Philippe Couillard et l’éloge de l’impuissance

On savait que notre premier ministre avait un grand objectif pour sa nation: qu’elle se conforme à la moyenne canadienne. Il le veut pour l’impôt, pour les programmes sociaux, pour le respect pour les représentants de la monarchie au Québec, pour le ratatinement de la présence internationale du Québec, entre autres.

Mais à l’Assemblée nationale, ce jeudi, notre premier ministre a été plus canadien-moyen que d’habitude. Il était question de pétrole, et du fait que le Québec devient, sous nos yeux, une immense autoroute de pétrole albertain, par bateau, par train et, demain peut-être, par pipeline.

Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ, voulait savoir pourquoi le gouvernement libéral ne levait pas le petit doigt pour demander à Ottawa, au moins, des garanties environnementales, alors que d’autres, ailleurs sur le continent, le faisaient.

Voici la réponse de Philippe Couillard:

M. Couillard : M. le Président, je pense malheureusement qu’on a des grands problèmes arithmétiques du côté de l’opposition officielle. Je répète ma question du 16 milliards [de transferts fédéraux au Québec] qui, en passant, n’a jamais eu réponse. Elle n’en aura pas, parce qu’il n’y a pas de réponse autre que de constater le fait. Je rappelle que, dans ce 16 milliards, il y a plus de 9 milliards de péréquation qu’on reçoit, qui est une répartition de la richesse canadienne, qui est générée en grande partie dans l’Ouest du pays.

Je rappelle enfin que le transport maritime transatlantique est de juridiction fédérale. Et je rappelle, en terminant, que le niveau de juridiction et de protection de l’environnement est inégalé au Canada par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays. Maintenant, je voudrais bien qu’on laisse penser aux Québécois qu’ils sont dans un autre pays, mais ils sont Québécois, ils sont Canadiens, et il faut qu’on participe à l’économie canadienne.

Ce à quoi Stéphane Bédard a rétorqué:

M. Bédard : Eh bien, M. le Président, être Canadien, ça nous empêche de protéger notre environnement. Recevoir de la péréquation, ça nous empêche de protéger notre environnement. Ce que je demande au premier ministre — ce qui est drôle, là — la Colombie-Britannique, elle l’a fait. Il y a un premier ministre là-bas, il s’est tenu debout. Le gouvernement des États-Unis, il s’est tenu debout, il a dit : Non, on ne servira pas d’autoroute pour le pétrole. Nous, ce qu’on veut, c’est du développement économique pour notre… ou pour consommer.

M. le Président, ce que je demande au premier ministre, c’est assumer sa responsabilité, protéger les Québécois sur le long du fleuve Saint-Laurent.

L’extraordinaire réponse du premier ministre québécois est très révélatrice. Cet homme est canadien au point qu’il abandonne toute prétention que le Québec ait quoi que ce soit à dire au sujet du pétrole qui passe sur son territoire. Il fait totalement confiance à Ottawa pour bien nous protéger.

Il le fait quelques mois après qu’une enquête fédérale ait démontré l’incompétence et la négligence du Ministère fédéral des transports dans le contrôle du transport du pétrole par rail, négligence qui a contribué à la pire tragédie ferroviaire de notre histoire: Lac Mégantic.

Il le fait le jour après qu’on ait su que le ministère fédéral de Pêche et Océans ait été incapable de donner au Québec quelque information que ce soit sur l’impact des forages de Transcanada Pipelines à Cacouna sur la pouponnière de bélugas.

Non content d’affirmer que le Québec n’a aucune compétence sur les questions maritimes — donc aucune responsabilité de protéger la source de 60% de l’eau potable du Québec — Philippe Couillard vante la « protection de l’environnement » au Canada, qui serait « inégalé » face aux « autres pays ». Cela après huit ans de destruction, par les conservateurs fédéraux, du filet de protection environnemental au Canada, cela après le refus d’Ottawa de suivre les petits pas accomplis par les États-Unis d’Obama en matière de contrôle des GES. Et on ne parle pas des « autres pays » d’Europe, aux normes beaucoup plus strictes que les canadiennes.

Une canadienne au-dessus de la moyenne

À l’autre bout du pays, à l’autre embouchure du pétrole bitumineux, une première ministre parfaitement fédéraliste, Christy Clark, a posé cinq conditions à la réalisation d’un pipeline semblable à celui que l’Alberta souhaite faire passer au Québec.

