Redevenir le Parti de tous les Québécois

(Voici le texte d’une lettre signée par 16 présidents d’exécutifs du Parti québécois au sujet de la proposition de permettre aux électeurs adhérant aux valeurs péquistes de participer à la prochaine course au leadership. La lettre a été publiée dans Le Devoir ce matin. Demain, les participants à la rencontre de la Commission nationale des présidents et présidentes de circonscription seront saisis d’une résolution demandant de ne pas écarter cette option dans les débats à venir sur la prochaine course.)

À l’élection du 7 avril, le Parti québécois n’a pas réussi à attirer, même à retenir, des centaines de milliers d’électeurs qui, pourtant, partagent ses valeurs et son objectif indépendantiste. L’avenir du Parti québécois passe donc nécessairement par une reconnexion avec la population.

La prochaine course à la chefferie du parti est, en ce sens, une occasion à ne pas manquer. Nous sommes d’avis que l’idée d’ouvrir le choix de notre prochain chef à tous les Québécois se reconnaissant dans les valeurs du Parti québécois doit être sérieusement envisagée. Les succès obtenus, ailleurs dans le monde, par d’autres partis qui ont osé s’ouvrir aux électeurs nous incitent à considérer cette formule comme porteuse d’espoir et de renouveau.

Aux États-Unis, ce sont les électeurs, démocrates et républicains, qui choisissent les candidats des partis pour la présidentielle et d’autres élections. Ce processus des « primaires » attire à chaque occasion l’intérêt de millions d’électeurs indépendants, en plus de mobiliser les sympathisants traditionnels des partis. Elles ont permis à 35 millions d’Américains de choisir Barack Obama pour diriger le Parti démocrate, en 2008. L’engouement ainsi suscité a été bénéfique pour les démocrates comme pour la vitalité de la démocratie américaine.

En Italie, en octobre 2005, Romano Prodi avait pris la tête de l’Unione, grande coalition de partis de gauche, au terme d’une élection ouverte ayant mobilisé près de 4,3 millions de citoyens. Prodi et l’Unione allaient ensuite obtenir une victoire aux élections générales italiennes de 2006, interrompant le règne de la droite et de Silvio Berlusconi. Encore une fois, les commentateurs avaient été nombreux à désigner les primaires ouvertes comme un facteur ayant contribué à la victoire.

En octobre 2011, près de 3 millions de Français se sont prononcés sur le choix du nouveau chef du Parti socialiste. Ces primaires citoyennes ont préparé la voie à la victoire de François Hollande à la présidentielle de 2012, lui offrant un élan et une légitimité accrue. L’idée sera reprise par le principal parti de droite, l’UMP, en 2016.

Comme aux États-Unis, en Italie et en France, un vote ouvert pourrait élargir les débats au sein du PQ, en plus d’accorder une légitimité plus grande à l’éventuel gagnant de la course à la chefferie. La formule permettrait au PQ de rejoindre davantage de citoyens et de mobiliser partout au Québec, grâce au travail essentiel de ses militants. Bref, une chefferie ouverte ferait entrer au sein de notre formation politique l’air frais dont nous avons grandement besoin.

Certes, l’organisation d’une telle élection ouverte n’est pas sans poser de grands défis. Cela exigera notamment des modifications à nos statuts. Mais ces contraintes ne peuvent suffire à disqualifier d’emblée la proposition. Il faut avant tout rechercher les meilleures solutions possible pour l’avenir de notre parti. Il importe de retrouver le chemin des électeurs. Partager avec eux cette décision essentielle, le choix d’un chef, nous apparaît comme une intéressante façon de le faire.

De toute évidence, l’idée mérite d’être débattue au sein de nos instances. En s’inspirant des expériences étrangères, il y a moyen d’élaborer une formule qui nous soit propre et des modalités correspondant à notre réalité. Il est possible d’en arriver à un modèle qui conjugue la volonté des membres d’avoir un rôle déterminant dans le processus et celle de s’ouvrir à la société. Il appartient évidemment aux militants d’adopter ce changement s’ils le souhaitent, en respectant les étapes démocratiques prévues à nos statuts.

En 1985, appelé à désigner le successeur de son fondateur, René Lévesque, le PQ avait fait preuve d’audace en devenant le premier parti politique majeur au Canada à démocratiser le mode de sélection de son chef, confiant cette décision à tous ses membres plutôt qu’à une poignée de délégués ou d’élus. Près de 30 ans plus tard, il est temps d’oser à nouveau et d’aller plus loin.

Ont signé ce texte:
Dubuc, Denis Julien
Fabre, Normand Dansereau
Gaspé, Joel Cloutier
Jacques-Cartier, Laurence Desroches
Lac-Saint-Jean, Michel Hudon
LaFontaine, Yvon Forget
Laval-des-Rapides, Michelin
Laval, Gabrielle Beaulieu, présidente du Conseil régional des jeunes du Parti québécois pour la région de Lavale Dufour
Nelligan, Anaïs Valliquette-L’Heureux
Outremont, Roxanne Gendron
Robert-Baldwin, Pierre Paquette
Roberval, Patrice Bouchard
Rosemont, Mireille Arvisais
Sainte-Marie—Saint-Jacques, Jean-Yves Duthel
Saint-Henri—Sainte-Anne, Christian S. Généreux
Terrebonne, Robert Dupuy
Ungava, Jean Girard



55 réflexions au sujet de « Redevenir le Parti de tous les Québécois »

  1. Le PQ n’a pas l’apanage de l’indépendance. Il faut la préparer cette belle révolution. Rendre l’idée attrayante pour ceux et celles qui hésitent encore ou qui ne comprennent pas sa nécessité. Il ne suffit pas de convaincre les souverainistes mous, les tièdes (qui risquent de basculer dans cette abomination de droite qu’est la CAQ) il faut convertir les fédéralistes les plus durs (ou les plus mous, c’est selon, puisque c’est souvent par molesse d’esprit que l’on se range du côté des  » dominants « ). Qui a dit que l’indépendance devait se faire par référendum ? Pas besoin d’être au parlement pour agir. Chacun d’entre-nous posons quotidiennement des gestes politiques. Bâtissons la société que nous aimons. Juste, laïque, francophone, décomplexée, éduquée. Assurons-nous que les richesses soient distribuées équitablement. Assurons-nous, aussi, que les  » avides  » reçoivent une thérapie choc. La boulimie est une maladie de l’esprit. Et l’indépendance ira de soi. Pourquoi souhaiter vivre ailleurs que chez soi quand c’est chez soi que la machine sociale fonctionne le mieux ?

  2. Le PQ n’a jamais été le parti de tous les Québécois. Ça été un genre de coalition souverainiste, au début. Pierre Bourgault n’aurait jamais dû dissoudre le RIN et inviter ses membres à se joindre au nouveau parti qui est devenu, finalement, le rêve d’un seul homme qui s’est dégonflé au lendemain du référendum de 1980. Quand René Lévesque a lancé  » … à la prochaine fois  » à la fin de son discours, le soir de la défaite, il n’avait pas l’air de vouloir préparer cette prochaine fois, il avait l’air défait, justement. 40% de personnes qui adhèrent à l’idée d’indépendance, c’est HÉNAURME ! Il fallait bâtir là-dessus. Se retrousser les manches. Convaincre les indécis. Pas baisser les bras et prendre le beau risque de se faire baiser par le père de l’autre, là…

  3. Pour la politique stupide, voir le Maitre de Toronto … et il semble qu’ils sont en voie de faire un film avec lui … Gageons que ça va marcher … Un coup dur pour les intellos … de là-bas …

    Les intellos québécois ont pourtant créé le Parti Québécois ! Mais entre le dire et l’agir, il se présente parfois des écarts … Les ministres du Parti Québécois était trop sur un HIGH … en s’imaginant que tout le monde allait bien parce qu’eux allaient bien ! Faire de la politique par projets, c’est toujours plus difficile qu’une politique libérale … de gestion courante …

    Entre vous et moi, Pauline Marois nous a tous donné un vilain coup pied au cul … avec ses élections sans justification …

    Enfin, on va s’en remettre … non sans faire une auto-critique ! … qui tarde à venir

    • Faire de la politique par projets, c’est toujours plus difficile qu’une politique libérale … de gestion courante …

      Bien trouvé. Collaborons au plus facile jusqu’à avril 2017.

      Pour la Première ministre, je dirais élection prématurée plutôt que sans justification.

      J’observe depuis décembre 2011 chez Alexa, un service d’information sur la demande à voir des pages de sites web, celle à voir de celles aux sites de partis politiques québécois.

      Je constate que les internautes hors campagne électorale ne s’y intéressent plus beaucoup. Ils leur préfèrent le présent site et celui de Vigile davantage. C’est comme ça.

      http://waldensuite.wordpress.com/2014/04/28/suivi-de-la-demande-au-blogue-de-jean-francois-lisee/

      On ne fait pas un pays avec des intellos. Ce sont les parents finalement qui fournissent la matière première brute et éduquée au mieux. Les intellos exploitent ensuite cette matière première à leurs intérêts qui ne sont pas qu’égoïstes.

  4. Revenir le parti de tous les Québécois … mon Oeil ! Ce n’est pas demain la veille. Laissons Pauline Marois qui a dirigé la descente aux enfers du PQ. Parlons un peu de Lucien Bouchard. Celui-là, il a mangé à tous les râteliers. Lancé par la Commission Cliche (oui, la construction) en 1974, il négocie d’abord pour le Parti libéral. Et puis ultérieurement, le voilà Ministre conservateur; pour diriger plus tard le PQ, même en devenir Premier-Ministre, afin de presque gagner un référendum … sans trop croire à l’indépendance. Le même Lucien Bouchard qui a fait courber l’échine à tant de péquistes notamment par le fameux vote honteux unanime de la Chambre contre le citoyen Yves Michaud. Pour finalement, lancer le Bloc à Ottawa …qui devait durer le temps d’une élection. Duceppe en a fait ses choux gras avec sa gueule de bois. Le même Bouchard qui a fossoyé SOQUIP … un levier essentiel dans le domaine pétrolier et énergétique. À propos, SOQUIP possédait Gaz Métropolitain … et dites moi d’où sont venus les dirigeants d’Hydro-Québec subséquemment… Regardez maintenant qui a facturé et qui facture à qui. Actuellement, essayez de trouver dans le Gouvernement de Québec, quelqu’un de crédible en matière d’énergie apte à donner l’heure juste aux Québécois en matière d’exploration pétrolière et de politique énergétique. En fossoyant SOQUIP, le Québec s’est tiré dans le pied.

  5. Une semaine après avoir traité le titre d’incroyable, je sens le besoin de m’expliquer, de faire Ce que doit. Réflexion faite, j’écrirais pas assez réfléchi ce titre.

    Synonyme d’irréfléchi, dictionnaire CRISCO : absurde, audacieux, automatique, capricant, capricieux, casse-cou, déraisonnable, écervelé, emballé, emporté, étourdi, évaporé, hurluberlu, illégitime, immotivé, imprévoyant, imprudent, impulsif, inattentif, inconscient, inconséquent, inconsidéré, injustifié, insensé, insouciant, instinctif, involontaire, irraisonné, irrationnel, léger, machinal, malavisé, mécanique, naïf, naturel, négligent, présomptueux, spontané, téméraire, tête de linotte, tête en l’air, tordu.

    J’aime bien absurde, inconsidéré, insensé, léger.

    Après consultation d’un logiciel d’aide à choisir, entre ces quatre adjectifs, si j’avais 100 points de pertinence à attribuer, j’en allouerais 19 à absurde, 37 à inconsidéré, 33 à insensé et 11 à léger.

    Ah ce que la logique flou pourrait nous être utile telle que mise en valeur par Thomas L. Saaty.

    Ce logiciel artisanal permet de réfléchir systématiquement à plusieurs. Il en existe une version professionnelle.

    • Permettre à des libéraux de faire comme pour Boisclair choisir la possibilité de faire élire le pire candidat.
      Aucun parti sérieux ne s,en remet à son propre sabordage. Aux membres en règles pour faire le choix entre 5 ou 6 candidats qui auront recrutés des membres dans 125 comtés en se montant des équipes par le travail d’organisation.
      La formule emprunté aux Usa (et au dérapage d’Holland en France) relève de l’inconscience. Pour se faire élire dans un comté ,il faut plus de 1000 membres et une équipe de 500 militants pour sortir le vote. Borduas est une illustration d’un comté qui a été orphelin de député actif pendant 18 mois et un manque d’organisation flagrante. La vedette twittait le jour de la sortie du vote.

    • Merci !

      Comme vous écrivez, il y a risque de se faire jouer un tour par les électeurs de partis adverses qui voteraient pour le moins bon candidat.

      M. Lisée n’ouvre pas le droit de vote à tout le monde mais aux électeurs qui partage les valeurs du PQ. Ça exclut beaucoup de libéraux; ça s’adresse à bon nombre de solidaires, d’optionalistes, voire de caquistes.

