UN PREMIER PAS SUR LE CHEMIN DES VICTOIRES

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée

Vendredi 7 octobre 2016
La version lue fait foi

Une victoire

Ce soir, c’est notre victoire à tous. C’est la victoire du Parti québécois. Du Parti d’Alexandre, de Martine, de Paul, de notre amie Véronique qui nous écoute et qu’on salue chaudement…

Nous, les candidats, vous nous avez vus nous asticoter un peu, beaucoup mais surtout : passionnément. Mais c’est parce qu’on est des passionnés du Québec, des passionnés du progrès social, des passionnés de l’indépendance.

Et tous les Québécoises et Québécois ont pu constater que les débats, c’est au Parti Québécois que ça se passe. Les idées, c’est au Parti Québécois qu’on les formule. Les courses au leadership, c’est au Parti Québécois qu’on sait rendre ça pertinent, intense, connecté, comme le Québec d’aujourd’hui, comme le Québec qu’on aime…

Et comme le Québec qu’on aime, après un bon match où on a donné le maximum, tous les joueurs vont prendre un verre ensemble pour célébrer tout ce qu’ils ont en commun. Et vous le savez, Alexandre, Martine, Paul, Véronique et moi, ce qu’on a en commun, c’est vous, les membres du Parti Québécois. C’est le goût du Québec.

Le goût d’un gouvernement honnête, qui a un réel sens de l’éthique; le goût d’un gouvernement qui a assez de cœur et de compassion pour ne pas faire de surplus budgétaires sur le dos des enfants, des patients, des aînés et des handicapés; le goût d’un gouvernement qui va redonner des outils aux régions, au lieu de les confisquer; le goût d’un gouvernement qui n’abandonnera pas 860 de nos rivières à un projet absurde de transport du pétrole le plus polluant au monde;

le goût d’un gouvernement qui sera proche des petites et moyennes entreprises et de leur combat pour moins de tracasseries et de paperasse, plus de liberté d’entreprendre et d’inventer; le goût d’un gouvernement qui protège notre langue, d’un gouvernement qui enseigne notre histoire; le goût d’un gouvernement qui va signer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et, le goût d’un gouvernement qui, lorsque informé que des femmes autochtones ont été victimes de violences, n’attendra pas des mois avant de déclencher une enquête indépendante, mais le fera immédiatement.

Le goût d’un gouvernement pour qui l’égalité des chances pour chaque enfant du Québec, l’égalité des hommes et des femmes, la marche vers davantage de laïcité, le progrès social et la démocratie, le succès de l’intégration pour chaque québécois d’adoption, ne sont pas des paroles en l’air, mais des engagements fermes, concrets, tangibles.

Le Parti Québécois, notre parti, le plus grand parti au Québec, sort revigoré de cette campagne. Avec une énergie nouvelle. Des candidats plus aguerris. Des organisations mieux rodées.

Des équipes renouvelées. On ne pouvait demander meilleure répétition générale pour préparer la prochaine victoire : celle des élections d’octobre 2018. Imaginez un instant l’énergie des organisations de Paul, d’Alexandre, de Martine et de ma campagne, combinée vers un objectif commun. Les jours du gouvernement Couillard sont comptés.

Des messages

Alexandre. Cher Alexandre. On m’a dit que pour te préparer aux débats, tu as eu une tâche ingrate, toi et ton équipe. Lire tout ce que j’ai écrit depuis 20 ans. Tu m’en vois profondément désolé. Mais j’ai une suggestion à te faire. Le livre de nos victoires à venir. Veux-tu, on va l’écrire ensemble ?

Tu nous as proposé de mettre sur pied, dès les prochaines semaines, huit chantiers pour définir concrètement, d’ici un an, de quoi sera fait le Québec souverain. J’ai une suggestion à te faire. Veux-tu, on va les mettre sur pied ensemble ces chantiers?

Ma tâche aujourd’hui, notre tâche, est de faire la meilleure synthèse possible des propositions que tu as faites, Alexandre, pour la justice fiscale, pour les régions, et de celles des autres candidats pour que chacun se reconnaisse dans notre projet commun. Et oui, Alexandre, pour l’éducation, qui te passionne, j’étais sérieux à ton sujet l’autre jour.

Martine, ma chère Martine. Ton énergie, ta détermination, ta fougue ne cessent de nous émerveiller. Tu n’es pas, Martine, ce qu’on appelle une « force tranquille ». Mais tu es une force, encore plus aujourd’hui qu’il y a six mois ou un an. Tu sais les combats que nous avons menés ensemble pour ce que tu appelles si bien « le développement économique intelligent ».

Tu sais combien nous partageons la vision d’un Québec qui prend les devants en transport électrique, en deuxième et troisième transformation de nos ressources naturelles. Combien nous voulons sortir le Québec des hydrocarbures.

Je te tends la main, Martine, pour que nous le fassions ensemble. Pour que tes propositions sur l’énergie et l’électrification du Québec forment la base de notre programme commun de tout le parti.

Dans cette campagne, toi et moi n’avons pas proposé, pour la présence du Québec au sein du Canada, la même date de péremption. Pas exactement le même calendrier. Mais exactement la même destination. Et exactement le même point de départ pour préparer le voyage : ce soir.

Tu as proposé de publier, Martine, dès l’an prochain, une brochure sur les 50+1 réponses pour l’indépendance. Veux-tu, nous allons nous y mettre, ensemble. Et nous allons réussir ensemble l’indépendance du Québec.

La révélation de l’année au Parti québécois. Non, c’est faux. La révélation de l’année en politique québécoise, c’est Paul Saint-Pierre Plamondon. La preuve, on a tous appris à prononcer son nom au complet. Un exploit !

Paul, tu étais orphelin. Nous t’avons adopté. Ce n’était pas gagné d’avance. Tu as fait ta place dans le parti. Signature par signature. Rencontre par rencontre. Débat par débat. Idée par idée. Surtout, je t’ai vu charmer les militants par ta volonté d’ouvrir le parti à ceux et celles qui ne sont pas dans cette salle. À ceux qui ne pensaient jamais même vouloir y être. Paul, ta place est avec nous. Ta tâche : entraîner tous les orphelins politiques du Québec à faire comme toi et à transformer le Parti québécois de l’intérieur.

Nous avons, ensemble, avec Véronique, et avec tous les députés, tous les militants, tous les organisateurs et tous les bénévoles du Parti québécois, une grande mission à notre mesure. D’abord nous rassembler immédiatement dans l’après course.

Avec Jacques Parizeau, j’avais été surnommé « le conseiller à l’ouverture ». Aujourd’hui, comme Jacques Parizeau, je veux être le chef du rassemblement. Parmi les 1000 choses que m’a enseigné celui qu’on appelait respectueusement « Monsieur », il y a celle-ci : « pour la souveraineté, disait-il, la maison est prête à tous les sacrifices ». Il a fait preuve d’une abnégation exemplaire pour construire autour de lui, en 1995, la plus grande coalition politique de notre histoire. Je m’en vais être fidèle, à sa manière à son modèle…

J’ai aussi vu Pauline Marois, asseoir autour de sa table du Conseil des ministres, des personnes qui, dans des moments d’égarement, n’avaient pas cru en elle, n’avaient pas été tendre avec elle. Elle a passé l’éponge et a additionné leurs talents. Je m’en vais être fidèle, à sa manière à son modèle.

Et je donne un avis à tous ceux et celles qui ne partageaient pas, pour mon élection, l’enthousiasme de 50,6 % des membres.

J’ai besoin, le Parti québécois a besoin, le Québec a besoin de chacun d’entre vous. De chacune d’entre vous. Sans exception. Tous et toutes, car notre rassemblement n’est que le premier cercle d’un rassemblement plus large encore. Celui de tous ceux et celles qui veulent le changement. Et ils sont nombreux.

Je vais m’adresser d’abord aux électeurs libéraux. Le quart d’entre vous l’avez avoué aux sondeurs. Vous êtes insatisfaits du gouvernement Couillard. Il n’y a pas de honte à avoir honte d’un gouvernement honteux. Des gouvernements libéraux, il y en a eu des exceptionnels, comme celui de Jean Lesage. Il y en a eu des moyens. Mais des mauvais comme celui qui gouverne en ce moment, on n’a jamais vécu ça, de notre vivant. Le PLQ, votre parti, est un grand parti de l’histoire du Québec. Mais pas en ce moment. Pas avec Sam Hamad, Gaétan Barrette, Lise Thériault et les autres. Pas avec une politique d’austérité qui a fait mal à notre économie et à nos démunis.

Pas avec un premier ministre qui a besoin de 24 heures pour décider si oui ou non, c’est éthique d’embaucher quelqu’un qui vient de voler des documents. Non. Si vous souhaitez que le parti libéral du Québec redevienne un grand parti, il n’y a qu’un remède : un long séjour dans l’opposition. Un changement de garde. Une longue cure de désintoxication éthique.

À l’élection de 2018, on va vous rendre la tâche facile, à vous les électeurs libéraux insatisfaits. On va vous présenter une équipe formidable, des idées novatrices, des futurs ministres intègres. Un hum-hum de bon gouvernement. L’indépendance, oui, comme mouvement souverainiste, on va essayer de vous convaincre que c’est le plus grand progrès pour le Québec et qu’on devrait, ensuite, en 2022 prendre une décision en ce sens. Mais comme gouvernement, pendant quatre ans, de 2018 à 2022, nous travaillerons ensemble, pour le bien commun, pour la nation, pour le Québec. On vous tend la main.

On la tend aussi aux électeurs caquistes. D’abord, pour vous annoncer une très mauvaise nouvelle. Certains d’entre vous pensent encore que la CAQ, c’est une coalition. Vous me direz, c’est quand même encore dans le nom, coalition. Au début, oui, il y avait des souverainistes et des fédéralistes unis pour parler seulement d’économie.

Mais des souverainistes, il n’y en a plus. François Legault l’a dit en pleine assemblée nationale l’autre jour : « il y a maintenant deux partis politiques qui veulent que le Québec reste dans le Canada ».

Oui, la CAQ est devenu complètement fédéraliste. François Legault est passé du côté obscur de la force. Il y a donc maintenant deux partis fédéralistes de droite au Québec : le PLQ et la CAQ. Deux partis fédéralistes de droite qui sont prêts à dire oui au pipeline qui mettrait en danger 860 de nos rivières. Deux partis fédéralistes de droite qui refusent de franciser les entreprises de 25 à 50 employés, qui sont pourtant le lieu privilégié de l’anglicisation des nouveaux québécois. Deux partis fédéralistes qui méprisent les Centres de la petite enfance, qui sont pourtant une des plus belles réalisations pour l’enfance de tout le continent.

François Legault a autre chose en commun avec Philippe Couillard et Gaétan Barrette. A eux trois, ils sont les responsables du plus grand désastre des finances publiques québécoises du siècle. Celui qui a conduit à ce qu’on donne 5,4 milliards de dollars par an de plus à 20 000 personnes, les médecins. Oui, c’est François Legault, quand il était ministre de la santé, qui a mis le bras des finances publiques dans le tordeur, que MM Couillard et Barrette ont ensuite tordu jusqu’à la dernière cenne.

Évidemment, François Legault n’est pas content. En fait il est rarement content. Mais l’autre fédéraliste de droite l’a volé. Pas seulement ses documents secrets. Non. Pas seulement son ancien candidat vedette, Gaétan Barrette Pas seulement l’ancienne présidente de son parti, Dominique Anglade, qui est maintenant ministre libérale. Mais aussi son programme qui se résumait en trois mots : compressions, compressions, compressions.

On aurait pu croire qu’après deux ans et demi d’austérité toxique, François Legault en aurait eu assez des compressions. Aurait compris que les Québécois en avaient assez. Mais non. Écoutez bien. Avant-hier, à l’Assemblée, la CAQ a pensé faire toute une opération avec une motion qui proposait une baisse d’impôt généralisée dès l’an prochain. Super bonne idée, jusqu’à ce qu’on calcule, en 22 secondes, que ça voulait dire des compressions supplémentaires de trois milliards de dollars par année sur le dos des québécoises et des québécois. Le plan de la CAQ, c’est trois milliards de coupes de plus en éducation, en santé, pour nos aînés. Nos 40 000 aînés des CHSLD vont manger des patates en poudre pendant combien d’années pour satisfaire la soif de compressions de la CAQ ?

Non, la CAQ n’est pas prête à gouverner le Québec. C’est un parti qui change de priorité tous les six mois. C’est un parti brouillon, impulsif comme son chef, qui fait des propositions irréalistes dans toutes sortes de domaine. Un parti fédéraliste de droite qui n’a pas de boussole. Pas étonnant que tant de caquistes quittent le navire dès qu’on leur offre un meilleur emploi.

Je représente la belle circonscription de Rosemont, mais c’est Thetford Mines et la région de Chaudières-Appalaches qui m’ont vu grandir. Moi, le fils d’entrepreneur qui a passé des dimanche matin à mettre des circulaires sous essuie-glaces des voitures de tous les stationnements d’églises de Beauce nord et de Beauce sud. Et je veux dire une chose claire : Lévis, la Beauce, la région de Thetford n’appartient pas aux libéraux et aux caquistes.

La région de la capitale nationale, n’appartient pas aux libéraux et aux caquistes. Je compte être présent, à l’écoute, dans la capitale. Il n’y a pas de mystère Québec. Il y a des citoyens qui ont des priorités, des valeurs, des espoirs, qu’il faut mieux représenter, mieux relayer. Je m’y engage.

Je veux parler maintenant à nos amis de Québec Solidaire. Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Sinon, on serait dans le même parti. Mais on était d’accord sur une chose, l’an dernier, lors de l’élection fédérale. Malgré toutes les divergences, il était nécessaire pour le bien commun que Stephen Harper ne soit plus premier ministre du Canada. Et nous avions raison.

Je crois maintenant, malgré toutes nos divergences, qu’il est nécessaire pour le bien commun que Philippe Couillard ne soit plus le premier ministre du Québec. Alors je me tourne sincèrement, vers nos amis de Québec solidaire. Trouvons ensemble le moyen d’additionner nos forces, lors de l’élection de 2018. Nous pouvons porter, ensemble, le projet d’amener dès que possible le salaire minimum à 15$. Nous pouvons porter ensemble le projet de libérer le Québec des paradis fiscaux.

Nous pouvons porter ensemble le projet de transformer notre mode de scrutin pour que la prochaine élection soit la dernière à si mal représenter la volonté populaire. Nous pouvons regarder ensemble la carte électorale et voir comment on peut faire élire davantage de députés progressistes et souverainistes et envoyer à la retraite un maximum de fédéralistes de droite.

Ce n’est qu’une question de volonté politique. Nous, au Parti Québécois, avons-nous cette volonté politique ? L’avons-nous ? Oui nous l’avons. Et, amis de Québec solidaire, nous souhaitons la retrouver aussi chez vous. Pour qu’ensemble on donne des victoires au bien commun.

L’éternelle jeunesse du Parti Québécois

Le 2 juin 1897 le New York Journal a publié une brève correction d’un lecteur célèbre : Mark Twain. Le journal avait précédemment annoncé la mort de M. Twain. Il a donc voulu rectifier les faits. « La nouvelle de mon décès, a-t-il écrit, est exagérée. »

Rarement la mort d’un parti ou d’une idée n’aura été aussi souhaitée, prévue, prédite que celle du Parti québécois et du mouvement indépendantiste. Quelques mois avant l’élection historique de René Lévesque en 1976, Pierre Trudeau avait annoncé, je cite « le séparatisme est mort ».

Après le référendum de 1980, les avis de décès était tellement nombreux que les sondeurs ont arrêté de poser la question de l’intention de vote souverainiste pendant plusieurs années.

Lorsque, avant le référendum de 1995, un porte-parole fédéraliste a annoncé qu’il fallait « écraser » les souverainistes, c’est qu’il croyait vraiment que le résultat serait catastrophique pour le Oui. C’est ce que disaient les très sérieuses analyses internes du bureau du premier ministre fédéral.

Quelques années plus tard, l’édition canadienne du magazine Time avait choisi, pour symboliser en une notre mouvement, une pierre tombale. Et au lendemain de l’élection de 2014, la couverture de Maclean’s décrétait « l’effondrement épique du séparatisme québécois ».

Pourtant, nous sommes toujours vivants. Toujours debout. Nous sommes encore et toujours le parti politique le plus important au Québec. Avec davantage de membres que tous les autres partis réunis.

Et aujourd’hui, mes amis, aujourd’hui même, le chef du PLQ Philippe Couillard a ajouté son nom à la longue liste des faux prophètes fédéralistes. La souveraineté, a-t-il dit « n’a plus d’avenir au Québec ». Il pense que c’est mort. Monsieur le Premier ministre, il y a Mark Twain sur l’autre ligne. Il a quelque chose à vous dire.

Et l’élection d’aujourd’hui, l’extraordinaire campagne que nous venons de mener, le riche débat d’idées que nous avons tenu, le taux de participation enregistré, tout clame au monde une grande vérité, une vérité qui dérange : Le Parti québécois est là pour durer. Le projet indépendantiste est irréductible.

J’aime profondément ce parti et je ne peux dire suffisamment merci, en ce soir de victoire, à mon extraordinaire équipe, mes proches collaborateurs. Merci à ma conjointe, ma famille, mes enfants qui ont eu des drôles de vacances cet été. Ma sœur et ma mère qui m’ont soutenu et se sont transformées en extraordinaires vendeuses de cartes de membre. Et mon père, Jean-Claude, que je sens présent avec nous ce soir. Merci aux centaines de bénévoles et aux milliers qui ont cliqué sur « j’embarque avec Lisée », les 1000 qui étaient avec moi à la course précédente et qui ont repris espoir cette année. Je vous salue tous et toutes ou que vous soyez aux quatre coins du Québec…et plus loin encore.

 Notre parti, donc, est indestructible, irréductible, comme le Québec. Mais posons la question autrement. Notre parti est-il vieux ? Nous n’avons pas encore 50 ans. Le Parti libéral va souffler ses 150 chandelles. Et quant à la CAQ, eh bien, il est comme le bébé Benjamin Button. Il est né vieux.

Comme tous les grands partis, le Parti québécois a atteint sa maturité et connaît des périodes fastes et des périodes creuses. Des partis établis, comme lui, qui avaient perdu pied ont su se régénérer et retrouver le contact avec un nouvel électorat. Pensons à la « Génération Mitterrand » du Parti socialiste français, au succès de Barack Obama puis de Bernie Sanders pour le Parti démocrate ou, plus près de nous, à la vague orange puis au renouveau d’un Parti libéral du Canada qu’on croyait moribond au lendemain du scandale des commandites.

« Où sont les jeunes qui étaient avec René Lévesque à la création du Parti », entend-on parfois?

Et bien ils sont encore là, dans les salles où nous les avons rencontrés, de Gaspé à Val d’Or. Ils ont pris de l’âge, mais sont toujours vaillants, actifs, engagés. Il y a chez eux une résilience qui force l’admiration. Il n’y a rien de mal à ce que notre formation attire les appuis des baby-boomers et des jeunes retraités, au contraire. Leur expérience, leur solidité nous sont précieuses, comme leur fidélité à leurs rêves de jeunesse.

La question qu’on doit se poser est: « Où sont les autres? ». Dimanche dernier, j’étais heureux de présenter une trentaine d’appuis montréalais : ils étaient de tous les âges, de tous les milieux, de toutes les origines. Unis dans une même campagne. Un beau moment de rassemblement. Une bande-annonce du Parti québécois que je veux construire avec eux et avec vous.

La jeunesse. « Pour intéresser la jeunesse, il faut être intéressant » disait il y a quelques jours un homme qui vient de reprendre sa carte de notre parti : Jean-Martin Aussant. Je suis content, Jean-Martin, que tu nous trouves à nouveau intéressants !

Mais comment intéresser toute la jeunesse ? En devenant leur parti, puis leur gouvernement, branché sur leur sensibilité. Notre effort doit être important, constant, multiforme. D’abord en offrant à l’aile jeunesse du Parti québécois le statut, les moyens, l’importance qu’il faut pour qu’elle devienne un pôle d’attraction majeur de toute la jeunesse québécoise. Les jeunes doivent élargir leur place, brasser la cage, insuffler un vent nouveau dans le dialogue indépendantiste, social, environnemental du Québec. En un mot : ils doivent déranger, y compris le nouveau chef.

Notre Parti québécois redeviendra résolument vert pour faire du Québec une nation exemplaire de la planète dans la lutte au changement climatique. Premier ministre, je mettrai aussi immédiatement en œuvre ma proposition de créer une Agence québécoise de la solidarité internationale, véritable pont des jeunes québécois vers l’étranger.

Un gouvernement du Parti québécois environnementaliste et activement branché sur le monde, luttant aussi contre les inégalités de revenus et les paradis fiscaux, voilà des moyens de redevenir l’interlocuteur valable de la jeunesse et pouvoir ainsi engager le dialogue sur d’autres plans, dont l’indispensable indépendance.

Je propose aussi de remettre en scène le côté festif du projet indépendantiste en lançant chaque été la « Souveraine tournée » à la rencontre de la jeunesse québécoise. De jeunes chanteurs, humoristes, créateurs indépendantistes pourront faire vibrer et renouveler la culture indépendantiste québécoise, pour notre plus grand bien.

Au congrès de fondation de notre parti, il y a eu un débat sur le nom que nous allions adopter. René Lévesque, dans sa grande humilité, n’était pas entiché du nom « Parti québécois ». Il fut choisi, contre son gré, par la majorité des délégués. Il leur a dit ceci : « C’est un très beau nom qu’on a choisi. Il va donc falloir le porter, ce nom, avec la dignité (…) et l’espèce d’indiscutable responsabilité de tout ce que nous avons décidé de prendre, puisque nous l’avons choisi. »

Le Parti québécois doit être le parti de tous les québécois et de toutes les québécoises. C’était son message. Le parti de tous les débats aussi car, contrairement à la légende que certains veulent créer aujourd’hui, René Lévesque était le premier à critiquer les politiques d’immigration et leurs seuils. Il était le premier à défendre haut et fort l’identité québécoise qu’il appelait la « différence vitale » du Québec et notre responsabilité à la défendre et à la transmettre. Il fut, en son temps, accusé de tous les mots. Xénophobie, racisme, nazisme, il n’y avait pas de limite. Cela ne l’a pas empêché d’avancer pour le bien du Québec. Nous allons être fidèles…

Il menait ses combats, pour la diversité. Pour les droits des anglophones, pour leurs institutions.

Il faut reprendre, aussi, ce flambeau.

Lors de la campagne au leadership de l’an dernier, j’avais lancé l’idée de créer les « Bold anglos for independance » (Les anglophones audacieux pour l’indépendance.) Désormais, ils existent, sous la bannière des Anglos for Québec Independence et ils sont déjà une cinquantaine. J’en suis ravi et nous devons les accueillir à bras ouverts. Et je vais même, comme l’avait fait Pierre Karl Péladeau lors de son discours de victoire, leur dire quelques mots en anglais à eux et à tous les anglo-québécois.

We have a very catchy song, in French, by Loco Locass. It’s called: Libérez nous des libéraux. Free us from the liberals. Well, that’s our plan, for all of us, next election. The liberal party has trapped anglo quebecers for decades into voting for them by two means. First, by banking on the fear of separation. Better an inept, unethical, bumbling liberal government than the separatist PQ was their basic message. You know what I mean. Fully 40% of all non-francophones in Quebec are dissatisfied with this current liberal government.

It gives liberalism a bad name. Well, what if we got out of this trap for a change. What if we agreed to have a full term of just clean, honest, green, dynamic government. Yes, as a sovereigntist party, we will keep working towards our goal. But as a government, we will rebuild what this awful liberal team is spoiling but that we all hold so dear: this corner of North America that is unique in so many ways, and that thrives on that uniqueness, creativity, joie de vivre.

I said the liberals had two means to keep you in their electoral trap. The second one is to make you believe that we, at the Parti Quebecois, are, let’s say, dreadful people. They have a vested interest in making you believe that. They have help from, among others, the Toronto Globe and Mail, who described us, and I’m not making this up, as “vampires” and “zombies”.

Well, you know better than that. And, as a leader, I will make sure that we have an open and fruitful dialogue on who we are and what we can build together, when we do the current liberal team the great service of putting them out of their misery and letting them regenerate in a long overdue period in opposition.

Dans ma campagne cette année, des membres des communautés hispano, juive, haïtienne, kabyle, libanaise, et plusieurs autres, jeunes et vieux ont vendu des cartes de membres dans leurs communautés et m’ont épaulé.

C’est une autre bande-annonce du Parti québécois que je souhaite pour bientôt. Le comité représentant, dans les instances du PQ, les Québécois d’adoption doit être recréé de toute urgence. Des équipes responsables de porter notre projet dans les communautés doivent être mises sur pied pour entreprendre un travail sérieux, constant, de longue haleine. Des représentants de la diversité doivent être actifs dans chacun des exécutifs des circonscriptions où ils sont présents. Les assemblées du parti doivent, rapidement, refléter plus justement la réalité métissée qui est celle du Québec d’aujourd’hui et de demain.

Prenons un instant pour faire connaître notre empathie, notre détresse et notre solidarité envers le peuple haïtien et la communauté québécoise haïtienne encore une fois frappé par le destin.

