Toute la vérité sur la paternité

Après une tournée dans 12 villes du Québec à la rencontre de candidats et de militants mobilisés et prêts au combat, et avant le déploiement d’une grande offensive de rentrée que nous avons soigneusement préparée, je fais une pause estivale. Le repos du guerrier.

Pourquoi des vacances ? D’abord parce que c’est une saine habitude de vie, même lorsqu’on souhaite être premier ministre. Ensuite, parce que les vacances, c’est sacré. Surtout, parce que l’été est le moment privilégié de la vie familiale et puisque je suis un praticien de la garde partagée, c’est le moment où toute la fratrie est réunie. Et la famille, encore plus que les vacances, c’est sacré. Pourquoi ? Si vous ne le savez pas, voici les raisons que j’en ai données il y a quelques années.

(Cet article d’abord publié dans L’Actualité en 2006 n’a pas pris une ride — contrairement à son auteur !)

Mon dernier, vu par Ygreck

Je ne vous cacherai rien. Il y a 1000 raisons d’être père. Mais avoir des enfants est une « hénaurme » demande d’énergie. Un paquet de troubles. Surtout pendant, disons, les 122 premiers mois. Ils vous réveillent la nuit, vomissent dans votre lit, crachent sur vos belles chemises, essuient leurs bottes sur vos pantalons, cachent vos clefs — sans se souvenir où ils les ont mises ou même s’ils les ont prises.

On n’a pas tout saisi de la condition humaine tant qu’on n’a pas transporté, dans ses bras, sous la pluie, avec un sac d’épicerie et un sac d’écolier, le long de trois pâtés de maisons et sous les regards accusateurs, une enfant gesticulant et hurlant de colère d’avoir dû quitter la maison d’une amie, qui ponctue ses pleurs de stridents: « Je te déteste, je ne veux plus jamais te voir! »

Vous êtes sportif? Avoir la forme est obligatoire. Notez cependant que, en forme ou pas, il est extrêmement difficile de convaincre un enfant de monter sur le siège d’appoint d’un vélo s’il a décidé de vous tenir tête.

Les couches? Ah, les couches! C’est un peu répugnant la première semaine, puis on s’habitue. La garderie? C’est le festival des microbes. Une maladie n’attend pas l’autre. Un véritable abonnement Nautilus pour les anticorps parentaux. Avant les enfants, on ne voit pas où va tout l’argent prélevé sur nos salaires pour la santé. Après, à la 30e visite à Sainte-Justine, on saisit parfaitement le caractère redistributif, favorable aux familles, du régime public d’assurance-maladie.

Et puis, il y a la discipline. Toujours répéter. « Combien de fois faudra-t-il te le dire: mets tes bottes! » C’est usant à la fin. Et le classique, venu de mon enfance, sorti spontanément de mon gosier, me faisant plus peur qu’à eux, proféré d’un ton menaçant: « Va-tu falloir que papa y aille? » Voilà où j’en suis.

Lorsque toute cette intendance était assumée par le beau sexe, je suppose que nos pères et grands-pères trouvaient la chose supportable. C’était zizi panpan pendant la nuit de noces, puis un peu d’autorité à exercer au retour du champ, du chantier, de la « factrie », du magasin, du bureau. Puis, on donnait la jeune mariée au gendre. Pas étonnant que l’adaptation soit difficile pour les nouveaux pères que nous sommes. Ah oui. Je me souviens d’avoir annoncé plus tôt 1 000 raisons d’avoir, malgré tout, des enfants. Je les présente dans le désordre.

Raison 66: Pour communiquer avec notre indispensable gardienne, nous écrivons des notes sur un petit panneau fixé au frigo. Trouvé à notre retour, un vendredi soir: « Cher Irma, Laisez les enfan écoutez la téler ce soir. Merci. »

Raison 38: Elle, et lui à trois ans de distance: « Papa, la lune nous a suivis jusqu’au chalet! »

Raison 12: Les câlins collectifs. Les câlins express.

Raison 100: On peut avoir des enfants à tout âge. J’ai eu les miens à 40, 44, (et depuis 51, 53 et 57 ans; j’ai ensuite fermé le canal famille.) Cela a ses avantages. Un ami, qui a procréé dans la vingtaine, me raconte son andropause: « Tu es à un moment où tu te demandes si tu as fait de bons choix de vie. Ce que ta carrière a vraiment changé, pour toi, pour le monde. Si tu n’as pas manqué d’audace. Et là, ton “flo” de 16 ans te dit: “T’es qui, toi? Qu’est-ce que t’as fait de si génial pour me donner des ordres? Si t’es pas un raté, prouve-le!” » Je ne sais pas si j’ai assez diplomatiquement répondu que, pendant que je me posais ces mêmes questions, que je vivais les mêmes angoisses existentielles, ma fille, de trois ans, me disait: « Papounet, le plus beau, le plus fort et le plus gentil du monde, je t’aime trop. Voudrais-tu te marier avec moi? »

Raison 11: Les attaques de bisous. Les concours de bisous.

Raison 18: On peut revoir Les sentinelles de l’air, relire Tintin et Astérix, en disant que c’est pour eux.

Raison 29: Lui, trois ans: « Les muffins aux bibittes de chocolat, j’aime trop. »

Raison 6: À deux ans, elle tombe du quai, tout habillée. Je suis tout près et la sors de l’eau immédiatement. Peu après, pendant que sa mère la sèche, je l’entends demander: « Maman, quand tu étais petite, ton papa t’a-t-il sauvé la vie, à toi aussi? » À ce moment, exactement, j’ai su que j’étais devenu quelqu’un.

Raison 650: Il nous annonce que, demain, la garderie se rend à la planète Arium.

Raison 3: Il y a des instants où on voit, en direct, en chair et en os, une incarnation du bonheur. L’autre jour, fiston était debout dans la cuisine. Il tournait lentement sur lui-même, dodelinait de la tête d’un côté et de l’autre, en fredonnant un air tout simple. Le geste d’un enfant à la fois complètement insouciant, complètement dans son univers, complètement à l’aise. Ça vaut son pesant de couches.

Raison 8: Ces petits êtres ouvrent en nous des canaux émotifs dont on ne soupçonnait pas l’existence.

Raison 272: À trois ans, elle veut 1 000 enfants. Ils sortiront de son ventre en se tenant par la main. Comme ça fait tout de même pas mal de monde à élever, les premiers sortis, de toute évidence nettement plus vieux, s’occuperont des plus jeunes.

Raison 4: On apprend la patience. Une vertu applicable ensuite à toutes nos autres activités. On affine notre autorité. Elle aussi exportable. On comprend qu’il faut combiner les deux. Inestimable.

Raison 28: Les questions de fond. « Papa, ceux qui ont écrit la Bible, comment ils savaient que c’était vrai ce qu’ils écrivaient? » (Suit une explication super-vulgarisée sur la vérité révélée.) « Oui, mais ils peuvent l’avoir inventé. Tu les crois, toi? »

Raison 67: À cinq ans, elle nous fait une petite régression. Elle veut qu’on l’aide à manger à la cuillère. On refuse. Son frère, deux ans, se désole de la situation. Il s’extirpe de sa chaise haute et, cuillère à la main, nourrit sa grande sœur. Ce qui a durablement réglé le problème.

Raison 13a: Elle, cinq ans et demi. Discussion vestimentaire. « Je peux avoir un gilet bedaine? » À quoi ça sert? « À avoir l’air sexy. » Qu’est-ce que c’est, avoir l’air sexy? « C’est avoir l’air cool. » Et qu’est-ce que c’est, avoir l’air cool? « On a l’air cool, c’est tout. » Les parents sont poches.

Raison 13b: Interdire le mensonge, mais permettre la blague. Faire comprendre la différence. Donc, mieux la saisir soi-même.

Raison 22: Les discussions lourdes. En voiture. À quatre ans. Tu aimes la vie, ma chouette? « Ouais, mais j’aime aussi la mort. » (Contraction soudaine des tripes paternelles.) Ah bon, pourquoi? « Parce que je pourrai voir Jean-Claude et papa René » (ses grands-pères décédés). Très bien, ma belle. Ils vont être contents de te voir, mais ils sont là pour l’éternité. C’est long, ça. Alors ils veulent que tu vives toute une vie pleine d’aventures pour avoir beaucoup de choses à leur raconter quand tu monteras au ciel. « Ah, oui, c’est vrai, je n’y avais pas pensé. » (Décontraction lente des tripes paternelles.)