Elle a tenu tête, défendu sa population, fait reculer l’Alberta et ses entreprises.

On se plait à rêver qu’on ait, un jour, un premier ministre provincial au-dessus de la moyenne canadienne. Ce ne sera pas pour cette fois.



28 réflexions au sujet de « Philippe Couillard et l’éloge de l’impuissance »

  1. M. Lisée j’observe que vous êtes capable du presque-pire comme du spectaculairement meilleur.

    Soyez moderne, soyez numérique, soyez TI, utilisez l’aspect web2.0 de votre blogue pour laisser les citoyens vous indiquer sous quel aspect vous avez le plus de valeur pour les électeurs.
    Et après ce projet-pilote , appliquez-le au PQ
    Ainsi vous cesserez de tourner en rond à tenter sans succès de nous dire ce qui est bien pour nous.

    Le PQ devrait déjà avoir dans son entourage des exrperts des TI et de la modernité pour vous aider à progresser. Une telle absence sera très hautement révélatrice de la nature des choses.
    Le PQ s’est trouvé dépassé par la modernité et la manière de se rattraper est de pratiquer la modernité. Causalité récursive.

  2. ‘On se plait à rêver qu’on ait, un jour, un premier ministre provincial au-dessus de la moyenne canadienne. Ce ne sera pas pour cette fois’

    J’espère bien ! Il nous faudrait un chef / cheffe à la hauteur d’une Nation comme le Québec ! Un premier ministre provincial (en plus comme Couillard!), ça vaut rien !

    En voilà une profession de foi ! Et d’une !

  3. Où était M. Couillard quand il y a eu la tragédie de Lac-Mégantic ? Qui devait assurer la sécurité des Québécois ? Le ministère des Transport du Canada. Qui doit assurer la sécurité sur le fleuve St-Laurent ? Le ministère des Transports du Canada. La juridiction ? C’est la preuve de la nécessité de devenir une république indépendante. M. Couillard ne le fera jamais, comme il n’arrivera jamais à ouvrir de nouveaux débats sur la constitution, simplement parce que c’est devenu impossible de la changer. Et, avec l’élection du 7 avril, nous avons mis une nouvelle équipe pour mieux nous écraser pour ne pas dire mieux nous voler. Faut vivre avec nos choix aussi stupides soient-ils.

    • Non Monsieur Simoneau, nous ne devons pas vivre avec nos choix mais plutôt vivre avec le choix de seulement 40% des votes et 25% des électeurs du Québec. Le vote proportionnel serait la solution à cette supposée démocratie qui est une vraie démonstration d’une dictature. Jamais nous n’avons eu un gouvernement majoritaire avec si peu d’appuis du peuple et si peu représentatif de la population…

  4. Je sais que je suis hors sujet mais il est important que tout le monde sache comment il est facile de frauder une élection ou un référendum.Ceci est arrivé au référendum de l’Écosse.
    la vrai fraude est ici;http://www.youtube.com/watch?v=4aAnWAACF4Q

    On est prévenu maintenant,à nous d’y voir.

    • C’est ce qui peut arriver et qui probablement se fait avec un mode secret, donc anonyme, par conséquent impossible à vérifier auprès des électeurs. Cela veut- il dire qu’à chaque fois que vous ne votez pas du bon bord vous mettez votre réputation et votre carrière en jeu? Ce serait beaucoup plus conséquent qu’un mode de scrutin proportionnel qui n’est que prendre l’ombre pour la proie. Certains pays font usage d’empreintes digitales. Cela se vérifie une empreinte digitale si on veut argumenter pour le plaisir de la chose. Où est la democratie radieuse si on doit en faire usage en se cachant derrière un rideau blindé. Naturellement là où il y a pouvoir anglo Saxon il y appétit pour les ressources naturelles, voyez le pétrole et les mines. La democratie n’y est que façade servant leur arrogance à la Potemkine. Hélas!

  5. Wow. Du temps des souverainistes pour ne pas dire rien d’autre, pourquoi ne vous êtes pas approprié la juridiction du transport interprovincial (et non transatlantique) en ce qui concerne le territoire du Québec? Et pour vous corriger, les USA n’ont pas dit non au projet de pipeline, ils attendent que les élections de novembre soient passées. Et la Clark n’a pas dit non, elle a posé des conditions que les souverainistes n’ont pas posées. De toute façon vous croyez que l’indépendance se fera, alors à ce moment là vous pourrez démanteller tout transport pétrolier sur votre territoire.

  6. Misère de misère ! Pourquoi faut-il toujours revenir en arrière et tout recommencer. C’est comme si les Québécois en déficit de fierté n’avaient pas de mémoire. Si bien qu’en confiant leur avenir à des apprentis sorciers prêts à faire toutes les concessions pour plaire au ROC ils s’éloignent de l’objectif de prendre leurs affaires en main. Toujours reporter en avant par peur du changement ! Cette peur qui colle au corps et qui est utilisé tout azimut par les fédéralistes qui ne proposent rien car le statu quo produit le résultat escompté. Que de travail pédagogique à faire pour le PQ.

  7. L’éloge de l’impuissance! Je viens de lire les deux premiers articles de
    l’Action nationale. Mon cher François, les souverainistes partageraient
    donc avec Monsieur Couillard une forme de bipolarité….En effet, le directeur de l’Action nationale fait une magistrale analyse des années
    au pouvoir des souverainistes. L’auteur soutient qu’il n’est pas possible
    d’être un promoteur d’un P.Q. au pouvoir provincial et en même temps de faire avancer la souveraineté. Bref, je trouve moins incohérent un
    premier ministre québécois qui croit aux structures fédérales et s’en
    sert. Il n’a pas tous les jours le goût de dédoubler les études environnementales pour démontrer les + et les – de toute analyse. Bref,
    il fait confiance aux divers palliers et sauve des sous à notre État. Il faut
    que les sophismes péquistes -même dans la bouche d’un François
    tellement sûr de lui- frondeur, multipliant les étiquettes à droite et à gauche. Je te mets au défi de nous sortir les analyses de l’action
    nationale (dernière livraison) et d’en étaler les vertus…Ça concerne
    l’état de situation de la souveraineté et la fameuse élection d’un nouveau chef pour le P.Q. Dans aucun scénario je ne vois F. Lisée
    gagner cette course et devenir le Chef d’un OUI. Il ya trop de choses
    empruntées dans cette personnalité complexe … qui éloignent beaucoup d’électeurs et électrices.

    • On reprochait à Madame Marois de manquer de
      confiance en elle. J-F. lui, serait trop sûr de lui etc
      Je préfère quelqu’un qui a des idées que de la cu-
      pidité et je n’ai pas besoin de faire la liste de
      ceux qui en sont atteints. C’est ce qui fait leur
      force. Et les Québécois se reconnaissent dans
      ces bougons? Qu’est-ce que ça enlève au peu-
      ple un homme politique qui a du vocabulaire,
      des idées et de l’énergie? Les gens sont super-
      ficiels. Ils ont des préjugés. Je devine que ces airs
      avantageux cachent un homme incompris et injus-
      tement perçu.

  8. Le ministre Libéral Heurtel semble préférer donner l’impression de ne pas avoir la moindre idée de ce qui se passe dans son propre ministère plutôt que d’avouer qu’il y a eu du tordage de bras quelque part pour favoriser à tout prix le projet de Trans-Canada. Pathétique.

  9. M. Couillard, comme Maxime Bernier, est un menteur invétéré qui avance des chiffres « faussés » sur la péréquation expressément pour diminuer la réputation des Québécois, ses compatriotes.
    La péréquation est un moyen d’équilibrer les subventions fournies pour les mines, la santé, les constructions de route, les ponts, etc. à chacune des provinces. N’oublions pas que ce que chaque province reçoit provient de nos poches, que c’est l’argent des contribuables.
    Ainsi, le Québec reçoit 22% de son budget dont 18% a été pigé dans les rapports d’impôts (1,3 milliard). La Saskatchewan reçoit 5% dont 3% provient de la province (2,0 m.). L’Ontario reçoit 36% de son budget, en a fourni 40% (1 m.).
    Si une province reçoit des subventions à la hauteur de 20 milliards pour les mines et la santé, elle recevra mettons 3 milliards en péréquation, pour un total de 23 milliards. Une autre province peut recevoir pour 3 milliards pour les mines et la santé, sa péréquation se montera à 20 milliards. Théoriquement, pour que chaque citoyen profite d’un même montant, même s’il n’en voit pas un sou.
    Dans l’ensemble des mines, santés, routes et péréquation proprement dite, voici les chiffres par habitant tels qu’on les trouve dans le dernier rapport sur Internet.
    I.P.É.: 3 735$ ONT: 1 400$
    N.B.: 3 464$ T-N.: 1 282$ CES CHIFFRES CHANGENT
    N.É.: 3 202$ ALB: 1 258$ CHAQUE ANNÉE, BIEN SÛR!
    MAN: 2 625$ COL: 1 258$
    QUÉ: 2 387$ SASK: 1 258$

