8 mars: Être féministe en 2016

Mon coup de gueule de féministe !

Elles n’aiment pas le terme. Les ministres actuelle et précédente de la condition féminine sous le gouvernement Couillard, Lise Thériault et Stéphanie Vallée, lui trouvent un relent de souffre. C’est un mot qui finit par « isme », féminisme. Ça sonne syndicalisme ou indépendantisme.

feminCe serait trop simple de leur dire que le Petit Robert le définit ainsi : « Attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes.»

Trop simple car il est vrai qu’il y a une charge revendicatrice, dérangeante, dans le féminisme. Une force indispensable pour faire reculer le statu quo.

En 2016, ne pas être féministe lorsqu’on est en position de responsabilité, c’est accepter que la traite des femmes se déroule sous nos yeux, que nos mineures soient recrutées par des proxénètes, souvent violents, à la porte des centres jeunesse et des écoles secondaires, et ne pas prendre tous les moyens pour que cesse cette exploitation éhontée. Pire, c’est de couper les vivres à ceux qui tentent d’enrayer ce fléau, ce qu’ont précisément fait les deux femmes qui refusent aujourd’hui de se dire féministes.

En 2016, ne pas agir en féministe, c’est accepter la montée de la violence conjugale, sa normalisation chez des jeunes adultes (18 000 cas rapportés par an), c’est ne pas agir contre les dérives de l’hypersexualisation, c’est refuser de doter les écoles secondaires de personnel spécialisé, des sexologues, pour l’urgente réintroduction des cours d’éducation sexuelle.

En 2016, ne pas agir en féministe, c’est fragiliser par des compressions absurdes des réseaux massivement féminins, comme ceux de maisons d’accueil pour handicapés, c’est rationner les services à domicile, pousser à bout de ressources les mères d’enfants autistes (40% sont en détresse psychologique, 68% en grave situation financière).

En 2016, aller en sens inverse du féminisme, c’est avoir délibérément décidé de désassurer, dans tout le panier de services de santé, un traitement médicalement reconnu, un seul, celui de la procréation assistée. On aurait voulu viser les mères les plus désespérées, on n’aurait pas fait mieux.

En 2016, ne rien comprendre au féminisme, c’est ne pas s’inquiéter de la montée de l’obscurantisme anti-femmes chez les musulmans radicaux, ne pas être atterrés que le gouvernement canadien actuel salue comme une grande victoire le droit au port du symbole absolu de sujétion de la femme, le Niqab, lors de cérémonies officielles.

Qu’on soit inculte au point de ne pas savoir ce qu’est le féminisme n’aurait guère de conséquences, si on avait une réelle volonté de se battre pour l’atteinte de l’égalité, autrement que de simplement crier « let’s go, vas-y » aux professionnelles diplômées qui travaillent autant que leurs pairs, mais gagnent 20% de moins.

La pensée magique ne sera d’aucun secours pour rehausser la présence de femmes en politique, qui stagne depuis bientôt 20 ans, à l’Assemblée nationale, entre 25 et 30%. Savez-vous pourquoi la proportion de femmes sur les CA des sociétés d’État du Québec est passée de 27% en 2006 à 50% depuis 2012 ? Parce qu’on a dit « let’s go »? Non. Parce que l’État québécois s’était donné en 2006 un objectif contraignant. Il est temps de contraindre aussi les partis politiques à augmenter la proportion de leurs candidates féminines, comme l’ont fait plusieurs autres démocraties.

Être féministe en 2016, c’est s’indigner devant l’exploitation sexuelle, devant des politiques régressives qui s’abattent surtout sur des femmes. C’est vouloir encore changer les choses, déranger, forcer le jeu.



17 réflexions au sujet de « 8 mars: Être féministe en 2016 »

  1. En parlant de féminisme, si vous habitez au Québec, impossible de manquer cette information samedi matin 29 Octobre 2016, le célèbre Journal de Montréal fait sa une sur le nouveau classement des écoles. La journaliste Daphné Dion titre son article : Les gars encore moins forts que les filles. Étonnamment, cette tendance est plus accentuée au Québec que dans le reste du Canada. Fait encore plus surprenant, à aucun moment dans l’article la journaliste essaye de s’interroger sur les causes du décrochage scolaire masculin. L’article, vous aurez compris, écrit par une féministe québécoise est rédigé en termes de comparaison : L’écart entre les sexes s’accroit. L’année dernière au micro de Paul Arcand, je décrivais déjà cette situation qui me semble alarmante. La discrimination commence dans la cour d’école lorsqu’on interdit aux petits garçons d’exprimer leur masculinité (le combat, la guerre, la compétition). Voilà un impact majeur et alarmant du féminisme québécois et personne ne réagit. C’est inquiétant… Comment peut-on construire une société saine en matraquant dans les médias un discours de dévalorisation et de haine à l’encontre des hommes ?
    pour en savoir plus :https://www.cqmi.ca/fr/actualites-femmes-russes/item/449-le-palamares-des-ecoles-secondaires-au-quebec-les-garcons-decrochent-cqmi

  2. Pour moi, tout cela est du hors sujet. Il ne peut y avoir de place pour les hommes dans le féminisme..
    pire .;ce lien avec le problème de toute religion. Toutes les religions et non seulement l’ Islam.!!! Et ces hommes qui enseignent les religions..nous racontent l’ autorité pire le totalitarisme d’ un Dieu qui gérerait tout et qu’ il faudrait craindre.
    Je suis béate de voir que des hommes suffisamment naïfs se disent féministes et pensent qu’ ils peuvent soutenir le féminisme en prenant le problème cette fois à l’ envers. Car rien ne concerne plus le féminisme que les femmes elles-mêmes. c’ est comme un homme qui parle des douleurs de l’ accouchement comme s’ il les avait ressenties ou de l’ orgasme féminin.
    De ma part, ce n’ est en aucun cas un rejet des hommes, bien au contraire ! C’ est chacun à sa place.
    On voit déjà les dégâts d’ un féminisme à l’ occidental dans les jeunes couples trentenaires..Quand Madame passe totalement à côté de sa vie de femme et de mère.. et lègue toutes les.;soit disant corvées au père !
    Femmes pour le sexe ne sont plus des femmes dans l’ âme, se sont éloignées de leur vraie beauté et de ce qui fait leur charme.. Elles sont toutes pareilles, robotisées par leurs maquillages, les différences ne se situent plus qu’ à la taille de leurs jambes. Pourtant il existe une authentique féminité dans l’ âme que même un homme ne saurait jouer.
    Comme il existe une authentique masculinité dans l’ âme, en dehors des stéréotypes d’ apparences comme les muscles, les abdominaux et autres..
    Chacun sa place ! Pour faire 2, il faut se compléter, un point c’ est tout !
    Les femmes bafouées par l’ Islam ? Mais celles bafouées par les autres religions, on en parle pas ? c’ est exactement la même chose… Voir les soeurs chez les catholiques, et les pères..cardinaux et autres dignitaires d’ une Eglise inventée par les hommes excluant les femmes etc..
    Il s’ agit dans tous les cas de fondamentalisme car les musulmans dits modérés ne maltraitent pas du tout leurs femmes en France sauf les radicaux salafistes ou les extrémistes, comme les Opus déÏ chez les catholiques et autres illuminati et tutti cuanti !
    Votre féminisme, messieurs, semble avoir trouvé une nouvelle excuse pour s’ ne prendre aux musulmans..Car l’ islam est praiqué par les musulmans en Occident ! Obama maltraite -t- il sa femme ? Un peu de sérieux !
    Ce qui est le pire du pire, c’ est la volonté des hommes d’ avoir toujours raison et de vouloir toujours détenir la vérité comme s’ il n’ y en avait qu’ une.
    Dommage que Michel Onfray que j’ admire ait plus de pensée que de pratique du terrain. Les catholiques sont aussi très violents avec les femmes, en ce sens que toute une partie de ces soit disant dignitaires régissent tout et sans la femme qu il fuient car elles sont pour eux des objets de désir.
    Le féminisme…je suis contre; Homme ou femme, essayons seulement d’ Etre ce que nous sommes et pour cela faisons le travail sur nous même à la recherche de notre moi profond. Faisons le seuls, sans appartenances ni consignes !

    • Moi, personnellement, j’ai toujours dit que les musulmans en général sont meilleurs que l’islam. Vous admettrez au moins, chère Madame, qu’il est impossible d’aller vérifier dans le cerveau de chaque musulmane ou musulman ce qu’elle ou il pense vraiment. Je n’ai jamais non plus écrit nulle part que chaque musulman battait sa femme ou la forçait aux relations sexuelles. Je vais répéter ce que j’ai écrit et j’espère que vous allez comprendre. Je suis un juriste, j’ai lu le Coran d’un couvert à l’autre, à partir de l’ouvrage publié par le professeur et docteur en droit musulman et arabe, Sami Awad Aldeeb Abu-Salieh, suisse d’origine palestinienne, ouvrage intitulé : Le Coran, version arabe-française, en ordre chronologique, selon les prescriptions de l’Azhaar, publié aux Éditions l’Aire. En lisant cet ouvrage, on est capable de saisir immédiatement la différence entre les versets pacifiques ou spirituels de la période dite de la Mecque (610-622), où Mahomet n’était qu’un simple prédicateur avec tout au plus 150 adeptes et s’adressait à l’humanité toute entière et les versets violents, barbares, guerriers, misogynes et discriminatoires de la période dite de Médine – après l’Égire – (622-632) où Mahomet est devenu chef de guerre, chef d’État donc Législateur et où il s’adresse à la seule communauté des musulmans – la oumma – la meilleure communauté au monde selon le Coran et qui doit conquérir le monde entier. La majorité des versets de cette période sont incompatibles avec les normes internationales contenues dans la Déclaration universelle des droits de « l’homme » et des chartes des droits et libertés que l’on retrouve dans les pays occidentaux en particulier. Je donne quelques exemples très concrets qui apparaissent en toutes lettres dans le Coran : couper la main des voleurs, fouetter les amants non mariés, frapper l’épouse désobéissante, la forcer aux relations sexuelles, lui interdire de marier un non musulman, tuer les apostats, tuer les polythéistes et les non croyants et combattre les chrétiens et les juifs en les soumettant en état de mépris. Tout cela est dans le Coran, le « livre sacré » des musulmans croyants qui estiment que ce livre vient d’Allah, que c’est sa parole révélée et ces gens-là croient aussi, de façon générale, qu’il faut être soumis et obéissant aux ordres d’Allah, le Tout miséricordieux, le Très Miséricordieux. Alors ce que je dis est fort simple : chers musulmans, chères musulmanes de bonne foi, non violents, si vous croyez que votre livre sacré est la parole d’Allah à qui vous devez obéissance et soumission, comment pouvez admettre que ces versets puissent apparaître dans votre livre sacré sans les dénoncer HAUT ET FORT?
      C’est surtout cela que je n’arrive pas à comprendre. Comment peut-on sincèrement adhérer à une idéologie qui se cache sous un voile religieux qui prône de telles valeurs? Et vous, Madame Lepage, êtes-vous d’accord, oui ou non, pour : – couper la main des voleurs? Fouetter les amants non mariés? Frapper l’épouse désobéissante? La forcer aux relations sexuelles? Interdite aux femmes musulmanes de marier un non musulman? Tuer les apostats? Tuer les polythéistes et les non croyants? Combattre les chrétiens et les juifs et les soumettre en état de mépris? Si vous n’êtes pas d’accord avec cela, comment faites-vous alors pour ne pas dénoncer HAUT ET FORT cette partie du Coran de l’islam, qui sert de doctrine aux islamistes pour justifier leurs atrocités, leur meurtres, leurs viols et leur barbarie? Expliquez-nous cela, car là, vraiment je ne comprends pas.

  3. Que nos jeunes filles, voir des enfants soient victimes de proxénètes, alors que peu d’entre eux sont condamnés, alors que des jeunes femmes sont battues, violées à répétition et entraînées à la prostitution, sans recevoir de soutien du gouvernement des hommes.

    Pourquoi ne pas avoir une escouade de femmes enquêteuses pour coincer les proxénètes ? Est ce que la faiblesse législative des femmes est un frein à l’élimination de ces victimes féminines.

    Ne pas reconnaître que des femmes soient abusées et assassinées, c’est d’être aveugle tout en ayant une vue parfaite.

    S’il faut utiliser les mots de la ministre de la Condition féminine : « Lest go fonce », je propose aux femmes syndiquées qui n’ont pas l’égalité hommes/femmes de se lâcher lousse et de faire la grève.

    Souvenez-vous de la déclaration de Jean Lesage : La Reine ne négocie pas avec ses sujets. Et René Lévesque, ministre de son cabinet de relancer le PM : Lévesque dit aux syndiqué(e)s, ne lâchez pas, ça fait assez longtemps que vous vous faites fourrer, tenez bon.