Vous êtes nos frères et nos sœurs. Vous nos sœurs, vous nos frères haïtiens, sachez que dans votre détresse, nous sommes de tout cœur avec vous. Demain, le soleil éclairera à nouveau vos courageux visages et nous serons à vos côtés pour sortir de l’épreuve la tête haute.

Au Québec comme ailleurs, l’affiliation à un grand parti est moins attractive qu’auparavant. On milite pour des causes, ponctuellement, puis on passe à autre chose.

Il faut donc ouvrir le Parti québécois à cette volonté du militantisme à géométrie variable. Ouvrir nos consultations aux non-membres. Permettre que des propositions soient soumises, des questions posées, des actions organisées, sans que chacun ait à exhiber sa carte.

L’information doit circuler plus librement au sein du parti. Les initiatives locales doivent être encouragées, plutôt que contrôlées. Et il est grand temps que le Parti dispose d’un attaché de liaison à plein temps, à Québec, pour alimenter notre action dans la Capitale nationale et dans Chaudières-Appalaches.

Il faut donc un vent de fraîcheur dans notre parti et dans notre vie politique. Depuis sa création, le Parti québécois a toujours su innover. A toujours su Oser. En réformant en profondeur le financement politique (deux fois : en 1977, puis en 2013). En instaurant le suffrage universel des membres pour le choix de son chef. Il doit innover encore. Démontrer qu’il est aujourd’hui, autant qu’à sa création il y a bientôt 50 ans, de loin le meilleur véhicule pour porter le Québec vers l’avenir.

Surtout, nos convictions à nous sont intactes. Notre projet à nous est aussi moderne qu’au premier jour. L’expérience étrangère – Écosse, Catalogne, Brexit – nous donne raison sur la forme et sur le fond. Notre défi n’est pas de redéfinir notre objectif ou notre projet, mais de régénérer notre organisation pour la mettre au diapason des citoyens d’aujourd’hui.

Nos amis fédéralistes québécois, eux, ont abandonné leur rêve : celui d’un Canada renouvelé, qui reconnaîtrait concrètement l’existence de la nation québécoise et qui accepterait son autonomie. Eux sont orphelins. Eux ont baissé les bras. À l’approche du 150e anniversaire du Canada l’an prochain, ils n’osent même plus évoquer la lointaine possibilité que la loi fondamentale canadienne, la constitution adoptée sans nous et contre nous il y a 34 ans, puisse être réparée. Puisse faire justice à l’existence de notre nation. Il y a donc un décès, un vrai, dans la famille québécoise. Le décès du rêve de Jean Lesage, de Claude Ryan et de tant d’autres élus qui croyaient que le Canada, un jour, reconnaîtrait officiellement la différence québécoise. L’accueillerait dans « l’honneur et l’enthousiasme ». Les libéraux n’osent même plus discuter du sujet, tant leur capitulation est totale. Ils savent que le Canada qu’ils souhaitaient est un pays imaginaire. Ils ne croient plus à leurs propres rêves. L’annonce du décès de leur rêve n’est nullement, en ce cas, exagéré.

Mais nous, les indépendantistes, notre rêve est plus vivant que jamais. Nous savons que nous n’avons de permission à demander à personne qu’à nous-mêmes. Nous savons que le Québec sera présent au monde. Nous savons que l’avenir nous appartient. Nous savons que s’ouvre devant nous, ce soir, le chemin des victoires.



69 réflexions au sujet de « UN PREMIER PAS SUR LE CHEMIN DES VICTOIRES »

  1. Robert Barberis-Gervais

    Le Hir explique pourquoi il n’a pas voté pour Jean-François Lisée

    Le rédacteur en chef de Vigile qui admire le Front national et l’extrême-droite française au point qu’il compare Marine Le Pen à Charles De Gaulle, ce qui est un contresens historique de grande ampleur, vient de publier un texte où il explique pourquoi il n’a pas appuyé Jean-François Lisée dans la course à la direction du Parti québécois. Son texte s’intitule « la chance au coureur ». (Richard Le Hir, Editorial de Vigile, 11 octobre 2016)

    Cela mérite bien un retour sur mon métier professionnel c’est-à-dire une petite analyse de texte qui va souligner les flèches empoisonnées lancées à Jean-François Lisée à l’occasion d’une démarche en apparence positive : celle de la chance au coureur.

    Dans la « chance au coureur », il écrit :

    « Je n’ai pas voté pour Jean-François Lisée. Il n’était pas mon premier choix, ni même mon deuxième. Je l’ai connu en 1994. J’en ai gardé l’image d’un ambitieux manœuvrier, prêt à marcher sur toutes les têtes pour permettre à la sienne d’émerger. Et, en passant sans état d’âme du service immédiat de Jacques Parizeau à celui de Lucien Bouchard après la démission du premier dans le contexte qu’on connaît, ne se trouvait-il pas à faire preuve d’un opportunisme indécent quand on sait toute la différence entre les positions de ces deux chefs, une différence qui était loin de se limiter aux seules questions de stratégie ? » (fin de la citation)

    Quand on habite une maison de verre, on ne lance pas de roches. Ici, on reproche à Jean-François Lisée son cheminement. Le Hir sait de quoi il parle quant il écrit : « ambitieux manoeuvrier ». S’il a connu le conseiller politique des premiers ministres en 1994, on peut dire sans risquer de se tromper que Jean-François Lisée aussi a connu Richard Le Hir en 94-95 alors qu’il a été le pire ministre de toute l’histoire des gouvernements du Parti québécois. A chaque fois qu’il passait à la télévision, le camp du OUI perdait des milliers de votes : le ministre n’inspirait pas confiance. Pourtant, il devait rassurer la population avec les études sur la souveraineté. Ce fut un échec. Ça ne se compare pas à l’histoire des Yvettes de Lise Payette, mais on peut y penser. A ce propos, lors d’une assemblée politique organisée dans Marie-Victorin le 4 juin 2010 par Bernard Drainville où il était l’orateur invité, alors qu’il venait d’écrire sur un de ses livres une dédicace que j’ai précieusement conservée : « A Robert Barberis, d’un lecteur assidu, avec mes salutations J-F Lisée », je lui ai demandé ce qu’il pensait de Richard Le Hir. Sa réponse : un grand silence.

    Parlant d’indécence, comment ne pas rappeler le cheminement de Richard Le Hir, de ministre péquiste à fédéraliste devant les Amis de Cité libre appuyant Alliance Québec dans la fausse accusation contre le camp du OUI d’avoir fait massivement annuler des votes pour le NON. Avec en prime, un texte : « Pour en finir avec 95 », où il a associé le camp du OUI et Jacques Parizeau au ministre de la propagande nazie sous les applaudissements de « No dogs or anglophones », un site web où Camille Laurin avec sa loi 101 est régulièrement accusé de nazisme. Faire ce rapprochement est un manque de jugement aux proportions gigantesques : les réunions du camp du OUI avec des professionnels et dans les régions avaient pour but de faire légitimement la promotion de l’indépendance avec l’intention de vaincre la peur : rien à voir avec Goebbles.

    Sur combien de têtes Le Hir a-t-il marché et marche-t-il encore sans état d’âme pour permettre à la sienne d’émerger en prenant le contrôle absolu de Vigile, ce qu’il a fait à l’occasion du procès en diffamation de Vincent Chiara contre lui, procès dont il est le seul et unique responsable, qui a coûté au moins 80,000$ au lecteurs de Vigile et dont nous attendons le jugement.

    Citons encore « la chance au coureur ».

    « Je n’ai pas non plus apprécié ses propos lors du Brexit. Le citant d’abord, j’écrivais en éditorial : « Je vous le dis franchement, j’aurais été Britannique, j’aurais voté pour rester dans l’Union européenne (comme les Écossais, donc) Un pays souverain dans une zone d’échange où on rediscute constamment de notre partage de souveraineté en fonction de ses intérêts et de l’intérêt collectif, je trouve ça plutôt bien. » On notera que, pour Lisée, l’intérêt collectif est celui de l’entité fédérale, les intérêts du Québec devenant dès lors subordonnés. Il livre-là le fond de sa pensée, essentiellement fédéraliste. Voter pour rester dans l’Union Européenne, c’était accepter le déficit démocratique, la tyrannie bureaucratique de Bruxelles, les diktats de Bruxelles, la dépossession de moins en moins tranquille de sa souveraineté, renoncer à son droit à l’auto-détermination, à la Home Rule, etc… Pas fréquentable, ce Lisée. Il se range dans le camp de l’establishment contre le peuple. L’association économique au bénéfice de l’establishment est pour lui plus importante que la souveraineté du peuple et de l’État. Pour les Britanniques, c’est le contraire. » (fin de la citation)

    En se citant lui-même (comme d’habitude), Le Hir reprend une erreur de lecture. J’ai fait une critique détaillée de cette analyse : on comprend pourquoi Le Hir l’a enlevée des Archives puisqu’il n’en tient aucunement compte. Il s’obstine dans ce paralogisme qui consiste à passer de la Grande Bretagne et de sa situation dans l’Union européenne au Québec et sa situation dans le Canada. Il écrit : « On notera que, pour Lisée, l’intérêt collectif est celui de l’entité fédérale, les intérêts du Québec devenant dès lors subordonnés. Il livre-là le fond de sa pensée, essentiellement fédéraliste. » Et il conclut : « Pas fréquentable, ce Lisée ». C’est de la fausse géopolitique. Prétendre que Lisée est fédéraliste et qu’il est prêt à sacrifier les intérêts du Québec et l’intérêt collectif des Québécois sous prétexte qu’il se demande si les Britanniques n’auraient pas mieux fait de rester dans l’Union européenne, ça ne tient pas la route. . Au moment où Jean-François Lisée avait besoin de tous les appuis, Le Hir essayait de lui nuire. Son prétexte du Brexit, c’était une prise de position politique anti-Lisée. Il y revient dans « la chance au coureur » pour se justifier. Il n’est guère convainquant. Il persiste avec obstination dans sa mauvaise querelle pour continuer à discréditer un candidat à la direction du Parti québécois qui est maintenant chef du Parti québécois.

    Dans ces circonstances, nous prenons avec un grain de sel sa chance au coureur. Le Hir n’est pas plus fiable qu’à l’époque où il était responsable des études sur la souveraineté. Il se rallie tardivement (comme toujours) et cède devant le succès…jusqu’à la prochaine fois. On comprend pourquoi il n’a pas publié mon texte sarcastique intitulé : « Les agents du Front national au Canada ». Lisée n’est pas d’extrême-droite : comment pourrait-il obtenir l’adhésion sincère d’un homme qui admire Marine Le Pen.

    D’ailleurs lisez attentivement « la chance au coureur » : vous y verrez un certain nombre de flèches empoisonnées du genre : « un ambitieux manoeuvrier » ; « un opportunisme indécent » ; « le fond de sa pensée essentiellement fédéraliste » ; « Il se range du côté de l’establishment contre le peuple ». Et cette dernière attaque où il reprend sa marotte de coupable par association : « Est-il pensable que Lisée ait pu occuper le poste de correspondant de La Presse à Washington sans que l’empire Desmarais n’ait en lui la plus grande confiance. Dès lors, Lisée n’est-il qu’un autre des nombreux pions de l’Empire Desmarais ? Au moment où il prend la direction du Parti Québécois, ces questions demeurent sans réponse. » Etre un pion de l’empire Desmarais , pour Le Hir, c’est le crime qui ne se pardonne pas. C’est très grave de répandre pareille suspicion : à mon avis, c’est de la malveillance et du dénigrement. Pour montrer l’absurdité de ce raisonnement basé sur le principe fallacieux de coupable par association, on pourrait dire que Vigile est infiltré par deux « pions de l’Empire Desmarais » puisque Gilles Paquin et Gilles Toupin qui font partie du CA de la Société des Amis de Vigile sont d’anciens journalistes de La Presse qui jouissaient certainement de la confiance de Paul Desmarais. C’est absurde à sa face même. Paquin et Toupin sont des bénévoles qui méritent notre estime.

    Quand le rédacteur en chef de Vigile conclut : « notre intérêt collectif bien compris nous dicte de nous rallier à lui et de lui accorder la proverbiale « chance au coureur » tout en demeurant des plus vigilants sur ses intentions finales. Ça tombe bien, la vigilance est justement la raison d’être de Vigile ! » Les intentions de Jean-François Lisée, il les a exprimées clairement pendant la campagne au leadership et il les a répétées magistralement pendant son discours de la victoire. Nous lui faisons confiance. Il y a bien des façons d’être vigilant. Nous aussi nous serons vigilant sur la façon d’être vigilant de l’auteur de « Desmarais, la dépossession tranquille ».

    • Bonjour de Québec, M. Barberis-Gervais. Je pense que je ne perdrai pas mon temps à vous faire changer d’idée ainsi qu’à M. Le Hir. Merci de nous faire connaître votre avis après la course à la chefferie. J’en conclus donc que les autres prétendants(es) ne faisait pas votre affaire non plus. Je termine en disant que je ne suis pas d’accord avec votre jugement sur M. Lisée. Personne ne doit juger personne, car qui est-on pour le faire ?

    • Toutes mes excuses à M. Barberis-Gervais. J’ai mal compris votre intervention dans votre commentaire. La prochaine fois je lirai deux fois plutôt qu’une un si long texte. Mais je me souviens de M. Le Hir et je me souviens que je ne l’aimais pas beaucoup.
      Alors qui est-il lui pour juger M. Lisée ? merci de Québec.

    • À qui l’écrivez-vous !

      J’ai écouté, réécouté et allé au texte pour référer à des gens du pays que ça peut intéresser.

      – Que demander de mieux comme phare pour notre régénération due depuis 20 ans selon Jacques Henripin, un libéral de l’époque d’un autre Jacques, même pas Villeneuve senior mais Parizeau ?

      Il y manque cependant trois pages, sous prétexte qu’il aurait été trop long, je me suis laissé dire. « La version lue fait foi ». J’imagine qu’il a gardé le meilleur pour un moment Lisée 2.

  2. Bonjour de Québec. M. Lisée vous avez reçu le Premier Ministre de la France, M. Manuel Valls, dans la capitale, ma ville , Québec. Dans votre discours vous dites qu’il n’y a pas de  » mystère Québec  » et vous avez raison. Ce qui choque les gens de Québec, c’est quand il y a un visiteur étranger et que celui ou celle-ci sont reçus plus souvent à Montréal qu’à Québec. Je crois qu’un chef d’un pays ou d’une province canadienne doit recevoir  » la viste  » dans la capitale. Voilà, je crois, que c’est ce qui doit être fait. Merci.

    • De Québec, Carole, la CAPITALE c’est QUÉBEC. Il n’y a pas de mystère Québec. Personnellement, Je préfère ma ville à la vôtre parce que j’y suis née. J’ai été souvent à Montréal et nos deux villes sont complètement différentes. Je ne suis pas jalouse et surtout, je ne suis pas d’accord avec le texte que vous m’avez référé. Québec est bien plus de ce qu’on en dit ! On a un aéroport international vous savez. Les chefs d’états peuvent très bien venir directement chez-nous et le Premier Ministre doit venir à Québec pour les rencontrer. C’est partout pareil ! Pourquoi ce serait différent pour nous? Vous montrez un côté montréalais que je n’aime pas. Je n’attaque pas les gens ni la ville. C’est seulement un fait que je dénonce. Merci.

    • Carole, j’espère que vous avez compris que pour le mot visiteur je parle de chef d’état ou autres dignitaires. C’est pourquoi je désire que notre Premier Ministre reçoive comme il se doit ceux-ci dans la Capitale comme c’est l’usage partout ! Merci.

    • Madeleine,

      Je référais à ce document car il y avait peut-être des éléments de réponse à discuter.

      Je ne vis pas à Montréal, j’y ai habité environ 7 ans dans ma petite enfance.

      Je n’attaque pas non plus votre magnifique ville.

      Force est d’admettre cependant qu’il y a une espèce de rivalité Québec-Montréal qui est née il y a longtemps, force est d’admettre que cette région vote un peu à l’envers des autres francophones par moment, et force est d’admettre que cette capitale veut être celle d’une petite province au sein du Canada plutôt que la capitale d’un pays!

      Dommage. 🙂

  3. M. Lisée,

    J’ai pris ma carte pour voter pour vous et maintenant vous reniez des parties importantes de votre programme. Désolé. Ça ne fonctionne pas comme ça. Si j’avais voulu élire M. Cloutier j’aurais voté pour lui. Très déçu. Je comprends la nécessité de rassembler, mais ça doit être par la conviction, pas par la démission. Le vainqueur doit prévaloir. Le mouvement souverainiste est une maison de fous. Première petite implication pour moi et c’est la dernière. L’identité est la seule raison justifiant un mouvement souverainiste. Se renier sur ça n’a aucun sens. Je craignais le stratégiste chez vous, et dès le début cet écueil survient. Encore une fois, très déçu. Machiavel sors de ce corps!

    Claude Vaillancourt

    • De Québec, en tout respect M. Vaillancourt, on doit laisser la chance au coureur non ? Laissez du temps à M. Lisée pour s’habituer à son nouveau statut et on reconnaîtra le vrai Lisée. C’est certain que les autres candidats avaient de bonnes idées eux aussi, alors pourquoi ne pas les intégrées à celles de M. Lisée ? Il n’a rien renié de ses propositions. On joue dans la même équipe tout le monde et les élections sont dans deux ans.
      Moi, je continue de croire en Jean-François et à l’indépendance. Alors restez avec nous s.v.p. , merci !

  4. J’ajoute que ceux qui l’ont trouvé long font probablement partie des gens qui n’ont rien (d’intéressant) à dire, contrairement au nouveau chef du PQ!

    • Entièrement d’accord avec vous sur ce point, Carole. J’étais sur place et nous buvions tous et toutes ses paroles. J’ai passé une soirée dont je me souviendrai longtemps, croyez-moi !

    • Quand même un Mario Dumont est obligé de reconnaître la qualité du discours, ce n’est pas peu dire. Il a dit qu’il avait été très impressionné.

      Et on ne peut pas dire qu’ils soit du genre à lancer des fleurs au PQ sans raison! 🙂

    • Oups: parti trop vite mon message, je voulais évidemment écrire: « qu’il » pas de « s »

      Désolée.

  5. Félicitations Jean-François, pour votre victoire et votre discours d’intronisation en tant que chef du Parti Québécois!
    Pour la suite du monde…
    De la part d’un petit gars de Drummondville qui a passé 30 ans de sa vie dans votre région…

  6. Magnifique discours, vibrant, intelligent et rassembleur. Vous dégagez un enthousiasme et une fierté patriotique contagieuse…Mille fois bravos…vous avez la prestance d’un véritable chef d’état…Nous sommes plus que fiers et admiratifs d’une telle performance …

  7. Monsieur Lisée, votre discours était à la hauteur d’un future Premier Ministre qui saura, par son intelligence et sa perspicacité, nous amener à la porte de notre Pays. Evidemment, il faudra encore une fois, faire face à nos membres qui sèment trop souvent la zizanie. Espérons que cette fois, votre approche « diplomatique » nous donnera l’unité que nous avons tant besoin.

  8. M. Lisée,
    À vrai dire, le PQ en vous choisissant a décidé de jouer son Joker. Avec vous, tout est à gagner ou tout est à perdre. Concernant ma proposition de déclaration d’identité , je vais vous envoyer ma dernière version à votre adresse-courriel de l’Assemblée nationale espérant qu’elle n’a pas changé depuis vendredi soir. Merci!

  9. Félicitations pour votre victoire. J’ai voté pour vous pour deux raisons: vous êtes d’après moi la personne la plus susceptible d’affronter Philippe Couillard et sa gang et vous avez montré que vous n’êtes pas suicidaire en retardant la tenue d’un référendum. Cependant, je m’inquiète d’une chose. Quand vous dites que vous voulez chercher la clientèle de la CAQ, j’ai peur que vous vouliez aller trop vers la droite. Nous avons assez de deux partis de droite au Québec, nous n’en avons pas besoin d’un troisième. Je suis profondément social-démocrate et j’espère que vous continuerez dans cette voie.

  10. Toutes mes félicitations pour votre élection à la tête du Parti Québécois. Je fais partie de la communauté kabyle dite démocrate. Notre priorité est la lutte contre l’islamisme. En ce moment, le phénoméne est peu visible au Québec car il est en phase de structuration, avec l’aide des libéraux provinciaux et fédéraux. Il tisse sa toile dans l’ombre, discrétement, car il ne veut pas se faire étouffer dans l’oeuf, Mais le processus est toujours le même, en Algérie comme au Maroc, en France comme au Québec. Nous ne croyons pas ceux qui disent que, en matiére d’islamisme, le Québec n’est pas la France. Nous pensons que le Québec n’est pas encore la France.
    Nous ne voudrions pas vivre dans un québéec souverain mais infesté d’islamistes. Nous ne voulons pas d’un systéme de santé performant mais infiltré par les islamistes. Nous ne voulons pas d’un systéme éducatif plus démocratique et moderne, mais gangréné par l’islamisme. Pour nous, aucun projet d’envergure n’a une chance de réussir sans neutraliser totalement l’islamisme au Québec.
    Npus espérons que le Parti Québecois gagnera les prochaines élections et que vous vous tiendrez debout, tel que nous vous avons toujours connu.
    Bonne chance.

    • Pour votre information, le système scolaire est plein d,islamiste, puisqu,avec le programme PELO ,dans nos écoles catholiques, parmis d’autres langues, nous enseignons l’Arabe en para scolaires et c’est nous qui payons, 58 enseignants ,dont presque personne ne parle, et nous Québecois, nous n’avons le droit que d apprendre le francais aux enfants, heureusement que nos jeunes eux ont compris que pour sortir et s’émanciper dans d’autres pays ,il faut être bilingue, c’est pour cela que la jeunesse ne veut pas de votre parti , il est génerationnelle, plus les baby boomers mourront, plus le parti deviendra essouffler, car vous ne faites qu,imposer une langue pour eux, tandis que nos immigrants ont tout, et payés par nous, le programme PELO, PROFITE AUX ARABES ET A NOTRE IMMIGRATION, ET QUE VOUS ÉTOUFFER LES JEUNES A RESTER IGNORANTS POUR QU,ILS RESTENT AU QUÉBEC UNE SEULE LANGUE, Heureusement nos enfants ont des cours d,anglais, mais pas en para scolaire, pour les Québecois ca couterait trop cher, mais pour les arabos musulmans y pas de prix , ça me lève le coeur

  11. Bonjour. Toujours bravo pour votre victoire digne d’Hollywood! En termes de remontée mais aussi bravo pour cette mobilisation populaire de gens réveillés qui ont vus vos ressources en tant que politique. Notre petite contribution pour votre succès en signatures, dons et votes de membres ayant son importance.

    Sur la stratégie Couillard abondamment utilisée en France d’inculquer une
    -fachosphère- envers des adversaires c’est du connu. Sur la laïcité qui n’est pas l’identitaire, toujours parler de laïcité modulée, vous êtes un modéré sur la laïcité et vous ne vous laisserez pas prendre à ce piège. La réduction de l’immigration annuelle n’est pas un crime contre l’humanité, le changement du cours religieux et encore moins la simple incitation à ne pas porter de signes religieux dans les postes publics! Maintenir ces engagements contribue à votre crédibilité et aspirant premier ministre, idem pour la majorité de vos engagements sur tous les sujets dont de combattre le pipeline comme de savoir prévoir que Couillard pourrait tenter quelque chose du côté de la constitution de 1982 pour 2017 et déterminer un plan virtuel pour savoir comment réagir sans rester les bras croisés au PQ comme partout au Québec. Des fois que…

    Sur la question de l’islamisme, en tant que chef de l’opposition, savoir avec discernement surveiller si la Sécurité du Québec a un département pour surveiller les signes troubles provenant de personnes radicalisées. C’est un aspect qui peut vu dans le contexte actuel. Bonne chance.

  12. Vous en avez fait du chemin depuis le temps où je vous lisais sur « l’actualité ».
    J’ai été de ceux qui vous encourageait à rejoindre le Parti Québécois, au côté de Pauline Marois. En tout cas, félicitation!

    Sylvain alias Léo

  13. Merci, M. Lisé, pour ce discours et cet engagement, je me suis surpris à rêver à un Québec meilleur, ça ne m’était pas arrivé depuis M. Landry.
    Et vous avez bien raison, il n’y aura pas d’indépendance si nous ne pouvons rêver ce pays. Commençons par montrer que nous pouvons gouverner ce gouvernement du Québec avec humanité, ouverture et entrain. Une démonstration pas évidente avec les gouvernements qui ont précédé. Avec René Lévesque et Jacques Parizeau, on avait l’impression que tous ces ministres étaient invités à rêver et à produire à un monde meilleur, pas juste le premier ministre.