      S’il s’agissait de l’élection d’un président plutôt que d’un chef éventuellement premier ministre, le risque serait moindre parce qu’un président le devient pour tout le monde. Un électeur, quel que soit son parti a alors avantage à avoir la meilleure personne comme président. Nous n’en sommes pas là, d’accord.

    • beaucoup de naiveté comme souhaiter faire confiance au voisin sur sa seule déclaration qu’il est honnête. analysez les processus de sélection des candidats pour devenir chef. il faut lui donner la possibilité de recruter de nouveaux membres au PQ. Les onistes se disent de bonne foi, il faut en rire

  6. Lorsqu’il y a une course à la chefferie (puisqu’il faille instruire des gens qui n’ont pas d’expérience politique réelle) .Chacun des candidats recrute des militants qui le feront élire dans les 125 comtés. Avec 5 candidats à la chefferie, nous pouvons nous entendre à moins de discours mais plus d’action dans les 125 comtés.
    Il y a eu dérapage pour l’élection de Boisclair puisque que d’autres membres d’un parti on acheter des cartes de membre pour faire élire le candidat le plus facile à battre.
    Le PLQ à la dernière élection a adaptée une formule où les candidats à la course devaient faire des efforts autre que la plume.
    Les militants font élire les députés et préparent les campagnes de financement et de recrutement. Les militants par des opérations «grandes oreilles» sont à l’écoute de leurs électeurs dans les comtés.
    Les candidats pour la prochaine course devront participer à des débats régionaux pour remplir des salles de militants et un national .
    Le vote devrait exiger une présence physique du militant pour voter dans 125 Associations de comté du PQ comtés.
    Le PQ au cours des 18 mois de gouvernement a fait l’erreur de s’éloigner de ses militants et de se rapprocher du 357c, du patronat et d’une clientèle qui ne votera jamais PQ.

  7. Concernant le vote du prochain chef, une idée pour le PQ : ne pourrait-on pas établir ce vote en deux jours : le 1er jour sera de vote ne concernerait que les membres en règle du PQ, le second s’adresserait à tous les non membres qui veulent voter. Ainsi, dans le détail final des résultats pour chaque candidat, vous pourrez clairement analyser les résultats « membres » et « non membres » et réagir aux différences des résultats s’il y a lieu.

    • Je propose dans ce courant l’addition d’un troisième jour pour les moins de 18 ans, enfants de membre(s) ou de non-membre(s), par procuration ou non.

      « Ainsi, dans le détail final des résultats pour chaque candidat, vous pourrez clairement analyser les résultats « membres » et « non membres » et réagir aux différences des résultats s’il y a lieu. »

      Il faudrait ajouter les catégories 3 – moins de 18 ans puis le cas échéant, 4.1 et 4.2 – moins de 18 ans par procuration du père ou de la mère quand il faut, bien entendu.

      Les parents sont une source primaire d’enrichissement pour un territoire, une patrie, souvent non-comptabilisée dans le PIB, les non-parents dont les grands-parents, une source secondaire non-négligeable, bien entendu. Ça fait partie des vraies affaires.

      Nous n’avons pas entendu parler beaucoup de cette affaire lors de la récente campagne téméraire, voire suicidaire.

  8. Avant de faire des primaires, pourquoi pas assister à des rencontre non partisanes…
    Et ainsi alimenter les réflexions…

    Le mouvement pour le québec invite la population à une rencontre la fin de semaine prochaine.

    Indépendance & République3 juin, 2014 | Non classéLe 14 juin, le Nouveau Mouvement pour le Québec organise une Conférence citoyenne sur la République.

    Conférenciers invités :

    VLADIMIR DE THÉZIER
    blogueur au Huffington Post Québec et sur le site Le République
    TANIA LONGPRÉ
    auteure de Québec cherche Québécois pour relation à long terme (VLB, 2013), blogueuse au Journal de Montréal et enseignante de francisation aux adultes
    JULIE GUYOT
    auteure (avec C.-P. Courtois) de La Culture des Patriotes (Septentrion, 2013) et professeure d’histoire au Cégep Édouard-Montpetit
    STÉPHANE KELLY
    auteur de La petite loterie (Boréal, 1997) et Les fins du Canada (Boréal, 2001) et professeur de sociologie au Cégep de Saint-Jérôme
    DANIC PARENTEAU
    auteur du Précis républicain à l’usage des Québécois (Fides, 2014), membre de la Commission nationale des États-généraux et de l’Exécutif du NMQ et professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean

    avec la participation de
    PIERRE CURZI
    porte-parole du NMQ

    et animé par
    ATÏM LEON

    Espace culturel Centre-Nord, Salle La Cenne
    7755, boul. Saint-Laurent (Métro De Castelneau)

    Admission : 20 $
    Étudiants et sans emploi : 10 $

    Les fonds amassés serviront au financement du Rassemblement destiNation des 20 et 21 septembre prochain.

    destiNation est un grand rassemblement citoyen indépendantiste, conjointement organisé par le Nouveau Mouvement pour le Québec et le Conseil de la souveraineté du Québec, ayant comme objectif principal de renouveler le mouvement indépendantiste, tant au niveau du discours qu’au niveau des éléments de contenu. Cet événement se veut la suite logique de l’Assemblée des États généraux sur la souveraineté, du Congrès de la Convergence nationale ainsi que de l’Assemblée générale du Conseil de la souveraineté ayant entamé une restructuration de son conseil d’administration. destiNation est un événement non partisan où les organisations de la société civile ainsi que les citoyen(ne)s ayant à coeur le projet d’indépendance du Québec et l’avenir du mouvement, sont invités à participer.

    Confirmez votre présence
    par courriel
    Pour plus de détail aller sur le site internet du nouveau mouvement pour le québec.

  9. Évidemment en dehors de la part des tricheries du gouvernement fédéral, le peuple a donné un résultat de 51% pour le non en 1995, tout n’est pas de la faute du PQ, néanmoins noyer la question du pays fondamentalement sous le gouvernement Bouchard à travers le déficit zéro qui se caractérise par son caractère durable à l’heure d’un insolent capitalisme financier. Eh bien, à travers la question des conditions gagnantes, le PQ s’est perdu tout en se perdant également par un manque de renouvellement des figures politiques qui a touché aussi les libéraux provinciaux. Un chef de parti est une personne qui dégage une autorité naturelle associée généralement jusqu’à peu à une figure masculine, une autorité transmettant un minimum de charisme. Le PQ a procuré à la providence ou au destin la question de la souveraineté sans pouvoir attirer de nouvelles figures d’importance avant juillet 2012, les carrières de la majorité des individus qualifiés selon les règles dans la décennie 2010 ne supportent plus l’instabilité politique et précisément électorale.

