Ciné-hémoglobine. RepoMen ou l’avenir de la santé privée

Je me suis regardé cette semaine le DVD du film américain RepoMen (Repreneurs en français), avec Jude Law. Comme je l’expliquais dans un sourire à mon ami libertarien Éric Duhaime, c’est un film sur l’avenir du système de santé privé.

Des compagnies vendent à crédit des organes aux personnes malades. Leur vie est ainsi sauvée et prolongée. Mais les coûts sont prohibitifs et, lorsqu’ils sont en défaut de paiement depuis plus de 90 jours, les RepoMen vont saisir les organes sans ménagement, laissant la plupart du temps des cadavres derrière eux. Business is business.

Vous voulez avoir une idée du film? Cette bande-annonce vous le raconte au grand complet, sauf la scène finale:

Cela fait évidemment penser au sktech des Monty Pithon (dans The meaning of life) où des citoyens avaient signé des formulaires de don d’organes sans se rendre compte que le texte ne précisait pas que le don ne se ferait qu’en cas de décès. Les personnages de RepoMen regardent d’ailleurs le sketch à la télé.

Morale: lisez bien les clauses en petits caractères avant de signer.

Ce contenu a été publié dans La vidéo de 10h10 par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !