On tue la Une: Le Québec fait plus avec moins!

droite-150x150Nous interrompons le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Permettez moi de reprendre cette série du vendredi avec une citation d’une plume économique respectée du Québec. Je souscris parfaitement à ce qu’il dit:

Les mesures globales de richesse, basées sur le PIB, ou encore sur les revenus du marché, nous donnent une idée de la grosseur de la tarte. Mais une société riche n’est pas nécessairement une société heureuse. Le bien-être dépend d’une foule de choses, de la façon dont on partage cette tarte et de ce qu’on y met. Pour cette raison, l’OCDE a mis au point une approche plus fine pour mesurer le bien-être, intitulée Vivre mieux, dont j’ai déjà parlé lorsque l’organisme a publié ses premiers résultats.

Coops: Une job steady pis un bon boss!

OnCoop_Co-opsWork_2009-01-e1327251225210C’est Yvon Deschamps qui résumait ainsi, dans les années 1970, le rêve de tout bon Québécois.

C’était avant qu’on s’habitue à ce qu’ils disparaissent, ces jobs steady, que les emplois quittent l’Amérique pour la Chine et l’Inde, avant que des génies de Wall Street inventent des produits acides qui font des trous dans les fonds de retraite et que des pays flirtent avec la faillite.

Où trouver, en ce début de XXIe siècle, cette job et ce boss? D’un peu partout sur la planète, avec des chiffres convergents, une réponse est en train de s’imposer : dans les coopératives. Ceux qui ont trouvé là leur emploi et leur patron (donc eux-mêmes) ont mieux traversé la crise que les autres. C’était déjà vrai pour la crise du début des années 2000. Aux États-Unis, alors que l’emploi avait chuté de 2% dans le secteur privé, il avait augmenté de 2% dans le secteur coopératif.

Concours d’élégance: Journal de Montréal 1 / La Presse 0

Quand on lance dans la mare un pavé, on s’attend à se faire éclabousser. Surtout par le crocodile qui le reçoit entre les deux yeux. C’est donc en parfaite connaissance de cause que j’attendais les contre-punches que me vaudrait la publication de Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Quelques textes assez raides, du domaine de l’opinion, ont été publiés. Normal. Mais je me donne le droit de répliquer quand on déforme les faits ou qu’on s’attaque à mon honnêteté intellectuelle. C’est ce qui s’est produit, à mon humble avis, dans des textes publiés par Alain Dubuc dans La Presse de vendredi et par Richard Martineau dans Le Journal de Montréal de samedi.

Economie sociale : le temps de l’ambition

En quoi l’économie sociale et solidaire est-elle un rempart contre la prochaine crise économique ? En quoi est-elle même un ingrédient essentiel dans la transformation du capitalisme ?

C’est ce que j’ai tenté d’expliquer, en juin dernier, devant l’assemblée générale de la Corporation de développement économique de Rosemont-La-Petite-Patrie. Ils l’ont mis en ligne. La voici, en deux parties:

Première partie de deux:

Deuxième partie de deux:

Pour des dividendes à visage humain !

images4-150x150Voici ma citation du jour (en fait, qui date de quelques jours).

Encore un bolchévique qui tonne contre le caractère injuste du capitalisme:

« Que des actionnaires gagnent de l’argent, tant mieux ! Que des entreprises gagnent de l’argent, tant mieux ! Mais je ne peux pas accepter que pour les entreprises du CAC 40 [les 40 plus grandes entreprises françaises], on ait pu distribuer plus de 80 milliards d’euros de dividendes pour les actionnaires et que, en même temps, on explique qu’il n’y a pas d’argent pour les salaires. »

Ce commentaire d’un excité crypto-communiste est arrivé après qu’on ait appris que les salaires français n’avaient augmenté en termes réels que de 0,3% l’an dernier, la plus faible hausse depuis 10 ans.

Les dividendes, eux, ont grimpé de 13% en 2010, pour dépasser leur niveau d’avant la crise, donc battre leur record historique de 2007.

Laïcité, langue et Joseph Stiglitz

Je vais vous faire un petit triplé aujourd’hui, un peu fastidieux je vous l’avoue. Certaines plumes du souvent excellent L’aut’journal ont pris la mauvaise habitude de me prêter des propos et des intentions qui me sont pourtant parfaitement étrangers.

Je reviens sur trois cas récents: Louise Mailloux, Charles Castonguay et Pierre Dubuc.

Pour une Charte de la laïcité

J’ai publié récemment sur ce blogue une proposition de mise en œuvre d’une politique de la laïcité. Dans mon esprit, il s’agit de réfléchir à l’application concrète d’une future Charte de la laïcité que j’appelle de mes vœux.

Je le précise ici car j’ai été étonné de lire, sous la plume de Mme Louise Mailloux, que ma proposition devait remplacer la Charte. C’est évidemment faux.

Mme Mailloux est en désaccord avec ma tentative de concilier les progrès de la laïcité avec le fait majoritaire et avec mon approche progressive, étalée dans le temps. C’est son droit le plus strict.