Leadership : Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #4 du candidat Jean-François Lisée

Le Québec fait plutôt bonne figure en matière d’équité et de justice sociale, surtout lorsqu’on le compare à ses voisins. Pourtant, il n’a pas été épargné par la hausse des inégalités qui a marqué les sociétés avancées depuis trente ans. Et il est encore loin derrière les pays qui font le mieux (par exemple, la Suède, le Danemark ou la Finlande) !

En tant que Premier ministre du Québec, je m’attaquerai aux inégalités en m’y prenant par les deux bouts : d’abord, en améliorant substantiellement la situation économique de ceux qui se trouvent au bas de l’échelle, puis en luttant contre la concentration de la richesse au sommet. Je veux que nous nous fixions un objectif constant, celui de faire du Québec une société qui figure parmi les plus dynamiques, les plus entreprenantes, les plus innovantes et les plus égalitaires en Occident.

Rehausser le bas de l’échelle

Rehausser l’aide de dernier recours : Aujourd’hui, une personne seule ayant des contraintes à l’emploi reçoit de l’État 25% de moins que ce qu’on considère être le seuil de la pauvreté. Une personne apte à l’emploi : 50% de moins. On ne peut pas et on ne doit pas se résigner à maintenir ces personnes dans la pauvreté. Je présenterai dans cette campagne une proposition de sortie graduelle de la pauvreté pour tous nos concitoyens les plus défavorisés.

Un salaire minimum à 15$ : À 10,75$, le salaire minimum ne suffit plus à sortir les travailleurs de la pauvreté. Je m’engage à l’augmenter à 15$ d’ici octobre 2022[1]. Cette augmentation est ambitieuse mais le moment est opportun pour minimiser l’impact sur nos PME: nos entreprises manufacturières profitent depuis deux ans d’une devise qui s’est dépréciée d’un quart face au dollar de notre principal client, les États-Unis, ce qui leur offre une marge significative. Quant à nos entreprises du domaine du commerce au détail, elles évoluent dans une économie où l’inflation est très faible. Le transfert de ces coûts sur les prix est donc plus facile à opérer qu’en période d’inflation forte, pour eux et pour les clients, tout en conservant le niveau d’emploi.

Un mécanisme d’évaluation continue de la mesure sera institué pour nous assurer que ses effets positifs dépassent nettement ses effets négatifs. D’autant que ces mesures combinées auront un impact positif sur la consommation, donc sur l’économie québécoise.

Pour une vraie protection des salariés non-syndiqués: Chaque mois, en ce moment au Québec, plus d’un salarié non-syndiqué sur trois se fait littéralement voler par des employeurs qui ne respectent pas les normes du travail. La Commission des normes du travail estime que 37 % des travailleurs n’ont pas été payés adéquatement pour leurs heures supplémentaires. En chiffres réels, cela signifie que 100 000 salariés québécois se font escroquer, chaque mois, d’une somme de 20 millions de dollars[2] ! Mon gouvernement agira de façon résolue afin de faire appliquer la Loi sur les normes du travail. Il le fera par une surveillance et des pénalités très strictes.

Prioriser l’insertion : Une cinquantaine d’entreprises du Québec ont pour vocation d’aider les gens les plus éloignés du marché du travail à trouver leur place. Chaque année, elles forment plus de 3000 personnes, dont les trois quarts sont des jeunes entre 16 et 35 ans. Ces entreprises d’insertion sont une telle réussite, avec 80% de taux de réinsertion, qu’elles ne répondent plus à la demande. En 2013, près de 900 personnes attendaient pour une place, un nombre assurément sous-évalué. Je propose qu’un gouvernement du Parti Québécois fasse disparaître les listes d’attente dans les entreprises d’insertion, afin que l’on puisse offrir des places à tous les décrocheurs qui veulent raccrocher !

Ramener le haut de l’échelle à la raison

Une rémunération équitable des médecins : J’ai brisé un tabou plus tôt cette semaine en affirmant qu’il était impératif de geler dès notre élection la rémunération des médecins. Cette mesure est non seulement essentielle pour assurer la viabilité des finances publiques, mais aussi pour réduire les inégalités économiques. Avec un salaire moyen dépassant les 300 000$, l’écrasante majorité des 22 000 médecins du Québec fait maintenant partie du 1 % des Québécois les plus fortunés (en fait, près du tiers du 1 % est constitué de médecins). Lutter pour une rémunération équitable des médecins, c’est lutter pour davantage d’égalité.

Le secteur public doit donner l’exemple : Le secteur public doit être irréprochable et dire « non » à la spirale des hauts salaires. Sous mon gouvernement, la rémunération de tous les employés de l’État sera limitée à un montant fixé 10 % en-dessous de la rémunération du Premier ministre (qu’on évalue à environ 250 000$ en incluant les avantages). Cette norme s’appliquera aux hauts fonctionnaires, mais aussi aux PDG d’Hydro-Québec, d’Investissement Québec, de la SAQ, de Loto-Québec, etc. Il est complètement faux de prétendre que les dirigeants des sociétés d’État seront happés par la concurrence internationale si on limite leur rémunération. Cela ne s’est jamais produit. D’ailleurs, si cela devait se produire, ce ne serait pas une mauvaise nouvelle pour le rayonnement du Québec.

(Je ferai une exception, la seule, pour le PDG de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, puisque l’expérience montre qu’il est recruté dans les milieux financiers locaux, où les salaires sont plus élevés.)

Les recteurs et les cadres supérieurs des universités : Depuis des années, la rémunération des recteurs et cadres supérieurs des universités soulève à très juste titre l’indignation des Québécois. Ce n’est pas le cas dans le réseau de l’Université du Québec, où elle est étroitement encadrée, mais dans les « universités à charte ». Ces universités prétendent que ces rémunérations exagérées sont motivées par la compétition entre grandes universités nord-américaines pour les talents des gestionnaires. Or il n’existe pas un seul cas où un de nos recteurs a été happé par une grande université américaine.

Mon gouvernement exigera que ces universités se plient aux mêmes règles que le reste du secteur du public. Une pénalité financière sera imposée aux établissements qui persistent à offrir de très hauts salaires à leurs cadres supérieurs.

Les coopératives : En tant que membre de Desjardins, je suis choqué de voir ses hauts dirigeants toucher des millions de dollars en rémunération, empruntant ainsi les mauvaises pratiques du secteur bancaire. La rémunération de la dernière présidente du mouvement, Monique Leroux, est passée de quelques années de 700 000 $ à 4 millions de dollars deux ans plus tard. Cela dépasse, de loin, les bornes de l’indécence.

Le statut de coopérative étant un privilège accordé par l’État pour des raisons précises, je modifierai la Loi sur les coopératives afin que la rémunération des hauts dirigeants ne puisse dépasser un multiplicateur raisonnable par rapport au salaire médian au sein de la coopérative.

Et le secteur privé ? La réussite doit être valorisée au Québec, plus encore qu’aujourd’hui. Qu’un entrepreneur crée une entreprise de toutes pièces et devienne milliardaire grâce à son travail et son inventivité va de soi. Il paiera ses impôts en conséquence.

Mais la dérive en cours vers un absurde déplacement de la richesse vers l’ensemble des cadres supérieurs de la société est un non-sens qui mine le tissu social et le vivre-ensemble.

Au privé comme au public, une des principales raisons qui expliquent la croissance des inégalités est la perte de repères éthiques et l’affaiblissement des normes sociales en vigueur jusque dans les années 1980. Le gouvernement du Parti québécois que je dirigerai contribuera à établir un nouveau consensus sur ce qui est socialement préférable et ce qui ne l’est pas. Je m’engage à établir un dialogue constructif avec les experts, les partenaires sociaux et patronaux afin de définir un cadre de référence, non contraignant mais socialement influent, pour encadrer les hautes rémunérations dans le secteur privé. Cette initiative s’insèrera dans le cadre d’une campagne plus large en faveur d’une culture de l’intégrité.