    Le niveau d’éducation étant toujours en dessous des espérances surtout au Québec qui revient de loin en ce qui regarde l’accès général à l’éducation devenu possible seulement depuis (1970) 44 ans. Le peuple québécois principalement francophone a voté depuis lors selon sa culture générale, son niveau moyen de connaissances, la marque de l’héritage catholique, l’ancienne idée rassurante des deux peuples fondateurs du Canada, les campagnes de peur des libéraux, les idées nouvelles véhiculées par sa frange progressiste et jeune des années 70 liée à la réforme de l’éducation (1965) plutôt pulvérisée maintenant, les impressions et la force des chefs.
    Libéraux et péquistes n’ont pas fait de miracles en éducation du primaire au cégep, les innovations scolaires comme ailleurs sombrant dans la réalité des classes pleines, de l’intimidation d’enfants, de l’inégalité d’accès au goût d’apprendre chez les enfants provenant des quartiers ouvriers, des difficultés de certaines familles sur le plan psychologique. Les difficultés d’apprentissage suivant un nombre considérable de futurs adultes au Québec plus qu’ailleurs en rapport aux suites toujours d’une éducation rare d’accès jusqu’en 1970.

    Dans les lieux publics et dans certains quartiers plus que d’autres de Montréal ou Québec, le joual est encore présent chez les Québécois de longue (ou de souche) générations. Tout comme la langue (le langage) des femmes emprisonnées dans la série Unité 9, série relativement crédible c’est celle qui sort des tripes, d’un joual qui est l’expression d’une condition québécoise encore présente encore que profondément enracinée dans la succession des générations et de sa misère faite d’une survivance culturelle et sociale dont l’Est de Montréal reste l’expression la plus forte et qui a donné au PQ depuis 1970 ses forteresses les plus fortes ou ses comptés les plus résistants après le 7 avril dont Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont et Bourget.
    Le PQ et ses gouvernements passés sont responsables d’échecs et de réussites mais pas de l’inconscient profond de la nation et de ses appréhensions structurelles quant à l’avenir du Québec, une longue histoire dont on connaît les résultats référendaires.

    Évidemment donc, le vote citoyen de masse parle dans une forme muette à tous les quatre ans, comme la représentation d’élus devient la souveraineté populaire par délégation de pouvoir, c’est aux partis et à leurs figures politiques d’incarner les voies proposées dans un monde incapable d’articuler une forme crédible à la démocratie directe. Et internet sur le fond change seulement un peu les choses.
    Et face à l’inertie ou parfois l’activisme toujours clair-obscur de la nation, les partis doivent savoir réagir. Trop souvent les partis en déconnexion ne savent comment réagir.
    Le PQ n’est pas seul en cause, c’est la problématique de la représentation indirecte en démocratie trop souvent virtuelle plus que réelle. L’organisation de primaires c’est une approche qui a un potentiel en autant qu’il y ait des idées, des candidats inspirés capables d’être appréciés que l’exercice n’en soit pas un de pur marketing. Parce que le fossé de tout système représentatif partout se vit en Occident. Et là, on n’a pas parlé du mode électoral uninominal, proportionnel ou majoritaire à deux tours à l’intérieur d’un système qui reste représentatif.

    Les primaires ça ne suffira pas… Possible renouveau?

  10. Monsieur Jeanbart, je vois que vous lisez un texte au premier degré, sans comprendre sa substance. Je ne mets pas tous les intellectuels dans le même panier. Je pose une question à mon interlocuteur: «N’a-ton pas dit que le PQ était le parti des intellectuels?» Si je lisais comme vous, je dirais que vous trouvez des intellectuels honnêtes et d’autres malhonnêtes!

    Je ne range personne sous une étiquette quelconque, puisqu’elles existent etexisteront toujours. Il y a de bons lecteurs, et de mauvais lecteurs; de bons scripteurs, et de mauvais scipteurs; des gens arrogants qui pensent tout savoir, et d’autres qui accpoetent l’opinion des autres. Choisissez votre étiquette.

    Je respecte bien votre opinion mais vous versez dans la dérive en pensant que le peuple n’est pas suffisamment «intellectalisé» pour prendre des décisions réfléchies. Le peuple ne masque pas son choix derrrière des explications intellectuelles déconnectées de leur réalité.

    Les Québécois qui ont voté pour le PLQ ne l’ont pas en pensant comme vous le faites que tous ses représentants sont corrompus; mais pour empêcher la réélection du PQ qu’ils ne voulaient pas! C’est clair. Pourquoi checher d’autres raisons? Réfléchir n’est pas l’activité intellectuelle réservée à votre génération, comme vous l’écrivez sans ambages, les jeunes d’aujourd’hui, même à l’école primaire, font montre d’une réflexion qui me surprend.

    Votre réponse m’a grandement déplu car vous n’avez pas saisi L’essentiel du propos. Et ne comptez pas sur moi pour vous expliquer la leçon.

    • Monsieur Réhel, point besoin de déformer mon propos pour vous défendre. À moins que vous n’ayez pas saisi le mien? Relativement à votre propos que je cite, vous dites : «N’a-ton pas dit que le PQ était le parti des intellectuels?» Si je lisais comme vous, je dirais que vous trouvez des intellectuels honnêtes et d’autres malhonnêtes! »
      ……….. Ce que je disais en gros, c’est que votre propos se servait d’un PRÉJUGÉ conditionné et déplacé (l’intellectuel, terme devenu bizarrement péjoratif, et ayant le dos bien trop large en voulant englober tous les gens qui osent réfléchir au-delà des on-liners et propos tenus par les prêtres médias, ou tenus par le « cheuf » d’un parti qui semble ainsi se considérer pouvoir monarchique). Je ne vais pas répéter mon message qui explique le pourquoi, peut-être bien maladroitement à vous lire, mais c’est ça.

      De plus je vous cite : « Les Québécois qui ont voté pour le PLQ ne l’ont pas en pensant comme vous le faites que tous ses représentants sont corrompus; »
      ……….. Quand on sait qu’au PLQ, si l’on ne suit pas la ligne de parti on est « out » de manière systémique, incluant l’évocation de valeurs (qui pourtant font ce que nous sommes et devrions devenir) à partir du moment où cela puisse dé.ranger quelque manigance de coulisse, et que tous ces « représentants » dont vous parlez doivent se faire avant tout représentants de la parole du parti (et non des électeurs ni les idéaux démocratiques en ce sens), alors il est simple de constater que voter pour un représentant de ce parti c’est voter pour le parti et tout ce qu’il supporte, peu importe ce que raconte ce représentant qui puisse contredire ces faits durant quelque campagne électorale. On a tous pu le constater!

      Ce qu’il découle de tout cela : quand un tel parti embrasse la corruption dans ses coulisses, faisant des acrobaties légales ou autres (ex. le refus d’enquête, la loi de l’Omerta, etc.) pour garder tout cela sous couvert, choses avérées, alors le vote envers quelque représentant de ce parti représente essentiellement un vote pour le PLQ et ses manigances, point. Bref, c’est mon point de vue, et qu’il vous plaise ou non n’est pas mon problème : argumentez au lieu de psychologiser svp..

    • «Votre propos se servait d’un préjugé…» dites-vous. Et là vous tombez carrément dans le jugement car je posais simplement une question à mon interlocuteur: «N’a-ton pas dit que le PQ était le parti des intellectuels?»

      Où voyez-vous le préjugé? C’est une constatation tout au plus. Et tout votre commentaire repose sur un jugement erroné, et vous poursuivez en affirmant que le PLQ a embrassé la corruption et ses manigances.

      Vous pouvez affirmer ce que bon vous semble, vous avez droit à votre opinion, mais elle n’en demeure pas moins erronée pour la bonne compréhension des idées politiques.

    • Vous écrivez : « « Votre propos se servait d’un préjugé… » dites-vous. Et là vous tombez carrément dans le jugement car je posais simplement une question à mon interlocuteur (…) »

      Vous citez hors-contexte la conclusion d’une réflexion qui n’est pas un préjugé mais qui n’est pas citée non plus (bien entendu sinon cela vous donnerait tors), en laissant donc croire que c’était écrit tout nu et gratuitement tel un préjugé. Je ne débattrai pas de cette manipulation intellectuelle de votre part, servant essentiellement à éviter le débat (car c’est ce qui en résulte).

      Je vous cite encore : « vous avez droit à votre opinion, mais elle n’en demeure pas moins erronée pour la bonne compréhension des idées politiques. »

      Une telle attitude prétentieuse esquivant tout débat voudrait que la «bonne» compréhension soit donc la vôtre, et que vous voudriez la dicter à tous. Pas fort pantoutte. Pour moi cette discussion est close, le « trolling » commence à m’agacer.

    • Alors je vais plutôt relancer une autre discussion qui je l’espère sera plus conviviale, par cette question (au lieu d’assumer « de facto » un sens commun) : qu’entendez-vous par « le parti des intellectuels », pourriez-vous expliquer cette affirmation svp?

  11. Si le Parti Québécois est rendu là où il est présentement, dites-merci à Pauline Marois. La politicienne la plus entêtée des temps modernes. Elle a ignoré tous les signaux qui lui suggéraient de s’abstenir de diriger le PQ. Et voilà le PQ sur le cul … Dites Merci Pauline ! Quant à moi, l’aventure du Parti Québécois est terminée. Tout comme le Bloc à Ottawa d’ailleurs, qui fut presque rayé de la carte électorale avec son fameux  » Parlons Québec » … pas fort comme thème après 20 ans d’existence à Ottawa … Le Bloc n’avait que cela … parler depuis 20 ans … Le Bloc, c’était le  »voyou » dans la famille fédérale.
    Revenons au PQ … ça fait plus de 40 ans qu’on dit aux Québécois, on va faire l’indépendance en se gardant bien de la faire… pour diverses rasions légitimes ou non … Le PQ a contaminé lui-même son option. Et Pauline Marois a bien conclu tout cela… par son entêtement et sa pénurie de leadership !

    • La faute ne saurait revenir à Pauline Marois seule même si elle a eu l’élégance de prendre toute la responsabilité de la défaite.
      C’est lui donner une importance démesurée. Il y a la conjoncture
      et l’électorat fermé à des personnalités plus complexes que l’é-ternel homme fort, autoritaire et un peu borné.

  12. J’observe l’attitude de mon député qui se prétend « péquiste », et ce n’est pas l’attitude d’un indépendantiste ou souverainiste.
    Il vit de la petite politique, cherchant à rapatrier dans sa ville tous les services existant dans les autres de son propre comté. Il laisse partir des services – à moins qu’il les « vende » – pour aboutir dans l’administration d’un libéral…
    Il fait beaucoup de petites réunions de 15 ou 20 personnes, mais jamais de rassemblement de l’ensemble des citoyens de son comté.
    Si j’étends ce comportement dans l’ensemble du Québec, je m’aperçois que nos prétendus « péquistes » ne sont que des opportunistes qui veulent se réserver un bon salaire sans trop s’impliquer dans le projet principal du parti québécois.
    J’en viens à penser que la majorité des députés péquistes n’est en fait, depuis plusieurs années, que le rassemblement de libéraux qui ont infiltré le parti dans l’intention de ridiculiser les francophones.
    Faudra-t-il se débarrasser de l’ensemble de nos prétendus péquistes?
    Des gens comme Jean-François Lisée, Bernard Landry, Jacques Parizeau, ont prouvé leur appartenance à notre projet principal, ils doivent s’attarder à instaurer un enthousiasme au sein de la population francophone pour embrigader la population québécoise dans un projet très important pour son économie volontairement massacrée par les fédéralistes, libéraux québécois et anglophones canadiens.

  13. L’abstention électorale est une pratique pour moi complètement désespérée non pratiquée depuis le régime Mulroney. Pour être bien clair suite à fin de texte précédent. C’est tout le problème pour le PQ aussi de lutter contre celui ci, les primaires ne devant qu’être -au mieux- un élément.

  14. Selon ces sondages qui sont des miroirs en déflagration totale pour l’essentiel de ce que serait le résultat du 7 avril, il s’agit de se demander vraiment si les gens d’ici souhaitent voir vraiment la CAQ en tant que parti d’alternance.

    Si l’électorat francophone québécois en prédominance penche actuellement au fédéral pour le NPD et au niveau québécois pour la CAQ, on laisse aux commentaires de trouver la cohérence entre le centre gauche au fédéral et au -provincial- une droite plus affirmée que pour une approche de strict centre droit. La question nationale étant vouée pour l’essentiel au refoulement -d’époque- en tant que vote pour ces partis.

