Du courrier… en attendant la loi spéciale

Parmi vos très nombreux commentaires, je retiens ces deux témoignages, que je mets dans ma filière « bon à savoir »:

Michel:

J’ai 67 ans et au début je disais que les étudiants exagéraient… Ça va faire, une loi spéciale n’est pas la solution! Hier soir mon épouse et moi sommes allé rejoindre les jeunes dans la rue. Un policier a traité ma femme de vieille peau, alors je me suis approché pour lui dire ma façon de penser et il m’a aspergé de poivre. C’est un Black Bloc qui est venu m’aider et m’a mis un liquide dans les yeux qui a soulagé mes souffrances.

Avant j’avais peur des jeunes masqués du Black Bloc… Plus maintenant. Maintenant j’ai peur des jeunes masqués du SPVM.

Phazon

À notre dernière assemblée, quelqu’un avait proposé de perturber le Grand-Prix de formule un. Proposition rejetée car considérée comme trop radicale pour l’instant…

Je parie que cette proposition va revenir sur la table et sera adoptée en force à la prochaine Assemblée. Moi qui ai voté contre, je voterai pour.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !