Écosse: Londres a passé la loi canadienne sur la clarté à la moulinette

Il est risible de lire ce vendredi les déclarations de Stéphane Dion, selon lequel le processus référendaire en cours en Écosse puisse être de quelque façon compatible avec l’abjecte loi sur la « clarté » que lui et le Premier ministre Chrétien ont imposée au Canada.

Contrairement à M. Dion, M. Chrétien est allé dire aux Britanniques en mai 2013 qu’il était très mécontent de la façon dont Londres avait cédé aux Écossais sur le calendrier, sur la non participation des autres britanniques à la décision et sur le seuil de 50%+1 sur la question. Il voyait bien que le gouvernement britannique n’avait rien retenu de C-20. Voici comment:

L’expérience internationale récente préfère de loin que les parties en instance de divorce politique s’entendent sur le processus avant de le lancer.

1. La question

Canada: Ottawa s’arroge le droit de décider, seul, de la recevabilité de la question référendaire.

L’appui à la souveraineté: état des lieux

Où en est l’opinion sur la question centrale de la souveraineté ? Il y a la façon régulière de voir les choses, comme dans ce graphique qui recense les sondages publics de CROP et de Léger:

Moyennes annuelles des sondages Crop (+ Léger en rouge lorsque écart), répartition proportionnelle des indécis. En 1980 et 1995, le vote référendaire effectif.

Moyennes annuelles des sondages Crop (en bleu) et Léger (en rouge lorsqu'il y a écart avec Crop). En noir, les résultats référendaires effectifs.

Moyennes annuelles des sondages Crop (en bleu) et Léger (en rouge lorsqu’il y a écart avec Crop). En noir, les résultats référendaires effectifs.

Le graphique donne l’impression d’une grande stabilité, donc d’une disponibilité presque ininterrompue de plus de 40% de souverainistes qui seraient mobilisables électoralement, pour peu qu’on fasse la promotion active de la souveraineté ou que les partis souverainistes s’unissent.

Pays rêvé, pays réel, pays détaché

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Here we go again…

Le scénariste Daniel Thibault a le sens de la formule. Un de ses gazouillis post-électoraux se lisait comme suit: « Quand le PQ est élu, on n’ergote pas tant sur la mort du rêve fédéraliste, me semble. »

En effet. Mais quand le PQ est battu, c’est la mort du séparatisme. Ça doit être vrai: on la prédit tous les dix ans. Cette fois, selon Maclean’s qui a aussi le sens de la formule, il s’agit d’un « effondrement épique ». D’autres, plus prudents, dont notre nouveau Premier ministre, avertissent que cette idée ne mourra jamais.

Ils ont tous raison. L’idée d’indépendance, au printemps 2014, est bien vivante, mais son principal porteur a subi une terrible défaite. Il nous appartient, nous indépendantistes, de déterminer, non la vie, inexpugnable, de l’idée, mais sa vitalité.

La séparation qui ne dit pas son nom

Depuis le référendum de 1995: les progrès du Québec

La campagne de promotion de l’indépendance #PaysQc se poursuit, encore cette semaine sur le thème de la prospérité d’un Québec souverain et des gains économiques accomplis depuis le référendum de 1995..

Je faisais état dans un billet précédent du document complet présenté par Marcel Leblanc, ancien sous-ministre adjoint des Finances, lors du dernier conseil national du Parti québécois, démontrant ces progrès.

Le PQ poursuit son résumé de l’étude en diapos. Les voici, pour consommation et diffusion:

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Je vous rappelle que cette campagne vise à faire la promotion de la souveraineté en illustrant et en comparant les forces du Québec et qu’une discussion se poursuit sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #PaysQc.

Indépendance : Le Québec mieux préparé que jamais

La campagne de promotion de l’indépendance #PaysQc se poursuit, cette fois sur le thème de la prospérité d’un Québec souverain.

Je faisais état dans un billet précédent du document complet présenté par Marcel Leblanc, ancien sous-ministre adjoint des Finances, lors du dernier conseil national du Parti québécois, démontrant les progrès significatifs accomplis par le Québec sur les plans financier et économique depuis 1995.

Le PQ a réuni en quelques diapos l’essentiel des conclusions de l’étude. Les voici, pour consommation et diffusion:

Je vous rappelle que cette campagne vise à faire la promotion de la souveraineté en illustrant et en comparant les forces du Québec et qu’une discussion se poursuit sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #PaysQc.