Les splendides villes fantômes chinoises

On disait récemment que la Chine était devenue le nouveau far-west du capitalisme. Exploitation éhontée, dédain pour les normes, l’environnement, le filet social. C’est de moins en moins vrai. Avec la montée d’une nouvelle classe moyenne, et sous le pompeux slogan de « société harmonieuse », le pouvoir chinois s’est éveillé à la nécessité de respecter une ou deux règles de bienséance.

Ce n’est donc plus le far-west du capitalisme, mais le far-west du keynesianisme !

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Étrange… aucune voiture (Cliquez pour agrandir)

Dans sa volonté de maintenir le chômage à un niveau acceptable et de tenir la machine économique en marche, l’État chinois (et les provinces, et les villes) financent des constructions de quartiers entiers qui restent… fantomatiquement vides.

On estime à 64 millions le nombre de logements vides en Chine. Assez pour héberger la moitié des ménages américains ! (Ou donner trois appartements à chaque Canadien.)

Deux journalistes du site Business Insider se sont amusés à trouver ces quartiers grâce à Google. Ils en publient 19 photos et ajoutent qu’avec 20 nouvelles villes construites chaque année, ils espèrent allonger bientôt la liste…

Cela dit, si les constructeurs chinois cherchent un petit boulot pour s’occuper, qu’ils viennent nous construire un ou deux Chums…

(Merci à l’alertinternaute Sylvain Goulet pour ce signalement.)

Ce contenu a été publié dans Chine par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !