Propulser l’économie du Québec à la vitesse supérieure

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée – Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Jeudi 26 janvier 2017
La version lue fait foi

J’ai eu plusieurs emplois dans ma vie et un de ceux que j’ai préférés, c’était ministre responsable de la Métropole. C’est passionnant, je vous le conseille. Et j’ai eu plusieurs fois l’occasion de prendre la parole lors de grands événements de la Chambre de commerce. Alors, aujourd’hui, ce sont des retrouvailles.

Et, comme vous m’avez souvent entendu chanter les louanges de la métropole, de ses entrepreneurs, de ses artistes, de ses chercheurs, vous me permettrez de passer tout de suite au cœur du sujet : le plan stratégique qu’un gouvernement du Parti Québécois déploierait pour faire passer l’économie de la métropole et du Québec à la vitesse supérieure.

J’attirerais quand même votre attention sur un élément. Avec l’élection du Parti Québécois le premier octobre de l’an prochain, le gouvernement serait dirigé, pour la première fois depuis très longtemps, par un député de l’île de Montréal. Je vous laisse deviner lequel.

Un bref retour en arrière, d’abord, pour rappeler une vérité peu connue. La performance économique et sociale des gouvernements du Parti Québécois. Je ne reviendrai pas sur les REA, les plans Biron et Paillé, le virage technologique, les grands sommets économiques de 1996 auxquels j’ai participé. Concentrons‑nous sur les résultats :

  • La croissance économique des années Lévesque;
  • Les années Bourassa;
  • Les années Parizeau-Bouchard-Landry;
  • Les années Charest;
  • L’année Marois;
  • Les années Couillard (et là, je n’ai même pas intégré le recul de 0,4 % du PIB d’octobre dernier).
  • Et, maintenant, le score moyen :
  • Parti libéral;
  • Parti Québécois.

croissance économique PLQ et PQ

Voilà pour le versant économique.

Pierre Fortin a comparé l’évolution de la pauvreté au Canada et au Québec depuis 20 ans.

Sous les gouvernements Parizeau-Bouchard-Landry, puis sous ceux des libéraux.

évolution pauvreté PLQ et PQCe rappel est aussi une boussole. Le prochain gouvernement du Parti Québécois voudra obtenir des résultats à la fois pour une croissance durable de notre richesse et pour une réduction aussi durable de la pauvreté.

Comment?

Nationalisme économique

Autour de nous, sur ce continent, il n’y a pas que des enfants de chœur.

Il va falloir montrer du muscle, défendre nos emplois, nos parts de marché, pied à pied dans les années qui viennent.

Il nous appartient de réinventer le nationalisme économique québécois d’aujourd’hui et de demain. Un axe stratégique qui vise à consolider et à renforcer notre économie ici, et à se projeter encore mieux sur les marchés étrangers. Pour l’économie québécoise, très fortement exportatrice, les deux sont intimement liés.

Ce nationalisme, c’est d’abord reconnaître l’importance de garder, chez nous, nos sièges sociaux stratégiques.

Vous le savez aussi bien que moi. Des propriétaires locaux embauchent bien davantage localement et s’investissent bien davantage dans leur communauté.

Agir résolument pour les garder, comme le font plusieurs autres États dans le monde, y compris au Royaume-Uni et aux États-Unis, est une nécessité. Les recommandations du rapport Séguin, déposé en 2013, dorment sur des tablettes. Nous allons les réveiller.

Entre autres, pour la relève entrepreneuriale, il faut de toute urgence modifier les règles fiscales qui rendent plus alléchante la vente à l’étranger que le transfert à une nouvelle génération. C’est aussi vrai dans le milieu agricole.

Il ne doit jamais être question de dicter à la Caisse de dépôt ses décisions au quotidien. Pourtant, il y a des cas où la vente d’un siège social peut être excellente pour le rendement de la Caisse, mais néfaste pour le tissu économique du Québec. Élu en 2018, notre gouvernement précisera la mission de la Caisse dans sa loi. D’abord, pour y ramener la volonté de son créateur, Jean Lesage, de mettre en équilibre le rendement et le développement économique. Ensuite, pour ajouter à ses orientations la rétention des sièges sociaux stratégiques. La Caisse n’aura absolument pas le mandat de les garder tous, mais aura l’obligation de se poser chaque fois la question.

Le nationalisme économique, c’est aussi être plus rigoureux dans notre généreuse aide aux entreprises. Nous avons trop souvent alimenté à coups de crédits d’impôt en recherche des compagnies qui partent à l’étranger avec, dans leurs poches, les brevets conçus avec nos cerveaux et notre argent.

Notre appui sera désormais conditionnel. Vous restez chez nous ou vous remboursez, comptant ou en équité.

Et, s’il nous venait l’idée d’investir, disons, un milliard de dollars dans Bombardier, pensez-vous un instant qu’on oublierait d’exiger en échange des garanties raisonnables, mais réelles, contre les délocalisations?

Notre vision doit être tournée vers les chantiers d’avenir. L’innovation dans tous les secteurs, l’intelligence artificielle, la médecine personnalisée, et j’en passe. Mais le Québec a un train à prendre. Un train électrique.

Le Québec doit graduellement tourner le dos au pétrole et, si je peux citer monsieur le maire, « tirer la plogue sur Énergie Est ». On a mieux à faire. Il faut assurer l’émergence, au Québec, d’une grappe d’électrification des transports qui peut et doit devenir une référence mondiale. Nous avions lancé ce grand chantier. Le gouvernement Couillard a retiré 75 % des sommes que nous voulions investir dans les budgets industriels de recherche et de développement.

Aujourd’hui, l’Ontario commence à faire de l’œil à certaines de nos entreprises du secteur.

Nous avons tous les outils, toutes les ressources, toute l’inventivité.

Ne manque que la volonté politique.

Elle se prépare, elle arrive.

Le gouvernement des PME

Le nationalisme économique, c’est favoriser l’entrepreneuriat sous toutes ses formes.

C’est d’autant plus important que si nous nous y prenons bien, nous pouvons être à l’aube d’une culture entrepreneuriale québécoise sans précédent.

L’étude réalisée récemment par la Caisse, Léger et l’Institut d’entrepreneuriat montre qu’il y a du mouvement.

  • En 2009, 7 % de la population adulte affirmait vouloir lancer une entreprise.
  • En 2016, c’était 21 %.
  • Et dans la population immigrante, 32 %.
  • Tenez-vous bien : chez les 18 à 34 ans, c’est 42 %.

Diapositive16

On n’a jamais eu de chiffres comme ceux-là.

Évidemment, ce sont des intentions, qui doivent être traduites en réalisations. Alors, il ne faut pas manquer ce virage.

Et, pour commencer, nous devons arrêter de nuire.

Nos PME croulent sous une paperasse municipale, québécoise et fédérale décourageante et contreproductive. En moyenne, une entreprise consacre 100 jours ouvrables seulement à subir le poids administratif.

Des normes, il en faut pour assurer la qualité des produits, les droits des salariés, protéger l’environnement, oui.

Mais, à l’ère du numérique, comment expliquer que Québec et les municipalités n’aient pas informatisé ni simplifié leurs rapports avec les entreprises?

J’annonce que la politique Priorité PME et d’allègement réglementaire de notre gouvernement sera rattachée, pas à un ministère à l’autorité limitée, mais au bureau du premier ministre.

Et un de nos premiers gestes sera de casser la culture du racket à Revenu Québec, plusieurs fois dénoncée par le Protecteur du citoyen.

Moi, fils d’entrepreneur, j’entends bien la grogne, partout au Québec, face aux tactiques douteuses de Revenu Québec, et nous allons y mettre un terme.

Pour préparer notre action, j’ai désigné au sein de mon caucus trois entrepreneurs qui ont chacun monté leurs PME et conseillé des entreprises du démarrage jusqu’au brevet, en distribution alimentaire, en vente au détail et en haute technologie. Je vous présente les députés de Sanguinet, Alain Therrien, de Chicoutimi, Mireille Jean, et de René Lévesque, Martin Ouellet.

Dans les mois qui viennent, ils vont aller à la rencontre des PME en métropole et en région pour recueillir des témoignages, recenser les bonnes pratiques, identifier des solutions.

Je leur demande aussi de concevoir, avec vous, un environnement réglementaire allégé pour les cinq premières années des nouvelles entreprises. Il faut être au rendez-vous de tous ces jeunes qui se disent prêts à se lancer en entreprise.

Capital humain

Le capital humain, évidemment, est au centre de notre capacité à inventer, ici, les emplois de demain. Je ne reviens pas sur la nécessité de ramener une vraie politique nationale de recherche, d’innovation et de soutien à nos cégeps, à nos universités et à nos centres de recherche.

Je veux vous montrer un tableau inquiétant.

désir entrepreunarial

Voici le nombre de jeunes diplômés universitaires qui sont venus du reste du Canada au Québec. Voici ceux qui ont fait le chemin inverse. Voici le solde.

On perd trop d’anglophones et d’allophones. Et une des raisons, pas la seule, c’est que lorsqu’ils sortent avec leur diplôme en main et qu’ils sont superbement compétents dans leur secteur, ils arrivent chez CGI ou chez Bombardier et sont incapables de lire ou d’écrire un mémo en français.

Le Quebec Community Groups Network avait mesuré que plus de la moitié des jeunes anglos – pas les grands-mères, les jeunes – estiment eux-mêmes que leur compétence en français n’est pas suffisante pour travailler en français.

L’Advisory Board on English Education vient à la même conclusion et propose de doubler les cours de français dans les cégeps anglophones.

Mon avis : ne pas s’assurer que chaque finissant de nos cégeps et de nos universités puisse réussir dans le marché du travail francophone québécois, c’est manquer à notre devoir envers eux. C’est l’équivalent de leur donner, avec leur diplôme, un billet de train pour Toronto.

Not giving anglo students the linguistic ability to thrive in the Quebec job market where French is the common language is both shameful and wasteful. It’s like giving them, with their diploma, a ticket to Toronto. Well, I don’t want to lose a single one of them.

Notre proposition d’assurer la connaissance du français à tous nos finissants et à tous nos immigrants au point d’entrée est audacieuse, novatrice, mais elle est structurante pour assurer le succès de tous.

Notre autre proposition d’offrir aux élèves de nos cégeps francophones un parcours enrichi en anglais est également une reconnaissance de la nécessité de rehausser nos compétences linguistiques dans une économie globalisée.

Pour moi, la formule gagnante est la suivante : avoir, dans nos bureaux d’affaires, des cadres et des salariés qui, au téléphone avec nos clients, fournisseurs et employés étrangers, parlent un excellent anglais, espagnol ou mandarin. Mais, lorsqu’ils raccrochent le téléphone, entre eux, leur langue commune est le français.

Un nationalisme international

Le nationalisme économique, aujourd’hui, c’est être solide chez soi, pour être encore plus présent au monde, à sa manière, en défendant ses intérêts.

Comme ministre du Commerce extérieur, j’ai pu constater que lorsqu’une PME se met à exporter, elle investit dans ses outils de travail, améliore ses produits, forme mieux ses salariés.

C’est donc un levier puissant pour augmenter la productivité.

Et ça, c’est essentiel.

En ce moment, notre productivité globale augmente de 0,7 % par année. C’est trop peu.

Pour financer durablement notre filet social et même l’étendre, il faudrait doubler ce rythme.

C’est pourquoi nous proposons des mesures novatrices pour faire augmenter significativement le nombre de nos entreprises qui exportent.

Bonifier les budgets d’aide à l’exportation pour répondre à toutes les demandes valides des PME.

Exempter d’impôt, par palier, l’augmentation de l’exportation. Si la base des ventes à l’exportation pour une entreprise est de 1 M$ et que la première année, l’entreprise vend pour 2 M$, le 1 M$ supplémentaire n’est pas imposable. L’année suivante, la base est de 2 M$. C’est une incitation à exporter davantage à coût nul pour l’État.

Je veux offrir à des primo-exportateurs des places gratuites dans les bureaux d’Expansion Québec à travers le monde. S’ils effectuent des ventes, ils nous rembourseront à même leurs nouveaux profits.

On veut aussi favoriser ce que j’appellerais la « cirquedusoleillisation de l’exportation ».

À l’instar du Cirque du Soleil, qui a entraîné dans son sillage une multitude d’artistes et qui a participé à l’éclosion de plusieurs jeunes entreprises, on veut inventer, avec nos grandes entreprises internationales, les moyens d’accompagner nos PME dans leur sillage à l’étranger.

