Si la tendance se maintient… l’Ontario bleuit

Depuis quelques élections, notre collègue Claire Durand, de l’Université de Montréal, grande pourfendeuse de fautes méthodologiques dans les sondages, met en forme l’évolution de l’opinion publique.

Les électeurs de l’Ontario pèseront lourd, cette année, pour déterminer si le vainqueur de l’élection, dont le nom est déjà connu — Stephen Harper — dirigera un gouvernement minoritaire ou majoritaire.

Voici la tendance, telle qu’elle se dessine depuis le début de l’année, selon tous les sondages compilés par Claire Durand :

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Et dans 30 jours ?

(Voir son dernier billet, de ce jeudi, pour le Canada et le Québec.)

Cela donne une hausse moyenne d’intention de vote pour le PC de ,077 point par jour depuis 90 jours. Ce qui donne quand même 6 points sur l’ensemble de la période.

Pour l’instant, le site ThreeHundredEight qui transpose les sondages sur les intentions de vote ne prévoit que deux gains pour Harper en Ontario.

Si les conservateurs maintiennent leur rythme de progrès, ils pourraient aller en chercher encore deux ou trois autres.

Mais cela ne suffirait pas à leur donner leur majorité. Ils ont quitté le parlement avec 140 sièges, ils seraient aujourd’hui à 150, il leur en faut 155.

D’où l’importance pour Harper de trouver de nouveaux députés à Terre-Neuve et dans les maritimes, où il est aujourd’hui.

Ce contenu a été publié dans campagne 2011 par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !