Comment faire du Québec LE pôle d’attraction international pour les étudiants français et francophones

(ce texte, publié dans Le Devoir ce jeudi, est est adapté de Le Journal de Lisée, en librairie.)

Le président Hollande est bien embêté de la volonté du gouvernement Couillard de faire bondir les droits de scolarité des quelques 11 000 étudiants français au Québec. En campagne en avril, Philippe Couillard avait parlé de tripler la facture.

Dans notre propre budget, nous avions envisagé de ne réduire que de 20% la générosité québécoise envers les étudiants français. Il semble que Martin Coiteux soit plus gourmand.

Alors ministre des Relations internationales, j’avais conçu une proposition de réinvention de notre offre envers les étudiants étrangers. À l’automne 2012, ils étaient 30 700 et on estime à plus d’un milliard de dollars les revenus que leur présence génère, créant 11 840 emplois et contribuant à 72,5 millions de dollars au Trésor public.

Match Droite/Gauche, 3e round

l y en a qui ne s’en lassent pas. Après avoir croisé quelques argumenta avec Éric Duhaime à Tout le monde en parle, puis à Franchement Martineau, les étudiants de ScPo de l’UdeM nous ont demandé de remettre ça, en grand format.

Ils viennent de mettre le résultat en ligne, en deux parties:

Et la suite…

On tue la Une: Le Québec fait plus avec moins!

droite-150x150Nous interrompons le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Permettez moi de reprendre cette série du vendredi avec une citation d’une plume économique respectée du Québec. Je souscris parfaitement à ce qu’il dit:

Les mesures globales de richesse, basées sur le PIB, ou encore sur les revenus du marché, nous donnent une idée de la grosseur de la tarte. Mais une société riche n’est pas nécessairement une société heureuse. Le bien-être dépend d’une foule de choses, de la façon dont on partage cette tarte et de ce qu’on y met. Pour cette raison, l’OCDE a mis au point une approche plus fine pour mesurer le bien-être, intitulée Vivre mieux, dont j’ai déjà parlé lorsque l’organisme a publié ses premiers résultats.

Coops: Une job steady pis un bon boss!

OnCoop_Co-opsWork_2009-01-e1327251225210C’est Yvon Deschamps qui résumait ainsi, dans les années 1970, le rêve de tout bon Québécois.

C’était avant qu’on s’habitue à ce qu’ils disparaissent, ces jobs steady, que les emplois quittent l’Amérique pour la Chine et l’Inde, avant que des génies de Wall Street inventent des produits acides qui font des trous dans les fonds de retraite et que des pays flirtent avec la faillite.

Où trouver, en ce début de XXIe siècle, cette job et ce boss? D’un peu partout sur la planète, avec des chiffres convergents, une réponse est en train de s’imposer : dans les coopératives. Ceux qui ont trouvé là leur emploi et leur patron (donc eux-mêmes) ont mieux traversé la crise que les autres. C’était déjà vrai pour la crise du début des années 2000. Aux États-Unis, alors que l’emploi avait chuté de 2% dans le secteur privé, il avait augmenté de 2% dans le secteur coopératif.

Concours d’élégance: Journal de Montréal 1 / La Presse 0

Quand on lance dans la mare un pavé, on s’attend à se faire éclabousser. Surtout par le crocodile qui le reçoit entre les deux yeux. C’est donc en parfaite connaissance de cause que j’attendais les contre-punches que me vaudrait la publication de Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Quelques textes assez raides, du domaine de l’opinion, ont été publiés. Normal. Mais je me donne le droit de répliquer quand on déforme les faits ou qu’on s’attaque à mon honnêteté intellectuelle. C’est ce qui s’est produit, à mon humble avis, dans des textes publiés par Alain Dubuc dans La Presse de vendredi et par Richard Martineau dans Le Journal de Montréal de samedi.

Economie sociale : le temps de l’ambition

En quoi l’économie sociale et solidaire est-elle un rempart contre la prochaine crise économique ? En quoi est-elle même un ingrédient essentiel dans la transformation du capitalisme ?

C’est ce que j’ai tenté d’expliquer, en juin dernier, devant l’assemblée générale de la Corporation de développement économique de Rosemont-La-Petite-Patrie. Ils l’ont mis en ligne. La voici, en deux parties:

Première partie de deux:

Deuxième partie de deux:

Pour des dividendes à visage humain !

images4-150x150Voici ma citation du jour (en fait, qui date de quelques jours).

Encore un bolchévique qui tonne contre le caractère injuste du capitalisme:

« Que des actionnaires gagnent de l’argent, tant mieux ! Que des entreprises gagnent de l’argent, tant mieux ! Mais je ne peux pas accepter que pour les entreprises du CAC 40 [les 40 plus grandes entreprises françaises], on ait pu distribuer plus de 80 milliards d’euros de dividendes pour les actionnaires et que, en même temps, on explique qu’il n’y a pas d’argent pour les salaires. »

Ce commentaire d’un excité crypto-communiste est arrivé après qu’on ait appris que les salaires français n’avaient augmenté en termes réels que de 0,3% l’an dernier, la plus faible hausse depuis 10 ans.

Les dividendes, eux, ont grimpé de 13% en 2010, pour dépasser leur niveau d’avant la crise, donc battre leur record historique de 2007.