3/3 Des propositions pour l’indépendance: tenter de s’entendre avec Ottawa sur le processus référendaire

(Ce billet est tiré de la conclusion de « Le Journal de Lisée » en librairie le 31 octobre.)

L’idée indépendantiste ne change pas. Il s’agit d’assumer sa liberté de choix. Mais les contours ont varié, de 1967 à 1980 à 1995. En 2015, il faudra s’entendre sur les réponses à donner sur la nature de l’indépendance, sur les liens avec le Canada, la politique de défense, etc.

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Je propose d’aller plus loin que notre programme de 1995 sur quatre points: la monnaie, la citoyenneté (discutés avant-hier) la défense (hier) et j’aborde aujourd’hui le processus menant au référendum.

On ne peut plus l’aborder comme en 1995. L’expérience internationale des 20 dernières années, culminant avec l’exemple écossais, doit nous mener à une nouvelle conclusion.

Oui, ce sont les Québécois et eux seuls, l’Assemblée nationale et elle seule, qui ont le droit de décider de l’avenir politique de la nation québécoise. C’est irréfragable.

Mais l’expérience internationale récente dicte aux futurs divorcés politiques une obligation de moyens. Ils doivent tenter de s’entendre sur la démarche.

Comme je l’écrivais* dès janvier 2011, j’estime qu’il serait hautement préférable que le prochain référendum se tienne selon une mécanique et une résultante préalablement fixées par les deux parties.

C’est vrai sur le principe. L’indépendance est un divorce et s’il est essentiel que le divorce unilatéral soit une option (c’est-à-dire qu’on ne puisse être contraint à rester dans le couple), il est préférable que les conditions du divorce soient agréées en commun, souvent avec l’aide d’un tiers.

À la décharge des souverainistes, il faut dire qu’en aucun moment, avant 1980 ou 1995, Ottawa n’a proposé une telle négociation, se limitant à dénoncer le processus québécois. C’est seulement après 1995 qu’Ottawa a voulu s’en mêler, unilatéralement, refusant même les arguments avancés par les fédéralistes québécois du PLQ, dont Daniel Johnson et Claude Ryan.

En fait, depuis René Lévesque, les souverainistes ont toujours été ceux qui ont proposé la négociation postréférendaire, la transition vers la souveraineté. C’est Ottawa qui a toujours affirmé qu’il n’y aurait pas de négociation — jusqu’à ce que la Cour suprême, dans son renvoi sur la sécession, donne raison aux souverainistes en imposant aux parties une obligation de négocier de bonne foi après le référendum.

Mais que se passerait-il s’il y avait négociation de la mécanique avec Ottawa?

Ce n’est pas que le libellé de la question et la majorité requise qui seraient sur la table. Ce serait, surtout, la certitude qu’en cas de victoire du Oui, le Canada accepterait immédiatement le verdict sans tenter de saboter les choses. À l’exemple de Londres dans le cas écossais.

Cette condition soustrairait au camp du Non son principal argument: celui de l’incertitude ou, pour citer Jean Charest, du «trou noir». Des sondages effectués naguère par le Conseil pour l’unité canadienne montraient que le vote pour le Oui gagne 20 points de pourcentage lorsque les Québécois sont rassurés sur le caractère pacifique de l’après-référendum. (Ce que recouvre, en fait, les mots «association» ou «partenariat». Le message d’un divorce négocié.)

La loi C-20, mal nommée Loi sur la clarté référendaire, est d’une déviance telle par rapport à la pratique internationale et aux principes démocratiques proprement dits (elle ouvre la porte à la partition, ce qui est complètement rejeté par tous les précédents référendaires récents) qu’on ne voit pas très bien comment les partis canadiens, qui se sont fait peinturés dans le coin par l’inexcusable texte de Stéphane Dion et Jean Chrétien — même le NPD a voté pour! — pourraient revenir de cette dérive.

De plus, le Canada affirme que sa Constitution — en pratique impossible à amender — l’oblige à demander aux neuf autres provinces leur consentement pour laisser partir le Québec. À supposer qu’un futur premier ministre fédéral veuille s’engager dans une négociation sur la mécanique référendaire, il se trouvera bien des premiers ministres provinciaux pour affirmer que le fédéral ne parle pas en leur nom.