Contre l’évasion et l’évitement fiscal : Depuis des années, le Canada multiplie les conventions fiscales et les accords d’échange de renseignement fiscaux (AÉRF) avec des paradis fiscaux notoires. Ces accords permettent à ceux qui « investissent » dans ces législations de complaisance de rapatrier au Canada des bénéfices en payant peu ou pas d’impôt. Le pire cas est celui de la Barbade, où les Canadiens ont « investi » pour 71 G$ au cours des ans, ce qui représente 15 fois la taille de l’économie de ce pays. Le portrait est également troublant aux Îles Caïmans (où les Canadiens ont investi 37 G$ pour un PIB de 5 G$) ou aux Bermudes (18G$ pour un PIB de 5G$). Ces montants ne sont souvent que des transferts au sein de filiales dans le seul but d’éviter de payer sa juste part d’impôt au Québec et au Canada.

Historiquement, Québec a pris la très mauvaise habitude d’appliquer aveuglément les conventions fiscales canadiennes. Pourtant, aucune contrainte légale ne l’oblige à le faire.

Sous ma gouverne, le Québec cesserait immédiatement d’appliquer les conventions fiscales conclues entre le Canada et une dizaine de paradis fiscaux notoires et considérerait comme imposables les revenus et dividendes provenant de ces juridictions. Il est possible que les fraudeurs parviennent de nouveau à masquer ces sommes, mais la première étape dans la lutte contre les paradis fiscaux est de s’assurer que la fraude est bel et bien déclarée illégale par l’État et traitée comme telle.

Finalement, je mettrais fin à la pratique insensée de n’imposer aucune amende aux contribuables qui font des déclarations volontaires après avoir caché de l’argent au fisc. Cette pratique encourage les fraudeurs à tenter de cacher leur argent dans les paradis, sachant qu’ils pourront obtenir une amnistie sans amende si le risque devient trop grand !

Une politique générale, cohérente et patiente de lutte aux inégalités

Ces mesures formeront le cœur d’une politique de lutte aux inégalités de revenus au Québec. Elles accompagneront un effort dynamique de création de richesse, de soutien aux entrepreneurs. Un gouvernement du Parti québécois doit donner un signal fort quant à sa volonté de contenir les écarts de richesse dans des limites socialement équitables.

[1] C’est le calendrier adopté en Californie et proposé partout sur le continent.

[2] Enquête de 2010 de la CNT:http://www.cnt.gouv.qc.ca/fileadmin/pdf/enquetes-et-recherches/2010/ENQUETE-EVALUATION-CERTAINES-DISPOSITIONS-LNT-EDITION2010.pdf

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions



18 réflexions au sujet de « Leadership : Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité »

  1. Cher M. Lisée,
    Vous semblez avoir beaucoup d’idées et je trouve cela très encourageant politiquement parlant. En ce qui concerne le contrôle des salaires, je crois qu’il faut toutefois être très prudent car une économie prospère repose habituellement sur le principe de libre marché. Il nous faut, aussi, bien entendu, considérer la capacité de payer du Québec de même que le coût de la vie dans la belle province en comparaison à nos voisins. À nous de découvrir ce que vaut vraiment un recteur à l’université et ce que l’on veut bien se payer! Quant aux bas salariés, je ne crois pas que l’on puisse se comparer à la Californie où le coût de la vie est beaucoup plus élevé qu’au Québec. Un salaire minimum de 15$ fait peut-être du sens dans cet état mais à première vue ça semble beaucoup trop élevé pour nos PME québécoises (point important si vous voulez gagner des votes dans la région de Québec, en Beauce et Centre-du Québec…).
    Je crois cependant qu’il serait opportun de mettre en place de nouveaux programmes ou de l’aide fiscale pour assurer une transition de niveau de bien-être appropriée entre une personne vivant de l’aide-sociale et une personne travaillant à temps plein au salaire minimum. Cette dernière devrait expérimenter, logiquement, un niveau de bien-être supérieur. Par exemple, ce pourrait être une aide au niveau des frais dentaires ou autres services connexes liés à la santé, plus d’ habitations à loyer modique, etc.
    Je vous souhaite bonne chance pour l’élection.