  4. Je me sens dévastée de lire ces commentaires oh! combien justes et affectueux. Merci messieurs, vous manifestez plus de solidarité avec nous que bien des femmes entre elles! Mais j’ai peur pour la planète tout entière devant la montée de la haine portée par tant d’hommes comme un étendard par Trump ou les islamistes, voire même par des pasteurs tant catholiques que protestants ou de toute secte.

  5. Bravo et merci de votre commentaire instructif et courageux ! Féministes de tous les pays, hommes et femmes, unissons-nous pour que les droits de tous soient respectés équitablement ! ET pour que les femmes souffrent moins sur cette Terre…
    Bon 8 mars !

    • Je voudrais préciser que mon commentaire s’adresse à Pierre Cloutier, ci-dessous. Merci.

  6. M. Lisée, il faut vivre du Bel Esprit, comme vous, pour aborder le sujet d’aussi élégante manière. D’autres ratent, comme un chroniqueur dont le nom commence par M et finit par u. Un autre chroniqueur, son voisin, situé entre B et y, s’exécute d’assez belle façon, même si on s’en méfie à chaque mot, comme Càmic…

    « Rien n’est plus beau, la femme est le cadeau magistral de la vie sur terre pleine de défauts…elle est douceur, amour, bienveillance, la grâce. Avec ses traits fins, sa peau plus satinée, ses mouvements plus délicats, et sa voix plus douce…et allez comprendre, dans l’histoire des peuples, la femme n’a pas déclenché de guerres, pourtant elle a été la plus violentée…la plus abusée…la plus mutilée… les barbares, oui, mais tout près de chez moi, il y en a encore qui ne reconnaissent pas l’équité au travail »

    Et le « columnist » reprend de plus belle, comme on s’est peut-être tous laissés aller, un soir de Saint-Valentin. On serait prêts à lui donner le bénéfice du doute…jusqu’à ce qu’il signe:

    Je suis un homme à femme. (!! Lise Thériault, au masculin!)

  7. Bien d’accord avec vous, M. Lisée. Cependant, si je regarde par l’autre bout de la lorgnette, je vois les choses autrement. J’ai l’impression que beaucoup de femmes portées par le féminisme jusqu’au bout de leur rêve préfèrent maintenant se reposer et en profiter dans le confort de l’indifférence. J’ai remarqué une réaction semblable chez des gens dont la Loi 101 leur a permis d’accéder à des postes autrefois réservés à des Anglos et qui maintenant, aimeraient nous faire croire qu’ils le doivent qu’à leur talent.

  8. LES MOTS ET LES MAUX

    « Le dictionnaire critique du sexisme », par Christiane Taubira
    Elle a dressé, en dix mots, un inventaire des préjugés à l’égard des femmes.

    No 10 : Avis à tous ceux qui croient que pétasse, bécasse, poufiasse, grognasse, morue, charogne, chienne, truie, grenouille, greluche, harpie, ribaude, et même puterelle, sont synonymes de femmes. Ils s’habituent ainsi au mépris et justifient les violences : le viol est un crime, puni par la loi. ET TOUS LES MOTS NE RELÈVENT PAS DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION. »

    https://www.youtube.com/watch?v=nl-aMhd9waI
    http://www.franceculture.fr//societe/le-dictionnaire-critique-du-sexisme-par-christiane-taubira
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    POURQUOI IL EST TEMPS DE LUTTER CONTRE LA « GYNOPHOBIE »

    « De la “simple” insulte de rue à la lapidation », la réalisatrice Lisa Azuelos veut réunir toutes les violences faites aux femmes dans un seul mot : la « gynophobie ». A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes ce 8 mars, elle lance avec son association une plateforme artistique : http://www.nogynophobie.org.

    1 femme sur 7 sera victime de viol dans sa vie, 1 femme sur 3 de violences, 14 millions de petites filles sont mariées chaque année, 133 millions de femmes ont subi des mutilations génitales etc… Derrière ces chiffres, il y a des réalités de femmes en souffrance partout dans le monde. Je ne veux plus être complice. Je ne veux plus savoir et ne rien faire. On a tous à notre niveau un rôle à jouer pour ne pas être complice de cette gynophobie ambiante, de cette réalité accablante pour la moitié de l’humanité. J’ai créé ce mot et ce mouvement pour qualifier et dénoncer tous les actes de gynophobie (de la « simple » insulte de rue à la lapidation), pour réunir toutes les violences en une seule (comme le racisme ou l’homophobie) et dénoncer non plus celles qui en sont victimes (comme d’une fatalité) mais ceux qui en sont coupables (donc responsables) .
    LE MONDE S’EST TROP HABITUÉ À CES VIOLENCES COMME ON S’HABITUE À LA FAIM DANS LE MONDE. EN RÉALITÉ, C’EST AUSSI INTOLÉRABLE QUE L’ESCLAVAGE OU LA SÉGRÉGATION.

