Pourquoi je ne suis plus candidat

(Voici le texte de ma déclaration de retrait de la course)

Le Parti québécois est le plus grand agent de changement de l’histoire moderne du Québec. Depuis sa fondation le parti a transformé le Québec, pour le mieux, pour les droits des femmes et des travailleurs, pour les familles, pour l’essor économique des régions et de plusieurs générations d’entrepreneurs francophones devenus, pour plusieurs des géants mondiaux, pour la défense de la langue et de la culture, pour la place du Québec dans le monde, pour la qualité de son environnement.

Hier, aujourd’hui et demain, le Parti québécois est l’indispensable outil de progrès pour le peuple québécois.

Capture1Depuis le début de la campagne à la direction, car la campagne a vraiment commencé en septembre, j’ai pu constater plus que jamais combien les militants sont la sève de la démocratie et de la vitalité du PQ. C’est leur énergie, leur dévouement, qui font grandir une idée, porte par porte, discussion par discussion, signature par signature.

On le comprend davantage dans une course à la direction parce que les militants ont un rapport personnel avec le candidat, plutôt qu’avec le parti ou toute une équipe.

C’est pourquoi c’est à eux que je dois que notre campagne ait rempli toutes les conditions pour entrer dans la phase officielle de la course.

Des six candidats potentiels, notre équipe fut la troisième à déposer au parti les 2000 signatures de membres requis. Nous en avons récolté au total 2400. Hier, le parti a confirmé la validité d’au moins 2000 de ces signatures, répartis dans 50 circonscriptions et neuf régions tel que demandé.

Capture4

Avec les 2 400 signatures

Le Directeur général des élections nous a confirmé cette semaine que nous disposions d’un peu plus des 10 000 $ de dons, ce qui est la somme requise par le Parti.

Mais nous nous étions fixés un objectif plus ambitieux encore, celui de regrouper 1000 québécois disposés à donner au moins une heure de leur temps à notre campagne. Nous avons dépassé cet objectif ces derniers jours.

Nous avons donc la capacité d’entrer dans cette nouvelle phase de la campagne. Hier soir, avec toute l’équipe de campagne, nous nous sommes posé LA question. Nous pouvons y aller, mais est-ce que nous devons y aller.

Cette campagne, je l’ai voulue, nous l’avons voulue, d’abord sous le signe de la franchise, du refus de la langue de bois, des faux semblants et des faire semblants.

Nous avons lancé des messages forts.

D’abord sur la souveraineté, la nécessité de regarder la situation en face, donc de reconquérir la jeunesse qui nous a tourné le dos et la diversité québécoise qui ne se reconnaît pas en nous. La possibilité qu’il faille un travail acharné mais patient qui pourrait ne pas déboucher sur un mandat souverainiste dès l’élection de 2018.

Des messages forts sur la nécessité de revoir les contours de notre projet, sur la base de l’expérience écossaise d’un processus référendaire négocié, et d’une vraie indépendance avec une citoyenneté et une monnaie québécoise, une présence internationale tournée vers la paix et l’aide humanitaire.

Des messages forts sur l’importance de sortir le Parti québécois de l’ambiguïté sur son identité et d’afficher clairement notre parti pris progressiste, écologiste, humaniste. Nous avons dit qu’on ne pouvait à la fois vouloir faire du Québec un modèle dans la lutte au changement climatique tout en exploitant du pétrole de schiste à Anticosti.

Tout en menant les combats qui comptent pour freiner le déclin du français et promouvoir la laïcité, nous avons appelé à une attitude plus ouverte envers les droits de la communauté anglophone et plus active pour assurer le succès de l’intégration des Québécois d’adoption — le succès de leur intégration, aussi, dans la vie et les instances du Parti québécois.

Nous avons mené une campagne volontariste, oui, pour changer les choses, mais aussi ancrée sur le réel, acceptant de voir les obstacles devant nous, lucidement.

Une campagne qui voulait donner de l’espoir, toujours, mais de faux espoirs, jamais.

J’ai trop de respect pour les militants qui m’ont entouré pour leur donner de faux espoirs.

L’analyse que nous partageons est celle-ci – et elle n’est pas très différente de celle que les journalistes, analystes et militants font. Techniquement, la course à la direction du Parti québécois n’est pas encore commencée. Politiquement, cette course est terminée. Tout nous indique que plus de la moitié des militants péquistes et une majorité plus forte encore des électeurs péquistes souhaitent que notre collègue Pierre Karl Péladeau soit leur chef.

Il n’existe, à notre avis, aucun scénario qui ferait en sorte que d’ici le vote prévu en mai, il y ait un renversement de tendance.

Dans ce contexte, une campagne positive de ma part, au cours de laquelle je ne ferais que présenter mes idées sans critiquer mes adversaires, n’aurait pas d’impact significatif sur le résultat de la course. Une campagne négative non plus. Elle serait contreproductive, pour le Parti québécois et pour notre idéal indépendantiste.

Je comprendrai tout à fait que mes collègues Martine, Bernard, Pierre et Alexandre ne partagent pas mon analyse et souhaitent continuer la course. Ils ont toute mon estime et toute mon amitié.

Mais la chose me semble claire. Le Parti québécois veut vivre son moment Pierre Karl Péladeau jusqu’au bout. Il faut l’accepter et souhaiter que ce moment nous mène à des victoires.

Aujourd’hui, c’est avec regret que je ne déposerai pas ma candidature à la course à la chefferie. Mais je tiens à réitérer mon affection envers le Parti Québécois, son idéal et, surtout, ses militants.

***Période de questions (transcript partiel)***

Journaliste : Est-ce que vous vous ralliez cependant à un des candidats?

Lisée : Ce n’est pas un ralliement, ce n’est pas un cautionnement, c’est un constat. Je constate que cette course est politiquement terminée et que Pierre Karl l’a gagnée.

Journaliste : À quel moment avez-vous pris votre décision?

Lisée : Hier soir. Pendant les vacances, j’ai regardé tous les scénarios. Je me suis dit : je vais revenir, discuter avec mes collègues. Et puis hier soir, avec une quinzaine des membres principaux de ma campagne, on a regardé ça en détail. Il y avait beaucoup de tristesse autour de la table, il y a eu quelques larmes, quelques bonnes bouteilles de vin mais aussi beaucoup de lucidité. Et c’est le message de la campagne, la lucidité. Je ne me voyais pas faire semblant.

Journaliste : Comment voyez-vous votre avenir au sein du PQ, notamment si M. Péladeau devient chef?

Lisée : J’ai travaillé avec Lucien Bouchard, avec Jacques Parizeau, avec Pauline Marois. Avec tous les chefs. Puis je suis député de Rosemont, j’ai des dossiers importants, la métropole, l’itinérance, le tabagisme, la prévention. Beaucoup de pain sur la planche.

Journaliste : Vous pourriez travailler en équipe avec M. Péladeau dans le fond?

Lisée : Évidemment.

Journaliste : On sait que c’est un rêve que vous caressiez. C’est un deuil que vous faites aujourd’hui?

Lisée : Il y a une part de deuil qu’on partage tous.

Journaliste : Auriez-vous été meilleur que M. Péladeau?

Lisée : Dans toute ma campagne, les gens considéraient que j’étais leur premier choix. Alors, ce n’est pas notre premier choix que Pierre Karl soit chef. La vie politique, c’est long, il y a des rebondissements, des victoires, des défaites. J’ai énormément appris de cette campagne et je suis content de l’avoir fait. Je suis content d’avoir dit ce que j’ai dit peut-être pas dans l’ordre que je devais le dire, il y a des choses que j’ai échappées, mais essentiellement, j’ai dit ce que je voulais dire.

Journaliste : [inaudible] déchirure au sein de la famille péquiste?

Lisée : Ça leur appartient. On a notre analyse, on l’a dit. J’ai parlé à plusieurs de mes collègues ce matin. Certains ne partagent pas mon analyse, c’est très bien.

Journaliste : Pensez-vous que vos propos sur M. Péladeau, quand vous L’avez comparé à André Boisclair, peuvent lui nuire?

Lisée : Je dis les choses telles qu’elles sont. C’est comme si on n’avait pas le droit au premier degré. Pierre Karl a un engouement important, parfois c’est passager, parfois ce ne l’est pas. Je souhaite qu’il nous conduise à des victoires.

Journaliste : C’est une chose que le PQ soit prêt pour M. Péladeau, mais est-ce que le peuple québécois est prêt pour M. Péladeau?

Lisée : C’est ce qu’on verra, je l’espère.

Journaliste : Plusieurs analyses s’étaient rendu compte de ça bien avant, pourquoi ne pas avoir agi avant?

Lisée : On a toujours plus d’espoirs dans une campagne que les analystes. C’était difficile à jauger. Pendant une période, on a pensé que c’était toujours possible. Quand on est en politique, on a l’optimisme plus généreux que lorsqu’on est en journalisme.

Journaliste : Je vous connais comme un homme d’idée, de principes et de stratégie. Je ne comprends pas pourquoi vous quittez et pourquoi vous quittez maintenant.

Lisée : Parce que je suis un homme lucide aussi. Le réel, c’est que le PQ va choisir PKP

Journaliste : Que dites-vous aux membres qui comptaient sur vous pour brasser les idées pendant cette campagne en questionnant les candidats sur un certain nombre d’enjeux?

Lisée : Je sais qu’il y a de la déception, je la comprend et je la partage. J’aurais beaucoup aimé aller à ces débats. On avait beaucoup d’idées. À un moment donné, à quoi bon? Quand on conclut que cette course est terminée, c’est quoi l’objectif? Ce n’est pas se faire plaisir. Je ne suis pas là-dedans pour donner un bon show. Ce n’est pas le but de l’exercice. Le but, c’est de faire l’indépendance du Québec.

Journaliste : Est-ce que vous pensez que M. Péladeau est capable de faire l’indépendance du Québec?

Lisée : Je respecte le choix d’une majorité de militants qui pense que c’est le cas et on va l’aider à le faire.

Journaliste : [inaudible]

Lisée : Oui, oui je lui ai parlé ce matin.

Journaliste : Était-il content?

Lisée : Il était très civil, très poli, très correct.

Journaliste : Est-ce que vous ralliez?

Lisée : Ce n’est pas un ralliement, encore une fois. Lorsqu’il sera chef, en mai, je travaillerai avec le chef.

Journaliste : M. Drainville était à cette place ce matin lorsqu’il a déposé sa candidature officielle. Était-il au courant que vous ne vous présentiez plus?

Lisée : Par amitié pour Bernard, je l’ai appelé ce matin en lui disant : j’apprends que tu as un point de presse. Moi j’en fais un cet après-midi… Je pense que ça va manger ta nouvelle. Mais je ne peux pas te dire quoi parce que si tu fais ton point de presse, ça va être un peu pollué par cet évènement. Mais par amitié pour toi, je veux que tu saches que quelque chose va se passer alors, fais ton choix. Il a décidé d’aller faire son point de presse quand même.

Journaliste : Êtes-vous amer?

Lisée : Je ne suis pas amer. L’amertume ne sert à rien



98 réflexions au sujet de « Pourquoi je ne suis plus candidat »

  1. De votre retrait de la course à la chefferie du PQ je regrette une chose, la possibilité que vous aviez de vous adresser par courriel directement à ses membres. À 90 000 QuébécoisEs, c’est pas rien ! D’accord, 30 mille d’entre eux ou elles devront d’abord renouveler leur adhésion pour pouvoir voter.

    Ma consolation, c’est qu’ainsi vous ne faites pas concurrence importante au candidat Alexandre Cloutier. Son courriel aujourd’hui invite à lui soumettre des propositions. J’envisage me prévaloir de cette ouverture. Il a mis un homme là-dessus, Léo Bureau-Blouin.

    http://alexandrecloutier.com

  2. Comment, on discute encore le retrait de JFL ?
    Le fond de la question compte, évidemment mais le messager aussi.
    Si JFL est si lucide et cohérent comment expliquer qu`il ait coupé sa barbe ? Nous ne le reconnaissions plus.
    Détail, direz-vous ? Pas autant que ça. Quand on a le courage d’être ce que l’on est, ce n’est pas une question de barbe ? On la garde.