  2. À Propos de limiter le salaire des recteurs et des mandarins de l’État au seuil de ce que reçoit le premier ministre, je suis tout à fait d’accord, mais il ne faut pas s’arrêter là.
    Quand on parle de justice sociale, pourquoi les médecins de l’État auraient des augmentation plus élevées que les autres fonctionnaires du Québec? Leur rémunération ne devrait-elle pas se limiter à un certain pourcentage du salaire moyen des québécois?
    De plus pourquoi les dirigeants des compagnies qui œuvrent sur le territoire du Québec s’empareraient de la plus grande portion des profits des entreprises laissant les actionnaires minoritaires avec de maigres dividendes?

  3. LE JOURNAL DE MONTRÉAL – Jeudi 16 mai, 2016

    Course à la Direction du Parti québécois.

    * * *
    POURQUOI SE DONNER UN PAYS ? – LE QUÉBEC

    Mon Point de Vue.

    SI ON NE PREND PAS SUR SOI LA RESPOSABILITÉ DE SA RACE, ALORS QUI LE FERA?

    Il y a des Québécois (es) qui ont à cœur la fierté de leur Race, qui possèdent en eux l’Essence première de leur terre natale et qui ont à l’esprit, en tout temps et en toutes circonstances, la réalisation des intérêts les meilleurs pour le Québec.

    Toutefois, présentement, il y a affaiblissement de notre identité culturelle, de notre spiritualité et aussi la vente de notre Patrimoine (nos Entreprises) aux Étrangers, etc. dû au fait que certaines personnes, bien volontairement et dans un but bien précis, agissent de façon à briser lentement la Noyau, le Cœur de la Nation Québécoise.

    Étant rendus à la croisée des chemins et afin d’éviter notre disparition nous devons réagir maintenant, pas nécessairement (uniquement) pour la séparation du Québec, mais tout simplement par idéal, respect de Soi, pour élever le niveau de Conscience et changer les plans de vie de la Nation québécoise pour qu’elle devienne ce qu’elle est vraiment.

    Si toutefois, lors de cette Action il y a séparation et bien… Qu’il en soit ainsi. C’est le but de l’évolution. Devenir autonome, devenir Père pour reproduire sa propre nature et participer à l’élaboration d’une nouvelle Pensée, d’une nouvelle Culture planétaire.

    Présentement, la Population québécoise est dans un état d’esprit critique, peu volontaire et désengagée. Si en ce moment, les Québécois sont incapables de s’unir majoritairement pour préserver leur identité, devenir une Force plus imposante et grandissante, alors le Québec finira par se déconstruire, par s’éliminer de lui-même.

    Quand un Empire ou une Nation s’effondrent de l’intérieur ils disparaissent.

    Pour se donner un Pays il faut avoir plus que l’idée de devenir indépendant, de protéger sa culture, son identité, ou la survie d’un territoire francophone en Amérique du nord.
    Il faut qu’il y ait des Partenaires, d’autres Groupes (Pays) importants, présentant des projets communs et désirant que le Québec (par reconnaissance de notre nature, de notre Génie) devienne un Pays, soit par intérêt ou nécessités d’associations.

    Il y a aussi un besoin d’autonomie parce qu’on évolue, on grandit et qu’il devient nécessaire de repousser les bornes, les formes qui nous gardent prisonnières et entravent notre liberté d’action et notre évolution.
    Et c’est le cas du Québec présentement.

    Dans un premier temps il faut prendre le Pouvoir afin d’implanter une Gestion plus identitaire, plus centrée. Il est donc important que le Parti Québécois présente à la Population un programme simple, attrayant et positif et facilement acceptable par les différentes Formations nationalistes pour qu’elles aient le désir de s’associer et de coopérer afin d’atteindre le but visé.
    Il est donc essentiel d’enlever les irritants pouvant empêcher cette Action de se réaliser.

    Avant d’aborder l’idée d’un référendum, (qui n’est pas une urgence), le présumé nouveau Gouvernement devra restaurer la mémoire des origines du Québec, des pionniers qui ont durement travaillé à le bâtir, affirmer ses droits, protéger ses acquis et mettre en évidence sa culture, sa spiritualité et autres.
    Il est important de vivre par l’Essence de ceux qui ont vécu avent nous.

    Le Québec devra se mettre à jour selon les réalités de notre temps, redéfinir clairement son identité, sa raison d’être, devenir conscient de sa valeur afin de présenter à son entourage et au monde entier tout son potentiel, ses spécificités et sa grandeur d’Âme pouvant motiver les autres Pays à vouloir s’associer avec lui.

    Jean-Francois Lisée
    M. Lisée, homme d’expérience, de Savoir et de Pouvoir, est de par sa nature un visionnaire et possède une Idée très claire des choses à venir et à appliquer.

    Il est un Personnage indispensable, un Élément central très important pour la mise en place d’un Nouveau Québec.
    La voie qu’il veut emprunter est une voie logique, raisonnable, celle permettant de prendre le Pouvoir à la première occasion.

    « Quand on veut un Parti Politique créatif gagnant, il est essentiel de placer à sa Tête un tel Homme, possédant beaucoup d’expérience et de vécu politique. »

    Le Parti Québécois devrait avoir dans son Programme un Enseignement de nature Spirituelle afin d’amener les Jeunes générations à élever leur Pensée vers les Mondes plus subtils de l’Univers, vers une Spiritualité des Espaces Infinis, telle la Cosmologie Universelle.

    Présentement les Jeunes n’ont plus d’attache avec le monde de l’Esprit, avec la Magie des Étoiles et avec la Lumière Première du Grand Soleil Central de l’Univers.
    Ici, ce n’est pas un appel à la séparation mais plutôt un appel à la survie, par une Action à poser afin d’activer l’Essence, les Énergies intérieures des Québécois.

    Le Québec, Berceau de la nouvelle Science, doit se lever, s’élever,
    ICI, MAINTENANT, ENSEMBLE, afin de bâtir le Nouveau Monde de Pensée et d’Action.

    QUAND L’HEURE SERA VENUE, LA RECONNAISSANCE SE FERA, LES CŒURS ET LES ESPRITS S’UNIRONT.

    Arché-Arkiel

  4. Augmenter les revenus de l’État sera l’argument-clé pour payer les dépenses des engagements et contrer la critique à l’effet que l’État n’a pas les moyens pour réaliser les engagements du programme du candidat Lisée.
    À cet égard. n’avoir à préparer qu’un seul rapport d’impôts entraînerait des économies substantielles(e.g. 600M$) pour l’État du Québec et les contribuables.
    Je crois qu’un engagement envers un seul rapport d’impôts libérerait des revenus et renforcerait le bilan financier du programme proposé par monsieur Lisée.

  5. À propos du titre:
    Leadership: Pour un Québec riche de son équité.
    Quand je lis ce titre, je me suis demandé si je pourrais déduire même une petite partie de son contenu. En étant une abstraction, il y a au départ une perte de compréhension de la part de monsieur tout-le-monde. Il lui faut faire l’effort de lire davantage, ce qui n’est pas assuré!
    Les autres engagements sont très clairs dès la lecture du titre.
    Les libéraux sont excellents à choisir des slogans qui ont accroché…
    Des exemple: Nous sommes prêts!, le PQ, c’est un référendum!, etc..
    À nous de faire mieux!

