Mulcair, le conservateur qui dirige le NPD ?

Mulcair, hier complice conscient du virage conservateur imposé au PLQ par Jean Charest.

Mulcair, hier complice conscient du virage conservateur imposé au PLQ par Jean Charest.

« Est-ce que Tom peut parler à Thomas parfois ?  »

La boutade lancée au chef du NPD par Gilles Duceppe, au débat des chefs, a fait mouche parce que la campagne électorale en cours a été ponctuée, non seulement de contradictions réelles ou apparentes dans les positions actuelles de Mulcair, mais par l’irruption d’un bon nombre de déclarations du Tom Mulcair pré-NPD qui ne le prédisposait pas, disons, à une grande carrière à gauche.

Il y a eu l’éloge de Margaret Thatcher, l’ouverture à la vente d’eau en vrac, puis les déclarations de deux anciens ministres libéraux voulant qu’il ait favorisé la privatisation d’un parc naturel, celui d’Orford. Ces anciens collègues ont même troué la version héroïque voulant que Mulcair ait perdu son poste de ministre de l’Environnement car il tenait tête au maire de Laval, couvert par Charest. Dans la version offerte par ses ex-collègues, il a perdu son poste parce qu’il avait fait pleurer Monique Gagnon-Tremblay lors d’un comité ministériel. Moins héroïque, on en conviendra. (Pour les détails, c’est ici.)

Cela tient-il du règlement de comptes entre libéraux ? Difficile à dire.

Ce qui est certain, c’est que Mulcair a déjà admis avoir été courtisé par le Parti conservateur de Stephen Harper après son départ du gouvernement Charest, en 2007.

Pourquoi un futur chef du NPD aurait-il même accepté de se faire aborder par des proches de Harper ? La question reste posée, lancinante, dans la campagne actuelle. Elle en appelle une autre, celle de l’attitude adoptée par Mulcair lors du virage conservateur que Jean Charest a imposé au Parti libéral à son arrivée en 1998.

Je m’étais posé cette question lors de la course à la direction qui avait propulsé Mulcair à la succession de Jack Layton en 2012, et j’en avais tiré ces éléments, que je rappelle à votre bon souvenir:

Mulcair et le virage bleu de Charest

D’abord, la chose est entendue, lorsque Charest a quitté la direction du Parti conservateur canadien pour prendre les commandes du PLQ, il a apporté avec lui le programme de droite qui lui plaisait au plus haut point, notamment inspiré des jeunes conservateurs de l’Ontario qui venaient d’aider à porter Mike Harris au pouvoir. Le nouveau chef libéral arrivait à Québec, entouré de conservateurs, avec comme programme principal de baisser les impôts, de démanteler la SGF et Investissement Québec (qu’il mettrait sept ans à rebâtir) et de réduire la taille de l’État.

Ce virage à droite, qui se soldera par une catastrophique campagne électorale, en 1998, a suscité beaucoup de grogne au PLQ. C’est important, car lorsqu’il claquera la porte du gouvernement Charest, huit ans plus tard, Thomas Mulcair se réclamera de l’aile plus «sociale» du parti, en contraste avec le programme conservateur importé par Charest. Le message est codé mais transparent. Il est le-vrai-libéral-à-la-Claude-Ryan, pas Charest :

«Je milite depuis plus de 25 ans au sein du Parti libéral du Québec. J’ai notamment travaillé auprès de M. Claude Ryan dans de nombreux dossiers délicats, dans les domaines scolaire, professionnel et linguistique. Les valeurs libérales ont toujours inspiré l’ensemble de mes actions politiques.»

De fait, d’autres libéraux de la tendance Ryan étaient en 1998 réticents à laisser le parti à un conservateur. C’est le cas de l’ex-ministre libéral des Finances Raymond Garneau, qui affirmait que les libéraux étaient «aveuglés par les sondages» alors très favorables à Charest. L’enjeu est crucial, expliquait-il, c’est comme si on remplaçait un archevêque catholique par un prélat anglican !

Cependant, bien des témoins de l’époque n’arrivent pas à se souvenir de la moindre expression de résistance du futur néo-démocrate Mulcair par rapport à l’émule de Mike Harris qu’était alors Jean Charest.

Le consultant Luc Ouellet, un conservateur de Québec, résume l’impression générale également relayée par deux autres intimes de Charest de l’époque : «J’étais membre du comité consultatif de la campagne [de 1998], et honnêtement, je n’ai jamais rien entendu du côté de Tom [Mulcair] qui aurait été une objection.» Il retient que Mulcair avait «une belle influence à l’époque, il était craint et puissant».

Interrogé par Hubert Bauch, de la Gazette, en mars 1998, Thomas Mulcair ne voyait en effet pas le moindre problème :

«Ce qui sépare les deux côtés de la Chambre au Québec n’a rien à voir avec les politiques sociales ou économiques, déclarait-il. La distinction est : voulez-vous ou non que le Québec reste dans le Canada.»

Il faisait donc preuve d’une fluidité idéologique qui a d’ailleurs décuplé son influence à l’arrivée des conservateurs de Charest, raconte un élu libéral de l’époque :

[Le chef précédent] «Daniel Johnson a tenu Tom loin ; il s’en méfiait. Mais Jean [Charest], à la grande surprise de tous, a fait entrer Tom dans l’inner circle. Thomas a réussi à se faufiler là. Jean en avait une confiance aveugle. »

La «réingénierie» de l’État, version Mulcair

Une fois Charest porté au pouvoir, recentré, il est vrai, dans le discours lors de l’élection de 2003 par ses conseillers bourassistes Ronald Poupart et Pierre Bibeau, il entreprend une offensive conservatrice sur trois plans : la «réingénierie» de l’État, une volonté de réduire le nombre de fonctionnaires et la place de l’État en déléguant davantage d’activités au privé par l’intermédiaire de partenariats publics-privés ; une modification du Code du travail, ouvrant plus grande la porte à la sous-traitance ; des baisses d’impôts à l’ontarienne, qui allaient fragiliser durablement les finances publiques du Québec.

À la table du Conseil des ministres, Thomas Mulcair se fait l’ardent défenseur de la «réingénierie». «Il était dans la mouvance de restreindre la place de l’État dans l’économie, confie un ancien ministre. Au Conseil, il critiquait ceux qui n’allaient pas assez loin.»

Son zèle lui a valu les applaudissements de la ministre Monique Jérôme-Forget : «C’est une des personnes les plus méticuleuses au gouvernement pour ce qui est d’analyser comment on fait les choses et comment on devrait les changer», a-t-elle dit du ministre de l’Environnement.

Lors de son départ, en 2006, Thomas Mulcair s’en enorgueillissait, affirmant avoir réduit de 15 % les budgets de son ministère, tout en augmentant de près de 50 % le nombre d’activités d’inspection et de contrôle.

Un bilan que confirme le journaliste en environnement du Devoir, Louis-Gilles Francoeur, qui suivait le ministre pas à pas à l’époque. Il est formel : Mulcair faisait plus avec moins. Plus, notamment en ayant rapatrié dans son ministère les avocats jusqu’alors perdus au ministère de la Justice, et en étant implacable à l’égard des pollueurs. Globalement, dit Francoeur, Mulcair «respectait les fonctionnaires et les fonctionnaires l’aimaient».

On retient donc de cet élément que Mulcair fut un excellent gestionnaire dans son ministère. Un champion de l’efficacité.

Sur les autres mesures phares du Charest première manière, il fut plutôt muet.

Jamais on ne l’a entendu en privé critiquer les baisses d’impôts ou le pouvoir syndical. Au contraire, «il faisait des remarques acerbes envers les syndicats», se souvient un ministre. «Il était en accord avec le programme du parti», confirme un autre, qui ne se souvient pas de l’avoir entendu soulever d’objection lors des débats à la table du Conseil.

C’est indubitable : Thomas Mulcair a été un complice conscient du virage à droite que Jean Charest a fait subir au PLQ de 1998 à 2006.

 

 



21 réflexions au sujet de « Mulcair, le conservateur qui dirige le NPD ? »

  1. Bonjour.

    Bon les élections ont parlé.
    Mais les résultats toujours aussi étriqués, dans une démocratie étriquée.

    Le BLOC, le NPD et les verts pourront toujours s’énerver maintenant inutilement.
    Il y a un travaile de fond à faire auprès de la population sur les fondamentaux, il y en à deux et seulement deux, le reste c’est du romand point.
    Le néo-capitalisme sauvage l’A COMPRIS DEPUIS L’ORIGINE DES CIVILISATIONS.
    Oui, il y en a qui ont à faire leur devoir.
    Il n’y a qu’une source véritable de tous les malheurs humains point.

    Et il n’y a qu’une seule question vraiment fondamentale que tous tes et chacun une doivent répondre, une question à méditer: Dans quel monde voulons-nous vivre ?

    Ce sont les éléments fondamentaux qui doivent être regardés en fonction de la découverte récente, fondamental, la plus grande découverte en réalité, mais que l’humain conditionné ne capte pas.

    Le conditionnement est un des acpects déterminants pour la survie, et si le questionnement et l’exercice à voir l’ensemble ou vision d’ensemble font parti de l’auto-éducation dans les populations, alors peut-être que les portes du nouveau monde s’ouvriront.

    TOUT par de nous, de chacun de nous.
    Nous sommes en 2015, pas au moyen âge, sur le plan technologique, des connaissances, mais de parfait arriéré tant qu’à nos attitudes et intérêts.

    Nous ne sommes pas capable de concevoir un monde dans lequel la société et l’individu peuvent cohabiter.
    Nous, les états de droits refont les mêmes schèmes ancestraux.
    La modernisation est un concepte caduque comme notre mentalité conditionné exprimé par nos cultures devenus du folklore, une autre denré de consommation. Seul les personnes âgée de 40 ans et plus y croient. Mais ne comprennent pas comment elles y croient. Il y a une absence dangereuse du questionnement, de l’esprit du questionnement. Il y a une exploration à faire: qu’est-ce que la mémoire.
    Nous sommes face à des objets comme donnés, allant de soi. Ce qui les rends invisibles d’une part, et que nous ne savons regardés.

    Le problème ou la crise est multidimensionnelle et nous n’avons d’autre choix que d’y apporter des réponses du même ordre.

    Et le changement que les politiciens et affairistes (religieux, idéologues, intellos,etc ) nous vaumissent depuis quelques temps est la fausse route, C’est l’autoroute du statu quo point: les jeux de formes.
    Non, c’est l’évolution, une mutation mentale……mais sera-t’elle au rendez-vous.
    Nous devons passer du mode réactif au mode actif.
    Pour ce qui est du mode créatif, pas la créativité des artistes… mais la perception d’autres choses: Einstein, Beethoven, qui demeurent des créateurs partiels dans un domaine particulier.
    Nos esprits doivent ouvrir le passage à la vision globale, c’est peut-être là notre  » mission  » pour s’extirper du bourbier qu’est devenu le vieux monde qui nous hante et risque de nous faire basculer dans une crise globale, C’est peut-être le passage.

    L’Évolution Naturelle est quelque chose de complexe, nous n’en savons pas grand chose, à l’image de la physique et de la théorie unifiée concernant les forces.

    La dernière partie, n’est qu’une métaphore, une tentaitve d’exploration.
    Une chose est sûr, nous sommes bel et bien dans le vieux monde.

  2. Tres bon. En espérant que ses adversaires ne feront pas subir le même traitement à PKP qui lui aussi, comme Tom Mulcair, a connu un passé qui ne le prédisposait pas tellement à gauche… Gardons cela en mémoire…

  3. Quand on regarde l’ensemble de la catastrophe qui semble poindre, écologique, financière, ressource et conflit militaire, surpopulation sont les éléments en place, pas demain, mais depuis hier. Il me semble que les vengeances mesquines qui passent pour de l’info ne font que repousser la prise de conscience des solutions.

    Et il n’y en à que trois:
    l’éducation juste inspiré par le mouvement humanisant.
    les coopératives autogérées à temps partagé.
    Le revenu de base inconditionnel et le salariat.

    L’économie capitaliste sauvage à remplacer par le tout PIB à la cotisation.
    La France en a l’expertise, que les traîtres politiciens ont bouziller par les lois dictés par la troll ka de l’establishment des multinationales qu’il faut nationaliser.
    Les US, depuis le début du siècle, sous le prétexte fallacieux du terrorisme, a mis le Moyen-Orien à feu et à sac, pour ses intérêts. Faut croire que la Terre leur appartien, qu’en dehors des états-uniens et leurs alliés accesoires le temps qu’ils servent, et pour le reste, il n’y a que des figurants.
    Dans les films, il y les étoiles, les soutiens ou instrumentalisés et les figurants ou mannequins de pastique.
    Le tout dans une scénarisation qui aujourd’hui se joue dans le cadre des dommages collatéraux: que ce soit la guerre, une crise économique, l’austérité-privatisation.
    La Grèce…
    Krishnamurti: pour vous est-ce une idée ou un fait ?

    Pour l’idéologie du néo-capitalisme sauvage c’est l’ancestral:
    Croit ou meurt est en réalité leur contrat.
    Croit dans la pensée unique le profit ou meurt.
    Comment sont instrumentalisés les nouveaux riches ?
    Exploite ou meurt !!!

    Pauline qui a elle aussi trituré l’éducation a souligné la nécessité de créer une caste de riche au québec.
    Les québécois sont aussi soumis, sinon plus par le consumérisme.
    Écoutez ce crie d’alarme:

    Enseignement supérieur
    «Je veux être un esclave!»

    30 août 2014 | Réjean Bergeron – Professeur de philosophie|Éducation
    J’ai toujours trouvé inquiétant de voir de jeunes adultes encore en formation exiger du système d’éducation supérieure de niveau collégial et universitaire qu’il se colle aux exigences du marché du travail et de la grande entreprise. Non contents de voir le système d’éducation comme un lieu où ils peuvent aller chercher les « outils » nécessaires pour leur formation, ils veulent en fait devenir eux-mêmes ces outils de travail ! Pour Aristote, un esclave était un outil vivant et chacun de ces outils avait été créé par la nature, selon lui, pour accomplir une fonction précise, évidemment au profit du maître…
    http://www.ledevoir.com/societe/education/417231/enseignement-superieur-je-veux-etre-un-esclave »»

    C’est ce qui se passe, l’instrumentalisation de l’éducation, et le PQ y a participé. Mais le PLQ, fait selon les ordres donnés, il faut faire vite, et il le fait à tous les niveaux au nom d’une dette que la classe moyenne qui veut en avoir plus et plus…..a aidé à construire.

    Gorbathchev a dit une vérité: nous sommes tous responsables.
    Il s’agit d’établir les niveaux de responsabilité.

    Un audit citoyen sur la dette, nous fera découvrir bien des choses…
    C’est démontré que le québécois est l’un des premiers à surconsommer.

    Nous avons l’un des plus haut niveau d’éducation, mais de quelle éducation parlons-nous ?

    Nous sommes dans la fuite en avant, et çà, personne n’y échappera.
    Trop de rendez-vous manqué.

  4. Bien, je dois reconnaître les faits.

    En tout cas, ce sera le PLC ou le PCC minoritaire.

    L’indépendance sans projet clairement annoncé. Tant qu’à moi, c’est NON.

    Sans un agenda pour passer du capitalisme sauvage et les dieux patrons au coopératisme autogéré dans une politique économique citoyenne: maîtrise de l’économie par des organisations citoyennes…
    NON

    Les politiques à promesse à la hollande-PS. NON

    Le PQ est quand à moi sait bien faire des pirouettes.

    Ils n’ont AUCUN AGENDA POLITIQUE, je le répète.

    QS a au moins une amorce.

    Le PQ fera-t’il comme les libéraux, volés les idées de QS , volé les idées de la CAQ.

    Quand on a rien à offrir d’autres que des politiques à la piéce clientéliste.

  5. Bonjour.
    Les contradictions et le passé qui rattrape les politiciens, le PQ n’en n’est pas exempt.
    Je crois que cela fait parti de tout cheminement de la carrière politique, on n’en voit beaucoup ces derniers mois.
    Des députés démissionnaires pour un poste privé alléchant, etc, etc…

    Le problème c’est qu’il n’y a pas de gens du monde du travail, du monde des groupes sociaux, du monde des alternatives sociales-économiques….ou citoyen prêt à.. qui se présentent en poltique.
    Trop de professionnels qui ont leur carrière en vue, d’ailleurs il n’y a que ça, la preuve est que le statu quo est plus que jamais en expansion au même titre que la finance dans le monde, au point que les politiques sont d’ores et déjà aux mains des affaires.

    M. Lysée, si vous voulez faire avancer les choses , parler des vraies affaires, au lieu de faire la petite politique des contradictions d’un tel ou d’une telle.
    Le mémérage politicien ne fait que nourrir la petitesse des gens ordinaires qui se délectent des faits divers, comme celui-ci.
    Et détourne immanquablement des vraies sujets, c’est automatique. Le truc des médiats de masse….
    Les revirements et l’habitude d’improviser du PQ, les reproches aux autres de ce que le PQ fait lui-même fait parti de ces contradictions constantes aux cours des années.

    Et ça s’explique simplement: le clientélisme, les agences de notation, l’absence d’une vision globale (dans quelle société vont vivre mes enfants ?) partagée avec la population divisée par ses intérêts triviaux.
    La classe noyenne qui rêve a toujours plus et qui s’endettent démesurément, la classe moyenne qui en général se contente d’une éducation instrumentalisée. L’avenir de leurs enfants semblent les inquéter. À en croire, les événements mondiaux, la destruction écologique qui se fait de plus en plus visible, cette catastrophe criminelle au Moyen-Orient; ce qui se passe dans l’UE et qui est évident, la PRIVATISATION d’un pays, la Grèce, le premier. Étant donné que cela n’a pas marché en Amérique Latine. L’OMC, le FMI et cie. se tourne vers l’Europe.
    Il y en a vraiment long à dire sur cette mondialisation dont vous taisez vous-même les tenants et aboutissants.
    Bien sûr dénoncer la paille dans l’oeil de lautre est nécessaire, et la poutre…….
    Votre parti est partant pour ces contrats absurdes. Vous ne dites pas que la mondialisation est la privatisation US : business is business, la pensée unique, est la privatisation du monde.

    La Chine a épousé l’idéologie néo-capitalisme sauvage, le vrai nom du néo-libéralisme.
    «« Une région tirée par la croissance de la Chine et par ses millionnaires toujours plus nombreux. Le pays en compte quelque 4 millions en 2014 mais reste toutefois loin derrière les Etats-Unis, qui en dénombrent 7 millions. »»
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150616-chine-2e-pays-monde-nombre-millionnaires-fortune-riches#./20150616-chine-2e-pays-monde-nombre-millionnaires-fortune-riches?&_suid=14436603889850004306636834354005

    Voilà ce que veut dire:
    Warren Buffett a-t-il raison quand il affirme que la lutte des …
    http://www.atlantico.fr/…/warren-buffett-t-raison-quand-affirme-que-lutte-class...
    31 déc. 2012 – … assure que les riches sont en train de gagner la lutte des classes. … de 2012 ont été emblématiques de la guerre des classes qui fait rage …

    Et votre parti n’offre rien de nouveau. L’indépendance, l’indépendance de quoi ???

    Commencez par proposer l’alternative.

    Pour savoir de quoi se chauffe cette alternative, il faut répondre à la question fondamentale, c’est le déterminant de la Vie Humaine.

    Qu’est-ce que le phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme ?

    Cette question est incontournable, et la réponse donnée détermine le vrai changement ou non.
    Et non les politiques foure-tout du statu quo pratiquées par les uns et les autres partis.

    Mais d’abord il faut faire le bon diagnostique de la problématique.
    Et le noeud du problème est le système économique artificiel dont la Chine vient d’adhérer; le néo-capitalisme sauvage, mais d’état. Combien de millionaires ont de la famille en poste ?
    De même en Russie, en Inde, dans bien des pays d’Afrique…..dans bien des pays d’Amérique Latine aussi…..
    Je crois que le népotisme familiale est assez répendu, mais le népotisme des élites…..
    Voir:
    Geoffrey Geuens « Les marchés financiers 
ont un visage, celui de l’oligarchie »

    Donc, êtes-vous prêt à dénoncer le phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme. Quelque soit l’habit.
    Êtes-vous prêt à parler des vraies solutions, c’est simple ce sont les deux fondamentaux point. Le reste c’est de la démagogie organisée.
    Mais quels sont les deux fondamentaux dont il faut faire la pédagogie auprès de la population ?

    Pourtant elles crèvent les yeux, ce sont les enjeux que le néo-capitalisme sauvage tente de s’accaparer.
    La robotisation, target et l’automatisation des caisses…..
    UBER……voir plus que le bout de son nez…..

    L’attaque systématique contre la cotisation en France….

    L’audit citoyen de la dette, qu’est-ce que cela vous dit ?
    Revenu de base / salariat….
    Coopératives`autogérées…..à temps partagé…..

  6. Tom Mulcair est un caméléon.La couleur ne l’intéresse pas. Il est comme Triudeau et Legault , Charest et cie. Boss ou rien, ce sont des contrôleurs avec l’argent des autres sans jamais oublier de remplir leur poches et les petits n’amis

    • Et le PQ est l’exception.

      Le PQ dit oui à L’AECG, à TAFTA….

      De toute façon nis n’avons aucun choix.

      Le PQ comme le PLQ n’ont rien fait pour une alternative.

      Le PQ prône l’indépendance, mais son où est son plan pour un nouveau pays, un secret d’état, une improvisation de dernière minute.

      Pas plus fiable.

      Agnès Maltais, pour quelques votes de plus..
      L’amphithéâtre… Bientôt une tourre démesurée.. un précédent, que les néo-capitalistes sauvages attendent.
      L’expression suprême de leur domination.
      La classe moyenne n’en trouve que plus normal.
      La classe moyenne est belle et bien conditionnée et enfermée dans le phénomène de la double contrainte.

      Lisez le chapitre 1 et 9 du livre de Jean -Marie Abgrall. Tous manipulés tous manipulateurs.

      Voilà un de vos devoirs entant que député M Lysée, instruire la population à s’instruire sur les rouages du monde d’aujourd’hui.
      La modernité n’est pas ce que l’on en pense.

  7. Faut-il rappeler que le NDP est un parti ultra fédéraliste, le plus centralisateur des partis du bloc rocanadian. Tom Mulcair, co-fondateur et directeur juridique d’Alliance Québec (parti suprématiste rocanadian pourfendeur de la Loi 101 ), admirateur de l’austéritaire ex-première ministre du Royaume Uni, Margaret Thatcher, promoteur du projet de pipeline d’Énergie Est au Québec, transporteur du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta longeant la rivière des Outaouais et le fleuve Saint-Laurent sur des centaines de kilomètres, défendeur bec et ongles du port du niqab et de la burqa lors de l’assermentation de ressortissantes musulmanes à la cérémonie de citoyenneté, lors du vote aux tables des bureaux de scrutin et dans le cadre de services publics rendus aux citoyens par l’État.
    Rappelons-nous également que Harper a pu former un gouvernement majoritaire en 2011 suite au tsunami orange au Québec provoqué par le bon Jack Layton, 59 députés néodémocrates élus au Québec ayant fait figure de carpettes à la House of commons du parlement fédéral rocanadian depuis plus de 4 ans.