    Couillard, il a gardé sa barbe ! Il a gagné ! Pourquoi, tout à coup la signature de quelqu’un disparait aussitôt qu’il se présente quelque chose de nouveau… Fourberie ? Que veux-il nous dire ce candidat ?
    JFL est le 1er à savoir que l’image initiale qui lui est profitable, on ne la change pas au signal départ.!!!

    • La barbe !

      Couillard n’a pas brillé par sa barbe, mais par son audace inattendue au débat des chefs en mars 2014; nous n’étions pas habitué, il a fait mouche cousue.

      Sur ce, je continue en m’appuyant beaucoup sur l’émotion, l’affection, la raison et l’inaction d’un témoin de 10 ans. Je suis pour l’exercice du droit de vote des enfants, par procuration des parents le temps qu’il faut, bien entendu, notre état démographique étant ce qu’il est et ce que Jacques Henripin en a écrit en 1989. Dans deux ans, ce régénérateur en puissance serait prêt à voter. Il serait dû, compte tenu du nombre d’années qu’il faut prévoir qu’il vive, que je graphique ainsi au fond de mon Facebook, Années à vivre et poids électoral au Québec.

      https://www.facebook.com/robert.lachance.3532

      La politique est affaire d’opportunisme encore, il faut se le dire, et passer à l’humanisme. C’est délicat ! Pour faire le H de PÉHI, j’ai relu Le principe d’humanisme de Jean-Claude Guillebaud, 2001. Il mange la rondelle. Je me dispose à relire du Jacques Grand’Maison 2007 : Pour un nouvel humanisme. J’ai entendu parler de pire comme intégrisme.

      À mon avis, Couillard a gagné en partie entre autre grâce au travail peu médiatisé d’un concurrent bienveillant à la course à la chefferie du PLQ en 2012-13, Pierre Moreau, pour ne pas le nommer. Comment expliquer autrement le vote libéral des moins de 35 ans, un gros morceau dans sa victoire, au moins un sondage révèle.

      – A gagné ?

      Aurait gagné.

      Ceci écrit, entre vous et moi et quelque chose de rectangulaire maintenant plutôt que la boite à bois, quel avenir y a-t-il pour les lucides et les cohérents ?

  3. M.Lisée…

    Je suis partisan depuis l’origine du PQ. Votre candidature me réjouissait. Je disais à qui voulait bien l’entendre que vous étiez celui qui pouvait le plus « brasser les idées », procéder aux  » remises en question » nécessaires dans le parti qui me semble-t-il s’en va à la dérive. Dans cette campagne, je me fiais sur vous pour votre rigueur, votre vigueur et votre esprit d’analyse…
    Mon choix dans la course à la chefferie n’était pas déterminé…mais je comptais sur vous pour raviver mon espoir de voir Québec devenir au plus tôt MON PAYS!

    Moi j’estime que vous êtes sauté aux conclusions trop hâtivement laissant ainsi place …toute la place à PKP que je respecte sans connaître une seule de ses idées sauf celle bien entendu de faire du Québec un pays!!

    Enfin je vous soumet une idée qui me trotte dans la tête depuis fort longtemps… que la souveraineté ne soit plus au coeur du PQ mais à celui d’un mouvement nationale qui serait porteur du projet tout en en faisant la promotion et la démonstration de sa nécessité! Et là…je vous verrais à la tête de ce mouvement.Il me semble que cet idéal est trop important pour être associé à un ou plusieurs parts politiques! Bonne route M.Lisée!

  4. Monsieur Luc Grégoire,
    Contrairement à vous, non, je ne crois pas que M. Lisée ait commis quelle qu’erreur que ce soit en présentant sa candidature à la chefferie du Parti Québécois. Il est déplorable que vous utilisiez le mot erreur, alors qu’il n’est nullement question de cela. M. Lisée est un homme honorable, intelligent, instruit, cultivé et doté d’une expertise en politique. Il possède plusieurs cordes à son arc et s’exprime dans un français impéccable, contrairement à certains politiciens libéraux, comme par exemple le ministre de l’Éducation actuel. Il est mon député et j’en suis très fière. Il a apporté beaucoup à notre quartier au fil du temps. M. Lisée, a peut-être trop de classe et d’intégrité pour le monde politique…
    Je profite de cette tribune pour le remercier de son implication efficace et citoyenne au sein du quartier Rosemont. Pour toutes les interventions politiques qu’il a effectuées autant derrière que devant le rideau. Lui, il respecte et considère VRAIMENT son peuple et ne crache pas dessus !Continuez votre route la tête très haute, nous avons besoin de vous !

    • … »M. Lisée, a peut-être trop de classe et d’intégrité pour le monde politique. »…
      Présenetement, le Québec manque infiniment de gens de la trempe de cet homme.

      Je me rappelle de JFL lors de la présentation de son équipe de Montréal lors de la dernière élection provinciale (reportage télé). C’était un moment fort et il y avait de quoi être fier.
      Et bravo pour le quartier Rosemont!

      Présentement, nous sommes dans le petit: petites affaires, petites vies, petit, très petit, pas encore assez petit…

  5. Peut-être que M. Lisée a commis une erreur en se lancant en politique active, mais en même temps il a eu une bonne expérience sur le terrain. Passer de l’ombre ( ses anciens postes de conseiller) aux feux de la rampe est une toute autre histoire ! Peut-être reviendra-t-il au journalisme , là où il excelle vraiment. Sa très grande indépendance d’esprit se concilie mal avec la politique. Je persiste à le dire, si Péladeau ne réussit pas , il en sera fini de ce parti.

  6. Comme l’indique l’ampleur des commentaires, les débats se produisent ici, sous l’étiquette de M.Lisée. Et c’est le propre de Jean-François que de susciter et encourager le débat.

    Je pense que cette candidature était une erreur. Maintenant, il faudra qu’il conserve cette capacité à éveiller, à indiquer les contraintes, à prévoir les écueils et surtout tracer la voie à partir des expériences passées. C’est là où il doit être pour servir comme le dit si délicatement M.Landry.

    C’est par son expérience politique et son sens de l’histoire qu’il retrouvera sa place comme un influent incontournable. Pour l’instant, comme politicien, son étiquette s’est étiolée au point d’être un personna non grata.

    Il sera, comme électron libre chargé d’un d’un puissant courant, retrouver sa place qu’il mérite.

  7. Bonjour monsieur Lisée,

    Je ne vous cache pas ma déception de vous voir quitter la course à la chefferie. Même si je demeurais réaliste relativement à l’issue de celle-ci, je gardais toujours espoir qu’un revirement de situation pouvait survenir. Néanmoins, je suis heureux d’avoir vécu une telle expérience qui m’a conduit à m’impliquer plus sérieusement dans le monde politique. J’ai effectué le trajet Lévis-Montréal avec ma famille dans le but de participer à une rencontre à Rosemont avec vous et d’autres militants. Ce fût très enrichissant et le déplacement en valait le coup. Cette expérience m’a incité à m’investir davantage dans ma circonscription de Chaudière-Appalaches afin de faire changer, du mieux que je l’ai pu, une vision désuète des militants de la vieille garde qui répètent ad nauseam que nous devons recruter les jeunes, mais qui ne font aucun geste concret pour nous rallier.

    Votre inspiration a également eu un effet sur mon entourage. Des jeunes, s’intéressant peu à la politique, vous ont appuyés et se sont inscrits pour la première fois au PQ. Leur intérêt dans ce domaine s’est accru. Des anciens membres, qui n’avaient pas renouvelé leur carte depuis plus de 30 ans (mes parents, mon père notamment), les ont également imités. Ils l’ont fait parce qu’ils ont cru en vos nouvelles idées et votre volonté de changer un parti qui les avait terriblement déçus dans le passé. Je n’ai d’ailleurs jamais autant échangé sur la politique avec mes parents que depuis le lancement de la course.

    Je dois être honnête, votre intégration au PQ il y quelques années m’a convaincu de me joindre au parti. Je considérais que le PQ était l’entité qui répondait le plus à mes valeurs. Toutefois, ayant vu de quelle façon la course a été menée, notamment dans ma circonscription (un biais favorable évident en faveur de PKP et défavorable à votre égard), ayant réalisé la manière questionnable dont les militants favorisent un chef potentiel sans même connaître ses idées et ses orientations, et voyant comment il est impossible au PQ de débattre de sujets sensibles entre députés et membres, je doute que ce parti puisse encore répondre à ces valeurs. Je n’accepte pas que l’on puisse museler quelqu’un qui pose certaines questions très légitimes, qui peuvent toutefois déranger. Ce n’est pas ce que je qualifie de démocratie. Il s’agit plutôt de vieille politique et d’une ligne de parti trop rigide qui étouffent le processus démocratique et qui rendent la population, notamment les jeunes, cyniques.

    Malgré tout, je reste indépendantiste. C’est d’ailleurs, grâce à vos idées, vos arguments et votre façon de les présenter qui m’a convaincu d’adhérer à ce mouvement. Toutefois, je ne suis plus certain de faire partie de ce qu’on appelle la famille péquiste. Une famille doit généralement se soutenir quoi qu’il arrive. Cependant, je note beaucoup d’individualisme et d’opportunisme dans cette famille, ce qui me dérange considérablement. Les parents et les grands-parents d’une famille doivent également être en mesure de se sacrifier pour leurs enfants, pour les prochaines générations. Ce n’est pas ce que les militants d’un certain âge semblent avoir à l’esprit. Se centrant sur leur propre personne, voyant qu’il leur reste moins de temps devant eux et refusant de voir la réalité en face, leur conduite est dictée par l’unique but de se donner une dernière chance pour réaliser leur rêve qu’ils se sont fait voler en 1995. Cependant, ils le font en omettant de passer par certaines étapes cruciales, en oubliant que l’on doit parfois faire preuve de patience. Ils ne réalisent pas les conséquences d’un non à un prochain référendum pour les générations futures. Ils semblent d’ailleurs en être indifférents. En fait, ils sont guidés par la nostalgie, les fortes émotions qui les animaient à l’époque qu’ils veulent revivre, et ce, au détriment de l’avenir des jeunes indépendantistes et du mouvement souverainiste dans son ensemble.

    De plus, avec les changements qui s’annoncent, je doute fortement que le parti puisse se renouveler. Pour ma part, un chef doit refléter les valeurs d’un parti. Je ne crois pas que PKP les incarne. Je crois même que le PQ ne connaît même pas ses valeurs communes. La soif du pouvoir l’aveugle. Un travail de fond sur ses racines s’impose, mais il est subjugué par les sondages qui lui donnent l’illusion d’obtenir le pouvoir si un apparent sauveur, n’ayant d’ailleurs toujours pas partagé ses idées et sa vision, devenait chef de son parti. En y repensant, peut-être ai-je adhéré au PQ pour les mauvaises raisons au départ?

    Je comprends votre décision, mais celle-ci me donne un grand coup puisque je ne vois pas d’autres candidats assez courageux pour faire de la politique autrement, un politicien n’adoptant pas la langue de bois et qui est réellement en mesure d’alimenter le débat. La vieille politique, qui nous empêche de dire le fond de sa pensée et d’être transparent, semble être trop ancrée dans le parti. Comme preuve, la stratégie de PKP de ne pas s’avancer sur rien fonctionne.

    Malgré ma grande déception et sûrement la vôtre, je garde espoir qu’en restant dans le monde de la politique, vous serez en mesure de faire avancer les choses du mieux que vous le pouvez. Vous ne serez peut-être pas chef au cours des prochains mois, mais votre exemple des derniers mois, voire des dernières années, a peut-être inspiré quelqu’un qui se lancera dans dix ou vingt ans dans une autre course à la chefferie. À ce moment, le PQ aurait peut-être finalement décidé de voir la réalité. La culture aura peut-être évolué. Ou cette personne prendra peut-être les commandes d’un autre parti indépendantiste plus près des préoccupations des jeunes (qui seront alors un peu plus âgés). Par conséquent, continuez d’être fidèle à vous-mêmes. Demeurez honnête, intègre et au service des gens. Ne reniez jamais vos idéaux puisque plusieurs personnes les partagent.

