Pour reconnecter le Parti sur les Québécois: de l’audace à la puissance 3?

Si on veut résumer en une métaphore le résultat de l’élection du 7 avril, cela irait un peu comme ceci: nous avons beaucoup déçu notre blonde (notre électorat). Elle ne voulait pas embarquer dans notre beau grand bateau vers un référendum et vers la souveraineté — elle a compris que c’est là qu’on souhaitait aller quand on a sorti notre PKP. Plus généralement, elle ne nous reconnaissait plus vraiment et elle ne voyait pas pourquoi on lui imposait tout à coup un test de loyauté (électoral) alors qu’on aurait pu continuer à sortir ensemble un bout de temps (en minoritaire) sans brusquer les choses.

Bon. Elle nous a quitté. Elle: quelques centaines de milliers de nos blondes. Mais pour l’essentiel, elle ne nous a pas quittés pour un autre chum (PLQ ou QS). Elle est retournée chez elle, ou chez sa mère (abstention massive).

Tous ceux qui se sont déjà fait plaquer comprennent: ce serait pire si elle était déjà avec un autre chum. Cela pourra arriver. Pour l’instant, elle ne pense plus à nous. Mais nous pensons à elle. Elle n’attend pas notre appel. Mais nous avons son numéro. Si on appelle, il y a des chances qu’elle prenne le combiné. Mais avant de composer, il faudrait savoir ce qu’on va lui dire.

La proposition d’Alexandre

C’est, entre autres, l’intérêt de la proposition qu’Alexandre Cloutier a mise au jeu il y a quelques semaines. Pourquoi ne pas ouvrir la course au leadership — le principal événement de notre parti de la prochaine année — à une partie de notre électorat ? Pourquoi ne pas inviter les électeurs péquistes du 7 avril, mais aussi ceux d’hier et ceux de demain, à participer au choix du prochain (de la prochaine?) chef ?

Cela se fait depuis des générations aux États-Unis, dans le système des primaires où les électeurs démocrates et républicains choisissent leurs candidats, pour la présidentielle, mais aussi pour toutes les fonctions importantes. La technique a été appliquée avec grand succès par nos cousins les socialistes français et par nos adversaires les libéraux fédéraux.

Au lieu de devenir une course à la vente de cartes de membres, elle devient plutôt un débat public, ouvert, qui concerne tous ceux qui s’identifient aux valeurs du parti et souhaitent son succès.

Quel est le degré d’ouverture ? Il y avait 200 000 membres au Parti socialiste français au moment du vote. Il y a eu plus de deux millions d’électeurs à la primaire ouverte. Dix fois plus. Et il y a tous ceux qui ont su qu’ils avaient le droit de voter, qui y ont pensé, et qui ne se sont pas déplacés, mais qui se sont sentis impliqués dans le processus du simple fait qu’ils auraient pu y participer. (Il y a en ce moment 90 000 membres au PQ.)

Décupler l’impact d’une course au leadership. L’ancrer dans la réalité politique plus large. S’adresser directement à notre électorat potentiel. Dire à notre (ex) blonde qu’on pense à elle. Qu’on la veut dans notre vie. Qu’on souhaite qu’elle participe à la définition de notre avenir.

« À quoi ça sert d’être Édith Piaf ! »

C’est ce que disait la chanteuse légendaire lorsqu’on voulait la priver du droit de décider. Et c’est ce que pensent beaucoup de membres du PQ qui refusent, à bon droit, de se faire déposséder du privilège qu’ils détiennent de désigner leur chef.

Ils ont raison. Il ne peut pas y avoir d’égalité entre le militant du Parti québécois et l’électeur de passage. Mais il faut savoir que la course, telle que prévue en ce moment, provoque une opération de vente de cartes, donc l’éruption de dizaines de milliers de membres temporaires, qui pèsent sur la décision puis disparaissent dans le paysage une fois l’élection passée, sans avoir participé à une seule réunion, avoir collé une seule affiche, avoir démontré quelque militantisme que ce soit.

Il y aurait une autre façon de distinguer entre le rôle des membres et l’élection ouverte. D’abord le choix des candidats ne devrait reposer que sur les membres actuels du Parti. On peut aussi envisager que les membres actuels soient les seuls à participer à un premier tour: pour déterminer, disons, les quatre finalistes qui, eux, seraient ensuite soumis à l’élection ouverte. D’autres formules sont possibles mais il me semble indispensable que les membres soient fermement assis dans la cabine de pilotage de l’opération.