    En toute logique, il ne faut plus légitimer la domination politique du Rocanada au Québec en accordant notre vote à l’un des partis nationaux du Rocanada (NDP, LPC, CPC, Green party); et du fait de l’élection d’un gouvernement rocanadian minoritaire à venir, qu’il soit bleu foncé, rouge écarlate ou orange brûlé, l’accaparement par le Québec de la balance du pouvoir à Ottawa est à portée de mains. Le 19 octobre prochain, on a tout à gagner à voter pour le Bloc québécois.
    Si Harper remportait cette élection, les premiers coupables de ce gâchis seraient le NDP et le LPC dans un refus d’unir leurs forces afin former une coalition circonstancielle qui écarterait les conservateurs du pouvoir.
    De peur de voir Harper conserver le pouvoir dans le gouvernement central du Rocanada, les Québécois n’ont pas à s’auto-flageller en votant pour un parti du bloc rocanadian (le NDP ou le LPC). De plus, les Québécois(es) n’ont pas à se culpabiliser d’une réélection de Harper du fait que les Rocanadians auront erré en ne s’organisant pas politiquement afin de défaire Harper et le parti conservateur et élire le gouvernement qu’ils désirent majoritairement. 
    Le 19 octobre prochain, les Québécois(es) ne doivent pas lâcher la proie pour l’ombre, lâcher le projet d’indépendance pour le maintien du lien colonial rocanadian au Québec, en reniant le Bloc québécois,légitimant ainsi la domination politique du Rocanada au Québec.

    • Bonjour.

      Le BLOC, depuis 20 ans qu’a-t’il fait ?
      Il a fait évoluer les mentalités au Québec ?
      Heureusement qu’il y a eu la vague orange,au Québec.
      Mais, M.Lisée, est-ce que vous pratiquez la désinformation ?
      Les Con… ont la majorité absolue. alors qeut importe les tergiversations d’un BLOC s’il avait été à la place du NPD.
      Ça n’aurait rien changé. Et puis les 20 ans du BLOC, ont changé quoi ?
      Soyez honnête ? Soyez honnête ?
      Regardez, le PQ a fait quoi ?
      De la nébuleuse point.
      La preuve, cest que le PLQ gagne sur tous les terrains.
      Vous n’atteignez pas le peuple.
      Vous ne comprenez pas ce que veut dire conditionnement. Le PLQ sait jouer de la manipulation.
      Vous jouez en surface avec les cartes du PLQ.
      Le PQ n’apprend pas, mais se complait dans ses conflits d’égo.
      Les indépendentistes, il y a une craque et s’enfonce dedans à corps perdu. Et vous engloutissez une immense énergie en pure perte.
      Plutôt que de faire le bon diagnostique.
      Et apprenez à respecter les forces progressistes, la gauche (communiste, sociacialiste..) et QS.
      Si vous voulez faire lindépendance, apprenez que seul une coalition sur un consensus pourra la réaliser.

      Commencez à réfléchir.

      Dommage, à cause du BLOC, harper encore 4 ans, ou pire parce que plus sournois , soft les libéraux.
      Trudeau, toute une armada de boss derrière.
      Le NPD, un rendez-vous manqué.

      Se baser sur des préjugés revient à demeurer dans le mouvement de la réaction, l’épuiseur des énergies, l’éteignoir du questionnement, le conformisme quoi.

      Vous parlez du changement, encore un mot magique, et bien à regarder les sondages, et surtout comment les gens se préparent à aller voter, sans vision, ils s’attendent à du prêt à porter. une politique pour chacun, une politique adaptée à son petit égo.
      Et nous nous disons, une société avancée. Plutôt, une clientèle inquiète de qui sera le gérant.
      La notion de chef d’état est réduite à de la gérance.

      Allende était un chef d’état, il était connecté au peuple, et il accompagnait le peuple dans ses orientation, pas celle des boss….. C’est pour ça que que les US et leur multinationale dont la Noranda (très mécontente de la nationalisation….) l’ont tué.
      Suicide , suicide….
      Allenda dérengeait, parce qu’il participait à la vraie libération.
      L’indépendance sans cette conversion….KAPUT.

      QS et les progressistes, dans une coalition qui se respecte (PQ a du chemin à faire, un changement de garde complet ???) , autour d’un consensus sur le véritable changement: ça passe par les deux fondamentaux.
      C’est le passage…..

    • Les souverainistes ne peuvent voter pour un candidat fédéraliste.
      On a des principes ou on en a pas.
      Je vote BLOC.
      Alain HARRISON se doit de refaire ses devoirs car il dérape à cent milles à l’heure.

    • Bravo Mme Chantale Lafond!
      Si quelques solidaires croient que Mulcair représente une certaine gauche, alors je peux les croire. Si une majorité de solidaires croient vraiment Mulcair à gauche, mais alors je ne les crois pas du tout. Mulcair n’est que stratégie pour hausser leur ±10% au Québec. La 2e trahison majeure de l’Assemblée nationale du 1er octobre fomentée par Françoise David restera dans l’histoire du Québec après la terrible affaire Michaud, condamné arbitrairement par l’Assemblée nationale le 14 décembre 2000. Je retiens aussi de la 2e trahison que la gauche de Mme David se dit du peuple, mais elle ne l’écoute pas ce peuple. Elle écoute quelques gauchistes surréalistes (parfois méprisants pour les non-intellos) qui la suivent comme des teignes. Imaginez cette gauche au pouvoir!
      Je travaille modestement pour le Bloc présentement et je sens que le vent favorisera la souveraineté. Ça me fait penser au goût du Québec des années 70.
      ***Chacun des voix que le Bloc mettra dans sa poche, sera important.

  8. Vous avez fait un retour sur le passé politique de Mulcair pour en faire ressortir ses liens avec les politiques néo-libérales qui ont été la marque de commerce du parti libéral sous la gouvernance Charest! Mais, je ne vois pas de liens particuliers ou pacte avec Harper là-dedans! Et si vous voulez dire que Mulcair était ardent défenseur de l’équilibre budgétaire dans le sens néo-libéral du terme, il aurait aussi bien pu être dans le parti Québécois sous Lucien Bouchard ( un vrai conservateur ) ou Bernard Landry ou Pauline Marois… et le PQ l’aurait applaudi, s’il avait brandi le poing pout se dire souverainiste!
    Les gens du Bloc et du PQ haïssent Mulcair pour des motifs très différents à ceux que vous invoquez! Il me semble que vous êtes le premier député péquiste qui reprochez à Mulcair son néolibéralisme! Non, dans votre parti, on a haï Mulcair pour son passé de militant fédéraliste engagé des années 90″!

    • Tout le monde reproche à Mulcair son néolibéralisme, ses condos au parc du Mont-Orford et sa haine de la Loi 101 depuis des années! Mais, avant la mi-septembre, les médias n’en parlaient pas. Ils le font maintenant.

  9. Excellent billet. Cela remet les pendules à l’heure.

    À « gauche de la gauche », ça chiale contre Péladeau, mais ça reste muet sur Mulcair, ancien ministre libéral de Charest.

    • Vaut mieux passer le ballon à un gars qui court dans la même direction que toi (qu’à l’opposé). Gilles Duceppe.

  10. Merci pour ce supplément Tom Thomas Mulcair
    Toujours intéressant d’en savoir un peu plus sur cette girouette politique.
    Il y a aussi cette période où il a donné un coup de main à Alliance Québec, puis ce qu’il a maintenu à propos d’une certaine compilation frauduleuse du camp du OUI. Imaginez-le ce Tom, PM du Canada durant une campagne référendaire du OUI au Québec. Changerait-il la loi sur la clarté référendaire pour rencontrer la propre clarté du NPD 50%+ 1 voix.

  11. Merci M. Lisée
    … de nous transmettre aussi fidèlement vos mises à jour politique. Que de lumières sur notre quotidien nous échapperaient sans elles, si vous n’étiez en veille pour nous.
    Nous répondons aussi souvent que possible présents, et apprécions toujours, la transmission de vos connaissances
    Bonne continuité
    B.Martin

  12. Faut-il rappeler aussi que Tom ou Thomas ( c’est selon…) Mulcair fut l’avocat de ceux qui voulait interdire la loi 101.Cet homme s’est battu contre le fait français au Québec.
    Le jour des élections il faudrait que tous les souverainistes tentés par l’aventure NPD se souviennent de cet homme qui s’est battu CONTRE la priorité du français au Québec.

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