    Frédéric M. (« jeune » membre du PQ)

  8. Pour un intellectuel, le fait de ne plus être candidat aura quel impact
    sur la poursuite de vos réflexions politiques quotidiennes? Aucun dira le jeune étudiant de sciences-po… C’est délicat dira la très forte
    majorité de ceux et celles qui logent ailleurs que chez J-FL… Peut-on être à la fois ministre et scribe sur son Web? Vous avez dit oui, durant 18 mois et certains vous suivaient pour avoir des nouvelles
    le plus près du pouvoir… Moi, j’aurais laissé la plume et je me serais
    concentré sur ma fonction de ministre laquelle commande 100% de
    son temps… Vous avez tellement écrit … tellement écrit … Pourquoi?
    Qu’avez-vous gagné à vouloir être la mouche du coche, le coche, la
    voiture, le fouet etc… Je me demande s’Il y a l’équivalent en Europe… Écrire, écrire et écrire parce qu’il est important que tous sachent ce que moi je pense… De grâce, il y quelque chose que l’un de nous deux n’a pas compris du fonctionnement social… Peut-on être partout tout le temps et à divers titres parce que le P.Q serait un parti d’idées! Ma suggestion: Arrêtez d’écrire jusqu’à la fin de la course… pour que l’on puisse voir la différence quand J-FL est là
    et quand il n’est plus là. Payons-nous ce luxe de voir virer ce parti, de voir des dérives et de NE RIEN DIRE. Un jour viendra où le peuple se rappellera et on cherchera à vous ramener au cœur de l’actualité. Faîtes le mort d’ici là.

  9. bon , c,est un départ élégant, mais avant d,apprécier le geste, je vais attendre de voir votre comportment et vos déclarations pendant et après l,élection du prochain chef. Car autant vous pouvez être un atout pour nous souverainistes, si vous faites partie du gouvernement , autant vous pouvez être destructeur si vous décidez de faire passer votre égo avant le pays. A vous de nous convaincre de votre désir de construire.

    • Comme c’est bien dit madame: clair, net et précis.
      Néanmoins je crois que la destruction a atteint un tel paroxysme ..que la confiance de plusieurs est à tout jamais perdue.
      Tous ces reniements, tous ces désaveux sur la place publique ont dépassé mon seuil de tolérance et peut-être de beaucoup d’autres également. J’espère ne plus jamais revivre une pareille déception.
      Il ne me reste qu’à souhaiter que tout cela soit maintenant terminé et que peu importe qui remportera la victoire, on édictera des règles de ligne de parti pour protéger les secrets ministériels. La pérennité du PQ en dépend.

  10. Bonjour !
    Soleil éclatant ce matin, air froid et sec, vivifiant. Reposez-vous Jean-François. Je vous souhaite de prendre de l’air.

    Vous n’avez pas eu les appuis que vous souhaitiez au PQ. Mais les gens qui vous aiment, vous aiment beaucoup, j’en suis certain.

    Je devine qu’il faudra attendre la prochaine élection dans 3-4 ans pour que vous donniez une nouvelle orientation à votre engagement politique. Il serait dommage que vous quittiez définitivement la politique. Je continue de croire que le Québec a besoin de vous.

    Peut-être nous croiserons-nous un jour au sein d’un parti politique. Mais cela ne peut pas être au PQ.

    Au revoir !

  11. J’ai bien pris la peine de vous écouter M. Lisée,
    Et d’écouter l’entourage…
    Je ne suis ni déçue, ni surprise, ni quoi que ce soit. Je suis avec vous de tout coeur dans votre décision et tout autant en pensée, et vous réittère tout mon respect, reconnaissant encore une fois, la clarté de vos propos. Certaine qu’Ils sont l’aboutissement d’une longue réflexiion au bout d’une expérience réfléchie. Pour toutes ces raisons, je continue de répondre présente à vos demandes, ou sollicitations, si nécessaires. Comme représentant de notre pays ici comme àl’Étranger, la dignité humaine avec laquelle vous vivez votre vie la politique, nous élève à hauteur humaine. Encore une fois, vous avez su mettre les principes au-dessus des personnalités ! Raricime ! Et pour cela, je continuerai de suivre le chemin que vous emprunterez car j’en suis certaine, vous allez encore une fois, l’éclairer pour que nous puissions prendre les meilleures décisions possibles … , face à notre avenir, et dans notre plus grand intérêt.
    Vous êtes une âme bien née !
    Bernadette Martin

  12. J’étais ému devant la hardiesse, l’intelligence et la profondeur politique de vos combats. Et je le demeure. D’autant qu’à ces rares qualités ne se prétend aucun successeur. Chacun n’est-il pas unique au point d’être au Québec, à présent et désormais, sa chance restante? Le Québécois est franc, et vous incarnez ce trait avec sagesse et nuance.

    Bien à vous,

    Un militant

  13. M. Lisée, vous avez été conseillé de deux premiers ministres du Québec : Messieurs Parizeau et Bouchard. Ce n’est pas rien. Je vous en félicite et je suis fier de vous. Vous avez été également un très bon leader de la gauche souverainiste et un excellent journaliste et j’en passe.
    Certains vous reprochent votre interrogation publique par rapport à M. Péladeau (interrogation dans laquelle s’est empressée de s’engouffrer la CAQ et le Parti Libéral pour en faire une attaque).
    Par rapport à ce malentendu, je tiens à préciser que le PQ est un parti souverainiste. Qu’il y a des souverainistes de gauche, de centre et de droite. Ce qui implique une difficulté supplémentaire par rapport aux autres partis. C’est également un parti d’idées, compliquant d’avantage les choses. En plus, une partie de la population perçoit le PQ comme étant un parti de chicanes internes et de manque d’unité. Ce qui ne nous aide pas.
    Par contre, si nous voulons la souveraineté, un jour il faudra s’unir avec les souverainistes de Québec Solidaire et d’Option Nationale qui sont deux partis à gauche du PQ. N’oublions pas que nous devrons convaincre une partie des anciens souverainistes et des fédéralistes déçus de la CAQ, parti à droite du PQ. Nous devrons aller chercher quelques pourcentages du 30% d’électeurs qui n’ont pas voté à la dernière élection.
    Ce n’est pas facile mais c’est faisable. Nous avons énormément de pains sur la planche. Il faut relever nos manches et travailler ensemble, faire bloc. C’est faisable si nous ne laissons pas prise à la chicane ou à l’apparence de chicanes.
    Pour arriver à nos fins, le PQ devra se situer au centre de l’échiquier, avec un leader charismatique. Celui que nous avons en ce moment est M. Péladeau. M. Péladeau politicien n’est pas le même homme que M. Péladeau homme d’affaires. Pour ceux et celles qui ne s’en seraient pas aperçus, vous vous en apercevrez bientôt.
    Toujours dans cette optique, demandons à M. Lisée de continuer à œuvrer pour la souveraineté même s’il ne brigue plus la chefferie. Nous avons besoin de lui, de ses capacités, travaillons ensemble, droite, centre et gauche souverainiste.
    Soyons unis.

    • …. »UNparti d’idées » — je suis tellement fatiguée de l’entendre celle-là. Qu’est-ce que cela veut dire au juste? Comment peut-on prétendre une telle chose –qui de fait ne veut strictement rien dire–.Est-ce à dire que les autres partis n’ont pas d’idées. Une idée ce n’est rien d’autre qu’une idée; avez-vous idée de ce qu’il faut l’amener dans la réalité, il faut que cette idée puisse s’incarner, prendre forme, vivre. Il faut en choisir une ou deux et la faire avancer. Idée et idéal vont ensemble. C’est un concept philosophique.
      Non le PQ c’est un parti de zizanie de chicane, d’éparpillement, de division, de rupture. La gauche, la droite tout le monde s’en fiche.C’est un concept que la majorité des gens ne comprend pas.
      Un parti d’idées!! d’où est-ce que ça vient cette idée-là. J’aimerais bien le savoir, je n’en ai aucune idée. Quelqu’un a-t-il une idée de comment ça a commencé. J’attends. Vous avez une idée?

    • Un jour, un écrivain français connu est allé visiter Einstein. Il lui a demandé où il gardait ses carnets de notes. Einstein lui a demandé pourquoi faire? L’écrivain lui a montré un carnet dans lequel il prenait des notes en disant qu’il en avait accumulé un grand nombre. Einstein lui a répondu que cela ne lui était pas nécessaire puisque de toute sa vie il n’avait eu qu’une seule idée. 😉

  14. bonjour M. Lisée

    C’est tout a fait dommage que vous ne soyez plus dans la course. mais je vous comprend.
    dommage car vous êtes celui qui m’avait fait reprendre ma carte du PQ et qui était prêt a devenir militant, ce que je n’ai jamais été. j’ai toujours été ce qu’on appelle un « souverainiste mou », pour qui la question est importante, qui votre PQ et Bloc, mais qui ne milite pas et qui, je m’excuse, n’a pas voté a la dernière élection pour les politiques débiles du PQ et a cause de la pauvreté intellectuelle de Marois
    pour une fois qu’on aurait eu quelqu’un avec une tête au PQ, après Parizeau et Landry..

    dommage, ça n’augure rien de bon pour le parti, surtout si comme on voit partout dans les commentaires des analystes, on ne donne pas cher de votre peau au PQ. c’est peut-être vrai que ce parti est gangrené par des idiots qui ne pensent qu’à leur job.. je ne sais pas

    moi je m’en vais encore reprendre ma vie normale de non-impliqué

  15. Bien joué M. Lisée : inutile d’avaler une patate brulante que vous vous étiez mise dans la bouche en toute légitimité et appétit. Il ne fallait pas hésiter à recracher. Quoique déjà «cuit» selon Mme Beaudoin, vous vous seriez brûlé davantage.

    J’ai appris de Radio-d’ici, que d’autres appellent Radio-Canada, que Bernard Landry était content de votre décision; de Pierre Karl sur son blogue, que vous avez eu la gentillesse de l’aviser par téléphone le matin de l’annonce officielle.

    Trêve de civilité, peu de nous patriotes ont le talent qu’il faut pour devenir le premier président du Québec. Vous l’avez. «Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage».

    Cinq patriotes au moment où j’écris aspirent encore à la direction du PQ. Je leur souhaite bon travail ! Si je me fie à nos Statuts 2011, en 2017, ce sera au parti de confirmer ce choix pour chef en vue de l’élection de 2018. Là sera la question et il faut s’y préparer dès maintenant. La démocratie tel que la voit Francis Dupuis-Déri a ses exigences.

  16. Merci M. Lisée! Vous êtes le plus intellectuel, la meilleure plume, un homme d’esprit et d’idées. Comme beaucoup d’autres, je vous voyais déjà premier ministre, avant même la défaite de Mme Marois. Toutefois, vous le savez, vous le sentez, Pierre Karl Péladeau, c’est la vague qui s’annonce. Il pourra même lancer, à titre de plaisanterie : « le pays, c’est moi! » On le voit président, président de la République du Québec. Le Québec va se regarder en face en 2018, peut-être pour la dernière fois ; l’assimilation est déjà allé trop loin, n’est-ce pas? C’est du non-retour. On aura pourtant une dernière chance. Le couple présidentiel est là, on le sent par intuition : M. Péladeau et Mme Snyder prennent leur place petit à petit. Il faut maintenant rallier M. Legault et – ce qui est encore plus difficile – les fanatiques du Québec Solidaire. Oui, il faudra les rallier pour la cause. Que leur arrogance tombe et que le drapeau blanc et bleu soit enfin le nôtre d’ici 2020! Bravo et merci!

  17. J.F.Lisée a pris une décision qui lui revient. En réalité, plus il y a de candidats mieux c’est. Lorsque un candidat toutefois apparaît en voie de couronnement c’est bien difficile de faire débat et lorsque le désir d’être candidat se heurte à un mur de béton on comprend alors ce qu’il en est des limites de cette aspiration. Les qualités de compréhension et de connaissance politique des dossiers de J.F.Lisée à part que pour un tout petit analyste à TVA qui les sous estiment n’ont jamais été mises en doutes pour les esprits sensés. J.F.Lisée comme les autres candidats a été confronté à un candidat dont le curriculum fait office de qualité fondamentale appuyé par une part de glamour associé à la famille Péladeau qui fait le reste de la réputation. On peut espérer que J.F.Lisée continue d’alimenter l’intelligence au PQ car n’oublions pas qu’un parti politique c’est une équipe pas qu’un chef.

    Dans une époque au Québec où plusieurs souverainistes entre 45 ans et plus sont convaincus de leur vivant qu’ils ne verront jamais un pays du Québec, la majorité des électeurs encore souverainistes donc les électeurs nationalistes qui pourraient tenter la souveraineté semblent jouer absolument P.K.P.

    La campagne est techniquement ouverte même si pour P.K.Péladeau tout semble joué. Reste tout de même beaucoup de questions sur le propriétaire principal des actions de Québécor.
    Comment ne pas penser au moins en tant que citoyen du peuple loin du club des hommes et des femmes politiques de Québec que le candidat Péladeau ne peut pas être si souverainiste que ça? Que face à un projet dont la base convaincue ne dépasse plus que 25%, il est impossible que le candidat Péladeau n’ait pas un plan B fort consistant s’en tenant à l’autonomie du Québec envers Ottawa.

    P.K.Péladeau sait très bien que la souveraineté n’a plus l’attrait d’antan que devant le décrochage de l’électeur jeune, il y a un problème majeur même dans l’idée comme ça que de réussir une pédagogie efficace sur la souveraineté en quelques années. Alors la question à voir se trouve dans les motivations réelles du candidat Péladeau. A t-il l’intention de pratiquer un autonomisme sur l’obtention de pouvoirs comme la communication et le patrimoine par référendums sectoriels. Cette voie n’a guère été explorée malgré que P.Marois l’a envisagée. P.K.Péladeau ne peut proposer une démarche pure de progression vers la souveraineté considérant les échecs rencontrés avec des référendums sur la souveraineté en 1980 et 1995 accusés d’avoir faits une grande polarisation et surtout d’avoir affaiblis le Québec par leurs résultats négatifs. Et comme le candidat Péladeau est intelligent, il devra nous dire quels sont ses scénarios entre la réalisation de la souveraineté et les progrès nationaux du Québec sans souveraineté car il le sait qu’on ne fait pas la souveraineté en criant bingo!

    L’entourage professionnel de la grande entreprise pour P.K.Péladeau n’a pas été proprement nationaliste et encore moins souverainiste on s’en doute par réflexe mental tous en connaissant quelques noms comme Brian Mulroney, Françoise Bertrand, Luc Lavoie qui sont reconnus comme des adversaires résolus de la souveraineté du Québec. Y compris pendant la campagne d’avril, Luc Lavoie commentateur à TVA ne s’est pas gêné de taper totalement sur le PQ de P.Marois dont l’un des candidats au poste de député était pourtant P.K.Péladeau son ancien patron! Bel esprit d’indépendance de l’ex responsable en stratégie d’entreprise de Québécor, dira t-on ou autrement on peut interpréter ça comme la conviction inébranlable pour le fédéralisme de cet ancien responsable.

    Les liens de P.K.Péladeau avec la politique québécoise sur (un angle ici exclusivement positif) commencent à apparaître en tant que président de Québécor en 2001-2002 à travers la transaction que la Caisse de Dépôt a facilité pour l’achat de Vidéotron par Québécor. Depuis 13, 14 ans mais pas plus, on aurait de plus écho d’échanges entre le président de Québécor et le cinéaste disparu souverainiste Pierre Falardeau, de la sensibilité croissante de P.K.Péladeau pour la question proprement politique du Québec qui se serait incarné concrètement par la numérisation du cinéma québécois ancien Éléphant, par la création avec certains moyens de la chaîne Vox sur Vidéotron devenue MaTv, chaîne ouverte à des émissions sociopolitiques dont celle d’entrevues d’Éric Bédard. Tout comme l’opération commerciale de ramener le hockey à Québec chez K.Péladeau n’est pas disjointe de ramener une fibre nationale symbolique. En gros, il y a des signes qui font croire en l’engagement de l’ex président de méga entreprise pour la souveraineté et il y a des signes qui font douter de la profondeur de cet engagement d’autant que le réalisme politique actuel y va contre complètement.

    La majorité des militants et électeurs péquistes veulent croire en toute sincérité au candidat apparemment impeccable Péladeau, en fait, au delà de percevoir la région de Québec redevenir péquiste en 2018 avec K.Péladeau pour la première fois depuis 1998 encore faut t-il y voir clair et savoir si le candidat plébiscité est capable de mettre en scène un minimum de transparence politique quant à ses intentions dont l’impossibilité même pour le PQ de jouer son va tout sur la souveraineté sans inévitablement durablement gouverner une province.

    La lucidité qui a été considéré par Jean François Lisée quant à son départ de la course devrait tout autant être considéré en ce qui regarde ce que le PQ est capable de proposer au peuple. Si K.Péladeau n’est pas André Boisclair avec un itinéraire classique de vie privée qui -rassure tant-, si à 52 ans il a beaucoup plus de vie accumulée dans le corps et que son curriculum figure mieux, il n’est pas à l’abri de maladresses et d’un agenda plutôt flou à cette heure. Autre dernier écueil pour le candidat vedette, malgré MaTv sur Vidéotron qui reste bien modeste, La chaîne TVA par son empire de divertissement depuis toujours qui appartient aussi à Québécor prépare bien mal à l’indépendance à part que de maintenir le fait français.

    Voir selon la pensée critique est t-il donc envisageable envers le candidat plébiscité du PQ? L’ouverture positive qui existe pour P.K.Péladeau en sera renforcé plutôt qu’affaibli comme actuellement.

  18. Bien sûr, cela est très décevant, pour plusieurs raisons: de vous perdre dans la course, de vous perdre dans les débats, de vous perdre dans l’espoir, de vous perdre tout simplement.
    Mais il y a davantage.
    Il est très décevant d’entendre le message que, bien sûr involontairement, vous avez laissé à la population, à savoir que le progrès, l’évolution, le désir, l’espoir , la volonté de changer les choses relèvent du déterminisme inchangeable que prédisent les sondages, les statistiques, le probabilisme. Vous nommez cela du pragmatisme, de la lucidité. C’est peut-être aussi de l’épuisement, de la démotivation, et cela peut avoir l’air teinté du début d’un certain cynisme.
    Quarante ans après le « qu’ossa donne ? » d’ Yvon Deschamps, ce message peut suggérer aux citoyens de ne pas se donner la peine de militer et d’aller voter aux élections quand les sondages les donnent perdants.
    Il est tout aussi décevant, même si votre décision n’a rien à voir avec la dynamique droite-gauche, d’entendre le message laissé aux indépendantistes de centre-gauche et de la gauche de ne pas se donner la peine de réfléchir au fait de se rallier ou non au parti québécois. Ils peuvent y lire:  » Qu’ossa donne ? Ce parti là sera de droite même si vous y veniez débattre. »
    Vous aviez parfaitement le droit de vous retirer de la course et de la formidable tribune médiatique qu’un tel événement offre pour promouvoir l’indépendance, mais le filigrane de quelques raisons évoquées m’a laissé ce petit goût d’amertume.
    J’espère néanmoins que vous ne vous retirerez pas du débat et de la politique, car on a besoin de vous.
    Merci de ce que vous faites! Bon courage!

  19. J’aurais aimé vous entendre débattre, j’admire votre lucidité, je déplore votre départ et je m’incline devant votre décision. Espérant que vous ferez équipe avec l’élu(e) et les autres candidats. Nous avons besoins de toutes les belles têtes qui forment la famille péquiste d’autant plus que nous souffrons de la présence et des décisions  » bas de gamme » des libéraux.

  20. Merci Monsieur Lisée! Votre talent est précieux et je suis convaincue que les souverainistes ont besoin d’un grand penseur comme vous. Je souhaite ardemment qu’avec votre équipe vous arriviez à rassembler les forces souverainistes dans le sens de votre vision politique du Québec. Bon courage!
    à suivre…

  21. Bonjour monsieur Lisée. Le PQ. Malgré ses échecs constants, s’accroche aveuglément à son «pattern» de moulin à idées. Que vous vous désistiez de la course à la chefferie en est une excellente. Cela n’est pas votre rôle. Cela à l’évidence ne l’a jamais été. Redevenez ce que vous êtes le mieux. Un citoyen qui réfléchit à voix haute, mais surtout, dites clairement que c’est cela que vous faites. Chacun son métier et les vaches seront bien gardés. De plus avez-vous oublié ce que chantait le groupe Beau Dommage ? À quoi sert d’aller faire tourner des ballons sur son nez ?

    Je suis enseignant au secondaire. Je crois profondément en l’enseignement de valeurs humaines avec les matières académiques. Il ne se passe pas un cours sans qu’un élève ne me reproche de philosopher ou de faire la morale, de ne pas comprendre la société qui est la leur.

    Vous savez ce qu’on dit ? La vérité sort de la bouche des enfants. Cela est l’état de la société.
    De plus, il est considéré que 49% des Québécois seraient analphabètes. Ils savent lire les mots, mais ne saisissent pas le sens d’un texte. Quel est alors le véritable impact des idées ? Jamais entendu parler de la méfiance envers les intellectuels qui finalement ne sont pas vrais ?

    Votre insistance à prétendre que vous êtes avant tout une conscience est à votre honneur, mais vous n’êtes pas seul. Vous êtes du mauvais côté de l’apartheid culturel canadien. Au souque à la corde politique opposant Québec (1) au Canada (10, soit 9 + Ottawa) on ne peut se permettre de défaire notre petit bout du toron en brins individuels en public. Partout où les Anglo-saxons se sont installés, ils ont fait usage de la division des dominés en les méprisant et offrant l’avancement social aux élites. La société anglo-saxonne est l’exemple même d’une société MONOCHRONE. Ils l’ont fait en Inde, en Afrique du Sud, etc.

    Lorsqu’il est parti pour Ottawa Pierre Elliot Trudeau disait tout bonnement qu’il fallait être intelligent. C’est-à dire comprendre de la politique beaucoup plus les non-dits que les mots. Voici un bout de la recette actuelle : http://fr.sott.net/article/24573-Desinformation

    Il fut un temps où la couronne d’Angleterre (qui existe toujours) possédait l’Amérique du Nord en entier. Toute une aubaine de ressources naturelles pour une petite île de presque rien du tout.

    Un jour un jeune homme, Georges Washington, superbe bonhomme de 6 pi 4 pouces, rêva de devenir officier dans l’armée d’occupation anglaise. On lui dit qu’étant né en terre d’Amérique , cela ne serait pas possible. Arpenteur à 17 ans, le jeune homme apprit à connaître son monde comme le fond de sa poche, il a épousé une femme de famille argentée, il devint un des hommes les plus fortunés des 13 colonies. Il devait chevaucher durant 8 heures pour parcourir ses terres. Un jour, bénévolement, sans aucun salaire, il prit la tête de la révolution et sans crier, sans élever la voix, sans se plaindre avec une armée de va-nu-pieds (beaucoup de soldats s’enrôlaient l’hiver et quittaient au printemps) il a vaincu les snobs anglo-saxons et libéré les 13 colonies du mépris (c’est surtout cela l’affaire) des tuniques rouges. (PKP a peut-être des motivations similaires ? ).

    Cela a eu des conséquences historiques hors frontières. L’anglais n’a pas manqué de retenir la leçon. Mépriser le dominé ouvertement était courir à la catastrophe. Il était préférable de donner l’impression au dominé qu’il était chez lui et avait le contrôle de sa maison en fondant une corporation capitaliste intégrée verticalement sous le couvert d’une entité politique à visage nationaliste.
    Un Dominion transformé par la magie des mots, que des mots, en fédération et terminer en pays ne supportant pas les différences régionales. Une jour dans ce «pays», les provinces, c’est forcé, ne seront plus que des succursales et ce que l’on appelle encore gouvernements provinciaux ne seront plus que comptoirs de services.