  14. Bravo! Que peut-on dire de plus après une telle victoire.
    Le discours est rassembleur afin d’obtenir la victoire en 2018.
    Les jeunes vont être emballés.
    Félicitation

  15. Sur ma page facebook

    Robert Barberis-Gervais
    8 octobre, à 01:18 ·
    Le discours de la victoire de Jean-François Lisée: « un chef-d’oeuvre d’éloquence » (Luc Lavoie, LCN). Ce discours marque l’histoire du Québec. On pourra dire: il y a un temps avant ce discours et un temps après ce discours. Après une courte enquête, une grande émotion vécue par ceux et celles qui l’ont écouté. Avec des larmes de joie pour les plus émotifs. Je cherche les moyens de diffuser ce discours sur You Tube ou ailleurs. (A côté de cette hauteur, regardez la bassesse du discours de Couillard en Islande. C’est la cassette libérale débile qui repart.)
    Dans son discours superbe, Lisée fait des clins d’oeil à Gilles Vigneault (Mon pays: « Et je m’en vais être fidèle à sa manière, à son modèle » et à Victor-Lévy Beaulieu (Mark Twain: l’annonce de ma mort était exagérée) et un témoignage très touchant de sympathie pour le peuple haïtien. Beaucoup de finesse et de pertinence pour rassembler et affirmer. Comme le dit la chanson: « c’est le début d’un temps nouveau ».
    Je vous l’avais dit que les chiffres des sondages Léger basés sur les sympathisants et non les membres du PQ étaient trompeurs. Ils donnaient Cloutier et Lisée nez à nez. Or, regardez les résultats: 25,936; 47.03% Lisée;16,357; 29.66% Cloutier; 9,077; 16.46% Ouellet; 3,772: 6.84% Plamondon. Et avec le report des 2è choix de Plamondon: 27,801; 50.63% Lisée; 17,433; 31.7% Cloutier; 9,702; 17.07% Ouellet. Mais les chiffres faux des sondages Léger ont contribé à nous motiver encore plus. Ma conjointe Marcelle Viger a fait toutes les démarches nécessaires pour que cinq personnes proches votent pour Lisée, membres de la famille qui n’auraient même pas voté. Et il y en a cinq autres à qui elle a téléphoné pour s’assurer qu’ils avaient voté. Le mercredi ou le jeudi et même le vendredi, le NIP n’avait pas été reçu. Il fallait insister pour que le membre ne se décourage pas: mais tout le monde a réussi à voter. C’est 10 votes pour Lisée. Bravo Marcelle. Je t’admire.

  16. C’est votre victoire à vous et à nous Monsieur Lisée! Nous qui avons voté pour vous faire élire. Nous sommes très fiers de vous!

  17. Bravo, ne vous laissez pas prendre au piège des libéraux qui vont tout faire pour vous provoquer. Écoutez vos conseillers, ne vous laissez pas entraîner dans la blessure de l’amour propre.
    Merci pour votre engagement et votre détermination

  18. L’allocution non seulement d’un chef de parti mais bien celle d’un chef d’état.
    M. Lisée si vous planifiez aussi bien notre marche vers l’indépendance que vous avez planifié votre course à la chefferie du PQ, votre allocution vous la prononcerez aux nations-Unies.

  19. Félicitation pour votre élection comme chef du PQ. J’espère que vous allez rabattre le caquet de tout les libéraux démagogues. Et concernant le 150e anniversaire du Canada j’ai l’impression que Couillard nous prépare une surprise du style :signer la constitution sans contrepartie.

  20. Bravo pour votre victoire, vous l’avez mérité. D’autant plus que vous étiez mon deuxième choix. Il est certain que le Parti québécois vient de se donner un chef d’envergure. C’est bien! Mais les défis qui vous attendent sont immenses. Vous le savez mais vous êtes prêt à relever le défi, c’est admirable. Ne serait-ce que pour cela, je suis prêt à vous suivre . J’ai relu votre texte qui était celui d’un chef d’État , mais un peu long quoique sa qualité a compensé pour les oreilles et fesses fatigués.
    Votre acte de décès décerné aux libéraux nationalistes pour leur fédéralisme renouvelé , je ne suis pas sûr que c’est gagnant . Je pense que vous devriez revoir votre position à ce sujet. Vous devriez peut-être leur proposer de demander, une dernière fois pour eux et tous les québécois, au fédéral la reconnaissance dans la constitution canadienne de la nation québécoise et le faire à partir d’une déclaration d’identité du peuple québécois à y être inscrite . Je vous ai déjà suggéré des pistes en ce sens et un texte de déclaration d’identité qui est très inclusif . J’espère que vous allez y réfléchir . Merci!

  21. message aux indépendantistes de QS et de l’ON :
    « Nous ne sommes pas assez nombreux pour nous diviser. Pour être forts, nous devons nous entendre sur l’essentiel. »
    – Daniel Johnson père

  22. Félicitations monsieur Lisée pour votre élection comme chef du Parti.
    Je crois à notre parti et votre lettre d’accueil est un appel au rassemblement de tous ceux qui partagent les mêmes rêves : avoir enfin notre pays, y vivre en harmonie, y conserver et épanouir nos richesses naturelles, culturelles et sociales. Bonne chance.

  23. Discours avec de l’élan et de la perspective. Enfin un peu d’air frais dans une société à moitié bloquée socialement, politiquement et culturellement. Félicitations à l’heureux élu. C’est le papier de Gérald Larose dans Le Devoir du 24 mai qui avait fini par me convaincre, moi qui n’avait jamais pris de carte du Parti Québécois (sauf peut-être une fois au début de la décennie 1970).

    Ceci étant dit je crois bien que la prochaine décennie verra l’indépendance du Québec se croiser à la bataille écologique menée sur notre territoire
    a) en résistant à l’exploitation du gaz de schiste et au passage des pipelines (Énergie Est et autres);
    b) en fournissant des alternatives concrètes de transport électrique, d’efficacité énergétique des bâtiments (entreprises et habitat), etc.

  24. Ah oui, bonne idée (une de plus) d’avoir mis en ligne votre magnifique discours.

    Comme vus le savez, le leadership se reconnait de plusieurs manières, mais l’expression verbale demeure prépondérante pour rejoindre les gens.

    Eh bien, dès la fin de votre discours, j’ai reçu un message d’une amie « hésitante » qui s’est écriée – par écrit -: »J’embarque »
    Autre phénomènes observés: les commentaires de lecteurs de journaux ont radicalement changé. Les tirades méprisantes envers les péquistes ont presque disparues.
    Par contre, Couillard a reçu une volée de bois vert.
    Le ton change !
    Merci !

  25. Félicitations! Ce fut un excellent discours. L’avenir du Parti Québécois m’apparait maintenant plus sûr. Votre programme me donne presque envie de voter oui au prochain référendum. Cependant, il faudra présenter un calcul clair des avantages financiers de l’indépendance si c’est le cas. À première vue, nous partageons beaucoup de frais avec les autres provinces et territoires: armée, Banque du Canada, affaires internationales, assurance-emploi, etc. Certaines économies sont toutefois évidentes: abolition du Sénat (à remplacer toutefois par le concept de référendum populaire) et tout ce qui se rattache à la monarchie, loi sur les deux langues officielles, dédoublements de ministères, etc. Dans le cas contraire (désavantage financier), nous comptons sur vous pour conserver notre pouvoir de négociation et trouver une alternative de collaboration avec le reste du Canada. Bonne chance.

  26. Félicitations les plus cordiales, cher M. Lisée ! Votre victoire, vous la méritez amplement. Et mille mercis de votre engagement éclairé et éclairant.
    Louka Paradis

  27. Bonjour Monsieur Lysée,
    Mes félicitations!
    Vous avez de très bonnes propositions comme les autres candidats.
    Je suis contente de la manière que vous avez tendu la main aux autres candidats et partis ainsi qu’à tous les Québécois.
    Pendant que les 6 ans qu’ils nous restent à parcourir le chemin de l’indépendance, l’équipe du OUI, les chantiers portant sur la souveraineté etc
    pourront réussir à convaincre les Québécois du besoin d’être chez-nous.

  28. Monsieur Lisée,

    Depuis Bourgault et Lévesque, nous n’avons jamais entendu de discours aussi emballant.
    Nous espérons que votre appel rassembleur sera entendu et qu’ainsi vous puissiez enfin permettre à notre rêve de pays de se réaliser.
    Nous sommes fiers de vous.

    Félicitations!

  29. Discours étoffé d’un chef expérimenté qui une fois l’harmonie retrouvée dans le caucus saura par ses interventions musclées à l’Assemblée nationale faire trembler le Gouvernement pour mener par la suite le PQ vers la victoire.

    Une victoire contre la Peur du référendum et l’amalgame du PM avec les partis d’extrême-droite.

  30. Félicitations.

    Mes meilleurs voeux vous accompagne dans cette tâche pas facile à remplir, il faut en convenir. Cependant mon appui demeure indéfectible.