Raison 804: Apprendre à brosser les cheveux d’une petite fille. Lui faire des lulus, des chignons. Je suis nul en tresses.

Raison 444: Il fabrique de banales colonnes de cubes Lego pendant des semaines, puis paf! il se présente à vous avec une armada de bateaux tridimensionnels munis de trous pour les canons et d’accessoires à couper le souffle. On ne sait pas lequel, du soulagement ou de la fierté paternelle, est le plus grand.

Raison 16: Entre cinq et sept ans, ils apprennent à lire. À lire bien. Puis, on entend l’aînée faire la lecture à son cadet. Plus attendri, tu meurs.

Raison 117: Entendant à trois ans la chanson « Lady Marmalade », sur ma bande son de Moulin Rouge!, il demande: « Pourquoi est-ce que ces dames veulent dormir avec moi? »

Raison 22: Les questions délicates. Elle, à cinq ans:« Comment le papa met-il la graine dans la maman pour faire le bébé? » Chérie, quand les deux parents s’aiment beaucoup… Elle coupe: « Oui, oui, mais comment il met la graine? » Eh bien, ma belle, les parents font un gros câlin, lorsqu’ils s’aiment beaucoup… Elle coupe: « Quelle sorte de câlin? » Un câlin spécial, ma chouette. Elle: « Comment, spécial? » Un câlin spécial secret que font les grandes personnes qui s’aiment et que tu connaîtras quand tu seras une grande personne! (Il faut aussi savoir comment ne pas répondre aux questions.)

Raison 23: Les dialogues entre eux, quand ils pensent qu’on ne les entend pas. Et qu’ils reprennent nos paroles, nos intonations, nos règles. Et dire qu’on pensait qu’ils ne nous écoutaient pas.

Raison 101: Au début, pour peu que l’on prête attention, on sait tout ce qu’ils savent: les émissions de télé, les conversations, les jouets, les sorties. Alors, on suit à la trace comment ces éléments se recombinent dans leurs cerveaux et on s’en émerveille. Petit à petit, avec la garderie, l’école, les amis, les intrants nous échappent. Pour Internet, c’est trop tard. Je l’initiais de façon homéopathique à l’engin, et la voilà qui revient de l’école en m’annonçant qu’il faut cliquer sur « Internet Explorer » (prononcez: « explorez »), puis aller sur « Gogol » ou faire directement, je la cite: « Triple double « v » point games papa point com. »

Raison 007: On peut se refaire. Mes enfants savent de moi que j’aime le piano, que j’adore le canot, fais des exercices quotidiens, aime glisser, patiner et faire des tunnels, adore les devoirs et les haricots. Ils m’auraient rencontré à 38 ans, ils ne m’auraient pas reconnu. Je m’aime mieux maintenant.

Raison 72: Tout l’apprentissage. Au début, elle nommait deux couleurs. Il y avait jaune. Il y avait pas jaune.

Raison 68: Les sautes d’humeur. Adultes, nous avons la capacité de rester en colère, ou de bonne humeur, pendant de longs jours. La rancune est un muscle. Les adolescents l’ont développé. Pas les enfants. Ils passent de la panique au bonheur en une minute. Une gastro? Ils vomissent, puis se mettent à chanter. Une punition? Quand c’est fini, on peut rigoler de suite.

Raison 14: Ce qu’il aime du drapeau québécois? Les belles fleurs d’épices.

Raison 33: On refait connaissance avec soi-même. Par les enfants, on revoit l’enfant en soi, les sentiments qu’on avait oubliés, les engouements, les angoisses, les petites joies et les grandes découvertes. On jette un regard attendri sur son propre passé et on redécouvre ses propres parents. Ils sont devenus des complices, nous sommes entrés dans leur club: celui des parents. Nous sommes enfin à leur échelle et eux à la nôtre. On les aime autrement, mieux.