L’ex-ministre fédérale de la Justice Anne McLellan a bien dit, en 1999, qu’avec l’indépendance du Québec, «nous aurions affaire à des circonstances tellement extraordinaires qu’elles ne sauraient être traitées dans le cadre constitutionnel existant. Il faudrait probablement alors reconnaître la nature extraordinaire de l’événement et déterminer un processus en conséquence.»

J’estime qu’un futur gouvernement péquiste engagé dans une démarche référendaire devrait tenter de négocier la mécanique, et se montrer ainsi respectueux de la pratique internationale récente. L’exemple écossais, où les deux parties ont convenu d’un tiers crédible pour porter un jugement sur la question, où la norme du 50%+1 a été respecté, où Londres a accepté de se plier aux plafonds de dépense référendaires écossais, constituerait un excellent canevas, venu de surcroit de l’empire britannique et bénit, pour ainsi dire, par la Reine du Canada, Élizabeth II. Et puisque The Queen Can do No Wrong, comment lui dire non ?

Cependant le piège posé par C-20 est tel qu’il faudra, j’en suis convaincu, une médiation internationale pour y arriver. Deux hypothèses: un ancien secrétaire d’État américain et un ancien ministre français des Affaires étrangères; ou alors un négociateur écossais et un négociateur britannique.

SI la médiation fonctionne, tant mieux. Si le Canada s’entête, nous aurons été bons joueurs et pourront procéder nous-mêmes, en affichant notre bonne foi envers la communauté internationale.

*Janvier 2011, Québec et Soudan : Faut-il négocier la mécanique référendaire ?

À lire aussi: Monnaie et citoyenneté québécoises
La défense d’un Québec souverain



33 réflexions au sujet de « 3/3 Des propositions pour l’indépendance: tenter de s’entendre avec Ottawa sur le processus référendaire »

  1. Pour moi la seul question claire’sans ambiguité et valable est .
    Voulez vous que le Québec devienne un pays .Moi je vote OUI
    Je suis séparatiste

    Gilles Gaudreau

  2. Félix-Antoine Savard, Luc Lacoursière, Mgr. Parent de la commission Parent, Jean Charest, Ti-Louis Robichaud et bien d’autres étaient constamment au chalet de mes parents à Shippagan. On ne parlaient pas de séparatisme ou d’indépendance mais de développement du français en Amérique du Nord. Contrairement au Québécois, nous avons enterré notre peur de l’anglais en 1967 au beau milieu de la rue Main à Moncton, dans un beau cercueil noir. Depuis nous ne faisons que des grands pas tant avec l’aide de l’ordre de Jacques Cartier et celle de la « patente » (pas la même chose). Dans 50 ans nous serons au Nouveau-Brunswick le berceau de la survivance de nos attentes et le centre de biens des emplois lorsque nous aurons maitrisé les trois langues principales de notre continent…

  3. Au Canada hors Québec, le taux d’assimilation des francophones était de 27,4 % en 1971 comparativement à 39,8 % en 2011. Voici par province les taux d’assimilation des francophones du Canada rendus publics dans le recensement canadien de 2011 par Statistique Canada :
    Saskatchewan……………………………….. 76,5 %
    Colombie-Britannique…………………….. 71,8 % Alberta………………………………………… 65,1 %
    Terre-Neuve et Labrador………………… 76,1 % Manitoba……………………………………… 57,4 %
    Île-du-Prince-Édouard…………………….. 54,7 %
    Nouvelle-Écosse……………………………. 50,5 % Ontario………………………………………… 42,8 %
    Nouveau-Brunswick……………………….. 11,6 %

    Au Québec, pour sa part, selon le recensement de 2011, la langue anglaise voit son importance augmenter de 28,9 % par voie d’assimilation.
    Rien de trop encourageant que la réalité ethnolinguistique du Canada pour le fait français en milieu minoritaire au Canada.