    […] JE VEUX QU’UN JOUR IL NOUS SOIT TOTALEMENT INSUPPORTABLE D’IMAGINER UNE FEMME VICTIME DE VIOLENCE, COMME IL NOUS EST AUJOURD’HUI IMPENSABLE D’ENCHAÎNER ET DE FOUETTER UN HOMME NOIR.

    http://www.marianne.net/agora-pourquoi-il-est-temps-lutter-contre-gynophobie-100240881.html
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    Sérénade Shafik
    Auteur investie dans la lutte pour les droits des femmes, contre les violences faites aux femmes soumises aux codes de famille régis par la Charia

    « […] Daech, c’est nous, en Egypte : dans la langue parlée, il n’y a pas de mot pour désigner le clitoris. Or, nommer, c’est donner essence ou naissance. L’absence de vocabulaire introduit la disparition du clitoris.

    La mutilation génitale féminine est alors facilitée, puisqu’on coupe ce qui n’existe pas, ce que nous n’avons pas nommé. N’oublions pas que le taux de mutilation génitale féminine ou excision est de 97% selon le ministère égyptien de la Santé et de 94% selon les ONG. […] »

    http://www.huffingtonpost.fr/serenade-chafik/kamel-daoud-face-a-la-hor_b_9296182.html

    A FAIRE DRESSER LES CHEVEUX SUR LA TÊTE !

    Dans le monde, 700 millions de femmes ont été mariées avant 18 ans

    «Au Bangladesh par exemple, le pourcentage de jeunes filles mariées avant l’âge de 18 ans est passé de 75% en 1989 à 65% aujourd’hui. Aujourd’hui, 15% d’entre elles sont encore unies avant l’âge de 15 ans». Le pays le plus touché par le fléau est le Niger avec 75% des filles mariées avant leurs 18 ans. L’âge requis par la loi pour se marier au Niger est de 15 ans pour les filles, mais elles sont souvent mariées à 12 ans. Quand elles atteignent l’âge de 16 ans, la moitié des filles sont mariées et ont eu leur premier enfant. En deuxième position arrive le Tchad avec 68% des filles mariées avant leur majorité. Le Bangladesh est troisième de ce sinistre podium. Le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et le Soudan du Sud figurent en bonne place. En Afrique, une femme sur trois a été mariée avant l’âge de 18 ans.

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/08/01016-20160308ARTFIG00015-dans-le-monde-700-millions-de-femmes-ont-ete-mariees-avant-18-ans.php

    LES EXCISIONS « MINIMALISTES » N’EXISTENT PAS : LES TOLÉRER EST UNE RÉGRESSION INCONCEVABLE

    « Ils prônent la légalisation de certaines mutilations génitales féminines, terme auquel ils préfèrent d’ailleurs celui d' »altération ». Dans un article publié dans la revue « Journal of medical ethics », deux gynécologues américains proposent de tolérer des excisions dites « minimalistes ». Une régression insupportable, pour Pierre Foldès, chirurgien inventeur de la technique de chirurgie réparatrice des mutilations sexuelles et co-fondateur avec Frédérique Martz de l’Institut en santé génésique. »

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1487820-les-excisions-minimalistes-n-existent-pas-les-tolerer-est-une-regression-intolerable.html

  9. J’ajoute ceci du même souffle. Comme je l’ai mentionné j’adhère aux 5 valeurs que sont la liberté, l’égalité, la fraternité, le féminisme et la laïcité et dans un prochain article je vais démontrer comment et pourquoi l’islam – pas l’islam radical, non l’islam tout court et le Coran – est incompatible avec ces 5 valeurs.

    En sous-question, je vais demander aux lecteurs comment les québécois en général et l’Assemblée nationale peuvent tolérer les propos haineux et incitant à la violence contenus dans le Coran, visant des groupes qui présentent des caractéristiques communes comme celles définies à l’article 10 de la Charte des droits et libertés, notamment en ce qui concerne le sexe (les femmes, les amants non mariés) et la religion (les polythéistes, les chrétiens et les juifs), sans s’assurer que ces propos ne sont pas lus et enseignés dans les mosquées et les écoles coraniques (dont certaines sont subventionnées par le ministère de l’Éducation) du Québec.

