Nous avons assisté à des témoignages déchirants dans le hall de l’Assemblée nationale, ce jeudi. Carole Cartier et René Ménard, de l’organisation Ex Aequo, ont raconté comment les compressions du PLQ rendent leur vie quotidienne de plus en plus difficile. Écoutez-les.
Ce n’est pas le premier appel lancé par l’organisation. Elle rappelle dans un communiqué:
« Constatant l’absurdité des coupes dans les services de préparation au repas, Ex aequo a lancé en mars dernier l’Opération : Les casseroles surchauffent.
Durant l’opération, les membres d’Ex aequo ont fait parvenir à M. Couillard des casseroles en signe de leur colère à l’égard des mesures d’austérités qui portent atteinte à leur dignité et menace leur inclusion sociale. Il s’agissait de la 1re vague d’actions visant à faire reculer le gouvernement car ces mesures entrainent un retour de 30 ans en arrière pour ces citoyens.
La diffusion de cette vidéo (de René Ménard, ici) fait partie de la seconde vague de moyens et d’actions qu’a choisi d’entreprendre l’organisme Ex æquo pour conscientiser ce gouvernement qui menace ceux que nous défendons d’arrache-pied depuis 35 ans.
En tant qu’organisme de défense des droits, Ex aequo réclame que le Parti libéral du Québec cesse de maltraiter les personnes en situation de handicap en assenant ses mesures austères. »
Même la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a déclaré publiquement, par communiqué ce jeudi, s’inquiéter de l’impact du contexte budgétaire actuel sur le droit à l’égalité des personnes en situation de handicap. Le commissaire, M. Jacques Frémont, a rappelé que:
» plusieurs témoignages récents dans les médias indiquaient que des décisions gouvernementales pourraient toucher directement les services, notamment ceux destinés aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage ».
La Commission a rappelé que « depuis près de 40 ans, la Charte interdit toute forme de discrimination envers les personnes en situation de handicap ». Pourtant, le gouvernement libéral, en réduisant les services dont elles bénéficient, met ces droits à risque envers ces personnes. Par ailleurs, la Commission a révélé avoir traité 283 plaintes liées à un handicap ou à un moyen de pallier celui-ci, et ce, seulement pour l’année 2014-2015.
Des budgets même pas indexés pour les handicapés
J’avais discuté en détails avec la ministre responsable, Lucie Charlebois, du refus du gouvernement de même indexer les budgets consacrés aux Québécois.e.s handicapé.e.s lors de la discussion des crédits, en avril.
Nous commençons à constater les impacts de cette rareté des fonds, face à l’augmentation des besoins. René Ménard nous l’a dit. L’austérité est un handicap de plus.
