projet de pays.

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