Information: 4 propositions pour dompter l’hyper-concentration des médias

En démocratie, l’information est un service essentiel. C’est à la fois le projecteur braqué sur ce qui se dit, se fait, se décide, le carburant de la discussion publique, le garde-fou de l’intégrité. Moins une population est informée, localement ou nationalement, moins elle est équipée pour s’engager dans la chose publique, peser sur les décisions, faire émerger de nouvelles voix, des réformes, des leaders.

Comment va l’information au Québec ? Son état de santé est préoccupant. Son tonus décline. Les conditions de son atrophie s’accumulent.

Le gouvernement québécois ne peut rester les bras croisés et laisser s’affaiblir un bien public aussi important que l’information. Il doit cependant garder une saine distance avec le quatrième pouvoir: créer les conditions de sa vitalité, sans lui dicter sa conduite.

À l’heure où les journalistes sont réunis pour leur congrès annuel, et dans le cadre de la course à la direction du Parti québécois, je soumets à la discussion quatre hypothèses de travail.

Proposition #1 : Éviter la désertification de l’information en régions

La récente décision du Soleil de virer ses correspondants régionaux n’est que le dernier épisode de l’affaiblissement de l’information locale. Le démantèlement systématique de Radio-Canada, entamé par les Libéraux fédéraux et allégrement poursuivi par les Conservateurs, doit nous mener à un constat: on ne peut plus compter sur Radio-Can, à moyen terme, pour assurer une présence télévisuelle régionale.

C’est l’évidence, mais une récente étude américaine l’a démontré: la fermeture d’une source d’information locale induit une baisse du taux de participation électorale municipale, une baisse du nombre de candidatures aux postes électifs municipaux, moins d’investissement personnel des candidats dans la campagne et un remplacement moins fréquent des élus par de nouvelles figures politiques.

Le rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec de décembre 2010 (dit rapport Payette – ici en pdf) sonnait déjà l’alarme. J’endosse la totalité de ses recommandations, mais j’irais plus loin.

Je propose de pourvoir chaque ville moyenne du Québec d’un « Carrefour de l’information » constitué autour d’une station de Télé-Québec, qui produirait localement un bulletin de nouvelle quotidien et une émission d’affaires publiques régionale, diffusées localement sur le signal de Télé-Québec.

Des locaux seraient rendus disponibles, à prix coutant, à des entreprises de presse ou à des pigistes qui souhaitent les occuper. Je retiens du rapport Payette à la fois sa proposition de création d’un crédit d’impôt salarial pour les journalistes en régions et la création de coopératives pour partager les services et en réduire les coûts, coopératives que je logerais dans ces carrefours.

Les correspondants de presse dans les plus petites localités auraient aussi droit à ce crédit d’impôt et aux services de la coopérative régionale.

Proposition #2: Protéger l’indépendance de l’information contre l’hyper-concentration des médias

Le Québec est désormais un des endroits au monde où la propriété des médias souffre de la plus forte concentration. L’achat du Soleil et des quotidiens régionaux de Conrad Black par Gesca/La Presse, la fusion Québecor-Vidéotron-TVA, l’achat récent par Transcontinental des hebdos régionaux de Quebecor, la présence, même anémiée, de Radio-Canada, réduit pour l’essentiel à cinq joueurs (plus Le Devoir) la production d’information généraliste au Québec.

La simple existence de cette hyper-concentration devrait nous conduire à ériger des garde-fous pour préserver l’indépendance des salles de rédaction contre des pressions potentielles. Mais nous savons que ces pressions ne sont pas potentielles. Elles sont avérées.

À La Presse, le départ de la chroniqueuse Chantal Hébert après l’élection de 1998 découlait d’interventions politiques du bureau de Jean Chrétien, traduites par la volonté de la direction de La Presse de faire couvrir par Chantal… autre chose que la politique !.

L’incapacité des journaux de Gesca d’informer ses lecteurs des intérêts de son propriétaire, Power, dans les sables bitumineux est également un signal de non-indépendance rédactionnelle.

À Radio-Canada, le récent livre du directeur de l’information Alain Saulnier, viré pour cause de trop plein d’indépendance d’esprit, démontre comment des ficelles politiques sont tirées pour orienter la couverture. J’avais publié ici la meilleure pièce à conviction, une lettre envoyée par un des bonzes de l’information à une auditrice, lui disant que la faible performance du PQ à une élection démontrait que « la sagesse a prévalu » et que le travail du Téléjournal avait du « y être pour quelque chose ».

À Québecor la convergence pousse-t-elle trop fort la présence, dans l’espace rédactionnel, des produits culturels de l’empire ? La question est posée. Le refus de Québecor de participer au principal organe que s’est donné la société québécoise pour encadrer l’intégrité de l’information, le Conseil de presse, est également une indication préoccupante.

Le mieux, évidemment, serait d’élaborer une stratégie de dé-concentration des médias québécois. Chef du Parti québécois et au gouvernement, je souhaiterais qu’on y réfléchisse.

Cependant il faut intervenir pour que, dans l’avenir immédiat, cohabitent l’hyper-concentration et l’indépendance de l’information. Il n’est pas question ici d’intervenir dans le droit des propriétaires de fixer une ligne éditoriale ou des priorités dans les thèmes traités. Mais de s’assurer que les salles de rédaction sont, dans l’exercice de leurs fonctions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information, protégées contre les pressions politiques et commerciales.

a) Cela passe par le renforcement du Conseil de presse, qui réunit représentants des entreprises de presse, des journalistes et des citoyens. Personne ne peut être forcé d’y siéger, mais je propose que toutes les entreprises de presse soient tenues d’y cotiser et de faire état, dans leurs médias, des décisions du Conseil les concernant.

b) Je propose que le Conseil élabore avec ses membres une « Charte de l’indépendance des salles de rédaction », que les entreprises de presse seraient tenues de respecter.

c) Un Protecteur de l’indépendance de l’information serait désigné par le Conseil de presse, avec mandat d’enquêter sur plaintes et, comme pour la Protectrice du citoyen, avec mandat d’initiative pour procéder à des audits réguliers.

Proposition #3 Investir dans la compétence civique

Les travaux de notre collègue Henry Milner et de plusieurs autres le démontrent: la baisse de consommation d’information généraliste conduit à une baisse de participation électorale.

C’est pourquoi plusieurs pays scandinaves et la France ont investi pour renforcer cette compétence civile. En France, l’État et les éditeurs de presse se partagent les frais d’un programme offrant gratuitement un quotidien, une fois par semaine, aux jeunes de 18 à 24 ans. L’arrivée des journaux sur tablettes numériques offre des perspectives encore plus souples et économes pour imaginer, au Québec, un programme semblable.

Il faut aussi créer les conditions d’une hausse de la participation électorale, qui a tendance à baisser partout en Occident ces dernières décennies, notamment chez les nouveaux électeurs.

Les Scandinaves, là encore, ont su renverser la tendance en s’assurant d’organiser, avant chaque élection, une simulation électorale dans les maisons d’enseignement secondaires. Cette pré-élection est un événement national, dont les résultats sont rendus publics. Les jeunes y prennent, avant 18 ans, l’habitude de s’informer (donc de lire des journaux), d’entendre les arguments, de voter.

Une fois l’habitude de voter prise, même dans une simulation, elle reste. Des initiatives semblables existent au Québec et au Canada, mais pas à large échelle. Notre décision récente de tenir des élections à dates fixes rend la chose plus facile à planifier et à mettre en œuvre.

Une combinaison des deux initiatives — abonnements gratuits à des quotidiens, papier ou numérique — et simulations d’élections, y compris locales, constituerait pour le Québec un excellent investissement dans la qualité de sa démocratie.