Raison 1 000: Je ne veux pas exagérer, les gars. Mais sachant ce que je sais maintenant — ou plutôt ressentant ce que je ressens maintenant —, si on me disait que je devrais vivre sans jamais connaître le bonheur d’être père, ce serait, de très loin, la plus grande peine d’amour de ma vie. Je ne m’en remettrais jamais.



21 réflexions au sujet de « Toute la vérité sur la paternité »

  1. Ce message en plus d’avoir l’avantage d’être clair et de mettre les pendules à l’heure pour les journalistes qui se plaignent de ne pas voir le chef du PQ sur le terrain démontre que hors la politique la vie familiale existe et qu’il s’impose de faire un arrêt pour refaire ses forces et mieux rebondir.

  2. Merci M. Lisée, quel texte touchant, à la fois drôle et émouvant. Je me permets le tutoiement car nous avons été colocs,toi et moi rue Cartier à Montréal:j’avais 21-22 ans, toi 19-20 n’est-ce pas! Nous ignorions tout ce qui nous attendais, y compris les émerveillements et défis d’être papa! Je suis père moi aussi X3, en plus d’avoir navigué avec le fils d’une ex-conjointe pendant une douzaine d’années. Ton texte me fait revivre toute une gamme d’émotions et de moments magiques; il me fait aussi regretter de ne pas avoir recueilli au fil des jours, comme tu l’as fait, ces petites fleurs qui ont embellis ma vie au quotidien. Mais il n’est pas trop tard: après la campagne, je m’y attelle avec l’aide des enfants…et puis je serai plus à l’affût des perles que mon petit-fils voudra bien mettre sur mon chemin. Bonnes vacances, bien méritées. Reviens-nous en force, les batteries rechargées… pour le dernier droit sur ce chemin de la Victoire: nos enfants et petits-enfants nous en serons reconnaissants et fiers et pas seulement elles et eux!

  3. Belle lecture de vacances. Une vue privilégiée d’un papa avec ses enfants. Amour. Acceptation. Complicité. Un sens d’humour certain. Quelle belle aventure!
    Un rappel de ma jeunesse et de mon apprentissage au rôle de parent. Bons souvenirs.
    Mon choix est fait. Je sais pour qui je vais voter à l’automne et je le ferai avec plaisir et confiance.

  4. Jean-François, je sais que tu chéris tes enfants. Je te souhaite de profiter de toutes les secondes magiques avec eux!

  5. J’avais raté; j’imagine que c’était avant votre blogue. Merci pour ce rappel. Je gagerais qu’en 2006, c’était à l’occasion de la fête des pères. Je n’ai pas retrouvé ni dans vos archives, ni trouvé d’Archives dans L’actualité.

    http://jflisee.org/page/602/ (en troisième colonne, archives mensuelles).

    Chemin faisant, j’ai par contre découvert comment vous relire un peu à partir d’avril 1990; en passant, sur un article de Robert Guy Scully dans le Washington Post où il brosse un portrait peu alléchant de Québécois.es du quartier d’Hochelaga-Maisonneuve.

    La paternité c’est la seule façon de devenir grand-père, arrière-grand-père, alouette, ce qui exige une moindre énergie en retour de moments de fort bonheur que celle qu’il a fallu à nos partenaires en ça, nos grand.es-mères et belles-mères et je passe les indispensables précédent.es. Je suis grand-père depuis 2004.

    J’ajoute; avez-vous lu La paternité au XXIe siècle d’Équipe ProsPère du GRAVE-ARDEC (Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants Alliance de recherche pour le développement des enfants dans leur communauté), PUL, 2009, sous la direction de Diane Dubeau, Annie Devault et Gilles Forget ? Je mettrais un hom.me là-dessus.

    Ce livre saura capter l’attention de tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de la famille, promet-on en quatrième de couverture, après avoir affirmer que le lecteur.e trouvera dans cet ouvrage des réflexions à la fois théoriques, méthodologiques et pratiques sur ce qu’est l’engagement paternel et son apport particulier pour le développement de l’enfant.

    Sur ce, bonnes vacances pour ce qu’il vous en reste.

  6. M. Lisée,  » Mon premier ministre »,

    Un texte magnifique,surtout des moments très beaux et très touchants. Je n’ai pas d’enfant mais dépuis 20 ans je suis un des administrateurs d’une petite entreprise culturelle, Ateliers Beaux du rivage inc, un ONBL en enseignement des arts aux enfants àgé de 5 ans à 12 ans en collaboration tres étroite avec l’arrondissement Verdun en juillet et août ou nous recevons environ 350 enfants sur 4 camps de 2 semaines les enfants regroupés comme ceci de 5-6 ans et ainsi de suite.

    C’est un pur bonheur de les voir découvrir la couleur , la céramique, le théâtre , lle jeu en collectif , se lancer dans la piscine, la vidéo , les téléphones portables déposé dans l’armoire de les voir se transformer , évoluer pendant un si court séjour chez nous

    Recevez M. Lisée mes hommages les plus distingués! …et vous souhaite de très belles vacances!

  7. C’est tout simplement magnifique, exprimant beaucoup de sensibilité, écrit par un homme politique que j’ai eu l’occasion d’entendre à plusieurs occasions, et que les Québécois auraient plaisir à découvrir. Merci de ce beau témoignage d’humanité.

  8. Merci de ce beau témoignage .
    C’est une belle façon de mieux vous connaître ,de connaître l’homme derrière le politicien et intellectuel que vous êtes .
    Ça fait du bien de voir le coeur de notre chef .
    Merci et bonne chance.

  9. C’est bien ça M. Lisée et merci!
    Quand les petits-enfants apparaissent dans l’arbre que nous construisons avec joies mais aussi âpreté, le père monte doucement dans l’arbre comme un oiseau pour ses propres oeufs…

  10. Vous méritez tellement d’être notre Premier Ministre. Un bon père de famille, celui qui regarde la vie en face, c’est vous que nous élirons le
    1er octobre.

  11. Touchant témoignage d’un fier papa !
    Comme disait Félix Leclerc « Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
    Savoir donner sans rien attendre en retour ».
    Heureuses vacances avec vos amours !

  12. Être un bon papa ‘papouska’ et devenir un bon Premier Ministre est la réussite de toute une vie et ce sera un acte d’amour que vous ne regretterez jamais. Cependant, la différence entre être papa et être un Premier Ministre est le nombre d’enfants qu’il faut sensibiliser, éduquer et élever dans tous les sens du terme. Heureusement que nous sommes à l’ère des multiples parents qui pourront vous aider à développer et mener à terme votre engagement. Vous saurez vous entourer des meilleurs talents pour réussir. J’y pense tout le temps et j’y crois tellement même à 79 ans. D’ici-là, bonnes vacances et merci d’être papa !!!

  13. Entre parents, on peut bien se le dire: « les gens qui n’en ont pas ne savent pas ce qu’ils manquent » (c’est un secret)

    Raison 1001: Et lorsqu’ils ont tous atteint l’âge adulte et qu’on les retrouve isolément, par petits groupes, ou tous ensemble réunis autour d’un souper avec les chum, les blondes et les premiers petits enfants qui arrivent, à discuter à bâtons rompus, la vie est belle.

  14. A 75 ans j’adore tes écrits et elle sont réelles mais juste te dires mon future Premier Ministre du Québec ,ça se termine jamais, jamais,et la ce sont nos petits enfants……!!!! qui prennent la relève……!!!

  15. De Québec, bonnes vacances cher monsieur Lisée. Être père veut dire beaucoup de responsabilités. Vous semblez être l’homme de la situation. Être papa veut dire beaucoup de moments privilégiés qui ne reviendront jamais. Célibataire sans enfants, je ne peux que l’imaginez ainsi. Vous êtes un homme plus qu’heureux d’être papa ! Votre texte me replonge dans mon enfance avec mes parents et nous étions heureux, vivant au jour le jour. Cela me rappelle plusieurs bons souvenirs avec mon père, souvenirs que je n’échangerais pas pour tout l’or du monde ! Merci de publier ce texte chaque année !

    • Bonnes vacances et plein dé réserves car vous en aurez besoin, je suis avec vous et j’essaie fort de gagner tous mes petits enfants, bonne chance à nous tous.
      A

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