    S’associant étroitement à la couronne d’Angleterre, Steven Harper se positionne au sommet de la pyramide sociale propre aux pays anthropologiquement MONOCHRONES dans lesquels nous ne sommes tous que des roturiers.

    Couillard ne dit-il pas que les Québécois sont «immatures» comme tous les dominés, les roturiers, la plèbe ?

    De plus l’homo sapiens est le dernier d’une lignée de 21 espèces d’Hominidés ayant évolué durant 4 millions d’années naturellement sans aucun objectif humain en petits groupes. Puisqu’il n’y a eu aucune mutation génétique depuis 100 000 ans nous sommes tous chasseurs-cueilleurs parfaitement adaptés à la chasse au terrible Mammouth (par sa masse). Un certain nombre ne font que répondre à l’appel du «leader» le plus probable. Il n’y a jamais eu de génétique de l’homme des cavernes. Ce ne fut qu’un usage. Peut-être seulement, hormis le développement de l’artisanat, l’ère des cavernes fut le moment du passage de la vie en bandes à la vie en tribus (nombre de Dunbar). Nous n’aurions de capacités naturelles que pour vivre en tribus de 200 à 300 individus. Au-delà nous serions toujours un peu et pour certains beaucoup dépassés.

    La révolution agraire n’a été que révolution des comportements. 5000 années de ce progrès a conduit à l’urbanisation (il y a 3000 ans, 80% des humains vivaient en cités , Peter Watson). Depuis les plus féroces mégalomanes entre les chasseurs-cueilleurs (Alexandre Le Grand, Genghis Khan, etc.) imposent à la multitude leurs visées impérialistes avec leurs élites opportunistes qui ne seraient naturellement destinés qu’à leur petite tribu où leur «leadership» s’inscrit génétiquement.

    C’est à ce moment que nous avons dû inventé en la définissant par des lois et des règlements sociaux la nature humaine. Le Code d’Hammurabi a eu cet usage exclusivement durant 1 000 années.

    Cette nécessité reste actuelle. Les lois et les chartes définissent la forme que doit adopter la nature humaine pour être qualifiée socialement (?).

    Bonne chance !

    • Il faut sutout cesser d’avoir  des idées pessimistes: » les périls de l’optimisme  » en est une, tout à fait étonnante de par son non sens; d’ailleurs, son effet contradictoire nous déroute et risque de nous égarer à tout jamais.

      Il faut quitter le monde des opinions ampoulées pour apprendre la fierté nationale, l’indépendance, l’autonomie  dans l’action et dans l’affirmation de soi.

      Il faut valoriser les gens de métiers , leur dire qu’ils sont des bâtisseurs. Il faut se rappeler de  tous ces gens de métier qui ont  bâti nos grands barrages hydroélectriques.

      Il faut amener le peuple à avoir le goût d’avancer, à avoir suffisamment confiance en lui pour qu’il sache s’approprier dignement de ce qui lui revient de droit.

      Nous sommes 8 millions sur un territoire 4 fois la superficie de la France. Le Québec est donc immense et immensément riche!!
      Nous devrions pouvoir nous payer des soins de santé ainsi que la gratuité de la formation universitaire, cela me semble tout à fait légitime de le souhaiter.  Éducation et santé seront garantes de notre force, de notre avenir.

      Pour ce faire, nous devons cesser de subventionner les écoles privées. Il faut sortir du marasme ce 43 % de personnes analphabètes fonctionnelles. C’est en renforçant le système d’instruction publique que nous allons y arriver. Il faut que toutes les églises catholiques, musulmanes, anglicanes…etc, paient leurs taxes foncières et leurs impôts pour que nous puissions investir plus librement dans nos programmes sociaux républicains et laïcs..

      Il faut que le nouveau chef du Parti québécois soit capable d’affirmer et de dire haut et fort:  » Ici, nous sommes chez nous, nous sommes une société laïque, francophone et fière de l’être »

      Je vous accorde que c’est difficile d’y croire quand un ancien ministre vous parle des: »périls de l’optimisme ».

      Allons…allons .bon vent!!

  22. Par contre, la comparaison avec Boisclair ne tient pas la route. Boisclair était jeune et est devenu très populaire. Par contre, beaucoup d’électeurs n’étaient pas au courant qu’il était homosexuel. Malheureusement, encore en 2015, plusieurs personnes ne voteraient pas pour lui à cause de son orientation sexuelle. C’est désolant mais c’est comme ça encore. Quand ils ont appris qu’il avait consommé de la cocaïne, ça été catastrophique.

    Pour ce qui est de Mme Marois, elle n’a jamais été populaire pour diverses raisons.

    Pour l’instant, les gens connaissent PKP et connaissent ses défauts et sont au courant qu’il est propriétaire de Quebecor. C’est une question d’image.

    Voici un exemple bien précis. On s’entend pour dire que Thetford Mines n’est pas très Péquiste depuis quelques années. PKP est allé visité le cégep et plusieurs se faisaient photographier avec lui comme une star rock. Une connaissance qui travaille au cégep n’a pas été capable de le rencontrer et elle était déçu. Elle est plus libérale que péquiste. En politique, l’image compte beaucoup et PKP est capable d’attirer des gens du PLQ, CAQ, QS et ceux qui ne votaient plus.

    Malheureusement, les gens ne votent pas tous pour les idées mais bien l’image et la confiance que projette le chef d’un parti.

    Pour ce qui est des étudiants de l’université de Montréal, on dirait qu’ils ne veulent pas de PKP au débat. Les jeunes ont envoyés l’invitation au mois d’octobre lorsque PKP n’était pas candidats. Il auraient dû le relancer et envoyer cela à son responsable de campagne. Là, il auraient pu accuser PKP de ne pas vouloir un débat. Les responsables de la campagne de PKP ont organisés une tournée des régions.

    Je crois que les deux organisations (celles de PKP et les jeunes qui organisaient le débat) ont des torts dans tout cela. Ce que j’ai lu, PKP est prêt à participer à tous les débats si son horaire lui permet. Je ne crois pas qu’il se défile. Contrairement aux autres candidats, il est populaire et les gens veulent le voir en personne dans tous les régions du Québec. Dommage pour les autres candidats mais c’est comme cela.

  23. Les débats souhaités par Jean-François Lisée auraient pu porter entre autres sur la proposition faite par Claude Morin dans son dernier livre intitulé : JE LE DIS COMME JE LE PENSE, Boréal, 2014.

    Je suis surpris et déçu de constater qu’ aucun des candidats, à ma connaissance, n’en a encore parlé.

    Ce n’ est quand même pas une proposition irrecevable si l’on veut être le moindrement lucide et réaliste. Elle mérite au contraire, à mon avis, d’être examinée avec beaucoup d’attention.

    Et c’est d’abord au Parti québécois qu’elle est adressée.

    Alors, qu’est-ce qu’on attend pour en parler?

    On pourrait au moins en discuter même si on n’est pas d’accord avec monsieur Morin. Il faudrait expliquer pourquoi.

  24. bravo pour votre lucidité; le pq n’a pas besoin d’une autre course à la chefferie ou les débats ne conduisent qu’a des déchirements inutiles sur la place publique (la grande expertise du pq!)
    mais vous auriez montré plus de grâce si vous aviez été capable d’avoir un minimum de commentaires positifs sur le chef présumé! vous êtes amer, pkp a gagné, un peu de grâce et acceptez votre défaite et ralliez vous RÉELLEMENT au nouveau chef.
    vos commentaires laissent passer votre jugement: dans votre texte bernard est un ami et pkp a tout juste été correct!!!!!!! ça en dit long!

  25. Vous avez très probablement raison monsieur Lisée de trouver que les conditions permettant un véritable débat entre les différents candidats à la chefferie du Parti québécois n’existent plus à cause de l’avance prise, d’après les sondages, par Pierre Karl Péladeau.

    Vous l’espériez beaucoup ce débat je pense, et moi aussi, mais c’était peut-être un peu trop demander.

    Cela ne veut pas dire qu’il ne valait pas la peine d’essayer de le favoriser.

    Mais, les choses étant ce qu’elles sont maintenant, il m’apparaît très sage de votre part de retirer votre candidature, que j’ai appuyée.

    Mais vos livres demeurent et je ne peux qu’inciter le plus grand nombre possible de Québécois et de Québécoises à les lire.

    Vous êtes à mon avis l’un des rares intellectuels Québécois à faire ressortir tout autant nos qualités et nos valeurs sans pour autant reconnaître nos faiblesses et nos lacunes.

    Votre confiance en l’avenir, en notre avenir comme peuple, me stimule.
    Je suis sûr que, comme député du Parti québécois et comme, éventuellement, ministre dans un gouvernement du Parti québécois, ce qui est à espérer, vous allez apporter une très grande contribution.

    Quand on voit ce que vous avez fait au cours des quelques mois où avez été ministre dans le gouvernement de madame Marois, on est impressionné. En tout cas moi je l’ai été quand j’en ai pris connaissance en vous lisant.

    Nous avons besoin de vous monsieur Lisée. Les Québécois et les Québécoises ont besoin de vous.

    Je ne connais personne d’autre parmi les hommes et femmes politiques du Québec qui nous fait autant confiance.

  26. Monsieur Lisée, je comprends votre décision.
    Quand certains ne sont pas en mesure de respecter les règles du jeu, le débat est injuste et alors, inutile d’aller perdre ses énergies.
    J’espère que le parti aura l’intelligence de vous garder une place MAJEURE … on ne met pas de côté quelqu’un d’expérimenté, de clairvoyant et d’envergure.
    Bonne chance dans vos prochains projets.

  27. M. Lisée,ce n’est pas facile la ligne de parti pour les esprits libres. Votre retrait de la course lui enlève le peu de couleurs qu’elle avait compte-tenu des sondages… Bonne chance pour la suite des choses
    Un ex péquiste déçu.

  28. J’ai toujours apprécié JF et prêté yeux et oreilles à chaque occasion où il paraissait dans les média, ceux que j’écoute et lis évidemment. JF est un rebelle, un électron-libre disent certains, un gars qui n’a jamais vraiment cadré dans « une ligne de parti ». JF est en avant de son temps, dans un futur lointain lorsque la démocratiese sera débarrassé de ses notions d’autorités, ce seront des commissaires tels que JF qui porteront la voix du peuple. Je n’aurai pas connu ce temps pour mon malheur, mais JF m’en aura offert un aperçu. Merci. et longue vie à toi Jean François.

  29. Trop peu trop tard. Vous êtes celui pour qui j’aurais renouvelé mon adhésion au parti. Celui pour qui j’aurais dû renouveler mon adhésion.
    Cela m’a pris un certain temps, votre arrogance me dérangeait ou m’intimidait?!?! Puis j’ai compris. Enfin, je crois avoir compris que vous ne preniez pas de détours pour dire les choses telles qu’elles le sont. C’est lorsque vous tentiez de faire comprendre qu’il fallait régler l’histoire PKP avec sa situation conflictuelle, que j’ai compris. J’ai compris votre intention de crever l’abcès avant. J’ai compris que vous ne vouliez pas d’ambiguïté ni de cachotteries. J’ai compris que pour vous, la politique c’est sérieux et non pas un jeu de pouvoir de bedeaux.
    Dommage! Je n’aime pas Péladeau.

