Le sens du Québec ? Le sens de l’humour !

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2016-08-10 clin d'oeilClin d’oeil de vacances… Ça ne rate jamais. Après une allocution, à Chateauguay, Mont-Joli, Sherbrooke ou ailleurs, il y a toujours un militant qui m’aborde pour, presqu’en chuchotant, me livrer un lourd secret : « Je vous croyais si sérieux!  Je ne m’attendais pas à ce que vous me fassiez rire en plus! ».

Et pourtant. Pour les blagues, je ne peux pas m’en empêcher. C’est comme ça depuis que je suis petit. Mon père – et mon oncle Doris Lussier – en étaient friands. Ils jouaient des tours. (Un jour, quand mon père était épicier, Doris a changé sa voix au téléphone pour lui commander des « bananes dans le vinaigre ». Toujours soucieux de satisfaire un client, papa a remué ciel et terre pour trouver cet item imaginaire!)

Je me suis même amusé avec mes premiers ministres qui, j’en suis certain, vous ont toujours apparu comme des gens toujours sérieux. J’ai inséré dans un discours de M. Parizeau à Toronto une citation de mon héros le Capitaine James Kirk (après avoir vérifié que Monsieur connaissait l’existence de Star Trek). Je lui ai fait raconter une histoire de chasse à Alma. J’ai joué des tours à Lucien Bouchard. Insérant par exemple un élément absurde dans le brouillon d’un discours pour noter sa réaction. Ou répondant « faux numéro » lorsqu’il m’appelait à mon bureau pour savoir si un texte qu’il attendait était enfin prêt.

Comme personnage public et homme politique, on est toujours surpris de la perception que les gens ont de nous avant même de nous rencontrer. Je sais, plusieurs ont de moi l’impression d’un personnage distant, froid. Je ne pourrais pas expliquer complètement d’où ça vient. Avoir écrit des livres? Avoir été conseiller dans l’ombre? Avoir porté une barbichette?

Mais je sais comment faire disparaître cette fausse impression : aller à la rencontre des gens. Les surprendre. Me montrer, tout simplement, comme je suis.

2016-08-10 allouettes

La décision de faire mon lancement national à Thetford Mines, la ville où j’ai vécu jusqu’à 18 ans et où vit toujours ma mère et plusieurs amis et parents, participe de cette volonté de mieux faire connaître aux Québécoises et aux Québécois les autres aspects de ma personnalité.

2016-08-10 thetfordJe suis un gars de région devenu ministre de la Métropole après avoir été correspondant à Paris et Washington. Je suis le fils d’un entrepreneur devenu passionné par le progrès social et l’indépendance. Tout cela s’additionne.

Et dans tout ce parcours et pour la suite des choses, j’assume ce trait profondément québécois : il faut faire les choses sérieusement, mais ne jamais se prendre trop au sérieux ! Ici quelques moments rigolos…et bonne fin de vacances à tous et à toutes !

Jean-François Lisée

Ce contenu a été publié dans #AvecLisée, Sur le Blogue par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !

7 avis sur « Le sens du Québec ? Le sens de l’humour ! »

  1. Que pensez vous du projet de loi 106 sur l’exploitation du pétrole ?????

  2. De Québec, bonsoir Jean-François. Pour vous dire la vérité, avant que vous ne soyez élu à l’Assemblée Nationale, je ne vous connaissais que de nom. J’ai été agréablement surpris que vous ne soyez pas un monsieur dans les âges de messieurs Bouchard ou même Parizeau ! Ce n’est pas une blague. Je savais que vous étiez conseiller pour ces Premiers Ministres et c’est tout. Je n’ai jamais lu vos livres non plus et ce n’est pas une blague non plus. Mais quand je vous ai entendu comme Ministre répondre à votre première question de l’opposition officielle, j’ai su tout de suite que vous iriez loin et c’est vrai que vous faisiez sérieux. Depuis votre candidature en mai dernier, dès notre première assemblée de cuisine à Québec, j’ai su que vous aimiez faire des blagues et que vous aimez beaucoup le  » Pop Corn  » ! Tout ça pour vous dire que j’aime votre sens de l’humour et que J’ADORE votre casquette des Nordiques ! Continuez d’être vous-même s’il vous plaît !

  3. Je suis membre en règle du PQ et je ne reçois pas le bulletin hebdomadaire dont vous parlez au début de votre billet. Je serais très intéressée de le lire. Pourriez-vous me dire où le trouver.

  4. Je suis membre depuis 1976 et je ne voterai pas, tout simplement. J’annulerai mon vote en écrivant sur le bulletin qu’aucun des candidats n’est séparatiste. Depuis Lucien Bouchard, nous sommes dirigés par des fédéralistes qui ne disent pas la vérité aux citoyens, comme l’a fait Mme Katleen Wynne, première ministre de l’Ontario en août 2014: le Québec est exclu de la nouvelle Constitution. Depuis deux ans, nous connaissons la réalité mais les médias et les partis prétendument séparatistes ou indépendantistes ou souverainistes se cachent derrières des faux-fuyants pour appliquer le slogan de Lucien Bouchard: « Attendre les conditions gagnantes ». Cela permet à Ottawa de continuer ses vols dans l’économie québécois au profit des autres provinces; des impôts surélevés pour les dividendes des Québécois, par exemple.. Cela lui a permis d’attaquer la loi 101 et de laisser le référendum – illégal – de se tenir en 1995.
    Les Québécois fédéralistes sont vraiment des colon… isés!

    • De Québec. Avec tout votre respect, M. Pepin, je me demande si vous êtes vraiment indépendantiste ? Parmi les candidats, personne ne fait votre affaire ! Changer de parti politique pour voir si c’est mieux ailleurs ? La réponse est non et vous le savez très bien. Alors voterez vous Parti Québécois ou préférez vous demeurer dans un pays colonisé ?

    • Mme Wynne est une des rares personnes politiques à l’avoir affirmé: Le Québec est exclu de la nouvelle Constitution. Alors il faut savoir que dans le contexte actuel le Québec serait le cadenas qui y retient toutes les autres Provinces et qui en empêche toute forme d’amendement… et toute partition sans l’unanimité des partenaires. Ironiquement, comme le reconnaît madame Wynne, si le Québec ne fait pas partie du Canada, il en serait donc une simple possession territoriale héritée d’une Constitution périmée. Et les Colons qui y vivent seraient plus qu’heureux de l’être et fiers des Rois-Nègres qui les représentent. Ayoye!!!

  5. Heureux d’apprendre que Doris Lussier était votre oncle. Ça m’explique beaucoup de choses. « Aux enfants bien nés, la valeur n’attend pas… »

    Certains journaux anglophones déversent tout leur fiel sur les athlètes qui leur paraissent trop Québécois.
    Je n’ai rien d’un psychiatre, mais il me semble que leur stratégie n’est pas tellement différente de celles d’intégristes musulmans: la haine. C’est de la nourriture pour les Richard Bain du Canada.

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