Montréal pour tous, tous pour Montréal!

L’élection municipale de dimanche à Montréal et ailleurs dans la métropole, notamment à Laval, est et doit être une date charnière.

Pour les Montréalais, pour la métropole, pour le Québec.

J’ai esquissé en quelques minutes, ce mardi à l’Assemblée nationale, comment notre gouvernement envisage cette nouvelle phase et comment il compte s’engager, aux côtés des nouveaux élus, pour concourir au succès de la métropole.

Verbatim :

Merci beaucoup, Mme la Présidente.

Je suis très heureux de prendre la parole aujourd’hui à quelques jours d’une élection historique pour Montréal. Et mon premier sentiment, mon premier mouvement, et je suis sûr que la députée de l’Acadie va se joindre à moi pour appeler les Montréalais à voter massivement lundi pour le et les candidats et les candidates de leur choix.

La semaine prochaine, Montréal va tourner la page et va faire en sorte de se projeter vers l’avenir, de se projeter vers un nouvel élan, et c’est essentiel.

J’irais plus loi, et, déjà j’appellerais les Montréalais et les acteurs montréalais à se rallier derrière la décision démocratique qui sera prise lundi. Et j’engage le gouvernement à faire la même chose.

Nous allons faire en sorte que cette nouvelle administration, ces nouveaux élus, et dans toute la région métropolitaine, sachent que le gouvernement du Québec est avec eux pour les décisions que nous allons prendre ensemble pour la suite.

Comment envisager cette suite? Nous avons commencé à la préparer.

 

L’intégrité

Dès les premiers jours de notre arrivée, nous savions que les élus montréalais étaient pris dans un marais terrible concernant les contrats publics et l’intégrité. Nous les avons accompagnés pour sortir de ce marais.

Et je ne perdrai pas de temps à faire le procès de l’administration gouvernementale libérale précédente. Ce qui se passe à Montréal est trop important.

Alors donc, nous avons accompagné, nous avons déposé la loi 1 sur la probité dans les contrats publics. L’administration montréalaise a demandé des amendements. Nous les avons faits. Encore récemment, le président du Conseil du trésor était avec le maire par intérim de Montréal pour préparer la suite des choses.

Et c’est un processus de codécision que nous avons connu sur ce dossier de l’intégrité.

 

Les transports, les familles

En matière de transport, je suis content d’en parler, c’est avec les élus montréalais que nous avons annoncé le prolongement de la ligne bleue et les travaux sur la ligne jaune.

C’est avec les élus montréalais et les sociétés montréalaises que nous avons préparé le doublement des voies réservées sur le territoire de Montréal d’ici trois ans.

C’est avec les élus montréalais que nous avons fait le rapport Montréal = Familles. Et c’est avec eux que nous allons concevoir les mesures concrètes de rétention des familles.

Il y a un projet de règlement qui a été déposé il y a quelque temps pour résoudre un problème particulier concernant Turcot. Ça a suscité beaucoup de commentaires que la députée a cités, et des commentaires qui sont de bon sens.

Aujourd’hui, avec mon collègue le ministre des Transports, nous avons clairement établi et avons clairement dit aux Montréalais que nous allions trouver une solution politique à cette question. Avec les nouveaux élus nous allons trouver une solution politique à cette question, et pas une solution réglementaire, du moins pas dans la formule qui est maintenant avancée, et proposée, et pas du tout décidée.

 

La Charte des valeurs

Alors, qu’est-ce qui se passera sur la question de la charte? C’est important. Sur la question de la charte, je vais me permettre de revenir sur des propos que j’ai tenus récemment. J’ai dit, le 10 octobre, devant les journalistes:

J’ai entendu deux candidats à la mairie de Montréal dire, la veille, qu’ils allaient considérer la possibilité de contester la charte des valeurs devant les cours s’ils sont élus. J’ai aussi entendu certaines réserves de leur part, disant : On va attendre le texte, ça va dépendre du texte. Et c’est très bien parce qu’on n’a pas encore déposé de texte.

Et je continue. Je disais et je réitère:

Évidemment, nous, du gouvernement québécois, on veut collaborer avec les autorités montréalaises pour un atterrissage correct, ordonné, en douceur de cette question-là sur le territoire le plus impliqué dans ces questions, qui est le territoire de Montréal.

Et sur la capacité des élus montréalais de dire ce qu’ils en pensent, loin de les appeler à se taire, je disais :

Ils ont droit à leur position, ils ont droit d’agir comme maire de Montréal. (Je parlais de leur présence en cour). Je tiens simplement à faire une lecture politique de ce qui se passe (sur le fait que les Montréalais ne sont pas unanimes).
Qu’est-ce qui va se passer? Il y aura l’élection dimanche. Il y aura le dépôt d’un projet de loi. Il y aura une commission parlementaire, et les élus montréalais seront bienvenus de faire des propositions sur la charte.

 

Une démarche conjointe

Ma volonté du ministre de la métropole, —  je peux le dire à la députée, qui est également députée montréalaise — de défendre la métropole à l’intérieur du gouvernement et à l’extérieur du gouvernement est totale.

Qu’est-ce qui va se passer ensuite ?