  30. Je ne suis pas péquiste car je ne suis pas indépendantiste. Je n’ai pas non plus d’allégeance aveugle envers un parti en particulier. Lorsqu’une élection se présente, je vote pour le parti qui me semble présenter l’alternative la plus sensée en fonction du contexte et de mes préoccupations. Si ce n’était de l’indépendance, j’aurais très bien pu voter PQ à un moment ou un autre. Puisque nous sommes dans cette réalité québécoise, il m’arrive d’avoir à composer avec un gouvernement péquiste. En conséquence, la qualité du chef péquiste ne m’est pas indifférente. M. Lisée, j’aimais bien votre capacité à réfléchir avec objectivité. Vous me sembliez capable de faire abstraction de la partisanerie lorsque requis et surtout, je trouvais que vous aviez la capacité et l’envergure pour confronter M. Peladeau sur les enjeux de fonds. C’est bien personnel mais ce dernier m’apparaît creux et je doute de son authenticité. Sa stratégie semble se résumer à crier le mot « pays » le plus souvent possible et la vieille garde du PQ s’y rallie tellement facilement que s’en est inquiétant. Comme s’il n’y avait que cet enjeu qui importe… J’aurais vraiment aimé vous voir débattre avec M. Péladeau. En restant dans la course, vous auriez pu révéler ses faiblesses, le pousser à dévoiler son caractère unidimensionnel (un PM doit être beaucoup plus qu’un homme d’affaires). Vous ne dites pas tout M. Lisée. Vous savez très bien que tout peut arriver en politique. Rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance, trop d’exemples peuvent être relatés et vous les connaissez. Qu’aviez vous donc à perdre? M. Landry mentionnait que vous avez choisi le bien du parti avant vos aspirations. Honnêtement, je me demande si vous n’avez pas fait le contraire…

    Répondre ↓

  31. Toutes mes félicitations pour votre honnêteté M. Lisée, et pour votre altruisme envers le peuple québécois. Votre honnêteté, vous l’étalez au vu et su de tous depuis des décennies. Elle est évidente. J’avoue que vous continuez de brasser « la cage » et cela est nécessaire dans notre monde plutôt enfermé dans la rectitude étouffante. En conséquence, j’imagine qu’il y a bien des gens qui aimeraient vous botter le cul dans la grande famille insoumise indépendantiste. J’aurais le goût de dire qu’en politique…et partout peut-être que la franchise dérange. Continuez de déranger M. Lisée.

    *** M. PKP n’aura pas la tâche facile si on regarde rapidement tout le passé des chefs du PQ. J’espère qu’il en sera autrement.à partir d’aujourd’hui. M. Landry a déjà donné son accord!

    ***** Pour finir, je souhaite une révolution intellectuelle au Québec. Nous stagnions…

  32. Je suis un vieux militant pour l’indépendance depuis 1970. J’ai voté pour la première fois en 1970 pour un indépendantiste, Marcel Léger. Depuis je n’ai jamais voté pour un fédéraliste-provincialiste, ni à Québec, ni à Ottawa. Même lors du beau risque proposé par René Lévesque.
    À mon tour, permettez-moi d’être franc et de ne pas user de la langue de bois. J’ai toujours admiré votre grande intelligence et votre répartie subtile face à vos adversaires ainsi que votre retenue sous les ordres des Parizeau, Bouchard et Marois. J’ai lu avec délectation certains de vos bouquins. Mais je n’ai vraiment pas apprécié votre façon de vous lancer dans la course à la chefferie. Vos déclarations « maladroites » sur PKP et sa fortune et sur la Charte, m’ont définitivement fait décrocher. Vous auriez eu besoin vous-même d’un bon conseiller ! Ça m’a rappelé votre malencontreuse position en faveur du bilinguisme dans le métro de Montréal !
    Après René Lévesque, le brillant journaliste et le populaire ministre libéral, après Jacques Parizeau, le grand économiste et l’efficace haut-fonctionnaire libéral, après Lucien Bouchard, le passionné tribun et l’ex-ministre conservateur, après l’universitaire et orgueilleux Bernard Landry, après la travailleuse sociale et ministre péquiste la plus expérimentée ayant reçu 93% d’appui des congressistes péquistes en 2011, il est peut-être temps que nous ayons à la tête du PQ un homme d’affaire ! Celui qui a le mieux réussi au Québec. Si on reconnaît qu’à l’origine du mouvement indépendantiste l’économiste Parizeau a apporté un peu de crédibilité à René Lévesque, il faut admettre que mieux que personne, PKP aura un impact immense sur la pertinence d’une indépendance économique réalisable pour le Québec ! Nos adversaires ne pourront plus jamais dire que le PQ n’est qu’un parti de rêveurs, d’artistes, de professeurs, d’intellectuels et de journalistes déconnectés de la réalité et qui ne savent pas compter !!! Pour cette raison, PKP va probablement obtenir l’appui majoritaire des membres du PQ et parvenir par la suite à convaincre une majorité des électeurs québécois à lui accorder un gouvernement majoritaire en 2018 (soit 15 ans plus tard que celui de Landry). Mais pour ce faire il devra savoir bien s’entourer et choisir judicieusement les membres de son équipe.
    Encore une fois, permettez-moi d’être direct : Vous dites que vous devriez être capable de travailler aux côtés de PKP, après avoir été conseiller des Parizeau, Bouchard et Marois. Mais que faut-il en conclure ? Soit que vous n’avez pas su leur prodiguer les meilleurs conseils leur permettant de réaliser l’Indépendance, soit que vous n’avez pas su les convaincre de la pertinence de vos idées, soit qu’ils ne vous ont pas écouté !!! Sans rancune !

  33. JFL a formé en moins de trois mois plus de nouveaux militants que quiconque dans les 5 dernières années. Voilà ce qui s’appelle de l’excellent travail!

    – un des jeunes 1000 qui militera encore

  34. Monsieur Lisée, je salue votre intelligence et votre lucidité, mais je me fais critique quant aux motifs que vous invoquez pour vous retirer de la course avant même qu’elle n’ait débuté. A première vue j’y vois du défaitisme, mais en effet si l’enjeu se résume à la victoire aux suffrages, ça s’explique.

    Cependant, je vous perçois comme un homme d’idées, qui a la profondeur requise pour ne pas stagner dans la popularité. Les débats prévus entre les aspirants sont (ou devrais-je dire étaient) l’occasion d’étayer le rationnel derrière les prétentions, de mettre de la chair autour de l’os.

    Pour ma part, je ne m’attends pas à une campagne positive ou négative, mais à une campagne honnête où la lucidité s’impose comme l’outil principal du débat, sans complaisance ni sournoiseries. Moins restreint par l’enjeu populaire, vous auriez eu alors la liberté de vous centrer sur la rigueur des échanges et la pertinence des idées. Sans votre aplomb habituel, les sceptiques risquent de rester sur leur faim.
    Sans chercher à assurer votre propre triomphe, il restait encore à faire triompher la pertinence du débat, un bel hommage à l’esprit démocratique.

    Le meilleur candidat n’est pas nécessairement le plus populaire.
    « C’est souvent lorsqu’elle est le plus désagréable à entendre qu’une vérité est le plus utile à dire, et lorsqu’elle risque de rencontrer l’opposition la plus vive. Mais il y a souvent péril à ne point souffler dans le sens du vent. » [André Gides]

  35. Intelligente décision. Bock-Côté a bien résumé ce moment sûrement difficile pour M. Lisée  » Jean-François Lisée s’est sorti du bourbier dignement, sans s’humilier, la tête haute. Ce en quoi il confirme qu’il demeure, malgré tout, un bon stratège ».

  36. Monsieur Lisée,
    Je vous suis depuis des années. Vos preuves ne sont plus à faire.
    BRAVO d’avoir fait ce saut vers la chefferie du PQ.
    Merci d’avoir osé, d’avoir pris ce risque.
    C’est cela l’important, et rien d’autre.

  37. M. Lisée, vous faites ce que tout politique devrait faire : constamment réfléchir de façon concrète, mais à la lumière de ses idéaux, aux enjeux du gouvernement réel. Et partager sa réflexion. Ce que tout politique devrait faire, mais que tous les politiques ne font pas.

    C’est un art qui s’acquiert au cours d’un temps long. PKP est un néophyte qui a réussi jusqu’à date à éviter les questions difficiles, questions sur lesquelles vous aviez développé des propositions élaborées.

    Que se passera-t-il si, dans ce qui reste de la campagne, nous découvrons que PKP ne maîtrise pas cet art? À mon avis, vous deviez rester, comme un possible.

    Sans être négatif, il aurait été possible pendant cette campagne de mettre de l’avant vos propositions et de les défendre, celles-ci n’en auraient que gagné davantage de poids. Vous étiez le candidat le plus solide, le plus lucide et le plus cohérent sur les questions de la laïcité et de l’énergie par exemple.
    Vous pouviez également montrer votre constat difficile du réel quant à la situation de la souveraineté au Québec – vous êtes, à ma connaissance, le seul candidat qui ait osé présenter ce constat franchement. Je crains que plusieurs militants du PQ ne soient atteints par le déni et la pensée magique sur cette question et vous étiez, à mon avis, le plus apte des candidats à présenter la situation réelle.

    Pour toutes ces raisons (et peut-être d’autres), je crois qu’il aurait été de votre devoir de demeurer candidat.

  38. Je suis encore sous le choc, assommée. J’oscille entre le cynisme et la pensée positive. N’arrive pas à croire que vous pourrez travailler aux côtés de PKP. Mais bon, il est loin d’être élu Pierre Karl. Trois ans encore d’ici les élections, autant dire une éternité. Tout est possible, dans un sens comme dans l’autre. Le PQ au pouvoir, ou la mort du PQ.

    Me vient à l’esprit une parole de sagesse, que je vous adresse : «Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.» Lorsque que quelque chose nous résiste, mieux vaut lâcher prise et revenir plus tard, ou autrement. Vous l’avez compris, et c’est pourquoi votre décision est parfaite. Votre temps n’est pas venu. Il viendra. J’en suis certaine et je continuerai de l’attendre.

  39. Conseils vraiment lucides:

    PKP a fait perdre l’élection au PQ l’an dernier en poussant les indécis chez les Libéraux. La même chose va arriver dans 4 ans. Vous avez beaucoup donné pour le Québec, M. Lisée. Peut-être serait il temps de vous concentrer sur l’essentiel: vos enfants et votre femme… La souveraineté n’arrivera pas de votre vivant, alors à quoi bon.

  40. Monsieur Lisée, vous demeurez une ressource importante pour l’avenir du Québec, quels que soient les scénarios des prochaines décennies. Je ne peux que souhaiter que vous demeuriez actif dans le débat public et, dans la mesure du possible, que vous ayez un poste qui vous permette d’influer sur notre destinée. Votre voix est précieuse. Merci de votre implication. Décidément, la politique est un bien dur métier…

  41. M. Lisée, votre lucidité m’a toujours plu mais le défaut de la lucidité est qu’elle peut faire mal ou du moins décevoir. Les rêves et les espoirs doivent s’ancrer dans la réalité et ils n’ont pas toujours leur place ou le bon moment. Je salue votre décision car je tiens tellement à ce que le Québec soit autonome que le chef le plus populaire est probablement un allié puissant. Puisse PKP rallier les gens qui ne sont pas péquistes et que ce chef s’entoure de la meilleure équipe. Avec vous sans conteste.

  42. Je suis immensément déçue. J’ai l’impression que c’est encore l’argent qui remporte…je souhaite fortement que vous restiez non loin du parti. J’espère que les dirigeants auront la finesse d’aller vous chercher pour connaître vos opinions, vos idées qui sont importantes. Ils pourraient vous faire une place. Bravo pour votre honnêteté, car c’est une qualité très rare de nos jours.

  43. Merci M Lisée pour le débat d’idées que vous avez déjà lancé. Mais je ne vois pas comment ce débat d’idées va se poursuivre au Parti Québécois … On va élire le chef, point !!!

  44. J’entendais Martine Ouellet ce soir, à RDI, qui nous rappelait qu’une course à la chefferie, de trois mois, peut réserver des surprises. Je crois que c’est vrai. Par exemple, les débats qui s’amorceront bientôt nous permettront de connaître les prises de position de PKP, que nous connaissons très peu. Vont-elles rallier tous les militants et membres du parti? Vont-elles créer des doutes sur sa candidature et ses capacités de leader? sur sa capacité de diriger le Parti Québécois? Suffisamment pour permettre à un autre candidat ou à une autre candidate de se faufiler, un peu comme l’avait fait André Boisclair? J’en doute moi aussi, mais l’avenir nous le dira. J’aurais aimé que vous mettiez votre intelligence au profit de cette campagne à la chefferie jusqu’à la fin. Vos opinions auraient alimenté et élevé les débats qui s’amorceront bientôt. Ces débats sont nécessaires, au sein du parti. Je respecte toutefois votre décision et j’espère que vous continuerez à apporter une contribution significative au sein du Parti Québécois..