  6. Exemple d’injustice sociale: Faisons un petit calcul: admettons qu’on calcule l’augmentation des revenus des travailleurs, des pensionnés, des assistés sociaux, des employés de l’Étât, etc. du même MONTANT que celui des médecins (ou autres bien payés de notre société), sur une base de 100,000,00$ (pour les plus pauvres de nos riches) X 2% = une augmentation de 2000,00$ de plus par année. OUAOU!! On peut s’en payer des douches et des bains avec ça… Le gros problème avec les augmentations négociées au pourcentage du revenu de chacun c’est que 1% de 20 000$ et 1% de 100 000$ cela fait une différence de 1800$; pourtant, la douche, la pinte de lait, le coût de la vie en principe est le même pour tous. C’est un exemple des écarts de revenus qui font que les riches sont plus riches et les plus pauvres, plus pauvres.

    Il y a plusieurs décennies, monsieur Parizeau me répondait que ce type de redistribution par l’augmentation des salaires ou revenus (à partir d’un même nombre ($) absolu au lieu d’un pourcentage) feraient en sorte que les «cerveaux» quitteraient le Québec. Je lui avais répliqué que ces cerveaux sans âme n’étaient pas utiles dans un Québec plus juste. Il m’a répondu avec un sourire désolé…
    Peut-être sommes-nous rendu là?

    Aujourd’hui, la plupart des biens de consommation, habitation, automobile, loisirs, vêtements, restaurants, etc. s’adressent aux gens les plus riches; et cela fait monter les prix qui deviennent inaccessible pour les gagne-petits , pour qui la moitié au moins de leurs revenus iront au logement. Les consommateurs riches pompent les prix vers le haut.

  7. Bonjour M. Lisée,

    Je vous invite à lire ce mémoire. Il y a 166 000 jeunes de moins de 18 ans au Québec qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Le Québec, sous le leadership du gouvernement et de concert avec la société civile, doit mettre en place des mesures et des cibles de réduction de la pauvreté en agissant tôt (prévenant) sur les causes.

    http://www.fondationchagnon.org/fr/actualites/2016/pag_pauvrete_exclusion_sociale.aspx

  8. L’engagement 4 tel que décrit est compliqué à analyser pour monsieur tout-le-monde, moi y compris.
    L’engagement no 4 devrait être scindé pour un impact plus grand(double) auprès de monsieur tout-le-monde.
    La partie ‘Contre l’évasion et l’évitement fiscal’ devrait constituer un engagement séparé(no 5?); l’évitement fiscal étant un thème très sensible pour l’ensemble des québécois. Cet engagement devrait faire partie des efforts significatifs, explicites, pour augmenter les revenus de l’État.
    En somme , il y aurait de nouvelles dépenses et de nouveaux revenus pour l’ensemble des engagements, lesquels devront faire partie d’un futur bilan financier. Un bilan financier des engagements sera certainement demandé en fin de course.

    Augmenter les revenus de l’État sera l’argument-clé pour payer les dépenses des engagements et contrer la critique à l’effet que l’État n’a pas les moyens pour réaliser les engagements du programme du candidat Lisée.

  9. Monsieur Lisée,

    Avez-vous aussi songé à instaurer un revenu minimum garanti ou préférez-vous laisser aux libéraux le soin de promettre aux Québécois d’adopter une telle mesure s’ils sont réélus en 2018?

    Par ailleurs, puisqu’il est ni plus ni moins question dans votre proposition de « faire payer les riches », avez-vous envisagé de réclamer à l’Ontario le remboursement de l’incroyable dette de cette province envers le Québec (http://www.independantes.org/2015/09/15/le-carcan-federal-dette-historique-de-lontario-envers-le-quebec/)?

    Dans la mesure où la dette ontarienne annulerait complètement la part québécoise de la dette fédérale advenant le cas où le Québec accéderait à son indépendance, vous auriez là un argument supplémentaire de poids en faveur de la nécessité de faire rapidement du Québec un pays riche et prospère, qui aurait les moyens financiers de maintenir et même de développer tous les services sociaux qu’il s’est offerts depuis la Révolution tranquille. Pensez-y sérieusement!

    Cordialement,

    Normand Paiement

  10. Il faut retourner nos quelques 400 000 assistés sociaux au travail (ceux qui y sont aptes bien sur), il faut arrêter de se faire fourrer par hydro-Québec (notre propre société d’état), il faut commencer à exporter notre eau potable (INTELLIGEMMENT) et en tirer de bons bénéfices, baisser les impôts pour laisser respirer la classe moyenne etc…c’est de cela qu’il faut parler au Québecois M.Lisée. INNOVER…Pourquoi pas inclure le cours de conduite automobile au niveau cegep ou professionnel (obligatoire), de cette façon, on réduirait du même coup le nombres d’accident car les jeunes seraient plus mature et le taux de déccrochage scolaire diminuerait grandement en plus d’augmenter la scolarisation…INNOVER M.Lisée!!!

    • Je me fou éperdument des 600 millions de dollars par an que me coûtent les assistés sociaux!
      C’est tout à fait le contraire quand je parle du BS corporatif qui nous vole plus de 15 milliards de dollars par an!

  11. Des mesures positives qui démarqueraient le PQ relativement de la CAQ par une certaine gauche de justice fiscale dans le sens assez général.

    Face à la norme libérale austère, plusieurs hurleront face à ces mesures dans le sens que l’on -ferait fuir les investisseurs et les entrepreneurs- pourtant l’on sait que le niveau de croissance des économies néolibérales ici au Québec comme dans l’Europe de Bruxelles est faible, très faible. L’argument de la dette et des déficits à combler qui semble raisonnable ressemble à un puits sans fond dans le sens que le paiement des intérêts infinis aux banques ne trouve pas de solutions non plus dans l’appauvrissement des ménages.

    La quadrature du cercle de l’économie refuse le gouffre de l’endettement, de l’inflation sans trouver dans l’austérité la voie des solutions.

    JFL peut bien prendre une partie de la démarche à la Sanders plutôt que celle inerte et trompeuse à la Clinton.
    En sachant que JFL se voulant aussi au centre politique relativement. Comment fera t-il pour apparaître convaincant pour ses mesures les plus sociales tout en apparaissant un
    -bon comptable- à la François Legault. C’est aussi la condition politicienne cela.

    Pour certains, JFL apparaîtra aussi terne et trompeur qu’Hillary Clinton donc trop à droite.

    D’autres assez nombreux donneront le bénéfice du doute à JFL, considérant que provenant du journalisme plutôt critique que du journalisme éditorial conservateur.
    JFL pourrait se déterminer politiquement comme un mélange de René Lévesque et de Jean Lesage. La capacité à voir le Québec sur plusieurs axes comme jadis Lévesque et Lesage avec du progressisme et une part de conservatisme, ce conservatisme étant aussi de maintenir le meilleur de la révolution tranquille et non pas de -jeter le modèle québécois avec l’eau du bain-, ce qui serait le vieux fantasme de F.legault qui a vu de ses députés, candidats et conseillers rejoindre les libéraux.

    Dans le contexte québécois marqué par les libéraux et les péquistes depuis 46 ans, JFL a des atouts pour sortir le Québec d’un régime Charest-Couillard bien plus destructeur que celui de R.Bourassa même si ce dernier par sa dérobade, son astuce nationaliste pendant Meech a préparé les libéraux de 2003-2016 corrompus et minables disciples de
    Thatcher-Reagan et de leur récession chronique depuis 1980.

    Au fil des jours, on se rapproche bientôt de la carte à prendre pour le candidat Lisée.

  12. Pour lutter contre les échappatoires fiscaux, il faudrait aussi rapprocher les taux d’impositions sur dividendes et gains en capital des taux d’imposition sur le revenu. Il serait sans doute possible de le faire sans pénaliser les gens qui ont investi dans l’immobilier (ou autres placements semblables) pour leur retraite, en permettant aux retraités d’étaler un certain montant de gain en capital sur plusieurs années. Ainsi, seuls ceux qui déclarent des gains en capital à répétitions se retrouveraient à contribuer une juste part.

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