Bien, il va se passer notre volonté de proposer aux élus montréalais une démarche conjointe, un rendez-vous où on va se donner une feuille de route pour les grands chantiers qui doivent redonner son élan à la métropole d’ici ce rendez-vous que nous avons avec la fierté montréalaise 2017, ce grand anniversaire.

Merci beaucoup, Mme la Présidente.



9 réflexions au sujet de « Montréal pour tous, tous pour Montréal! »

  1. M. Lisée n’est qu’un grand parleur. Tout est dans la parole et rien dans les gestes concrets. J’ai fondé beaucoup d’espoir sur M. Lisée mais je m’aperçois que M. Lisée représente le gouvernement du Québec et essaie de nous vendre les politiques de ce parti au lieu de représenter Montréal et de vendre les besoins de Montréal a Québec.

    D’ailleurs, juste le fait de devoir nommé un ministre de Montréal dans un cabinet du gouvernement a quelque chose d’un peu humiliant. Comme si Montréal se devait d’avoir quelqu’un pour la représenter parce que sinon, personne a Québec ne s’en occuperait.

    Chaque politique de ce gouvernement va a l’encontre des intérêts de Montréal. Que ce soit les lois linguistiques, la charte qui nous divise, l’appui inconditionnel aux étudiants, l’imposition, par le ministère du transport, de leur vision de l’échangeur Turcot, le manque d’investissement en matière de transport publique, l’encouragement de l’étalement urbain etc…

    Pénible ce gouvernement du PQ et décevant ce M. Lisée, plus intéressé a voyager a l’extérieur que de s’occuper de Montréal.

  2. Monsieur Lisée votre clarté et vision sont exemplaires envers Montréal. Il reste toutefois la question de la gouvernance de Montréal. Montréal a besoin d’avoir une autonomie administrative pour être entièrement agissante et responsable de son présent et de son avenir. Quel est l’ouverture du Ministre de la métropole à ce sujet?
    Un maire sans territoire réel – légal et décisionnel ne peut pas assumer sa responsabilité envers ces citoyens. Si rien ne change dans ce contexte, nous allons retrouver les éternelles excuses et plaintes des maires déchus, nous ne pouvons rien faire, Montréal n’a pas d’autonomie. Les dernières décisions pour le réaménagement de l’échangeur Turcot, qui enlèvent toute capacité de responsabilité de Montréal et de ses arrondissements envers ses citoyens surprennent mais vous semblez faire preuve d’ouverture. Il n’en demeure que ces décisions révèlent sans pareil la non autonomie de Montréal. Soyons cohérents svp! Ne tombez pas dans les grands discours « trop politiques » – la politique réelle est intègre, responsable et cohérente. À vous!

  3. J’ai toujours été fier de Jean-François Lisée, et je le suis encore davantage aujourd’hui, et c’est avec un intérêt grandissant que j’en vante les propos et performances.

    Son trajet restera gravé comme ayant été exceptionnel pour le Québec d’hier, d’aujourd’hui, et sera marquant pour la suite de la randonnée!

    L’expérience qu’il possède nous convie à embarquer avec lui pour le résultat que nous avons voulu atteindre dans le passé et qui se rapproche de notre réalité souhaitée avec tant d’ardeur…. bonne route Monsieur Lisée.

    Maurice Trudel, retraité vivant à Shawinigan

  4. Le problème avec Laval est que ça fait tellement d’années que les citoyens ont laissé faire leurs élus, qu’à part l’ancien parti de Vaillancourt, Le Pro des Lavallois, tout a été à construire. La vie démocratique lavalloise n’a donc pas de racine.

    Il y a donc de fortes chances que pour les prochaines années, la vie politique municipale lavalloise soit assez cacophonique. Il faudra que les élus apprennent à travailler ensemble malgré la très probable hétérogénéité de la composition du nouveau conseil municipal.

    Les Lavallois vivront donc une période de transition. Et ce ne sera probablement qu’aux prochaines élections municipales qu’on pourra constater une réelle amélioration de l’administration municipale lavalloise.

    «Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l’appelle un papillon.»
    [Richard Bach]

  5. M. Ministre Jean -François Lisée.

    Merci de votre point d’ordre dans votre discours. Je demeure à Ville de Laval , oui il est important que cette élection nous redonne confiance . Nous avons plusieurs Candidats(es) pour la Mairie. Que la démocratie, le bien être pour nos citoyens (es)`de Ville d Laval. Merci.

    Marie-Reine Paré.

  6. Pour les élections municipales qui arrivent à grands pas, tous les candidats font des promesses, chacun à sa manière, pour gagner la bataille électorale.
    Voter est un devoir civique, mais beaucoup de citoyens craignent encore une fois d’être déçus dans leurs attentes. Le maire de demain va-t-il honorer ses engagements électoraux ? Les défis sont collossaux. Avec quels moyens financiers, le prochain premier reponsable de la ville de Montréal va -t-il réaliser les objectifs projetés en un laps de temps? Et c’est ça la problématique.
    User de la langue de bois n’est pas payant à longue terme, car les citoyens vont s’en apercevoir, et les mensonges ne servent à rien puisqu’ils ne trompent qu’une fois, disait Napoléan Bonaparte.

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