Voir: Les rendements décroissants de Altered Carbon

Avant de me plonger dans la seconde saison d’Altered Carbon, sur Netflix, j’ai revu la première. J’ai été ré-enchanté. La qualité du scénario, des intrigues entrelacées, les questions posées par le prolongement de la vie sont encore plus clairs à la seconde écoute. Le jeu des protagonistes, en particulier de la star mexicaine Martha Higadera dans le rôle de la policière pugnace, est éclatant. Cette série est, à mon humble avis, ce qui s’est fait de mieux en SF depuis The Matrix.

Pouvait-on en attendre autant de la deuxième saison ? Les scénaristes font de leur mieux pour ajouter de l’épaisseur à l’intrigue principale, le tout est compétent, mais la magie de la première saison n’est pas au rendez-vous.

https://youtu.be/_MzbLQBeR9Y

Netflix a mis en ligne cette semaine un anime japonais qui prolonge l’intrigue, Resleeved, et on tombe vraiment, là, dans le conventionnel.

Bref, faut-il voir la seconde saison ? Vous passerez un meilleur moment à revoir la première…


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Voir: Deux séries SF qui repoussent les limites

Vous me savez fan de SF. Je répète qu’à ce jour, pour la profondeur du propos et la qualité d’exécution, personne n’a encore mis en péril la première place tenue par la trilogie Matrix (quadrilogie avec Animatrix). Mention spéciale, cependant, pour le film Inception.

Deux séries télé récentes s’approchent à mon avis de l’étalon-or Matrix: Westworld et Altered Carbon. Deux séries pour adultes, avec sexe, violence et sang à profusion. Coeurs sensibles s’abstenir.

WestworldQuand Michael Chrichton a écrit et réalisé en 1973 le film Westworld, l’idée que des robots dotés d’intelligence artificielle allaient, nécessairement, se retourner contre leurs créateurs faisait déjà partie de la trame narrative classique. Tout était dans la manière de le présenter. Le film de Westworld passait ce test, avec les effets spéciaux de l’époque.

À 35 ans de distance, la série de HBO du même nom ajoute plusieurs étages de complexité au récit. Les robots vont s’en prendre aux humains, c’est certain. Il y a un conflit entre les inventeurs du parc d’attraction western et la logique corporative de ses propriétaires, c’est entendu. La clé est dans l’acquisition de la conscience par les robots (ici, comme le veut l’époque, les personnages féminins sont à l’avant-garde) et dans le rôle joué par les inventeurs dans leur éveil.

La qualité de la production, la qualité du jeu des acteurs et actrices — avec la valeur sûre incarnée par Anthony Hopkins — les surprises savamment préparées, tout concorde pour faire de Westworld une aventure de SF qui marque son époque. Je recommande vivement la première saison. (Je n’ai pas terminé la seconde).

Sur HBO

Altered Carbon évite (presque) complètement la question de l’intelligence artificielle. Dans cet univers, la conscience et la personnalité d’un individu sont captés dans un disque qui peut changer d’enveloppe corporelle. Ce qui ouvre tout un champ d’intrigue, de changement de corps, de prolongement de la vie, donc de réflexion sur le temps, la mortalité et l’immortalité.

On assiste ici à une enquête policière sur un puissant « immortel’ pourtant assassiné. L’enquête est prétexte a un récit sur l’exploitation sexuelle, les inégalités, la révolte. Ambitieux, à la fois film noir et visuellement magnifique, Altered Carbon pousse les limites. Une deuxième saison est annoncée.

Sur Netfilx


 

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Message (à peine fictif) des médecins à François Legault: Mille fois merci !