    Par contre, les recensements fédéraux nous révèlent que l’unilinguisme anglais, lui, progresse de plus de deux millions de citoyens par dix ans et que le taux de bilinguisme des anglophones (langue maternelle) a commencé à baisser durant 2006-2011 au Canada, à l’extérieur du Québec, au Québec, dans la région métropolitaine de Montréal et sur l’île de Montréal.

    http://www.vigile.net/Cinquante-ans-plus-tard-les-degats

    • Tableau révélateur…Les acadiens s’assimilent à 11.6% à l’anglais au Nouveau-Brunswick et les francophones du Québec s’assimilent à 28.9%…à l’anglais…Nous avons maintenant ujn gouvernement francophone au Nouveau-Brunswick..Il semble que le bilinguisme que nous avons supporté nous porte fruit. Moncton la seule ville bilingue au Canada. Plus de 75% des avocats anglophones de Moncton parlent français….et cela continue..poquito a poquito…On enseigne maintenant l’Espagnol dans nos écoles secondaires et le ministère de l’éducation veut que les diplomés de 2025 sortent des écoles avec 3 langues bien maîtrisées, que tu aies l’anglais ou le français comme première langue….À nous l’avenir sur le plan linguistique en Amérique du Nord…bien fait

    • Pourquoi ne pas tout simplement appuyer P.K.P
      il est le seul a pouvoir diriger le Québec. Prenez exemple sur les Anglos, ils ne se divisent jamais,
      c’est pour cela qu’ils règnent partout, ce n’est pas si difficile de comprendre ça. Après votre déclaration
      sur la charte des valeurs , vous devriez vous retirez
      sans faire de bruit point final.

  4. Je suis fédéraliste inconditionnel mais je crois que dans un futur référendum les deux acteurs principaux auraient intérêt à s’asseoir ensemble pour négocier les modalités, ainsi que la question.

    Il y a deux facteurs sur la scène mondiale qui, je crois, rend ceci impératif:

    1) Le référendum en Écosse qui sert de modèle de « comment faire » et aurait résulté dans un divorce plus ou moins ordonné avenant un « oui »;
    2) Les indépendantistes en Ukraine, appuyés par la Russie, qui servent de modèle « comment ne pas faire », par lequel rien n’est clair.

    Un processus imposé unilatéralement par les séparatistes, appuyé ou non par des forces externes (comme est le cas en Ukraine), est voué à l’échec et la non-reconnaissance internationale après un « oui ». Le revers de la médaille, un fédéral intransigeant qui refuse de négocier d’avance le processus risque de plonger le pays dans le chaos total s’il advenait un « oui » faible sur une question truquée comme c’était le cas en 1995.

    Dans les deux cas, il s’agirait de situations profondément anti-démocratiques. Le référendum de 1995 aurait dû être un « wake-up call ».

    M.L.

  5. Le processus est vicié d’avance. C’est s’enfargé dans les fleurs du tapis. Comment peut-on imaginer que le fédéral accepte un processus en sachant que ce dit processus peut assurer la victoire du oui? Vraiment M.Lisée c’est plutôt un exercice pédagogique que vous nous proposer.

    Avant de se rendre au pont, il y a plusieurs obstacles à franchir dont celui de la baisse d’intérêt généralisée qu’on peut constater actuellement. Il faut revenir sur la façon de livrer le message. Pour moi, c’est de revenir à la base soit de refaire l’exercice de la différence culturelle, de la démonstration que nous formons une nation distincte. Offrons nous des options plutôt que de se marginaliser.

    Faire un pas en arrière pour être capable d’avancer. Actuellement, on recule de façon sévère.