(J’avais abordé toute la problématique du taux de participation et de la compétence civique avec Henry Milner et le spécialiste électoral André Blais dans un épisode de Planète Terre, ici.)

Proposition #4 : Que le Québec sorte de son mutisme sur Radio-Canada

L’affaiblissement continu de Radio-Canada par les gouvernements Libéraux et Conservateurs fédéraux constitue une perte pour la production culturelle et d’information au Québec.

C’est net, même si le service français est nettement plus apprécié par les Québécois que ne l’est le service anglais par les Canadiens-hors-Québec, Ottawa fait payer par les artisans québécois de Radio-Can les insuccès du service anglophone.

Au-delà de cette injustice, toute l’institution radio-canadienne est en péril, alors que ce fut, et reste, un important vecteur culturel et d’information. Évidemment, un Québec indépendant pourrait reprendre et mieux financer Radio-Canada. Nous avions calculé lors du référendum de 1995 qu’une fusion Télé-Québec/Radio-Canada permettrait d’offrir davantage de contenu, à moindre coût.

Mais dans l’intervalle, Québec doit agir. En prenant fermement position contre le démantèlement de Radio-Canada et en dénonçant le noyautage du Conseil d’administration de la société par les Conservateurs.

Il faut surtout adopter une proposition de remplacement. À mon avis, le gouvernement du Québec devrait réclamer une plus grande autonomie du secteur français, proposer qu’il se dote de son propre Conseil d’administration dont la moitié serait désigné par le gouvernement canadien, la moitié par le gouvernement québécois. (En assurant évidemment une représentation des Acadiens et des autres Franco-canadiens.)

Le parlement canadien a naguère voté une résolution affirmant que « les Québécois forment une nation » dans le Canada. Voilà qui serait une bonne façon de le démontrer.

Je ne suis pas naïf: je sais bien que Stephen Harper va refuser. Mais si on n’installe pas cette revendication dans le débat politique, rien ne changera.



14 réflexions au sujet de « Information: 4 propositions pour dompter l’hyper-concentration des médias »

  1. Je trouve très intéressantes ces propositions de Jean-François sur la liberté et l’indépendance des salles de rédaction, conditions essentielles à une information non orientée par la publicité ou les orientations politiques des actionnaires.
    Le volet culturel de Radio-Canada, qui s’est grandement détérioré au fil des ans, aurait intérêt à être repris en main par un gouvernement québécois qui aurait rapatrié la vénérable institution…où journalistes, analystes et commentateurs ne seraient plus en mission commandée de la défense et de l’illustration du fédéralisme canadian.

  2. Sujet opportun afin de cibler la candidature de P.K.P comme si de rien n’était.

    Des centaines de milliers d’électeurs péquistes ne se trouveront a priori ou touts courts proches d’aucun des candidats. P.K.P sera probablement trop à droite cela reste à confirmer, la candidature de J.F.Lisée sera une candidature d’idées puisque les chances de victoire demanderait un retournement complet? La candidature Lisée sera celle du centre gauche modéré jusqu’à la mise en cause multiculturelle de la charte de la laïcité après qu’il en aura été un ministre solidaire de cette charte? La candidature de B.Drainville sera celle du centre la plus ancrée dans la question nationale à égalité ou davantage encore que celle de P.K.Péladeau. J.F.Lisée devra s’expliquer sur sa conception de la stricte prédominance du français comme si le français comme langue parlée à Montréal s’auto propulsait d’elle même ce qui est fort peu le cas.

    La concentration des médias au Québec n’est pas la priorité. La priorité serait de doter Radio Québec d’un service de nouvelles capable de mettre en phase le caractère national des Québécois. Que Radio Canada disparaisse ou se privatise en termes de réseau français c’est un problème qui touche en partie l’information régionale au Québec et en Acadie et qui touche en fait le peuple acadien au premier chef. SRC oui pour l’Acadie, Toutefois au Québec d’être libéré d’une chaîne qui réduit les Québécois à des Canadiens de langue française sur le plan légal et à un peuple non caractérisé de TLMEP aux séries des téléromans. Unité 9 par exemple, une des séries produites on y trouve aucune mention explicite et tout court d’où parle les personnages sans omettre ce sigle CANADA subliminal sur les uniformes du personnel pénitentiaire qui surveille les détenues d’une prison de femmes. La série est de qualité, elle est d’ici, toutefois elle évite toute mention de l’histoire du Québec, toute incarnation autre que sociologique ou psychologique chez ses personnages. Idem des autres séries. Une chaîne privée générale francophone au Québec de plus remplaçant Radio Canada y compris même en étant moins fortunée serait à moyen terme un progrès!

    Québécor comme télévision d’information, TVA et LCN pourraient tenter de relever le débat sur le plan intellectuel, dans les idées comme avec le personnel. M.Dumont, J.Lapierre n’ont pas à être les figures dominantes d’un réseau. Il est vrai que la télé privée connaît ses carences de culture et d’information multiple mais voilà Radio Canada par perte de financement public s’est aussi commercialisé mais pas seulement à cause de ce point, également parce que la promotion de l’inculture à Radio Canada satisfait la directive fédérale publique de
    -promotion de l’union nationale canadienne-. Il n y a donc pas de recette miracle dans les médias c’est pourquoi que la priorité consiste à octroyer une âme à Radio Québec.

    Évidemment que les médias Québécor doivent être ciblés, si PKP doit être questionné c’est en premier lieu sur la prédominance de la culture de rentabilité qui n’est pas qu’affaire de concentration, la culture de rentabilité sur le crime individuel et ses suites judiciaires est la première vache à lait du Journal de Montréal fondé par Pierre Péladeau le père.

    D’ailleurs, la difficulté majeure du fils c’est de convaincre au delà des sondages émotifs favorables, de son caractère public de nouveau politicien et non pas du fils comme le père qui donnent leurs accords pour une partielle diversité d’opinions dans le Journal au nom du dénominateur commun du plus grand nom d’acheteurs et d’abonnés rejoints. C’est le propre du capitalisme, or le -capitaliste- P.K.P peut t-il se faire homme d’État c’est de ce côté que les candidats adverses devront aussi se positionner.

  3. J’appuie, mais avec une nuance : l’aide aux pigistes devrait être une des propositions. Une des raisons pour lesquelles l’information se porte mal, c’est la dégradation des conditions de travail d’une grosse partie de la profession journalistique. Entre autres choses: les tarifs de base d’un pigiste n’ont pratiquement pas bougé depuis 40 ans; le revenu moyen de ces journalistes est systématiquement à la baisse (études de la FPJQ et de l’AJIQ à l’appui depuis les années 1990); les magazines ont rétréci les commandes; et dans certains secteurs, il est désormais impossible à un journaliste pigiste de gagner sa vie sans faire aussi des contrats ailleurs, y compris en relations publiques. Or, pas besoin d’être devin pour prédire que des revenus déclinants et une précarité croissante ont nécessairement un impact sur la qualité de l’information.

  4. Bravo M. Lisée, vous proposez toujours des solutions!

    Moi je dénonce Harper, qui n’a aucune légitimité en tant que chef des canadiens français et qui ne se guarde aucune gêne pour imposer ses idéologie à notre nation, par exemple en démentelant une des colonnes de notre culture, radio Canada. J’avancerai même que c’est inconstitutionnelle car. C’est contre l’esprit de AANB 1867. Je veux que la cour suprême ait donné les télécommunications au fédéral mais cela n’inclut pas la culture d’un peuple fondateur.

  5. M. Lizée, votre raisonnement m’impressionne et vous avez raison. Mais je crois que vous devrez composer avec vos adverssaires un peu plus modestement et vous assurer qu »ils ne s’éloignent pas trop de vous. On a besoin de tout le monde pour bâtir un pays. Je comprends que vos flèches sont pointées vers PKP et s’il annonce sa candidature, il sera notre futur premier ministre. J’ai été abonné à la presse pendant une quarantaine d’année et j’ai toujours su que les grands titres étaient planifiés pour nos asservir. Cependant, le journal de Montréal à mon avis a toujours été plus neutre dans ce domaine, mais il faut être vigilant. Pour ce qui est de la chartre, vous êtes dans les patates. Il n’y a pas q

  6. André Lacombe-Gosselin : Le Québec n’a jamais signé la Constitution canadienne de 1982, donc il est libre, séparé, souverain.
    Comment se fait-il que le parti québécois n’annonce pas une fois pour toutes sa situation et n’entame pas immédiatement les pourparlers pour diviser les recettes et les dépenses, et surtout pour s’accaparer de tous les impôts. Le Canada n’a plus rien à faire au Québec, et ses organismes non plus, y compris les cours de justice.
    Mme Wynne l’a mentionné récemment, ce que je disais depuis nombre d’années, « le fruit n’est pas mûr pour une reprise des pourparlers visant à réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel dont il est exclu depuis 1982. LE QUÉBEC EST SOUVERAIN!

    • Je suis fédéraliste et non séparatiste et ma vision des choses en Amérique du Nord…, selon notre histoire, les francophones se sont développés d’est en ouest et ils ont arpentés tout le Canada jusqu’aux Montagnes Rocheuses avant l’arrivé des gens venue de l’Angleterre. Les 3/4 des États-Unis appartenait aux francophones jusqu’en 1802, période ou Napoléon a vendu ces territoires aux Américains. Donc, le Canada avec toutes ses richesses appartient aussi aux québécois ! Je ne veux pas donner mon territoire pour faire plaisir à des hommes qui veulent se faire appeler Monsieur Le Président du Québec ! Je veux garder les richesses du plus grand pays du monde !

  7. Le Québec n’a jamais signé la Constitution de PET en 1982, pourquoi n’écrivons-nous pas la nôtre?… cessant illico d’obéir « comme des lavettes » à celle du pays voisin: le ROC. Les Québécois sont comme ces puces qui ne sautent plus, même si on a enlevé le couvercle du bocal qui les écrasait… Syndrôme de Stockolm ???
    Un article de votre cru serait bienvenu sur ce site !
    Merci d’avance!

  8. Monsieur Lisée, nous savons que la Nature refuse le vide. Je n’ai pas assez d’informations pour dire que Radio-Canada veut diminuer l’information publique ou s’il s’affaire à mettre moins d’argent dans les subventions de nos comédiens qui s’amusent comme larrons en foire à monter des spectacles qui n’intéresse qu’eux ! Je ne le sais pas. Par contre, si des intellectuels s’organisent pour contrôler l’information, ils devront faire comme dans les pays de dictature et saboter les nouveaux média, média comme le vôtre par exemple avec ce blogue. Dans un pays démocratique…, c’est de plus en plus difficile de contrôler les infos. Par exemple si le peuple canadien doute de Harper sur ces chose là, nous le remplacerons par Justin…, lui il aime cela les média !

  9. PKP devrait garder ses actions (sans droit de regard) dans Québecor et ressusciter/revigorer Télé-Québec pour faire un contre-poids résolument indépendantiste à Radio-Canada et TVA. Ces medias, quoi qu’on en dise ou écrive, sont « manipulés » par les Desmarais et des larbins fédéralistes de tout crin.

  10. Rien ne vous échappe M. Lisée. Quel autre candidat à la chefferie aurait été en mesure de nous informer aussi clairement sur ce sujet essentiel ?

  11. Rien ne pourra jamais changer à Ottawa.xxx:!xx@1″
    75 contre 228 est une formule toujours perdante.
    Surtout que les 75 sont liés à suivre la ligne de parti.
    Souvenons-nous des 74 de Trudeau qui l’ont appuyé alors que l’Assemblée nationale était unanime à rejeter ce rapatriement.

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