    Quelqu’un sur ce blogue peut-il me répondre?

  10. Merci, monsieur Cloutier, d’avoir pris le temps de lire les sourates du Coran et de nous en résumer les plus à-propos en cette journée de la femme.
    C’est un livre très difficile à lire et chaque fois que je m’y suis attardée moi-même, la stupeur m’a envahie très tôt et je ne me voyais pas le courage d’en poursuivre la lecture et encore moins d’en répercuter le contenu autour de moi, en toute crédibilité.
    Il s’agit d’une réalité tellement étrangère à celle du projet de vie conjointe et commune à laquelle nous aspirons et voulons bien croire dans nos vies amoureuses, familiales, sociales, professionnelles et communautaires, dans notre société, qu’il ne m’a jamais paru possible de la mettre en lumière sans être affublée du qualificatif de « paranoïaque », de raciste ou de fauteur de troubles.
    J’ai un grand respect pour les lanceurs d’alertes telles que Fatima Houda Pépin ou Djémila Benhabib qui connaissent de l’intérieur la réalité que vous dénoncez.
    Je souhaite que des hommes de leur communauté aient le courage d’appuyer publiquement leur dénonciation, comme vous le faites implicitement par votre intervention ci-contre.
    L’islam n’est pas que ça, mais son côté humaniste et civilisateur reste méconnu tant et aussi longtemps que ses membres ne se libèrent pas eux-mêmes des chapes de plomb qui pèsent sur les relations entre les croyants selon leur sexe, leur origine, leur classe sociale et tout autre facteur de discrimination.
    En d’autre temps, les sociétés chrétiennes ont mené des luttes semblables jusqu’à la séparation des rôles de l’Église et l’État, de l’abolition des pouvoirs de droit divin et de la reconnaissance des droits humains, au prix de révolutions douloureuses.
    J’ose espérer que les guerres actuelles dans leurs sociétés poursuivent cet objectif et non celui de renforcer ces préjugés destructeurs au profit d’une seule petite partie de l’humanité que sont les hommes et leurs fils.

    • Pour lire le Coran, je vous conseille de l’aborder en historien et en juriste. Je recommande fortement Le Coran, traduction arabe-française, en ordre chronologique, suivant les prescriptions de l’Azhaar, du professeur et docteur en droit musulman et arabe, Sami Awad Aldeeb Abu-Salieh, suisse d’origine palestinienne chrétienne, publié aux Éditions l’Aire. Ce Coran, écrit en ordre chronologique, nous permet de mieux saisir la différence entre les versets pacifiques de la période de La Mecque (610-622) où Mahomet était un simple prédicateur et s’adressait à l’humanité et la période dite de Médine – après l’Égire – où Mahomet est devenu chef de guerre et chef d’État, donc Législateur où, là il s’adresse non plus à l’humanité, mais à la seule communauté des musulmans – la oumma.
      C’est dans cette partie, du Coran – sourates 87 à 114 – que l’on retrouve les versets violents, guerriers, barbares, misogynes et discriminatoires, qui sont inacceptables pour nous, parce qu’ils constituent des appels au génocide, à la haine et à la violence contre des groupes possédant des caractéristiques communes définies à l’article 10 de la Charte des droits et libertés, notamment le sexe – haine des femmes et des amants non mariés – la religion – haine des polythéistes, des non croyants, des apostats et des chrétiens et juifs. Ma démarche n’est pas une démarche de détestation envers les musulmans comme être vivants mais contre les versets inacceptables de leur livre « sacré » et la question que je pose à M. Lisée et aux autres membres de l’Assemblée nationale est celle de savoir si ces versets sont lus et enseignés dans les mosquées et écoles coraniques, dont certaines sont subventionnées. Si M. Lisée et les autres députés du Parti Québécois ont le courage minimal de s’interroger sur le sujet, d’approfondir leurs réflexions et de poser les bonnes questions aux leaders de la communauté musulmane, cela me fera un grand plaisir de les aider. Mais le feront-ils ou voudront-ils comme ils l’ont fait avec le motion sur l’islamophobie de Françoise David, se ranger du côté des libéraux et de la gauche dogmatique et multicultariste pour « ne pas faire de vagues » comme ils l’ont fait dans l’Affaire Yves Michaud avec une motion sans préavis de blâme pour des prétendus propos « inacceptables » à l’égard des communautés ethniques et en particulier à l’égard de la communauté juive, qu’il n’a jamais tenus. Nous, québécois, avons tellement peur d’affirmer notre identité que c’en est devenu gênant. Pour éviter d’être traités de racistes, de xénophobes ou d’islamophobes, on préfère se la fermer et accepter les pires horreurs. Pas moi. C’est quoi la vérité concernant le Coran? S’il y a des propos inacceptables, il faut le dire et les dénoncer. Point final. Idem pour les autres religions.

  11. Et voici mon coup de gueule féministe pour ce 8 mars.

    1] Pour la journée internationale des femmes, je voudrais exprimer ma solidarité avec tous ces êtres humains qui composent la moitié de l’humanité et leur rendre hommage.

    [2] Comme mon philosophe favori, Michel Onfray, je partage avec lui 5 valeurs de base : liberté, égalité, fraternité, féminisme et laïcité.

    [3] Comprenez-moi bien : je ne suis pas un homme « rose », je suis bien dans ma peau comme homme et je ne ferai pas le guignol en me mettant du rouge à lèvres pour exprimer ma « prétendue » solidarité avec ma conjointe et les femmes en général. Je vais seulement me contenter d’être conséquent avec moi-même, d’être aimant et respectueux et de partager équitablement dans ma vie quotidienne les tâches ménagères de base. Pour le reste, j’assume ma masculinité et ses défauts.

    [4] Ceci étant dit, je ne peux passer sous silence la journée internationale des femmes sans parler de la condition de la femme en islam et sans me demander comment il se fait, que chez nous, où les femmes ont fait des progrès considérables dans la revendication de leur droit fondamental à l’égalité, certains groupes féministes, notamment la Fédération des femmes du Québec et une certaine gauche dogmatique et multiculturaliste, toujours prêts et prêtes à monter aux barricades pour défendre « la pauvre femme musulmane » qui veut porter « librement » la burqua ou le niqab ou s’attaquer, comme on l’a vu, à la Charte dite des valeurs québécoise, présentée en 2012 par le ministre Bernard Drainville – et qui a été une des causes de la défaite de son parti – sont muets et muettes comme des carpes et obéissent à la loi de l’omerta la plus totale lorsqu’il s’agit de dénoncer HAUT ET FORT la condition des femmes musulmanes et les « horreurs » contenues dans le Coran, le livre sacré de cette secte devenue religion officielle, en pleine expansion prosélyte universelle et possédant un bras armé qui tue, égorge, décapite, viole et pille avec la bénédiction d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    [5] Ces horreurs, je vous les livre sans plus tarder et je mets quiconque au défi de les contredire de façon honnête et rigoureuse.

    SUR LES RELATIONS SEXUELLES

    – Sourate 2-Verset 223. Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Allah et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants!

    [6] « Vos épouses sont pour vous un champ de labour. Allez à votre champ comme et quand vous le voulez ». Chez nous, en droit criminel, on appelle cela communément un viol punissable par l’emprisonnement. Mais dans le Coran, c’est la loi d’Allah et la loi d’Allah c’est une norme législative qui s’impose à tous les musulmans. Comment peut-ont avoir l’assurance que ce verset n’est pas lu et enseigné dans toutes les mosquées et écoles coraniques du Québec?

    SUR LES RELATIONS MATRIMONIALES

    Sourate 4- Verset 34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

    [7] Vous avez bien lu, j’espère. Les hommes ont autorité sur les femmes, parce qu’Allah – sans doute un homme – l’a voulu et parce qu’ils ont le pouvoir financier. La femme doit se la fermer et obéir à son mari. Si le mari craint la désobéissance, ce sont les mesures de coercition qui vont jusqu’aux voies de fait. Chez nous, en droit criminel, c’est un acte criminel, punissable dans les cas les plus graves par l’emprisonnement. Mais ici, c’est la loi d’Allah et tous les musulmans doivent obéir à la loi d’Allah, qui est supérieure à celle des peuples souverains.

    SUR LES MENSTRUATIONS DES FEMMES

    Sourate 2-Verset 222. – Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis : « C’est un mal. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient »

    [8] Comment le cycle menstruel des femmes peut-il être un « mal » pour l’islam puisqu’il permet d’augmenter sans cesse le nombre de la « oumma » qui est, selon le Coran, la meilleure communauté au monde? Pourquoi cette haine des corps féminins?

    SUR LA PLUS VIEILLE ÉTREINTE DU MONDE

    Sourate 24-Verset 2.La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition.