    NUNAVUT: 40 080$
    TERRITOIRES: 29 136$
    YUKON: 24 310$

    Si le Canada, pour être juste, donnait 1$ à chaque habitant,
    l’Ontario recevrait 13 millions environ, le Québec, 8 millions, etc.
    On ne doit pas se référer au total des subventions, mais au nombre
    d’habitants dans une province pour être équitable.
    Parler du total comme le font les fédéralistes, c’est mentir à la population!
    Volontairement!
    Et on ne parle pas encore des retraits de milliards que le Canada peut faire par exemple en pigeant 57 milliards de dollars dans le fonds d’assurance-emploi en 7 ans, ce qui représente quelque 14 milliards seulement pour le Québec, à condition que cela ait été fait au prorata.
    Mais ce n’est pas prouvé, Ottawa a tendance à facturer le Québec plus que les autres provinces. Vous en doutez?
    650 000 Québécois ont payé plus d’impôt sur leurs dividendes que les Canadiens des autres provinces; ils ont perdu quelque 21% de leurs dividendes.
    Pourquoi Terre-Neuve reçoit-elle moins que le Québec en péréquation proprement dite? À cause de la partie du Labrador qui lui a été donné gratuitement, sans compensation pour le Québec colonisé! Ce Labrador renferme des mines qui devraient être prospectées par le Québec avec des retombées phénoménales.
    Observez bien la carte de cette partie du Labrador: Les limites ouest sont dentelées… pourquoi? Parce que Terre-Neuve avait probablement fait de la prospection sur notre territoire avant la séparation et qu’elle cherchait les endroits les plus productifs en évitant les moins riches.
    C’est ce qu’on appelle « fourrer » le monde!

    • Quelques soient les calculs, les comparaisons. L’argent n’a aucune valeur, il n’est que quantités (dixit Richard David Precht (Philosophe Allemand), «L’art de ne pas être égoïste» dans lequel il affirme que l’esprit protestant est une des sources de la catastrophe économique. Un esprit qui croit qu’un humain, un seul peut avoir connaissance et contrôle de tout. Que l’égo, la fraction de un pourcent d’une masse cérébrale de 100 milliards de neurones discrets puisse avoir en tout temps le contrôle de tout….Faites moi rire, n’est-ce pas?). De toute manière l’argent est à l’économie, ce que le mercure du thermomètre est au climat. Qui se conterait de fixer le mercure du thermomètre pour comprendre quoi que ce soit à la température et à l’état des mouvements atmosphériques, les turbulences. le déplacement des molécules, les masses caloriques, les courants, etc. ;-))))

  10. Philippe Couillard prépare le terrain au cas où Justin Trudeau ne remplirait pas ses promesses ( entendre : la prise du pouvoir ) . Dans ce cas alors, Philippe Couillard pourrait devenir l’alternative pour la chefferie du PLC.

    Philippe Couillard n’a que faire du Québec, ses ambitions sont ailleurs. Et il sait très bien qu’il a les gogos pour lui. Alors pourquoi se battre pour le Québec ? Pour satisfaire une poignée de séparatisses gauchisses ? Ben voyons .

  11. En effet, ça ne lève pas haut dans ce gouvernement libéral et il ne fallait pas s’attendre à autre chose dans ce long purgatoire de quatre ans.
    Leur impuissance à reconnaître le Québec comme leader nous a fait reculer et il en sera ainsi tant et aussi longtemps que les québécois ne se mobiliseront pas pour joindre leurs forces au lieu d’accepter d’être gouverner par ces provincialistes fédéralistes qui nous font perdre de plus en plus de pouvoir sur notre destinée.

  12. Décidément le gouvernement Couillard ne sait vraiment pas où couper pour atteindre à nouveau le déficit zéro et il coupe où il ne devrait pas couper c’est à dire, dans la santé et dans l’éducation mais il ne le fais pas où l’ancien gouvernement Libéral as gaspillé et volé nos fonds publiques dans la corruption et de récupérer tout l’argent volé pour atteindre le déficit zéro de notre économie. De plus, jusqu’ici, il n’a pas respecté ses promesses dont sa priorité c’est l’emploi et le plan Nord plus et le plan Maritime depuis qu’il est élu le 14 avril.

    C’est vraiment déplorable. Surtout de ne pas intervenir auprès du gouvernement Harper et de Transports Canada pour empêcher des superpétroliers de passer sur le fleuve St-Laurent en menaçant tout un écosystème et notre eau potable à cause des sables bitumineux transporté par ses superpétroliers et ça, c’est encore plus déplorable.

  13. Pourquoi croyez-vous qu’il a fallu y avoir un George Washington, les Boers, un Gandhi, un Mandela? Voyez simplement: Le premier ministre du Québec nommé par le lieutenant-gouverneur prête les serments de discrétion et d’office. En tant que député, il est au préalable assermenté comme membre de l’Assemblée nationale : comme c’est la tradition, il prête alors, main sur la Bible, les serments de fidélité et de vraie allégeance à la Reine du Canada ainsi que de loyauté envers le peuple du Québec. Loyauté envers le peuple du Québec vient en dernier comme si cela n’était qu’une option. Nous nous gargarisons l’esprit avec l’idée que nous aurions effectué une révolution tranquille. Pas du tout. Cela n’a été que la modernisation de l’état Québécois qui en a gagné une pléthore de fonctionnaires dont il avait besoin et débarassé le Québec du prince qu’était l’église catholique romaine qui servait de rampart contre le prince anglo-saxon en la personne d’Ottawa 1867 comme dirait Machiavel. Les dés sont pipés, les idées et le vocabulaire ne sont que poudre aux yeux. Nous pourrons toujours persister à bavarder la chose. Il n’est vrai en aucune manière que l’état Québécois appartient au peuple. Tous les jours Papa Doc ne cesse de répéter que nous sommes méprisables et immatures en se moquant de nous de toutes sortes de manières. Papa Doc a tout simplement admis en chambre que nous faisons partie de la chaîne alimentaire d’Ottawa 1867 et qu’il était satisfait de nous livrer à l’Ogre. Hélas!

  14. Ce n’est que la normale de ce parti, la plèbe et le Québec n’ont qu’à se taire et nous les rouges, nous mangerons pour eux et nous leur laisserons les miettes peu importent les conséquences …

  15. Merci de nous rappeler que la Colombie-Britannique a refusé de s’engager là-dans. Nous nous sommes retrouvés là-bas à l’été 2013 et avons pu constater que le refus de Madame Clark recevait un fort appui de sa population. Appui qui se confirmait au fil des jours avec ce que l’on voyait à la télévision cet été-là: l’accident de train de Lac-Mégantic. Comment expliquer que nous soyons si sourds, si aveugles?

  16. Voici le commentaire que j’ai transmis à la page des lecteurs du Devoir aujourd’hui. J’y rappelle que les libéraux sont à quatre pattes devant l’industrie pétrolière et ses lobbyistes et qu’à trop focusser sur les impacts locaux des projets pétroliers on risque de manquer l’essentiel, à savoir, que ces projets favorise la croissance de la production des sables bitumineux, pire ennemi de la lutte aux changements climatiques.

    Penser globalement, agir localement
    Cette maxime invoquée pour convaincre les individus de la planète à adopter un comportement environnemental responsable, s’applique également aux gouvernements et la décision de la juge Claudine Roy dans le dossier du port pétrolier à Cacouna met le gouvernement Couillard devant un choix fondamental.

    Bien que partielle et temporaire, la victoire des groupes écologistes dans le dossier du port pétrolier de Cacouna met en évidence l’à-plat-ventrisme, pour reprendre l’expression de Jean-Robert Sansfaçon dans le Devoir du 25 septembre, du gouvernement québécois devant les pétrolières et leur armée de lobbyistes. Et ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement libéral se montre servile face à l’industrie du fossile. Souvenons-nous de la saga du gaz de schiste dans laquelle, encore une fois, ce sont les groupes écologistes appuyés par un fort mouvement citoyen qui ont forcé le gouvernement à reculer. Ce qu’il y a de particulièrement révoltant dans le dossier Cacouna, c’est que le ministre de l’environnement n’a pas respecté ses propres lois.

    Cette bataille sur les impacts d’un port pétrolier à Cacouna sur les bélugas et celle à venir sur les impacts de la construction de 700 kilomètres d’oléoduc en territoire québécois risque cependant d’occulter une question tout aussi importante et qui pourrait passer sous le radar.

    En effet, en se concentrant sur les aspects locaux de ces projets, nous risquons d’oublier qu’ils contribueront, s’ils se réalisent, à accroitre la production du pétrole sale issu des sables bitumineux albertains, production qui est responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre au Canada. L’Alberta et le gouvernement Harper ne s’en émeuvent guère mais le Québec qui se veut un modèle de la lutte contre les changements climatiques ne peut se faire complice de pareille attaque à la santé de la planète.

    S’il veut être cohérent, le gouvernement québécois devra prendre en compte dans ses critères d’évaluation des projets en question non seulement les effets sur son territoire mais aussi, comme l’administration Obama s’est engagée à le faire pour le projet Keystone XL, de l’impact sur la production globale de gaz à effet de serre.

    Comme le soulignait l’éditorialiste Brigitte Breton dans le Soleil du 25 septembre, le processus décisionnel ayant mené à l’émission d’un permis autorisant les forages à Cacouna a « semé le doute sur la capacité, voire la volonté, des libéraux de veiller sérieusement sur l’environnement ». Pour rebâtir la confiance de la population le premier ministre devra changer son discours. D’affirmer que les forages devront se faire où qu’il n’y a pas lieu de s’énerver du fait que des super pétroliers en nombre toujours croissant sillonneront le St-Laurent avec un produit maudit ne convaincra personne que ce gouvernement a une vision globale et à long terme des enjeux environnementaux qui confrontent la planète.

    Le gouvernement aussi doit penser globalement et agir localement.

  17. Depuis toujours le PQ construit des bonnes choses pour l’avenir du Québec quand il est au pouvoir. Et par la suite le PLQ le détruit. Mais cette fois-ci le PLQ va aller beaucoup plus loin dans la destruction. Malheureusement nous ne pourrions pas faire grand chose contre cela. Il y a trop de gens influents (pas des politiciens) qui détiennent les ficelles de l’avenir du Québec entre leur mains. La défaite inexplicable du PQ aux élections en est la preuve. C’est trop tard.

  18. Lui, Couillard, (Monsieur de l’Espinay) qui rêve également de signer la Constitution et qui ne soupçonne même pas pourquoi Stephen Harper veut pas ! … On n’a jamais eu un spectacle de marionnettes comme le gouvernement Couillard avant ! … Vraiment, comme gouverneur de République de Bananes, le Québec n’a jamais produit quelque chose d’aussi impressionnant ! …

  19. Encore pogné avec un valet de service…pour 4 ans…ça me décourage!

  20. Les transferts ne sont que nos impôts qui reviennent pour financer des programmes administrés par le Québec. La péréquation nette de notre contribution en impôt est inférieure à 9 milliards. Cette péréquation est en faite une compensation très insuffisante pour notre maintien dans la fédération qui encourage le développement économique des autres provinces à notre détriment. En fait, notre appartenance à la fédération nous coûte 2 milliards de dollars par année, comme le démontrent les calculs de monsieur Gobeil. Prenons nos responsabilités, cessons d’avoir peur et devenons libres!

  21. Si le Québec serait un pays on n’aurait pas cette conversation. En attendant il faut faire connaître les faux pas du gouvernement Couillard dans tous les domains, en particulier l’environnement, transport, education, santé et j’en passé.

  22. Je trouve ce Premier Ministre encore pire que l’était Charest sur la destruction de notre province et ce, avec uniquement très peu d’appuis mais comme vous le savez Monsieur Lisée, le mode de scrutin n’est aucunement représentatif de la population et je voudrais savoir si vous êtes d’accord à modifier ce mode de scrutin afin que plus jamais, un tel vendu du fédéral ne puisse se faufiler vers la gouvernance de la province… Nous gardons les risques….ils gardent l’argent…

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