C’est maintenant certain, il y aura renégociation de l’ALÉNA. J’ai une crainte : que le premier ministre Trudeau soit là un peu comme le canard qui attend le chasseur. J’ai entendu Dominique Anglade dire que dans la nouvelle négo, on n’avait rien à demander. Je sais pas pour vous mais, pour moi, ce n’est pas une bonne façon d’aborder une négociation.

Il faut arriver prêts, avec nos propres demandes. L’inclusion du bois d’œuvre sous le régime général de l’ALÉNA est essentielle pour les intérêts du Québec. Son exclusion nous a coûté 20 000 emplois récemment. Et, surtout, il faut fermer la porte aux quotas, cette porte que Justin Trudeau a ouverte sous l’administration du président Obama. Il faudrait en profiter pour éliminer le chapitre 6, sur les recours des investisseurs contre les États, qui n’ont pas leur place dans des États de droit solides comme le Canada et les États-Unis.

Achat chez nous

Il y a des dogmatiques du libre-échange. Ceux qui sont toujours pour, et ceux qui sont toujours contre. Il y a ceux qui croient que ces accords nous interdisent, partout et toujours, de favoriser l’achat local, le contenu québécois.

Je les invite à visiter un pays qui s’appelle les États-Unis.

Ils signent des accords de libre-échange mais, en plus, ils ont le Buy American Act.

Ils font les deux en même temps.

Le gouvernement du Parti Québécois va introduire, dès notre élection en 2018, une politique d’achat québécois, de contenu québécois, partout où c’est possible.

Quand la ville de New York achète des rames de métro, elle réclame 60 % de contenu américain. C’est pour ça que Bombardier a une usine à Plattsburgh. Sinon, tout serait concentré à La Pocatière.

Alors, j’admets avoir un peu de difficulté à comprendre pourquoi on investirait, nous, 5 milliards et demi dans un réseau de transport à Montréal, sans réclamer de contenu québécois. Je n’arrive pas à comprendre ça.

Pour vous consulter et proposer ce que serait le plan d’affaires d’une politique de contenu québécois, j’ai désigné l’ancien ministre des finances Nicolas Marceau.

Le nationalisme économique, ça s’applique aussi à la culture.

Le contenu francophone et le contenu québécois doivent prédominer dans les vitrines électroniques qui sont aujourd’hui les magasins culturels en ligne.

La taxe de vente doit s’appliquer à tous ceux qui vendent chez nous, sur la rue ou en ligne.

Vous pensez que c’est impossible de faire plier ces géants étrangers?

C’est ce qu’ils avaient dit à Gérald Godin, qui a pourtant poussé les grands studios américains à diffuser le même jour, ici, les versions anglaise et française de leurs films. C’est ce qu’ils ont dit à Louise Beaudoin, qui a pourtant forcé les Microsoft et autres Apple à diffuser le même jour les versions francophone et anglophone des nouveaux logiciels.

Mettre le poing du Québec sur la table, mettre le poids du Québec sur la table, ça marche.

Rapatriement actif de la production délocalisée

Le nationalisme économique, c’est aussi rapatrier la production délocalisée. MEGA Brands a réussi l’exploit de ramener à Montréal l’essentiel de sa production chinoise, créant ici 300 emplois en repensant sa production et en réduisant sa consommation d’énergie.

Nous voulons que l’exception MEGA Brands devienne la norme. Nous créerons un service conseil de rapatriement du manufacturier. On ciblera des entreprises auxquelles on offrira gratuitement un devis et, si elles l’utilisent, elles nous rembourseront à même les économies générées.

Lorsque des entreprises fermeront leurs portes, notre premier réflexe sera de nous asseoir avec les salariés et les cadres mis à pied pour leur dire : et si on relançait l’usine en coopérative ou en partenariat? Ça ne peut pas marcher chaque fois. Mais chaque succès sera un enracinement de plus. Les fonds de travailleurs et Investissement Québec seront mis à profit pour créer ce nouveau réflexe qui va progressivement augmenter la propriété québécoise de notre économie.

La juste part

Le nationalisme économique, aujourd’hui, c’est réclamer, tant qu’on fait partie du Canada, la justice.

Si on recevait la moyenne canadienne des investissements fédéraux productifs au Québec – pas plus que la moyenne, juste notre part –, notre économie profiterait d’une injection annuelle supplémentaire allant jusqu’à 4 milliards de dollars par an, créant 35 000 bons emplois directs.

Immédiatement, on recevrait moins de péréquation.

Avec plaisir.

Vous connaissez la chanson de Dédé Fortin : Passe-moi la puck, on va en compter, des buts.

Ottawa la passe souvent, la puck : des milliards en crédits d’impôt pour les sables bitumineux dans l’Ouest et le pétrole de Terre-Neuve, des milliards en investissements publics pour le nucléaire et pour l’industrie automobile en Ontario.

Pour le Québec? Essentiellement, de la péréquation.

En prime, des insultes parce qu’on reçoit de la péréquation.

Un cercle vicieux d’appauvrissement relatif et de dénigrement systémique.

Ottawa donne une garantie de prêt à Terre‑Neuve pour son projet hydroélectrique, ce qui lui fait économiser un milliard de dollars.

Ok, qu’il nous passe la puck, qu’il fasse la même chose pour la dette courante d’Hydro‑Québec, et nous allons économiser 9 milliards de dollars.

Un geste d’équité, tout simplement.

Le plus grand investissement de l’histoire du Canada est commencé.

Cent milliards de dollars pour des navires de guerre, selon l’estimation du directeur du budget.

Notre part de la facture à nous, les contribuables québécois, c’est 20 milliards. Ottawa prend 20 milliards et nous rend 600 millions, à Lévis.

Voyez ce qui va se passer. Premier acte, près de 20 milliards de nos impôts vont créer d’excellents emplois à Vancouver et à Halifax. Deuxième acte, Ottawa va trouver qu’il se crée beaucoup plus d’emplois là-bas que chez nous et, pour compenser, va nous envoyer de la péréquation. Troisième acte, ils vont nous traiter d’assistés sociaux du Canada.

Non. Non. Ça ne se passera pas comme ça. On doit tous se tourner vers Ottawa et demander notre juste part d’investissements productifs. Nous n’allons pas être les dindons de la farce dans cette opération.

Et nous allons, avec les gens d’affaires de Montréal, continuer à nous opposer à cette obsession torontoise de créer une commission des valeurs mobilières canadienne. Le système actuel fonctionne très bien. If it ain’t broken, don’t fix it.

Notre plan stratégique jusqu’en 2022 est de travailler dans le cadre fédéral. Mais ces batailles épuisantes pour obtenir justice et respect économique au sein du Canada requièrent une l’énergie qui serait 100 fois plus productive si on la canalisait dans la construction d’un Québec où on n’a de permission à demander qu’à nous-mêmes.

C’est un second plan stratégique, économique et social, vers l’indépendance du Québec qu’on vous proposera pour le mandat suivant, en 2022. Un rendez-vous avec l’histoire qu’on va préparer sérieusement, méthodiquement, comme l’avait fait mon ancien patron Jacques Parizeau.

Et j’appelle tous les gens d’affaires indépendantistes, dont beaucoup sont membres de ce que j’appellerais des IA, des indépendantistes anonymes,– je les appelle à me contacter pour qu’on prépare ensemble le succès économique d’un Québec indépendant.

Conclusion

Pour l’heure, mes amis, nous avons un objectif pressant. Préparer et porter au pouvoir, en octobre 2018, un nationalisme économique moderne, robuste et ouvert. Ce nationalisme a une maison, le Parti Québécois.

Notre plan stratégique jusqu’en 2022 est de travailler dans le cadre fédéral. Mais ces batailles épuisantes pour obtenir justice et respect au sein du Canda demandent une énergie qui serait 100 fois plus productive si on pouvait la diriger dans la construction du Québec, d’un Québec où on n’a de permission à demander à personne, si ce n’est qu’à nous-mêmes.

C’est un second plan stratégique, économique et social vers l’indépendance du Québec qu’on vous proposera pour le mandat suivant, en 2022. Un rendez-vous avec l’histoire qu’on va préparer sérieusement, méthodiquement, comme l’avait fait mon ancien patron, Jacques Parizeau.

Et j’appelle tous les gens d’affaires indépendantistes, dont beaucoup sont des IA, des indépendantistes anonymes, à me contacter pour qu’on prépare ensemble le succès économique d’un Québec indépendant.

Pour l’heure, mes amis, nous avons un objectif pressant. Préparer et porter au pouvoir, en octobre 2018, un nationalisme économique québécois moderne, robuste et ouvert. Ce nationalisme a une maison, le Parti Québécois.

Il doit aussi avoir des partenaires, les acteurs du dynamisme économique que vous tous, dans cette salle, représentez.

Et il aura, dès l’an prochain, un pilote, le prochain gouvernement du Parti Québécois.

Merci!



13 réflexions au sujet de « Propulser l’économie du Québec à la vitesse supérieure »

  1. En ce qui a trait aux diplômés, il faudrait jeter un regard critique sur la formation en médecine.
    L’Institut canadien d’information sur la santé (connu sous son acronyme anglais « CIHI ») compile chaque année des données concernant la migration des médecins canadiens. En compulsant ces registres, on découvre quantité de faits intéressants.
    Par exemple, que 1859 des 3668 médecins canadiens formés au McGill University Health Center (MUHC), soit 46,3%, ne pratiquaient pas au Québec en 2013. Le tiers des médecins formés au MUHC, soit 1220, pratiquaient carrément en Ontario!
    En ce qui concerne les médecins de famille, denrée rare s’il en est une, seuls 575 des 1190 formés au MUHC pratiquaient au Québec (soit 48,3%).
    Est-ce dû au fameux « exode » des médecins soi-disant causé par leurs mauvaises conditions salariales (relatives) au Québec? Si oui, les facultés de médecine de langue française ne semblent pas en souffrir car seuls 5,25% des finissants de l’université de Montréal et 5,1% de ceux de l’université Laval ne pratiquaient pas au Québec en 2013, une différence de quasiment un facteur dix avec les finissants de McGill.
    Si on convertit ces statistiques en données financières en assumant que la formation d’un médecin coûte en moyenne 200 000$ à l’État, on constate que la scolarité des 1859 médecins formés au MUHC ayant quitté le Québec a coûté près de 360 millions de dollars aux contribuables Québec en dollars actuels.
    Une ponction financière que le Québec verse indirectement aux autres provinces canadiennes (dont presque 200 M$ à l’Ontario) via la faculté de médecine de McGill et ce, sans aucune contrepartie. Une sorte de péréquation des pauvres vers les riches quoi.

  2. Devant la Chambre de commerce je vient tout juste d’entendre le René Lévesque de la prochaine décennie j’ai espoir et j’y donnerai tout mon énergie merci M Lisèe

    • De Québec, tout à fait d’accord avec vous M. St-Laurent. Je crois que M. Lévesque aurait apprécié lui aussi. Le nationalisme économique sera de très grande importance d’ici aux élections en 2018 ! Ne lâchez pas M. Lisée !

  3. De Québec, bonjour M. Lisée. J’aimerais bien qu’on se propulse rapidement vers l’avenir pour arriver enfin aux prochaines élections générales. Bravo pour votre discours, à vous et à vos adjoints ou conseillers économiques. Tout coule de source avec vos idées dans chaque segment de l’économie et je suis certaine que les québécois(es) vont vous suivre sur ce chemin des victoires. Tout ce qui nous manque au P.Q. c’est plus de visibilité dans les médias quel qu’ils soient. Et c’est à nous les membres de parler de vos projets pour que vous deveniez notre Premier Ministre. C’est très bien de parler de la présence de votre conjointe. Peu importe si cela se fait ou non n’a pas d’importance car on voit bien que cela vous faisait plaisir de la savoir sur place. Bravo pour ça aussi.

    • J’ajoute un mot sur Montréal. La métropole a vraiment besoin d’un coup de pouce pour son économie. Nous ça va bien à Québec et je souhaite que Montréal et la région connaisse un boum économique en votant pour vos propositions économiques.

    • Enfin des exemples concrets des réalisations antérieures du PQ et du volet économique de son programme.
      Est-ce u’il y a encore dans l’accord de l’Alena une disposition accordant aux entreprises de E.U. de pratiquer le cabotage sur nos eaux? Ce serait peut-être une monnaie d’échange dans les négociations pour conserver notre système de production agricole.

      Puisque que la plus forte proportion des opposants à l’indépendance se retrouvent à Montréal, les recherches au PQ pourraient-elles arriver à présenter la différence entre Montréal, métropole économique d’un futur Québec et Montréal derrière Toronto, métropole financière du Canada et risquant à moyen terme de devenir la troisième ville du Canada avec la montée de
      Vancouver, porte d’entrée du commerce vers l’Asie ou en provenance de ce continent.

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