    [9] N’est-ce pas là une norme contraire à la Déclaration universelle des droits de « l’homme » et de la Charte canadienne des droits et libertés qui interdit les peines et les traitements cruels et inusités? Mais, encore là, c’est Allah qui parle et en islam tous doivent obéissance et soumission à Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    SUR L’HÉRITAGE

    Sourate 4 – Verset 11. Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s’il n’y en a qu’une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d’eux le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un enfant. S’il n’a pas d’enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s’il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu’il aurait fait ou paiement d’une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d’Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage .

    [10] Allo égalité! Un fils = 2 filles. C’est la loi d’Allah mes amies. Quand on pense que la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, se fait la chantre de « l’union spirituelle » qui n’emporte pas de conséquences civiles prévues au Code civil du Québec – dont la séparation équitable du patrimoine familial – et qui ouvrirait la porte toute grande à l’application de la charia et du droit musulman, y a vraiment de quoi susciter la colère de la moindre féministe qui a une tête sur les épaules. Mais non, pas à la Fédération des femmes du Québec ni dans la gauche dogmatique et multiculturaliste qui préfère se porter à la défense de la pauvre femme musulmane qui veut, par « choix libre et éclairé » s’exhiber avec la burqua à la cérémonie de prestation du serment de citoyenneté du Canada, le « plus meilleur pays au monde » d’une « petite mère à l’autre ». Même le Parti Québécois se fait prendre à ce petit jeu en acceptant, comme il l’a fait récemment, d’appuyer la motion de Françoise David sur la prétendue « islamophobie » de certains québécois dans les médias sociaux. On croit rêver devant tant de bêtises.

    SUR L’AMOUR LIBRE

    Sourate 4-Verset 15. Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d’entre vous. S’ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou qu’Allah décrète un autre ordre à leur égard .

    [11] Ce verset vise les femmes des [hommes] musulmans qui ont droit, par ailleurs, selon le Coran, d’en posséder 4 [femmes] – en plus des esclaves. Si elles ont le malheur d’avoir des relations sexuelles avec un autre homme et que 4 hommes témoignent contre elles, ce sera l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération autre que la mort, à moins qu’Allah en décide autrement. Qui va prendre la décision au nom d’Allah? Un imam, un cheik, un père de famille, un frère, un cousin? Certainement pas une femme en tout cas, n’est-ce pas?

    SUR LA RÉPUDIATION DES FEMMES

    Sourate 65- Verset 1. Ô Prophète! Quand vous répudiez les femmes, répudiez-les conformément à leur période d’attente prescrite; et comptez la période; et craignez Allah votre Seigneur. Ne les faîtes pas sortir de leurs maisons, et qu’elles n’en sortent pas, à moins qu’elles n’aient commis une turpitude prouvée. Telles sont les lois d’Allah. Quiconque cependant transgresse les lois d’Allah, se fait du tort à lui-même. Tu ne sais pas si d’ici là Allah ne suscitera pas quelque chose de nouveau!

    [12] Quand on veut se débarrasser de sa femme (ou ses femmes), en islam, ce n’est pas très compliqué : On les enferme dans ta maison- la prison des femmes musulmanes – on attend un petit peu et puis on les jette tout simplement à la rue comme un vieux sac de poubelles. Voilà la loi d’Allah, mes amies. Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    [13] Comme démocrate, quand je lis tout cela, je sens la colère monter en moi. Et si j’étais une femme, je me demande comment je me sentirais. Bonne fête quand même chères amies. S’il n’y avaient pas vous sur cette terre, la vie serait bien triste. Et personnellement je vous aime mieux « au naturel » que voilée de la tête aux pieds comme un sac de patates. Vous ne trouvez-pas que ça sent la peste verte, tout cela? Vite, il faut relire Camus.

    [14] Quand aux prétendues féministes de la FFQ et de la gauche dogmatique et multiculturaliste, je les emmerde, à pied, à cheval et en voiture.On peut toujours se prémunir contre la violence, mais contre la bêtise, on est toujours désarmé.

    • Bonjour Monsieur Cloutier,

      Je vous remercie infiniment pour ce commentaire des plus justes et percutants ! Il est tout à votre honneur de célébrer ainsi les femmes. Soyez très fier de vous monsieur. Que votre philosophie des femmes soit à jamais diffusée dans le monde.

    • Excellent travail d’exégèse. Votre texte est complet ou il a été coupé ?

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