  6. Avant toute chose, il faut éclaircir un point crucial. Sommes-nous toujours dans le Canada? Devons-nous nous soumettre aux diktats d’Ottawa?
    Mme Wynne, première ministre de l’Ontario, a dit récemment:
    « … le fruit n’était pas mûr pour une reprise des pourparlers visant à réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel dont il est exclu depuis 1982 »
    J’en étais arrivé à cette conclusion depuis longtemps quand cet entrefilet m’a convaincu de la justesse de mon analyse.
    Ce qui n’empêche pas que des négociations seront nécessaires mais elles seront plus facile en ce sens que la partie, considérée depuis toujours comme inférieure, pourra prendre ses propres décisions et déterminer elle-même les conditions des futures ententes entre le Québec et les autres pays, y compris le Canada.
    LE QUÉBEC EST SOUVERAIN !!! depuis 1982.
    Nous n’avons pas signé la nouvelle constitution, nous ne sommes donc pas des partenaires à ce nouveau contrat. Au pis, nous serions les seuls à être encore inclus dans l’ancienne Fédération, cela nous permettrait encore une fois de réaliser nos profondes aspirations.
    Dans un cas comme dans l’autre, les prochaines étapes devraient être:
    1. Ne plus payer d’impôts au Canada et ajouter notre ancienne part fiscale aux impôts du Québec.
    2. Ne plus suivre les décisions de la Cour Suprême, et revenir sur celles prises depuis 1982.
    3. Devant un Canada toujours hostile à notre endroit, apprendre à défendre nos droits pour protéger notre économie toujours amoindrie par le pays voisin.
    4. Reprendre la partie du Labrador qui nous a été enlevée sans compensation ou exiger une compensation relativement élevée vu l’ensemble des mines que ce territoire renferme.
    etc. etc. etc.
    Depuis longtemps, le parti québécois a été infiltré par des fédéralistes qui se sont donné le mandat de faire oublier l’idée même de souveraineté.
    Mon député ne parle jamais de séparation et des moyens pour y parvenir. Dernièrement, il a tenu une séance à l’intention du public séparatiste, sans vouloir parler d’indépendance. Si quelqu’un dans la salle n’avait pas soulevé le sujet et posé la question cruciale: « Le parti québécois est-il encore séparatiste? », les quelque personnes présentes seraient restées sur leur soif.
    FRANÇOIS RICARD a raison en disant que le Canada et ses provinices ont besoin de nous.
    Le prochain référendum devrait être proposé par les fédéralistes: voulez-vous rentrer dans la Constitution canadienne, oui ou non?
    NORMAND BLANCHI: N’est-ce pas nous traiter en colonisés que de:
    – donner une partie du Labrador sans compensation?
    – faire payer plus d’impôts sur les dividendes de 650 000 Québécois que sur les dividendes des autres Canadiens?
    – obliger le Québec à défrayer une grande partie des dépenses à Lac Mégantic et faire payer le nouveau pont Champlain alors que le Canada est responsable des transports?
    – voler 14 milliards de dollars dans le fonds d’assurance-emploi des Québécois?
    – faire des lois pour obliger les Québécois à acheter leurs denrées dans les autres provinces?
    – décider de démolir Mirabel?
    BRUNO LAGACÉ: Le Canada n’inclut plus le Québec depuis 1982! De plus, question de langue française, vous n’avez sûrement pas remarqué que notre langue est bafouée de toute part, particulièrement à Montréal.

  7. Les Québécois sont, de base, républicains.
    Pourquoi, une fois au pouvoir, ne pas permettre à la population de se donner une constitution républicaine démocratique qui fait une nette distinction entre les trois pouvoirs: législatif, exécutif et judiciaire.
    Notre Assemblée nationale pourra compter deux chambres: la Chambre des représentants élus à la proportionnelle pour quatre ans et le Sénat composé de représentants choisis par tirage au sort.
    Le Président et le Vice-président sont élus au suffrage universel.
    Alors le référendum portera sur l’acceptation ou non de cette constitution.
    Ainsi la population saura exactement le type de pays qui sera le sien.
    Bien sûr qu’il y aura des ententes avec le Canada, les USA, l,Europe…
    Le reste du Canada a besoin de nous. La voie maritime , elle est où, vous pensez? 65% des produits manufacturiers de l’Ontario sont écoulés au Québec, Pensez-vous que l’Ontario va lever le nez sur son meilleur client? Le pétrole de l’Ouest doit passer chez nous. Nous pourrons exiger que ce soit fait de façon extrêmement sécuritaire et que ça nous rapporte des sous. Nous pourrons aussi nous débarrasser de deux universités anglophones. Pour 8,5% de la population, une seule suffit.
    Et cessez de nous casser les pieds avec votre référendum!

    • M. Ricard propose un référendum sur une constitution et demande qu’on cesse de casser les pieds des autres avec un référendum!!??!! La force du référendum est qu’il est démocratique, le point faible des fédéralistes demeure qu’ils n’ont rien d’autre à offrir que la dictature du geste unilatéral de 82, attitude non démocratique.

  8. Je crois que le meilleur moyen d’un futur Chef devra plutôt organiser une position différente des autres… L’indépendance en ce moment n’intéresse pas tellement. Les difficultés du Québec , l’économie, la Santé, nos personnes aînés, nos étudiants(es) la sécurité, la corruption,
    l’environnement, les relations internationales sont des facteurs importantes d’un chef présentement. Un devoir de recherche positif donnera une sécurité envers la population du Québec des résultats d’organisation stratégique selon les recherches du Chef un pouvoir de ses valeurs québécoises afin d’établir une politique d’organisation en affirmant ses différences des autres Candidats(es).

  9. ***Les acteurs sociaux et médiatiques du Québec feraient bien de lire ce qui suit.

    1- « Notre civilisation a toujours su se doter de
    structures de pouvoir et de soumission,
    aussi bien politiques que culturelles (notamment grâce aux moyens de communication sociale), qui lui permettent d’imposer à l’humanité entière ses erreurs et ses excès. » (Entrez dans l’Espérance, p.205)

    « Les médias
    ont habitué les différents groupes sociaux à n’entendre que ce qui « caresse les oreilles » (cf. 2Tm 4,3). La situation ne fera qu’empirer si les théologiens, et surtout les moralistes, au lieu de se faire les témoins de « l’enseignement solide », se font les complices des médias lesquels, bien entendu, donnent alors une large diffusion à leurs doctrines nouvelles. »(p.256)

    « … la condamnation
    de Dieu par l’homme
    n’est pas fondée sur la vérité, mais sur un abus de pouvoir et un lâche complot. Cette condamnation ne découvre-t-elle pas la vérité de l’histoire de l’homme, la vérité sur notre siècle? De nos jours, semblable condamnation n’a-t-elle pas été répétée par les innombrables tribunaux des régimes d’oppression totalitaires? Et nous, n’avons-nous pas rendu des verdicts analogues au sein de nos parlements démocratiques, par exemple en condamnant l’être humain avant sa naissance, en vertu de lois régulièrement promulguées? » (p.112)

    « Il n’y a pas, pour l’homme, de droit plus fondamental que le droit à la vie! Et pourtant, une certaine culture contemporaine a voulu le lui dénier, en allant même jusqu’à en faire un droit qu’il est  » gênant  » de défendre. Mais aucun autre droit ne touche de plus près l’existence même de la personne!… »(p.297)

    • En tout respect, je crois que c’est un peu simpliste de dire que le Canada est un pays colonisateur. Je veux bien que des Québécois ont eu et ont encore des réflexes de colonisés comme cette tendance à utiliser des dictons anglophones (ça fait plus sérieux.. :»….), etc.

      Le Canada fondé au temps de l’empire britannique est le résultat d’une situation coloniale, c’est certain, mais pas une colonie au sens traditionnel du mot. On a souvent l’impression que certains anglo-canadiens sont les descendants directs des colonisateurs britanniques, d’accord. Mais il y a bien d’autres forces en présence autour de l’enjeu canadien: les Québécois divisés sur la question, les fédéralistes sincères, les francophones hors Québec, les autres minorités linguistiques (issues de l’immigration récente), les anglophones Québécois, le monde des affaires et les forces de l’argent (cf M Parizeau), etc. Ne pas négocier une procédure de divorce appelle la violence (de part et d’autre cf M Richard Bain), ou du moins une forte insécurité économique et sociale, ce dont la plupart des gens ne veulent pas dans leur quotidien. D’accord avec vous M. Lisée!

    • Ah, oui? Parce que le roi français était venu pour faire quoi, libérer les indiens?

    • M. Bianchi vous devriez revoir votre histoire. Le Bas-Canada était une colonie et il a été fusionné de force avec le Haut-Canada (colonie anglaise) pour former le Canada-Uni (1839). Lord Durham en fut l’initiateur pour éponger la grande dette du Haut-Canada et pour nous assimiler et abroger nos droits découlants de l’Acte de Québec de 1774.