  45. Pas la meilleure des nouvelles pour la Démocratie du Québec… mais il faut dire merci à M.Lisée pour sa clairvoyance et sa lucidité.

    Avec les tous dégats sociaux et économiques prodigués par Couillard au Québec, ça va prendre un «Remède de cheval» pour redresser tout ça. Pas le temps de faire dans la dentelle, malheureusement.
    Et puis PKP aura toujours les moyens de se procurer un téléprompteur…

  46. Vous avez un rôle essentiel et unique à jouer tant votre apport est riche en pensées, hypothèses, analyses éclairantes. Je suis triste, mais vous voilà libre, tel qu’en vous-même. Tous, nous vous devrons tout, toujours.
    Pierre Bonenfant

  47. Bonne décision M. Lisée ! Maintenant je crois que l’avenir du PQ se jouera en 2018. Les libéraux ne mourront jamais. Mais chez les autres partis, un au moins est appelé à s’éteindre. Ce sera surtout une lutte à finir entre Péladeau et la CAQ. Le PQ n’a maintenant pas d’autre choix que de jouer le tout pour le tout. Il doit surtout faire sa prochaine campagne sur la souveraineté et promettre un référendum dès le premier mandat. Si malgré tout les québécois préfèrent les libéraux ou la CAQ, il en sera fini pour de bon de ce parti. Que la CAQ soit élu ou pas, elle récoltera tout le vote nationaliste. Et c’est vers elle qu’il faudra se tourner s’il nous reste la moindre petite chance d’espérer un jour d’un changement de cap de ce parti pour nous amener vers l’indépendance.

    • J’aimerais en premier lieu, remercier M. Lisée de sa riche contribution, de sa grande lucidité et de sa noblesse de cœur : c’est inspirant pour la suite. J’espère vivement qu’il continuera à éclairer le débat et à faire profiter de ses nombreux talents le Parti Québécois. J’aimerais ajouter que ce n’est certainement pas le moment, ni l’espace approprié pour faire ici l’éloge de la CAQ, parti sans assise, sans équipe solide, et fondé avec l’aide du très libéral et affairiste Charles Sirois, qui se tapit dans l’ombre pour l’instant. Ce parti n’a pour objectif que de diviser les votes et affaiblir le PQ. Bon succès dans toutes vos démarches M. Lisée ! Et merci encore !

  48. PKP pourra vous confier les affaires internationales, mais dans la République, vous seriez trop influençable devant la fausse minorité anglophone, ces allos qui ont remplacé la minorité anglaise historique pour qui les privilèges avaient été réservés. La laîcité aussi devra être instaurée avec une main de fer dans un gant fleurdelisé.

  49. Dommage que vous abandonniez la course, mais c’est un geste lucide. J’espère que M. Péladeau saura avoir recours aux talents de chacune des personnes qui se présentait à la direction. Vous avez tous des forces auxquelles nous devons faire appel pour créer le pays du Québec. L’indépendance ne se réalisera que dans l’union.

    • Tout à fait d’accord avec vous. Ensemble, debout et en marche vers la souveraineté du Québec !

  50. Bonne analyse et bonne décision pour vous et le Québec 🙂
    Qui a dû être approuvée sur l’oreiller…;-)
    Vous pourrez faire repousser votre barbe qui va bien avec votre personnalité de Sage 🙂
    Merci pour l’excellent travail accompli pour le Québec.

  51. C’est une triste nouvelle et j’admire vos qualités et votre jugement. En d’autres temps, il eut pu en être autrement. Mais j’admet que votre avancé est juste et que le vote pour Pierre Karl s’annonce très fort. Le député de ma région se présente ( et je me dis qu’il va gagner à se faire connaître). Tel n’est pas votre cas et je suis content que vous soyez dans les rangs et fort de votre expérience. Je vous considère trop analyste et intellectuel, même si ce sont des outils nécessaires au support d’un chef en début de mandat pour les actions à mener pour créer ce pays. Il est certain que je fais partie des gens qui croient à une action directe et qui rêve que cette prochaine élection devienne référendaire. Ce n’est pas votre théorie et cela me distance de vous, même si je vous admire. Je regarde, j’écoute, j’entend les idées de PKP. Il va rassembler, je l’espère plus que n’importe quel théoricien ou intellectuel, autant du côté de la CAQ, que des libéraux. Sa fidélité à la cause, par la fréquentation des purs et durs comme Falardeau sont des points positifs. Le support à des projets comme la mise en place d’un star système , même s’il peut être discutable sous certaines facettes, les outils développés pour ce faire, les concepts Hockey Montréal-Québec, sa tentative d’acheter Le Canadien, de faire renaître une équipe nationale, tout ça, ce sont des actions qui deviennent symboliques de sa pensée. Il n’y a pas que le politique, il y a le quotidien des Québécois, ces petites choses qui reflètent la vague de fond qu’il faut pour faire avancer la cause. La foi plus que la théorie. Ceci dit, je vous aime et apprécie le recul qui fait de vous un grand homme. Plus grand, je crois , que d’être le chef, celui sur lequel on tape quand les résultats n’y sont pas.

  52. Pourquoi pas conseiller politique auprès de PKP. Il en a besoin.

    Bonne chance!

  53. L’idéal, comme dans le temps de Parizeau et Bouchard, c’aurait été un Lisée bien en selle auquel se serait joint un Péladeau attractif et charismatique. À l’expérience, la grande qualité d’esprit, la rigueur de Monsieur Lisée, combinaison de qualités formidables qui me rappelle Monsieur Parizeau, se seraient adjointes de puissants emportements du cœur. Je suis très déçu que l’on passe à côté de cet autre smash historique que le Parti couve encore en son sein.

  54. Monsieur Lisée,

    je fais partie des 1000. Mon aventure avec vous aura été d’une très courte durée.

    Je comprends votre décision et je reçois bien votre analyse. Je fais partie de ceux qui sont déçus et même très peinés de votre départ. Pour la première fois de ma vie, j’ai décidé de militer politiquement et cette décision a été prise à l’automne passé lors d’un 5@7 où vous honoriez les bénévoles de Rosemont. Le fait de vous rencontrer en personne + les heures passés à lire vos récits ont résulté à un: «go! y’est temps de militer, le timing est bon!» C’est ainsi que j’ai décidé de ne pas suivre mon cours d’université à temps partiel pour l’investir au sein de votre campagne. À partir de janvier, 3 heures de militantisme avec l’équipe Lisée.

    Je vous remercie de vous être tenu debout face à vos principes et à ce désir d’authenticité, de transparence et aussi de mobilisation. J’ai été charmé de constater la formidable équipe autour de vous, dont Valérie Gobeil. Même si PKP semblait être le meneur (faut pas se le cacher), je croyais au vent de changement que l’on pouvait collectivement apporter et j’y crois encore d’ailleurs.

    J’espère que vous allez demeurer député de Rosemont. On a encore besoin de vous, le communautaire a encore besoin de vous, bref, la communauté a besoin de vous.

    Au plaisir,

    Jean-Philip Bernier

  55. M. Lisée,
    Je vous ai souvent critiqué, ici et ailleurs. J’ai endossé votre mise en candidature, sachant parfaitement que vos chances étaient minces d’être choisi chef du PQ. Cependant, votre présence dans les différents débats aurait été un apport important dans la grande réflexion qui confronte tous les membres non pas seulement en fonction du chef à élire mais aussi des orientations à donner au parti.
    Ma critique la plus constante avait trait au référendum qui est comme une meule que le PQ traîne.
    Je vous l’ai dit . je vous le répète. La population a développé une grave allergie au référendum. Il faut que le PQ se défasse de ce syndrome du référendum.

    Il y a divers moyens de se rendre à l’indépendance:
    —ce peut-être par les armes
    —ce peut-être par un putsch
    —ce peut -être par une élection référendaire
    —ce peut-être par un référendum.
    —ce peut être à l’amiable
    Le PQ a dit qu’il s’y rendrait de façon démocratique. Ce qui élimine les deux premiers.
    Reste les trois autres,
    Si les fédéralistes insistent sur un référendum, c’est à eux d’ en faire la demande. Le PQ pourra alors accepter d’en tenir un après en avoir négocié le déroulement.
    Pour raviver la flamme, aussi bien chez les jeunes que chez les vieux, il faut leur présenter un projet accaparant, un projet de société. Un vrai.
    Le PQ, au pouvoir, doit s’engager, avec la complicité de la population, de nous donner une république démocratique. Vraiment démocratique.
    M. Lisée, depuis des années, vous avez joué un rôle important dans les progrès du Québec. J’ai lu tous vos livres. Excepté le dernier. Celui-là je ne veux pas le lire. J’ai peur de le trouver indigne des précédents.
    Mais si vous continuez cette marche vers l’indépendance, je sais que c’est avec grand plaisir que je lirai votre prochaine oeuvre. Espérons qu’elle fera appel référence aux principes républicains.
    J’ai comme l’impression que vous pourriez être le Jefferson de la République du Québec.
    Il ne faut pas lâcher. Je milite pour l’indépendance depuis 1954.

    • J’imagine que 1954, c’était la visite d’Élizabeth, la Reine Mère, à Ottawa. Vous aviez sept ans ?

      Vous soulevez un point structurant en retenant cinq façons possibles de se rendre à l’indépendance. Entre les trois dernières, je me demande laquelle préfère Martine Ouellet ou Pierre Karl Péladeau. Pour Bernard Drainville, c’est connu.

      C’est sûr qu’un journal intime-public, ça fait plus je-me-moi que la présentation d’un vrai projet de société préalable à un OUI ou l’équivalent à 60 %.

      Josée Legault n’allait pas manqué une telle occasion d’exercer un talent chronique certain sur son blogue : phrase courte, paragraphe court, mémoire longue.

      http://www.journaldemontreal.com/2014/11/04/le-cameleon-narcissique

      Pour être sûr d’atteindre 50,000025 % vaut mieux viser 60 comme cible stratégique. Nous en serions aux environ de 28 %, avec PKP comme chef à 36. Il reste un 20 % à aller chercher : anglophones, allophones et parents comme procureurs de leurs enfants.

      Nous avons un obstacle insurmontable avec un mode de scrutin qui divise les forces politiques, un autre avec l’âge moyen de notre électorat. Je ne compte pas sur le gouvernement actuel pour les supprimer. Que nous réserve avril 2017 ?

  56. Bonjour M. Lisée,

    Même si je ne votais pas pour vous (je vais voter pour PKP), je suis désolée d’apprendre que vous ne serez pas candidat à la chefferie du PQ.

    Par contre, comme je le pensais, vous êtes un vrai démocrate. Je vous félicite en ce sens.

    Je vote PKP car c’est le seul candidat à mon avis qui est capable d’aller chercher des électeurs du PLQ, CAQ, QS et ceux qui ne votaient plus. Il est loin d’être parfait mais il est capable de rallier beaucoup de personnes et de nous emmener à un pays.

    C’est ce qui est le plus important.

    Bonne continuité!

  57. il est vrai qu on veut pierre karl peladeau comme chef mais il ne pourra faire l independance tout seul et vous pourrez le seconder alors bravo pour votre lucidite et ca serait super que les autres aussi comprennent pour qu on ne se dechire pas et qu on aille tous ensemble chercher l inependance de notre cher Quebec merci

  58. Monsieur Lisée,
    Votre lucidité vous honore.
    Vous êtes à votre meilleur dans la réflexion, pas dans l’action.
    Puissiez-vous continuer dans ce sens et éclairer de vos lumières le chemin qu’il reste à parcourir avant que le Québec n’accède à son indépendance.
    Bon courage pour la suite!

  59. Je suis déçu, mais je comprends…tout en espérant que vous continuerai par votre clairvoyance à nous éclairer pour la suite des choses.
    Merci pour tout!

  60. Si je comprends bien, il n’y a plus de social démocratie au Québec ? Plus de centre gauche que des parties de centre droit ?

  61. J’entendais Bernard Drainville qui disait souhaiter des débats à la direction. Mais quels débats ? Sachant que les autres candidats débattent avec le futur chef ? Ça va ressembler à un débat cosmétique un peu à la façon du parti libéral. Ça sera un débat où les candidats ne feront que placer leurs pions.

    Dans le fond, vous faites bien de vous retirer de cette mascarade.

  62. Monsieur Lisée, je préfère de beaucoup la voie que vous prenez; vous êtes un grand penseur capable de faire changer les choses, malheureusement je ne crois pas que M. Péladeau, comme Mme Marois, soit souverainiste malgré les belles paroles qu’il lance à droite et à gauche.
    D’après moi, le parti québécois a été infiltré par des fédéralistes et c’est pour cela que les Lucien Bouchard, avec son slogan: Attendre les conditions gagnantes » a fait retarder l’option de René Lévesque afin que tout le monde oublie, c’est presque fait.
    Le parti québécois ne réplique pas quand les Québécois se font discréditer et qu’il ne présente jamais les raisons fondamentales et économiques de la souveraineté.
    Les fédéralistes ont gagné une étape, ils n’ont pas gagné le combat!

  63. Bonne décision stratégique. Je pense que l’on va vous perdre suite aux prochaines élections Monsieur Lisée. Dommage, vous nous auriez permis bien des choses. Je ne crois pas à PKP et à sa vision d’un Québec renouvelé. Consacrez-vous à l’évolution du Québec autrement. Vous perdez votre temps au PQ. Salutations.

    • Vous avez tout faux : le défaitisme est l’arme des opposants. Non merci. Il faut donner la chance au coureur.

  64. j’espère que vous resterez membre du parti et que vous continuerez de nous alimenter de vos réflexions afin d’aider le peuple québécois à cheminer dans la voie de l’indépendance . Je vous apprécie beaucoup et vous compte parmi les intellectuels les plus éminents du Québec .
    Merci de ce que vous faites pour nous et continuez de nous redonner de l’espoir en l’avenir
    fabienne de chicoutimi

  65. Dommage. Votre présence aurait certes contribué à rehausser le débat… M. Péléladeau sera-t-il à la hauteur?

    • C’est une très bonne décision. Il y a des génies du «front» et des génies du «back front».
      Le parcours J.F.L nous démontre qu’il est plus génial à faire paraitre l’Autre génial.

      Pour P.K.P.
      S’il n’accepte pas les débats publics, c’est qu’Il a la «couenne» du chef d’entreprise privée.
      Il ne peut se comporter comme s’Il avait une grève à gérer. Il doit être là sur la scène, débattre, ne pas se soustraire, sinon ce sera fantoche. Et c’est là que les autres candidats peuvent s’approcher du fil d’arriver au même moment que P.K.P.
      Il ne peut faire campagne sur la base du fantasme.
      Il doit apparaitre. Stratégiquement, il doit être obligé à participer à tous les débats comme tous les autres. Ne pas le laisser prendre une distance par rapport aux autres candidate et candidats.

  66. Je me suis éloignée du PQ depuis B. J’étais en faveur de P. Marois, elle m’a grandement déçue. J’étais si heureuse qu’une femme soit Première Ministre.
    Monsieur Lisée, je regrette votre départ de cette course mais vous aurez sans doute de grandes responsabilités et de grands défis à relever si les péquistes sont portés au pouvoir. Pour le moment Bédard et Drainville sont retombés dans les mêmes patterns. Le PQ DEVAIT faire de la politique AUTREMENT . J’ai trouvé affligeants les propos de S. Bédard c’est indigne dire de telles choses. Ce sont des insinuations et il en connaît fort bien les conséquences. S’attaquer à des idées est de bonne guerre, s’attaquer à une personne en faisant des insinuations est une toute autre chose. Votre amie D. veut-il exciter des sots?
    Je sais que ce n’est pas apprécié de dire cela au Québec ces jours-ci, mais je n’aime pas la « charte à Drainville. »

    Bonne continuation, restez vous-même.

    • D’accord avec vous, Mad. Fortier, au sujet de M Bédard mais pas sur la charte. Il faut un débat là-dessus. Et c’est tout-à-fait normal que M Drainville lance ce débat. On ne peut pas faire comme si la charte n’avait jamais existé au PQ. De toute façon, nos adversaires politiques vont nous le reprocher et nous accuser d’avoir un agenda caché, comme ils l’ont fait aux dernières élections, avec le référendum. Et pour répondre à l’argument de M. Gérard Bouchard, qui dit que ce n’est pas le moment de parler de la charte tout de suite après les événements de Paris à cause des dérapages possibles, je répondrais que les actes terroristes ne sont pas prêts de s’arrêter dans le monde … Alors on va pas s’arrêter de penser, de parler et d’agir. Être lucide, c’est aborder le sujet de front, i. e. la présence parfois excessive du religieux dans la vie publique, présence souvent imposée par des gens issus de l’immigration récente, et voir, avec tout le monde, y compris ces immigrants, comment on peut définir le pays dans lequel nous voulons vivre, avec tous les compromis nécessaires. Et tout ça ne va pas sans une politique d’accueil de l’immigration plus solide, mais vraiment solide, impliquant non seulement le gouvernement mais aussi la population de souche.

  67. Comme l’un des « milles » bénévoles, je suis très heureux d’avoir pu participer à l’aventure de l’équipe Lisée. Des gens formidable comme Jean-François.

  68. Je trouve que ça prenait du courage de votre part… Personnellement, je vous apprécie beaucoup pour votre intelligence , votre grande expérience de la vie politique & vos réflexions… C’est heureux que le Parti Québécois puisse encore compter sur vous…! Je vous souhaite le meilleur dans votre vie politique et familiale…! Merci pour tout !
    P.S.: Je suis sûre que votre expérience aidera beaucoup PKP …!

  69. Toutes ma sympathie pour cette décision sage, mature et éclairée, digne d’un politicien responsable !
    En vous alignant derrière PKP vous pouvez avoir un rôle très actif. Bonne tactique.

  70. J. F. L.:

    L’étoffe d’un très grand leader!

    À la prochaine, peut-être?

  71. merci d’avoir essayer de relever le débat et bonne chance pour l’avenir et peu être a la prochaine pour la fondation d’un vrai parti progressiste , indépendantiste et ouvert sur le monde.

  72. De la Floride j’apprends avec regret le retrait de la course à la chefferie de JFL. En revanche, je comprends les raisons ayant conduit à cette difficile décision et je la respecte. Le père du stress Hans Selyle disait : Luttes

    La bonne nouvelle c’est que JFL continuera à alimenter le PQ de sa réflexion et de son objectif de Faire de la Politique Autrement. Ce dont le Québec a grand besoin.

    Quant à PKP espérons que ce ne soit pas un feu de paille. Car trop souvent avant une campagne électorale les Québécois sont enthousiasmés par un Messie qu’ils rejettent une fois rendue dans l’urne.

    • Luttes farouchement pour ce que tu crois un noble but mais abandonnes quand tu te sais vaincu !

      Dr Hans Selye

  73. Regarder la situation en face est toujours une bonne chose. Si PKP devient le chef, je compte sur vous – et sur les autres – pour pallier ses faiblesses. Nous devons rester unis, nous devons travailler ensemble. Bonne chance.

  74. Sage décision.
    Félicitations pour votre nouveau-né.
    On devine un peu d’amertume dans votre message et c’est normal, mais au bout du compte vous serez gagnant. Difficile de concilier une famille de 5 enfants et être chef de parti. ( néanmoins dommage que Aussant ait quitté la politique)

    Vous êtes le meilleur ministre de la francophonie et des affaires et du commerce extérieur que le Québec ait connu, infiniment dommage que votre mandat ait été si court.

    Avant le début de la campagne vous étiez mon choix numéro 1. Je vous lis (essais, etc.) depuis longtemps et j’ai beaucoup d’admiration pour vos analyses et études. Mais je n’ai pas compris votre manière d’antagoniser les autres candidats de la course à la chefferie. J’ai presque eu l’impression que vous vouliez lancer votre propre parti.

    Je réalise aujourd’hui que le meilleur candidat comme chef du Parti Québécois, celui qui rassemblerait et qui est vraiment de la nouvelle génération, c’est Alexandre Cloutier. Il n’est pas flamboyant, mais il est intelligent, s’exprime bien, et est rassembleur. Ce qui dans le cas présent représente plusieurs qualités.
    Mais comme vous l’avez dit Péladeau a une avance qui paraît insurmontable, mais quand même.

    Dommage que M Péladeau veuille à tout prix être chef, il ferait un bon ministre de l’industrie, mais il manque d’expérience en politique. Bon, il semble savoir s’adapter tranquillement, se rétracter. Il peut probablement évoluer, mais il a besoin de meilleurs conseillers…

    Mme Ouellet ferait une bonne ministre de l’environnement et vous je l’ai déjà dit. M. Drainville s’exprime bien mais il s’est brûlé. Ce ne serait pas une bonne idée qu’il devienne chef.

    À propos de franchise, de vérité et de stratégies… je dois écrire qu’il est dommage que vous n’ayiez pas eu l’occasion de vous imprégner des travaux de Marcel Detienne et Jean-Paul Vernant «  » » La mètis des Grecs — les ruses de l’intelligence (1993) » ». Detienne et Vernant y montrent les caractéristiques de l’intelligence propre aux savoir-faire (médecin, politique, artisan,navigateur, …) qui sont différentes de l’intelligence propre aux savoirs (sciences).
    La politique, la médecine, ne sont pas des sciences, ce qu’Aristote appelait des praxis ( des sciences pratiques)… les savoirs peuvent prétendre à la « vérité », mais dans les savoir-faire, les expériences du faire affinent les connaisssances, et les connaissances s’appliquent dans un contexte particulier…

    Le médecin ne soigne pas l’être humain… mais Callias soigne Nicolas
    Le politique ne gouverne pas la société, ou un peuple, mais Périclès gouverne Athènes… toute connaissance se réalise dans un contexte…. (si connaisance et contexte sont dissociées… problème potentiel)
    l’intelligence qui doit éclairer les pratiques de Callias et Périclès est la mètis

  75. Il faut souhaiter que m. Lisée demeure député puis un jour ministre. Le Québec a besoin de gens de son envergure intellectuelle. Cependant il faut bien admettre qu’il a fait quelques erreurs dès le début de cette campagne à la direction du parti. Dommage
    pour lui!

  76. Vraiment dommage, vous étiez mon choix.
    Je sais, par contre, que vous continuerez à bien servir nos idéaux.
    Merci de votre authenticité.

  77. Je suis très déçue de votre décision, vous donnez à PKP la chefferie que
    vs ou un autre vrai membre du PQ aurait pu avoir, comme vous dites PKP
    est la saveur du moment il n’a rien d’un chef ou politicien, Bonne chance
    à vous.

  78. Bonjour ! Je crois que c’est une bonne décision réfléchie.

    Je vous félicite de cette action. Il y a beaucoup trop de prétendant selon moi.

    Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait et ce que vous faites.

    Merci

    André Laplante
    Chambly

  79. Félicitation Mr Lisée ,j’ai rencontrer Mr Péladeau vendredi dernier à matane et je suis convaincu que si on se sert les coudes et que tous les votes souverainiste allais dans la même direction soi le parti québécois ,malheureusement québec solidaire et le parti national freine notre élan à devenir un pays mais je suis convaincu que PKP vas faire la différence,et je pense que ce serais très malsain des débats de chef au parti que nous chérissons ,pour finir je vote pour PKP et le parti Québécois.

  80. wow quel lucidité et quel homme, permettez moi de rêvez mais PkP accompagner de la fougue d’un Lisée, la détermination d’un Drainville et l’énergie d’un Cloutier on peut appeler ça un équipe du tonnerre!

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