    En considérant cet article La souveraineté dans l’impasse du 7 juin dans Le Devoir qui fait réflexion sur le passé québécois et du comment il organise la mise en échec de la souveraineté à travers une pratique de la -survivance- qui serait devenu phénomène socio culturel chronique, la propension à un vote chaotique francophone y trouverait son sens se partageant maintenant dans tous les partis autres que les partis souverainistes établis contre un PQ qui a gouverné 18 mois depuis 11 ans et un Bloc qui a fait un travail d’opposition peut être trop sage néanmoins en phase avec les dossiers québécois.

    On a parlé d’un mystère de Québec la capitale, faudra t-il parler plutôt d’un mystère national québécois ou de son semblant d’énigme lorsqu’en fait la précipitation populaire sur J.Lawton en 2011 ou que la division électorale accentuée chez les électeurs francophones en 2012 et encore fortement en 2014 favorable cette fois aux libéraux traduit un déboussolement, un désarroi de la nation francophone qui entre le cynisme envers la politique et le sentiment d’impuissance face aux échecs référendaires qui sont complètement maintenant refusés ne sait plus se positionner si ce n’est de parier sur le NPD en 2011, de prendre une chance avec un gouvernement minoritaire et menotté du PQ en 2012 ou de de permettre le retour des libéraux majoritaire par défaut plus que par conviction envers un nouveau gouvernement du PLQ.

    J.F.Lisée comme tous les collègues au caucus péquiste doivent penser à travers ce désarroi de l’électeur et citoyen francophone québécois, les électeurs anglophones donc tous les non francophones québécois (dans le sens large par commodité) ne sont pas mentionnés dans ce commentaire du seul fait que le vote libéral presque exclusif traduit une cohérence et une absence de crise qui se passe de développements si ce n’est que le dossier de la charte en ratissant trop large a accru encore le vote libéral chez ces communautés tout en sous estimant en conséquences la sensibilité du franco-québécois courant quant à l’atteinte à la -réputation du Québec selon les droits-, etc.
    La direction du PQ et les députés doivent donc tirer des enseignements des erreurs, du rejet de la souveraineté qui se travaille à travers l’échec référendaire et ses conséquences funestes sur le plan politique sans démarches de succès ou importantes pour y remédier chez le PQ depuis presque 20 ans.

    Entre le cynisme, l’indifférence de l’abstention ou parfois tout court envers le collectif québécois, le rejet des échecs référendaires, le PQ a accès à des éléments de compréhension y compris par le manque de charisme des derniers chefs afin de trouver des clés pour se renouveler car autrement le PQ ne saura seul par des primaires réussir à se refaire une force politique lui permettant comme au Bloc de retrouver une vigueur politique.

    L’habitude à la -survivance- de Québécois qui se rapprocherait de nouveau des Canadiens Français des années 60 et 50 tel qu’affirmé par M.Cantin semble compatible avec une sorte d’adhésion pour un NPD fédéral ou provincial voire le retour au Parti Libéral fédéral comme possiblement à une adhésion pratique à une néo Union Nationale comme serait la Coalition avenir Québec. Tout est possible dans le domaine du raisonnable et d’un certain déraisonnable limite en politique comme ailleurs.

    Un article du moment parmi d’autres comme celui sur -La souveraineté dans l’impasse- n’en n’est pas moins tentative argumentée comme plusieurs autres et qui en se référant au sociologue Fernand Dumont projette une dimension de connaissance culturelle et historique sur le Québec issu de la Nouvelle France donc marqué par la conquête qui impose le temps du recul pour aider à comprendre les 20, 30 dernières années.

    Les primaires en conclusion c’est une voie incertaine pour un parti souverainiste de tradition ou nationaliste dorénavant dans le cadre d’une nation francophone minoritaire sur le plan fédéral canadien mais majoritaire dans la province. Des primaires si il y a demandera une organisation hors pair et surtout une capacité d’analyse post électorale qui ne devrait pas se terminer dans le parti depuis le 1 juin sinon c’est la fin certaine et programmée du Parti Québécois dans les prochains mois.

    Selon mes vues personnelles de citoyen du Québec, jamais je ne deviendrais un électeur de la CAQ, PLQ et PLC du NPD voire de QS. Plutôt devenir un abstentionniste en bonne et due forme et orphelin politique!

  15. Je crois que le PQ est dans le déni de ce qui s’est passé le 7 avril. La solution pour se connecter avec la population ne passe pas par l’élection du chef, elle passe plutôt par une réflexion profonde et la refonte du PQ en profondeur.

  16. C’est bien beau de s’ interroger après la défaite…(surtout quand on fait partie de l’ échec)
    Il faudrait donc vous rappeler que:
    -Le (vrai)socialisme ne supporte pas de compromission avec le le libéralisme « entre autre patronal ».(Aucune concession)
    -L’ enjeu mondial est une opposition radicale à la perte de la souveraineté du peuple.

    De ces préceptes de base, il est inconcevable de composer avec le privé, sachant que d’un point de vue socialiste, le social est l’objectuf ultime, et donc ne saurait supporter de compromis avec des intérêts privés de quelque nature que ce soit.

    Il en découle de prime abord que l’obsession du règlement de la dette publique est une considérable ânerie et un contre-sens par rapport à l’ unique raison de celle-ci , c’est à dire pour être clair: »LE CAPITALISME »

    Réflechissez là-dessus….Si vous en êtes encore capable???

  17. Parfois il est bon de garder privé certaines information avez-vous penser à faire comme québec solidaire un intranet et ainsi éviter le lavage en plublic des idées?
    On dirait que le pq aime cela , comme dans une secte!

  18. Vous allez pensez que j’ai une idée fixe. Erreur, j’en ai plusieurs.

    Le titre

    Incroyable !

    La lettre

    L’option à première vue est multinationale, j’achète !

    Les exemples ne collent pas à notre réalité constitutionnelle.

    Si l’idée mérite d’être débattue, que dire de celle d’ouvrir le choix de notre prochain chef à tous les Québécois, donc aux aussi au moins de 18 ans, par procuration des parents le temps qu’il faut, bien entendu, du, du, du, se reconnaissant dans les valeurs du Parti québécois.

    Slogan : pour un droit de vote réellement universel, après celui aux Esclaves, aux Noirs, aux Femmes et j’en passe.

    http://www.dicopo.fr/spip.php?article88

    Mon souhait

    L’air frais est une excellente source d’énergie, encore disponible à presque tout poumon.

    René Lévesque était un ressortissant de la bourgeoisie pour un gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple, un social-démocrate mais il n’a pas fait 60 %. Qu’il repose en paix ! Qui trouvera mieux que qui l’avait trouvé ?

    L’avenir du Québec est dans la bourgeoisie et l’abnégation, foi de Robert Dutil.

  19. À l’élection du 7 avril, le Parti québécois n’a pas réussi à attirer, même à retenir, des centaines de milliers d’électeurs qui, pourtant, partagent ses valeurs et son objectif indépendantiste.

    Je ne suis pas d’accord.

  20. Je ne sais pas ce que donnera le fait de faire voter tous les québécois, attendons…
    Monsieur Lisée, tous savent que vous avez le sens de la formule faîtes travaillez vos méninges d’ici-là, trouvez quelque chose qui donnera envie à vos concitoyens de se joindre à vous. Ce n’est certainement pas de voir B.D. opiner du bonnet quand un de ses confrères critique l’adversaire.
    Madame Marois se confie au Devoir ce matin, elle semble n’avoir rien compris de ce qui se passe dans cette société. Elle accuse, elle est complètement dans le déni des responsabilités du PQ dans cette défaite. Après toutes ces années qu’elle a passées au gouvernement, elle semble n’avoir rien appris.
    J’ai le goût de lui dire faîtes-vous discrète madame!

    • Monsieur Lisée faites travailler vos méninges. correction d’orthographe faite en relisant

  21. Redevenir le parti de tous les Québécois? Il me semble que ce titre est en porte-à-faux. Le PQ n’a jamais été et ne sera jamais le parti de tous les Québécois. Seuls les régimes totalitaires, à la pensée unique, peuvent prétendre avoir l’adhésion de la totalité de leurs citoyens au parti, le parti unique. J’aimerais mieux entendre: redevenir le parti capable de rallier le plus grand nombre à la cause de la Souveraineté, pour laquelle il est urgent d’en justifier les tenants et aboutissants.

    • J’ajoute que l’idée du parti de tous les Québécois prête flanc à l’idée souvent véhiculée par les adversaires du PQ que les péquistes prétendent qu’il n’y a de vrais Québécois que les péquistes eux-mêmes. C’est très dangereux de parler du PQ comme étant le parti de tous les Québécois.

  22. Il va falloir se méfier de l’infiltration fédéraliste, car le Québec n’est pas une démocratie normale.

  23. Tant qu’on n’aura pas compris qu’il faut ouvrir le débat sur le COMMENT ÇA VA MARCHER APRÈS? C’est ça, aujourd’hui, que les gens veulent savoir. La souveraineté signifie avant tout qu’il faut définir un nouveau modèle de fonctionnement d’une nouvelle communauté socio-économique canadienne.

    Ne vous en faites pas, les anglais ont leur réponse depuis longtemps bien orchestrée, alimentée et fort probablement financée par les élus fédéraux, incluant ceux du Québec. Pourtant, ces derniers n’ont aucune légitimité de participer à ce débat, n’étant pas élus dans le Reste du Canada.

    Pour ma part, c’en est fini du PQ. En 1970, naïfs que nous étions, nous pouvions rêver en couleur. Aujourd’hui, et par dessous tout les jeunes, ainsi que toutes personnes ayant les pieds sur terre, veulent vivre dans l’immédiat.

    CONCLUSION: Faisons savoir haut et fort au Reste du Canada, qu’ils songent à voir comment s’organiser, parce que, dorénavant, nous, nôtre nouveau discours est la prise de contrôle totale de tous nos impôts et instruments économiques, lorsqu’en même temps, on prépare déjà l’organisation du NOUVEAU CANADA quant à notre future manière de fonctionner ensemble.

    Je n’ai plus rien à foutre de ce PQ plus introverti que jamais.

    Bravo les jeunes! Vous avez tout compris.

  24. Suzane, décole avec tes citations de nazi, j’ai introduis en disant que je me fout de ce que tu penses.

    Tu veux t’isoler dans ta tour de Babelle pour avoir l’air intelligente, bien tant mieux pour toi, mais pourrais-tu y aller seule, sans nous entrainer dans le désastre.

    Merci.

  25. Bonjour,
    Je ne suis pas certaine tout dépend ceux qui voudront être chef. Ensuite c’est clair que le charisme prend le 2/3 de la place dans le vote et ça vous ne changerez pas cette donnée. Alors de faire voter tous les indépendantistes peut-être cela en dira long sur celle, celui qui sera le meilleur pour faire avancer le Québec vers sa liberté.
    Personnellement je crois que PKP est mal mal dans les favoris et c’est pour cela qu’il fait si peur aux fédéralistes.

  26. Sortir de l’enclos demande beaucoup plus et mieux qu’une course au leadership élargie. Avant de et passer au marketing politique, le PQ doit comprendre que la souveraineté n’est pas un monopole de parti mais bien une vision personnelle de gestion d’un modèle économique et sociale des individus qui y adhère. Prouver que la cause est plus importante que le nom et l’histoire du parti. QS ou ON ou PQ, le titre importe peu. C’est ça reconnecter. Ne pas demander aux autres de nous suivre mais de suivre ces autres. De l’humilité en forme de gestes concrets. Pensez-y !

    • Personnellement, je ne pense pas que QS saura faire l’indé-
      pendance. L’image que ces membres projettent en est une de
      négligence et de non adaptation au monde d’aujourd’hui. Se
      peigner et s’habiller convenablement n’est peut-être pas si
      important mais ça reflète une attitude intérieure, une doute
      sur soi-même ou alors un trop grand orgueil. Leur agenda ne
      reflète que la nostalgie d’un communisme stalinien ou maoïste.
      L’habit ne fait pas le moine dit-on. Non, si leur discours ne reflé-
      tait pas un état d’esprit négatif. Madame David, Monsieur Khadir
      et les autres sont dévorés d’une colère rentrée, d’une rumination
      vengeresse qu’ils dissimulent sous une certaine bonhomie.

      Je suis par ailleurs déçue que PKP ait la faveur des péquistes
      pour la chefferie. Encore un sauveur! Son destin semble une
      parodie de celui de Lucien Bouchard Ha! la nostalgie! L’Histoi-
      re se répétera-t-elle?

  27. L’élection du chef au suffrage des membres en regle merite qu’on y réfléchisse sérieusement.

    Quant aux pancartes dans les deux langues, français prioritaire, j’ai des réserves…

    • Ça c’est une autre affaire, vous êtes une minorité à croire que la souveraineté n’est qu’une question de Québec Français.

      Et tant que le PQ écoutera cette minorité, il s’enfoncera de plus en plus profondément dans l’opposition.

      J’ai voté PQ aux dernières, PKP est entré dans mon coin, mais j’ai beau avoir un Champion dans mon coin, force est de constaté que si vous continuez à écouter ces bouches de postérieur aviaires, le PQ deviendra le parti du Passé.

      Any way, j’ai renouveler ma carte chez ON, car à moins de changements radicaux, mon vote ira là la prochaine fois.

    • Au sujet des PANCARTES BILINGUES, je suis contre.
      D’abord cela m’étonnerait beaucoup qu’on aille chercher le vote des anglos et des allos. C’est peine perdue. Par contre, on pourrait perdre le vote des francophones très à gauche qui iront vers ON ou QS. A mon avis, le résultat mathématique serait contre le PQ.
      Arrêtons de tenter de plaire  » à Dieu et à son père »!!! C’est impossible.

  28. Depuis le Référendum que je le répète. Lorsqu’on met des pancartes, on doit y inscrire le message en deux langues. En français, en plus gros, suivi de la langue seconde du quartier ou les panneaux sont affichés. Pareil en communications verbales. Informer, expliquer, convaincre. Oui pour un francais en priorité, tout en écoutant l’autre dans sa langue, lors d’échanges de promotion de l’Indépendance. Le reste (et notre pays) suivra alors…

    • Franchement! Idée saugrenue. La langue du Québec est le français. Il faut quand même garder trois ou quatre principes.

    • Je répète:
      Au sujet des PANCARTES BILINGUES, je suis contre.
      Lisez ce que j’ai répondu à Chantale Lapierre à 14h 44.
      J’AJOUTE QUE si les anglos et les allos ne peuvent pas lire le simple NOM du candidat et reconnaître le sigle du parti, oubliez ça.
      Vous semblez oublier que le Québec est reconnu comme la seule province officiellement francophone « SEULEMENT ».
      Nous ne sommes pas une province bilingue. C’est assez l’aplaventrisme. Assumons notre différence et servons-nous-en pour faire autrement.

  29. Je crois que je vais m’attirer les foudres de la caste intello, cependant je me fout pas mal de ces gens.

    De nos jours, le PQ et ses membres, trop souvent, utilisent un langage complexe et completement déconnecté de la population. Et tant que vous ne changerez pas ce fait, bien la population collera sur les liberaux qui parlent de marquer des buts, et de faire des tours de chapeau, peu importe le sens insipide de ces phrases vides

    En tout cas, à vous de voir.

    • N’a-ton pas dit que le PQ était le parti des intellectuels! Je ne m’étais jamais arrêté à cette épithète et à cette affirmation, mais il faudrait peut-être le faire. René Lévesque avait ce talent rare de pouvoir discuter avec la même aisance avec le doyen d’une université et le concierge. Force est de constater que cette disposition n’est pas l’attribut de tous nos politiciens. Un fort coup de balai s’impose dans ce parti qui a perdu de vue sa raison d’exister, sa raison de vivre. Une chose est sûre: il faudra écouter ce que les petites gens ont à dire en réfléchisaant bien à cette maxime latine: vox populi vox Dei. À bien y penser, les grands penseurs, les intellectuels, passent, mais le peuple demeure intangible et souverain.

    • «Si vous voulez la sympathie des masses, dites des choses stu-
      pides et crues» Adolf HITLER
      Vraiment?!

    • Eh bien! Je vous rappelle que Hitler n’a pas seulement dit des choses stupides et crues. Il est arrivé à une période de l’hstoire de l’Allemagne, humiliée par ses adversaires, et a refusé de s’avilir davantage. Les Allemands l’ont suivi en grand nombre, pour ne pas dire en masse, jusqu’au jour où ils se sont rendus compte le la méprise.

    • Il y a des intellectuels connectés, et des intelectuels déconnectés. Tout comme il y a des gens honnêtes et des gens malhonnêtes. Je n’aime pas votre manière de ranger tout un chacun sous de telles étiquettes : les préjugés (souvent issus de jalousie) ont TOUJOURS fait reculer le monde. Je n’aime pas non plus cette tendance à masquer la politique sous le couvert de communication de publiciste : on ne vend pas un produit… Mais si l’on est convaincu qu’au contraire c’est comme cela que ça marche, alors ce serait une invitation à «s’intellectualiser» un minimum. Une démocratie sans un peuple minimalement éduqué, ce n’est pas de la démocratie : c’est un spectacle de comédiens, fumistes et menteurs en tous genre, alors que l’émotion prend le pas sur la raison dès lors insuffisante.

      La preuve : pourquoi croyez-vous que des gens ont continué de voter pour un parti corrompu à l’os et bandit dans ses actes (pour moi, un menteur qui ment pour subtiliser le trésor public et le remettre en les mains de « favoris », et dilapidant par la bande notre patrimoine, c’est du banditisme)? Parce que les gens ne sont pas suffisamment « intellectuels », alors que réfléchir n’est plus « à la mode » depuis deux générations (harcèlement média en ce sens oblige, alors que depuis 20+ ans on tente de saboter notre démocratie)… Ce serait cela l’héritage éducatif à laisser à nos jeunes? SI oui, dans pas longtemps la démocratie ne sera plus qu’un rêve (ça l’est déjà, mais on n’est pas encore en mode R.E.M., ce n’est pas trop tard)!

    • FRÉDÉRIC: Je suis parfaitement d’accord avec ta remarque sur le langage déconnecté de la population ordinaire.
      Nous ne devons pas compter sur nos députés « chevronnés » qui vivent sans se préoccuper de nos revendications, il est grand temps que nous, du peuple ordinaire, prenions les rênes de notre avenir, simplement, en entraînant nos semblables dans un climat enthousiaste et exubérant, dans des rassemblements nombreux
      et répartis sur l’ensemble de notre pays.

    • Frédéric,

      Tu peux me voir comme bon te sembles, je m’en balance, mais vraiment totalement.

      Soyons honnête, ça fait au moins 15 ans qu’on fait dormir le peuple au gaz. Et ce n’est pas avec un gouvernement minoritaire qu’on va pouvoir changer la chose.

      Maintenant, la question est, comment reprendre le pouvoir pour pouvoir être en mesure de donner le coup de barre? Quand on est en mode survie, c’est pas le temps de chercher ce qui serait idéal. Non, quand on est dans le trou, la montagne importe peu, ce qui compte, c’est de sortir du trou.

      Quand on en sera sortis, on se demendera comment remettre du plomb dans la tête des Québécois. Pour le moment. Pour le moment, on doit apprendre leur langage, pour ensuite leur enseigner le notre.

      C’est ça la priorité, arrêtter d’essayer de les prendre de haut, donc se mettre à leur niveau.

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