      Pour Mme Catherine Les cent noms : les indiens et les inuits étaient des migrants comme nous et malheureusement ils se sont faits assimiler par les Anglais. Ils étaient nos alliés au début de la colonisation , mais ils nous ont lâchés pour combattre avec les Anglais. S’ils veulent se séparer du Canada ils le peuvent aussi, mais ils se sont tellement affaiblis qu’ils n’ont aucune chance sans nous. Ils sont environ 90 milles au Québec et ils sont divisés en plusieurs groupes (11 ethnies) dispersés sur le territoire et divisés et ayant peu d’entente entre eux. Quand le Québec deviendra un pays ils pourront bien s’entendre avec nous comme on le faisait antérieurement avec eux (exemple : Paix des braves avec le PQ) sur le partage du territoire et sur le respect des Conventions établies antérieurement.

    • Réponse à Mme. Émilie B.:
      Il est question du pourquoi les français sont venus en Amérique, et en quoi cela est différent de celui des anglais. Ce n’est pas parce que le roi de la France ait perdu tout intérêt pour l’Amérique du Nord que les anglais devraient être considérés plus colonisateurs que les français.

    • Mme Les cent noms

      Je crois que vous ne savez pas faire la distinction entre un pays colonisateur et un pays colonisé. Le colonisateur prend un pays de force (par la guerre). Les Français sont venus pour découvrir un autre continent et ils se sont associés avec les amérindiens et ils ont fait des ententes avec eux. Les guerres ont commencés quand les Anglais sont venus en conquérants, là est toute la différence madame. Si vous avec bien suivi l’histoire du Canada les Anglais sont reconnus comme un peuple colonisateur du Canadiens français (peuple Québécois à l’époque) selon tous les historiens et non l’inverse. Si vous connaissez un peu plus votre histoire les Amérindiens de l’époque était un peuple de nomades qui traversaient les frontières sans se soucier des convenances et plusieurs ont migré des Etats Unis et d’ailleurs eux aussi à la recherche de territoires de chasse et non d’un pays et ils ne formaient pas un peuple nécessairement canadien. À cette époque il n’y avait pas vraiment de frontières définies en Amérique du Nord. Exemple : les Mohawks qui sont des Américains qui ont traversés la frontière sans formalité et qui vivent au Québec et ils se croient tout permis. On est plutôt très accueillants pour ne pas dire plutôt très innocents de tout prendre sans rien dire et surtout pour plusieurs de ne pas connaître leur histoire. Un peuple qui ne connaît pas bien son histoire n’a pas d’avenir. Le passé est garant de l’avenir. Si vous voulez faire la distinction entre colonisateur et colonisé allez sur google il vous en donne une définition exacte!

    • Je partage le point de vue de Normanno Bianchi! Et j’ajoute: il faudra des négociations solides et profondes qui débouchent sur une ASSOCIATION POLITIQUE!! Je pense que notre René Lévesque national avait déjà tout cela en tête quand il défendait sa SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION. Je pense qu’elle fut le fondement de toute son action politique!!!

  10. Deux éléments manquent à ce portrait idyllique. Le premier est que la population Québécoise qui aura voté 50% moins 1 pour le non ne rentrera pas chez elle sans qu’il y ait des heurts dans la rue. Le deuxième est qu’un grand nombre de Canadiens français hors Québec dont je fais partie avec 1.1 million d’autres comme moi ne suivront pas les indépendantistes comme des moutons dans une bergerie. Le Québec d’où est parti mon grand-père pour le Manitoba à la fin du 19e siècle m’appartient autant qu’il appartient à n’importe lequel Québécois. Si vous croyez que les fils de Louis Riel vont entrer dans ce jeu sans coup férir, vous vous trompez magistralement.

    • Je suis très surpris de votre réponse, car en octobre 1995 les 50%-1/2% qui représentaient le OUI sont rentrés chez eux et ce sans heurt. Je me pose la question; les indépendantistes seraient ils plus pacifiques et inclusifs que les fédéralistes?

