Pour reconnecter le Parti sur les Québécois: de l’audace à la puissance 3?

Si on veut résumer en une métaphore le résultat de l’élection du 7 avril, cela irait un peu comme ceci: nous avons beaucoup déçu notre blonde (notre électorat). Elle ne voulait pas embarquer dans notre beau grand bateau vers un référendum et vers la souveraineté — elle a compris que c’est là qu’on souhaitait aller quand on a sorti notre PKP. Plus généralement, elle ne nous reconnaissait plus vraiment et elle ne voyait pas pourquoi on lui imposait tout à coup un test de loyauté (électoral) alors qu’on aurait pu continuer à sortir ensemble un bout de temps (en minoritaire) sans brusquer les choses.

Bon. Elle nous a quitté. Elle: quelques centaines de milliers de nos blondes. Mais pour l’essentiel, elle ne nous a pas quittés pour un autre chum (PLQ ou QS). Elle est retournée chez elle, ou chez sa mère (abstention massive).

Le PQ post-7 avril: Ils répondront présents

J’ai noté dans un billet récent des interventions de collègues députés réélus du Parti québécois sur la suite des choses.

Pour alimenter le débat, je vais continuer à signaler des interventions dignes d’intérêt.

Véronique Fournier, Saint-Henri-Sainte-Anne: « Je répondrai présente »

Véronique Fournier.

Sur sa page Facebook le 10 avril 2014, elle a écrit un texte magnifique. Extraits :

Au lendemain du 7 avril, l’Hiver de force. Ce sont ces mots de Réjean Ducharme qui
m’invitent à vous écrire pour vous remercier. Vous, chers militants, bénévoles et citoyens qui vous êtes engagés à mes côtés et qui m’avez accompagnée avec convictions pendant ces 33 jours. L’hiver de force. Un hiver de force de politique. Non sans rappeler les mots de Ducharme, cette identité aux contours embrouillés, comme ce printemps qui n’est jamais vraiment arrivé.