  31. Membre depuis 1970, président de Richelieu sous Sylvain Simard, premiièrement je vous félicite et comme dirais nos cousins « bon courage » la tâche sera hardie.
    En 2018, il faut se boucher le nez et tout faire pour battre Couillard. Il faudra passer outre certaines de nos convictions, mais garder à l’esprit que tant et aussi longtemps que Couilard sera là, le Québec recule, notre identité s’effrite.
    Votre victoire est claire et nette, par contre il serait, il me semble, agir en toute transparence si TOUS les résultats étaient divulgés, soit les nombre de votes de chacun aux trois tours. Enfin, je vous le dit attention ´a Martine.

  32. Félicitations M. Lisée ,une victoire bien mérité, le vrai travail commence maintenant, je crois fermement qu’en 2018 vous serez le premier ministre, en route vers la victoire. Pour votre campagne à la chefferie j’ai contribué avec plaisir.

  33. Gatineau, le dimanche 9 octobre 2016.

    Que du bonheur de savoir que la majorité des membres de votre parti politique vous a élu; la démocratie s’est exprimée.

    Et, je veux vous remercier pour votre engagement envers le bien collectif. Car ce n’est ensemble que nous pourrons nous accomplir et réaliser un projet sans pareil.

    En cette fin de semaine de l’Action de grâce, je rends grâce au Dieu de nos ancêtres qui vous a placé sur notre route; il nous voulait humains et fraternels.

  34. L’intelligence de Jean-François Lisée m’inquiète autant qu’elle me rassure. Le voilà à la tête d’un parti usé, autant par le pouvoir que par ses divisions internes. Je souhaite d’abord qu’il puisse nous aider à nous débarrasser de Couillard et de son équipe. Je souhaite aussi qu’il puisse gouverner un jour à gauche en écoutant le monde ordinaire, dont en priorité les jeunes et les communautés culturelles, autant qu’en respectant les compétences dont il aura su faire le meilleur usage. Je souhaite enfin qu’il prenne au sérieux notre désir collectif de souveraineté, en assurant les rassemblements nécessaires, sur un projet de société plus juste et plus humaine.
    Je ne suis pas péquiste, et ne l’ai jamais été. Mais je souhaite à Jean-François le meilleur des vents porteurs à la tête de ses navires. Il y faudra plus que de l’intelligence…

    • De Québec : M. Carette, qu’attendez-vous pour prendre votre carte de membre du Parti Québécois ? Comme le chantait feu Félix Leclerc,  » Les fruits sont mûrs dans le jardin de mon pays,
      as-tu compris ?  » . Votre commentaire est digne de mention et vous semblez prêts, non ?

    • De Québec: Je désire corriger les paroles de F. Leclerc que j’ai écrites. Ce sont, après mon pays, l’heure est venue, si t’as compris. Merci.

    • Vous n’êtes pas péquiste, dites-vous… il faudrait pourtant qu’on se serre les coudes un peu si on veut évincer Couillard. Sinon il sera là pour l’éternité!

      Unissons-nous contre la médiocrité et la morosité libérales.

  35. Félicitations au nouveau chef du Parti Québécois!
    J’ai lu trois fois votre discours. Il est magnifique, inspirant, rassembleur, inclusif, parfait en tout point. Sans doute votre écrit le plus réussi à vie.
    Je ne connais pas le fonctionnement interne d’un parti politique mais il me semble comprendre qu’une montagne de travaux vous attend, vous et votre équipe, pour vous assurer une victoire en 2018.
    Est-ce seulement possible? Je le souhaite de tout cœur parce qu’il n’y a pas d’alternative. Je vous souhaite donc à vous, M. Lisée, et à tous vos collaborateurs la meilleure des chances.

  36. Ce fut le plus grand speech d’un chef politique qui vient d’être élu que j’ai entendu depuis des lunes.
    Merci et bonne journée

  37. Cher M. Lisée,

    Vous m’avez ému lors de votre discours. Je me suis reconnue lorsque vous décriviez les québécois. J’ai 51 ans et j’ai à cœur de voir évoluer notre Québec, nos jeunes et notre êconomie. Le peuple québécois mérite le meilleur. Je crois en vous; merci de porter notre cause si noblement. Je partage la plupart de vos idées, je vous lie depuis longtemps. Bonne chance comme chef du parti québécois.

    Une enseignante de Laval

  38. Monsieur Lisée,
    Aujourd’hui, j’ai pris ma carte de membre du Parti québécois. Quand René Lévesque et son parti ont été élus en 1976, j’avais 24 ans. Malgré tout le respect que j’avais pour cet homme, et pour ses idées, je ne suis pas devenu péquiste à ce moment, ni après. C’est dire tout l’impact que votre campagne, et vous, avez eu sur moi. Je pense que vous serez notre prochain premier ministre, et cela me réjouit.

  39. De Québec, bonsoir M. Lisée. Les photos sur ce blogue sont très très bonnes !
    Votre discours juste une petit peu trop long, on ne pouvait pas en couper une ligne tellement c’était intéressant et criant de vérité. Je l’ai bien écouté sur place et je le réécouterai plus tard en ce samedi soir. J’espère que les appels lancés à d’autres que ceux de notre parti soient bien entendus, mais ce n’est qu’un souhait. Cela en fera réfléchir plus d’un(e). Je m’engage à voter P.Q. comme d’habitude en 2018 mais je ne resterai pas là les bras croisés. Je m’engage comme bénévole en 2017 et je ferai tout mon possible pour renouer avec le chemin des victoire en commençant par le pouvoir en 2018. Rien ne nous empêche de discuter sur l’indépendance, mais chaque chose en son temps. Je vous souhaite toute la chance possible au monde dans votre nouvelle fonction pour vous préparer à la prochaine ! Merci.

    • Je rajoute à mon commentaire ceci : La plus belle partie de votre discours est la salutation à Mme Véronique Hivon. Elle manque au parti, elle nous manque, nous avons hâte à son retour, nous avons besoin d’elle pour avancer. Nous avons besoin d’elle en santé. Merci.

  40. Très honorable Monsieur Lisée,
    Je suis tellement heureuse de vous savoir à la barre du navire de notre si précieux Parti Québécois. Du fond de mon cœur, je vous remercie d’avoir persisté dans vos efforts pour être élu Chef et surtout, d’avoir mis votre confiance en nous tous, membres du Parti Québécois.
    Votre discours d’investiture nous a redonné confiance en l’avenir du Québec et surtout, a démontré que nous pouvions compter sur votre expertise en tant que politicien pour avoir œuvré sur le plan provincial et sur le plan international. C’est un atout majeur pour notre Parti et notre avenir. Je crois très sincèrement que vous deviendrez un des plus grands Chefs du Parti et qu’en 2018, vous nous ferez l’honneur de devenir un excellent Premier Ministre du Québec, rien de moins!
    Pour avoir suivi votre carrière comme journaliste, surtout du temps où vous étiez attaché politique de Monsieur Jacques Parizeau, ce grand homme de notre histoire, j’ai toujours cru en vos capacités à rallier les membres du Parti Québécois et de faire du Québec un Pays! Mais, comme vous l’avez si bien expliqué dans «L’an 1 du Gouvernement Lisée » Il vous faut d’abord procéder par étape et donner entièrement confiance aux québécois avant de mettre en œuvre l’indépendance du Québec :
    http://jflisee.org/lan-1-du-gouvernement-lisee/?utm_source=Les+abonn%C3%A9s+du+blogue&utm_campaign=22d5714b38-RSS_EMAIL_CAMPAIGN_JFLISEE&utm_medium=email&utm_term=0_86e7a92849-22d5714b38-29536165
    http://jflisee.org/leadership-chasser-les-liberaux-reussir-lindependance-dans-cet-ordre/
    Enfin, merci infiniment Monsieur Lisée d’avoir mis à votre programme de nous débarrasser des Libéraux en particulier de nos deux Chirurgiens dont un qui
    «lobotomise» et l’autre «accable » l’esprit des québécois avec leur programme et toutes ses coupures dans notre système de santé.

    Oui, Monsieur Lisée, nous sommes parfaitement d’accord avec votre discours d’hier soir qui ne manquera certainement pas de passer à l’histoire!

    Félicitations pour votre brillante campagne et votre très encourageante victoire pour nous tous!

    Nicole Roger.

    • J’avais pourtant bien entré mon adresse courriel dans l’espace prévu à cet effet : nicoleroger@globetrotter.net
      Merci d’apporter la correction sur le commentaire que j’ai envoyé à Monsieur Lisée le « Le 08/10/2016 à 16 h 31 min, Nicole Roger a dit : » … et qui n’a pas été publié!
      Nicole Roger.

  41. Bravo et surtout reste le même, c’est comme ça qu’on t’aime et c’est comme ça que tes adversaires vont te trouver embêtant.

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