Le ressort cassé de Lucien Bouchard

Lucien Bouchard adore l’histoire. Il est un grand dévoreur de biographies et d’essais historiques. Sa bibliothèque en est remplie.

Il voulait la faire, l’histoire. Celle du Québec. Il a longtemps résisté à l’envie de raconter la sienne. Du moins celle qui porte sur l’année référendaire et les suivantes. Bravo à Yves Boisvert et à Télé-Québec d’avoir réussi à l’asseoir pendant 22 heures pour qu’il se livre enfin.

C’est un témoignage important. L’estime que les Québécois ont envers Lucien Bouchard est réelle, durable et méritée. Parmi les indépendantistes, je suis un de ses quelques défenseurs. Même si nous avons notre dose de désaccords. J’ai hâte de voir le documentaire.

Les bribes rapportées par les journalistes donnent le ton. Si Jacques Parizeau l’avait écouté, en 1995, le référendum aurait été couronné de succès, dit-il. Mais l’échec de 1995 a créé un traumatisme dont l’indépendance ne s’est pas relevée et ne se relèvera pas pour l’avenir prévisible. D’ailleurs, ajoute-t-il, le Bloc Québécois a fait son temps.