    • Vous envoyez toujours le même commentaire sur ce blog et je prends le temps de vous répondre, même si j’ai bien peur que ça ne serve à grand chose …. Si vous vous prenez vraiment pour le fils de Louis Riel. Monsieur, je crois que vous avez un grave problème (cf M Richard Henry Bain) , d’autant plus que vous semblez ne pas connaître tout-à-fait l’histoire de Louis Riel.

      La solution pour vous se trouve ailleurs que dans ce blog et certainement pas dans la violence. Faites attention à ce que vous dites, Monsieur, vos propos appelle souvent la violence («sans coup férir») et je crois qu’on devrait vous dénoncer comme tel à la police.

      Nous vivons dans un monde démocratique même si les forces de l’argent fausse un peu cette démocratie. Si vous persistez sur ce blog, essayez donc de vous en tenir aux faits et aux idées plutôt qu’aux menaces…

    • La population Québécoise qui a voté 50% moins 1 pour le oui en 1995 est bien rentré chez elle sans qu’il n’y ait des heurts dans la rue. Les partisans du non seraient-ils moins civilisés ou moins démocrates?

      Je salue votre attachement pour le Québec mais vous vous méprenez, votre grand-père ne vous a légué aucun titre de propriété sur le Québec. La propriété du Québec appartient aux citoyens québécois. Comme le Manitoba appartient aux manitobains, l’Ontario aux ontariens, etc.

    • M. Lagacé, «on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre». Si vous voulez avoir droit au chapitre, il vous faudra être citoyen québécois depuis un certain temps et à ce titre, payer les impôts prescrits.

    • Le Québec M. Lagacé ne vous appartient pas plus qu’il m’appartient, il appartient à tous et lors d’un référendum c’est la majorité qui décide et non juste vous. Au dernier référendum volé, le camp du oui a quand même respecté la mince avance du non malgré qu’il ne le méritait pas. Vos menaces manque de respect au peuple Québécois et à sa nature démocratique.

    • @Monsieur Normand Bianchi. Je n’ai menacé personne. Je fais la lumière sur un aspect de l’indépendance que nul indépendantiste n’ose regarder en face. La menace en fait vient des indépendantistes qui ont tout fait pour convaincre la société Québécoise que nous sommes assimilés, que nous sommes foutus, que nous n’existons plus. C’est une menace fort plus pernicieuse que ce que je vous mets sous le nez.

      Nous sommes là, nous sommes fiers d’être là. Nous vivons en français en Ontario, au Manitoba, en Alberta, en Colombie. Nous avons nos écoles. Au Manitoba, nous avons notre université. De plus en plus de jeunes Anglophones et Allophones fréquentent les écoles d’immersion francophones. Vous ne voulez pas l’entendre. Vous ne voulez pas le croire. Vous pensez me taire avec vos conneries de références à la police? Ce ne sont plus « les Anglais » qui nous font du tort hors Québec. Ce sont les séparatistes Québécois. Et ce n’est pas un séparatiste Québécois qui va parfaire mon éducation sur Louis Riel, une histoire que j’ai appris sur les genoux de mon père, un historien.

    • Qu’est-ce qui peut inciter le gouvernement fédéral et ceux des autres provinces à négocier ?

      _ les fédéralistes sincères
      _ les groupes de pression (monde des affaires…) et la pression populaire du Canada et du Québec
      _ les gouvernements des autres pays
      _ l’ONU

  11. Pourquoi on n’a jamais envisagé de coller obligatoirement à chaque élection provinciale une question sur l’indépendance? C’est une façon de faire sur plusieurs sujets très courant aux É-U plusieurs États.

    La question devrait être claire:

    Voulez vous que le gouvernement élu procède à négotier l’indépendance avec Ottawa, OUI ou NON.

    On évitera ainsi des discussions inutiles pendant l’élection et pourra se concentrer sur les sujets d’intérêts de tous les parties pour un prochain mandate.

    • « Voulez vous que le gouvernement élu procède à négotier l’indépendance avec Ottawa, OUI ou NON. »
      Je préfère:
      « Voulez vous que la province de Québec se sépare du Canada », OUI ou NON
      Laissez le mot négotiation pour le référendum suivant avec une liste des pouvoirs que vous allez laisser à Ottawa et que vous ne pouvez assumer directement..!

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