Et les électeurs ? On leur demande de signer une déclaration d’adhésion aux valeurs du parti avant de voter et de faire une contribution au moins symbolique: un petit deux ? (Les électeurs français donnaient un euro.)

Mais, répondent les très nombreux sceptiques: les fédéralistes vont venir voter pour infiltrer le processus, la fraude sera terrible, on va se retrouver avec le pire candidat possible…

Ce matin dans Le Devoir, les juristes Félix-Antoine Michaud et Jean-Bernard Marchand démontent ces arguments un à un dans Pour un processus ouvert à tous. Extraits:

Est-ce que les adversaires vont infiltrer le Parti québécois avec une primaire ouverte ?

Le principal argument contre les primaires ouvertes est la peur d’une infiltration par les adversaires du Parti québécois qui s’inscriraient en masse afin de faire gagner « un mauvais » candidat. Cet argument ne tient pas la route tant au regard des exemples internationaux que dans la pratique. De nombreux États des États-Unis utilisent un processus de primaires ouvertes afin de choisir le candidat démocrate, les républicains, qui ont la réputation de faire des campagnes agressives, n’ont jamais essayé de s’infiltrer dans le processus. En France, cet argument contre les primaires était aussi invoqué, l’expérience ayant montré hors de tout doute que ce n’était aucunement fondé et qu’il s’agissait plutôt d’une peur du changement. Enfin, dans un processus où il faut s’engager sur l’honneur à être progressiste et indépendantiste, les chances d’infiltration par les fédéralistes sont de beaucoup diminuées.

Si la mobilisation n’est pas suffisante ?

Un processus de primaire ouverte entraîne une obligation de résultat. Le Parti québécois devra mobiliser l’électorat progressiste et indépendantiste, il devra se reconnecter avec sa base pour convaincre ses membres qu’ils sont une partie de la solution. Il est certain qu’une faible participation et une mobilisation insuffisante auraient un effet néfaste sur le Parti québécois. Or, comme ce scénario n’est pas envisageable, les forces vives du Parti québécois et de tous ceux qui veulent participer à ce projet devront redoubler d’effort. Un échec pourrait être fatal, mais une réussite serait doublement gagnante, et ce, tant pour le Parti québécois que pour l’indépendance et les idées progressistes. Le jeu en vaut la chandelle.

Les primaires ouvertes sont une façon de concevoir la politique qui s’inscrit dans l’ouverture, la démocratisation des décisions publiques. Elles permettent d’opposer à la peur de l’électorat une confiance dans le peuple.

 

Le premier débat de l’avenir du PQ

Ce débat, auquel nous convie Alexandre Cloutier, appuyé par Léo Bureau-Blouin et quelques autres, est le bon débat à avoir maintenant. Celui de la reconnexion avec notre électorat. Celui qui ouvre les portes et les fenêtres du Parti. Celui qui admet une perte de contact et qui agit en conséquence.

C’est aussi un geste audacieux, à la mesure de la défaite. Michaud et Marchand ont raison de citer Danton dans leur texte d’aujourd’hui: « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ».

C’est ce qu’il faudra, de l’audace à la troisième puissance, avant de composer le numéro de nos centaines de milliers d’anciennes blondes…



67 réflexions au sujet de « Pour reconnecter le Parti sur les Québécois: de l’audace à la puissance 3? »

  1. Voici la pensée du chef d’option nationale, aura-t-il le droit de voter?

    Il est bon parfois de savoir ce que les autres pensent…

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    Actualité
    Pour vaincre: faire le deuil du pouvoir provincial
    Publié le 21 mai 2014 par Option nationale
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    Comme tous les indépendantistes québécois, j’ai passé les dernières semaines à réfléchir aux problèmes du mouvement indépendantiste et aux solutions qui lui permettraient de se relever. Le débat sur la stratégie que nous devrons adopter dans les prochaines années s’articule autour de deux questions principales : «Doit-on faire ouvertement la promotion de l’indépendance ?» et «Doit-on aller chercher le mandat électoral de la réaliser ?»

    Les tenants de «l’approche franche» répondent par l’affirmative à ces deux questions. J’exposerai brièvement les arguments qui la justifient et j’expliquerai pourquoi nous devons d’abord faire le deuil du pouvoir strictement provincial si nous espérons faire l’indépendance du Québec.

    Parler ou ne pas parler d’indépendance, telle est la question ?

    Nous sommes maintenant habitués de nourrir ce débat entre indépendantistes, mais permettez-moi de partager un certain étonnement. Si nous observions, dans d’autres pays, des partis politiques interroger la pertinence de promouvoir ouvertement leur but politique et leur raison d’être, nous les trouverions étranges.

    Comment mieux réaliser son but politique en démocratie qu’en allant convaincre les citoyens de s’y rallier ? Jean-François Lisée, dans un article paru sur son blogue le 5 mai dernier, tendait à minimiser l’impact de la pédagogie de l’indépendance comme façon d’aller chercher des appuis. Cette idée, si elle devait se répandre davantage, causerait un grand tort au mouvement indépendantiste.

    Nous devons cesser de nous en remettre passivement à d’éventuelles conjonctures historiques que nous ne contrôlons pas. Repensons à la façon dont chacun de nous est devenu indépendantiste. Qu’est-ce qui vous a convaincu, sinon des arguments ? Si je n’avais pas lu Pierre Falardeau, à la fin des années 1990, qui sait si je serais aujourd’hui indépendantiste? Comment espérons-nous que la jeunesse soit enthousiasmée à l’idée de créer un nouveau pays si nous sommes absents de toutes les tribunes où il faudrait la défendre ? Il ne suffit pas d’attendre que le fédéral nous inflige d’autres gifles historiques pour soulever l’indignation du peuple québécois. Il faut éveiller son désir de liberté et de dignité.

    «Oui, mais… on ne se fera jamais élire !»

    Le fait que Pierre-Karl Péladeau ait évoqué ses intentions de faire un pays en pleine campagne électorale n’était pas une erreur. L’erreur, c’était de ne pas avoir préparé le terrain suffisamment durant les 19 dernières années. Lorsqu’on va chercher ses appuis électoraux pour autre chose que l’indépendance, il est normal que ces appuis nous quittent en pleine campagne. Les fédéralistes, que nous avons laissé transformer le mot «référendum» en épouvantail, n’ont qu’à nous amener sur le terrain que nous avons laissé en jachère pour nous battre, ayant de leur côté la force de l’inertie du statu quo.

    Pour déclencher une démarche d’accession à l’indépendance, il faut avoir un gouvernement majoritaire, c’est indéniable. Mais si nous n’allons pas chercher le mandat électoral de la faire, nous sommes pris au piège dans une situation où nous n’avons peut-être pas l’appui nécessaire dans la population pour la réaliser. Bref, nous cultivons ainsi les conditions de notre échec.

    Comme l’affirmait Pierre Bourgault dans sa lettre «Une souveraineté qui a honte d’elle-même» , écrite en 1980, c’est à partir de l’opposition qu’il faut bâtir nos appuis à l’indépendance du Québec. S’affairer à dénoncer l’étau canadien et à faire voir les avantages de la liberté politique plutôt que de remettre la responsabilité de nos problèmes structurels sur l’autre parti d’alternance serait un bon début.

    Par ailleurs, les jeunes et les nouveaux arrivants ne joindront pas un mouvement qui n’a pas suffisamment confiance en son projet pour mettre sa tête sur le billot en le défendant. En démocratie, lorsque nos idées n’ont pas un appui majoritaire, il ne faut pas capituler et essayer de les dissimuler. Il faut redoubler d’ardeur et renouveler notre discours. Sans cette ténacité militante, l’humanité n’avancerait pas.

    L’État ou la province : il faut choisir

    Être majoritaire au gouvernement en n’ayant pas le mandat ni l’appui populaire nécessaire à l’indépendance est inutile. Il faut cesser de prioriser le demi-pouvoir de la gouvernance provinciale en pensant que cela nous mènera quelque part. En faisant un compromis sur notre option fondamentale, nous envoyons le message que nous pouvons nous accommoder du statut de province pour avancer. Nous réalisons des réformes amputées qui contribuent à ce que les indécis penchent du côté du statu quo. Cette attitude autonomiste nuit à long terme à l’indépendance du peuple québécois. Si nous visons le pouvoir entier d’un État indépendant, il faut faire le deuil de la gouvernance provinciale.

    Sol Zanetti, chef d’Option nationale

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  2. Ne serait-il pas raisonnable voire souhaitable qu’à la suite de l’échec du BQ et du PQ relié notamment au Québec à l’effritement des votes souverainistes entre trois partis que la priorité soit donnée à cette incongruité qui fait la risée des fédéralistes et assure la réélection du Parti libéral ?

  3. Cette fausse blonde qui vous snobe, c’est peut-être le genre de femme aux
    exigences impossibles à satisfaire que Janette Bertrand a souvent décrite.
    Elle est jeune et narcissique et ne comprend pas que personne n’est parfait.
    Curieusement, elle préfère les gros hommes machos qui fuient le partage des
    tâches à la pêche et en politique. Ou une Françoise intransigeante et ruminant la
    vengeance. Elle trouve la Charte non-inclusive mais porte sur la tête un signe
    d’auto-exclusion et ne se laisserait jamais courtiser par un non-musulman. Elle ne comprend pas vos arguments; elle ne les entend pas. Ses valeurs sont post-
    modernes et basées sur du vent.

  4. Bonjour monsieur Lisée.

    Il faudrait faire attention lorsqu’on parle des primaires socialistes françaises.

    Ce fut, il est vrai, un immense succès médiatique où le taux de participation a fait blêmir l’UMP qui prévoyait un échec.

    Voilà le côté positif.

    Mais il y a le côté négatif: les primaires ne garantissent en rien le choix du meilleur candidat.

    À preuve, les primaires socialistes qui ont été un immense succès ont accouché du pire président de la République depuis 1958.

    On attendait le couronnement de DSK, mais suite aux événements du 14 mai 2011, François Hollande qui faisait jusque là moins de 10%, a remporté la primaire et a défait ensuite Nicolas Sarkozy.

    On connaît la suite et le résultat des dernières municipales et la troisième place ou pire qui sera réservée au PS lors des européennes du 25 mai.

    L’élargissement du corps électoral pour le choix d’un chef est un leurre; il ne fait que légitimer l’autorité dictatoriale de ce dernier sur ses troupes.

    Face à un chef élu par des centaines de milliers de personnes, quel est le poids du député de Rosemont choisi par une assemblée d’investiture de 150 personnes ?

    Là où vous avez raison, c’est que le risque de noyautage d’une primaire ouverte est quasi nul.

    Les études sérieuses faites aux USA sur les états qui tiennent des primaires ouvertes démontrent que non seulement il n’y a pas de noyautage institutionnel (par un parti), mais que même au niveau individuel, l’effet est homéopathique.

  5. Bonjour ! M. Lisée ,

    Eh! bien là je vous reconnais. Ouvert, réfléchi , posé .Oui ! Monsieur ! La PRATIQUE et L’ EXCERCICE c’est ce qui manque actuellement au Parti Québécois. Je dis au Parti Québécois, parce que pour  » L’autre parti  », ‘sa pratique la plus répandue = c’est de trafiquer les élection. Alors! passons…

    Pour ce qui concerne notre Parti, c’est incontestablement par  » la voie du Peuple » que le processus  » démocratique » doit s’articuler . Enfin, c’est l’option et la voie qui apparaît à mon avis être la meilleure, même si les risques d’infiltration j’en conviens, sont toujours là présents .

    Le Parti Québécois devrait, néanmoins être davantage PRO – ACTIF et Suivre la consigne absolue soit :  » D’ Être dans un état de Vigilance Permanente  » , et ce, d’autant plus, au moment de la campagne électorale)!! Il faut savoir placer  » ses pions  » ( passez-moi l’expression ! ) . Autrement dit  » : savoir préparer le terrain  » avant de déclencher les élections .

    Par ailleurs, nous devons assortir à cette voix populaire quelques conditions sine qua non. Les voici :

    1) S’engager sur l’honneur : À l’instar d’un contrat tacite entre deux parties consensuelles et cosignataires .
    Voici un exemple de la FORMULE SIGNÉE devant deux témoins aux différents ( Bureaux ou guichets exclusifs à cette fin ) de recrutement du Parti Québécois :

    Pour ma Patrie et devant le drapeau du Québec :

    a) Je m’engage à respecter ma parole et je m’avise de faire un choix éclairé en tant que membre du Parti Québécois et électeur à la course à la chefferie du Parti Québécois .
    b) Je m’engage à m’impliquer loyalement et de travailler à la cause de l’option Indépendantiste et Progressiste ( + obligation de la carte d’adhésion de $ 5.00 au Parti Québécois) et de servir et de participer à l’instigation de la Souveraineté et de l’indépendance du Québec .

    2) Renouvellement et INVITATION aux 90,000 MEMBRES inscrits . Et également = Une Invitation Spéciale aux jeunes et adultes de ( 16 à 45 ans ) UNIVERSITAIRES et au CÉGÉPIENS à devenir membres du Parti Québécois .

    3) Pour ce qui est des  » infiltrateurs  », ce n’est pas cela qui m’embête ! Lorsqu’ils auront la photo de leur tête sur la carte du Parti…ce sera pas mal gênant…quand ils se feront  » reconnaître  »…comme étant des traîtres (appelons ça comme cela ), puisqu’ils auront prêter serment sur l’honneur….et qu’ils se seront déshonorer eux-mêmes en camouflant des intentions malveillantes et fausses.

    • Le Parti au pouvoir déclenche l’élection. Oui, c’est la décision de la Cheffe ou du Chef du parti politique.

      On l’a vu, tous les candidats n’étaient pas choisis/nommés.

      Pour toutes sortes de raisons, c’est après le déclenchement qu’on apprend qu’une ou des députés élu(e)s ne doivent pas se représenter pour faire place à quelqu’un d’autre. On apprend, on l’espérait, qu’une vedette économique se présenterait dans St-Jérôme et il a fait un discours d’acceptation.

      Des surprises pour la population qui n’avait pas été préparée pour ce départ, d’une part, et cette arrivée particulière, d’autre part.

      Où étaient les stratèges ?

      Madame la Première Ministre qui s’est présentée au micro devant tous ses députés n’était pas la même qu’on avait connu tout au cours de ses responsabilités qui étaient les siennes en l’Assemblée nationale.

      Elle s’en est allé chez le Lieutenant-Gouverneur comme si elle ne devait parler à personne.

      Pourquoi on ne nous répond pas sur ce qui s’est déroulé devant l’ensemble de la population qui regardait ce moment particulier dans les responsabilités d’une Cheffe d’État ?

      C’est Madame seule qui aurait tout décidé cela sans que les stratèges aient su quoi que ce soit ni les députés et ministres présents ?

      Sont-ce des questions qui mériteraient des réponses ?

  6. Avant de verser un seul dollar au PQ et participer à l’élection de son nouveau chef, j’exigerais une déclaration publique de sa part sur son engagement en la reprise d’une lutte politique acharnée menant à la réalisation de l’indépendance du Québec.

    • Moi j’exigerais un engagement très clair à un retour à une ligne de parti beaucoup plus nettement progressiste. Sans ambiguité.

  7. Ce qu’il nous faut!
    Un matin de 1995 un certain Stéphane Dion s’est levé avec une détermination qui faisait peur en s’expriment ainsi: ¨ Le Québec ne se séparera pas! ¨, j’avais vraiment l’impression qu’il réussirait. Ce qu’il nous faut, c’est quelqu’un qui aurait la même détermination et dirait: ¨ Le Québec va devenir un pays¨, et je pense que ça se réaliserait.

  8. C’est de l’audace puissance 3, réfléchie, respectueuse et expérimentée. Rien à ajouter, à part que quand il dit :

    Pour renouveler le Parti québécois en profondeur, il faut «sortir des sentiers battus» et l’ouvrir au maximum de Québécois, … Le Soleil.

    au maximum de Québécois, est-ce qu’Alexandre pense à de nouvelles blondes, l’exercice du droit de vote chez les moins de 18 ans, par procuration des parents le temps qu’il faut, bien entendu.

    http://www.dicopo.fr/spip.php?article88

  9. Quand au PQ allez-vous parler des vraies affaires ? Depuis toujours je reproche au Parti québécois de jouer le jeu fédéraliste de petits politiciens de province qui jamais ne critiquent leur maître s’appropriant le bien de ses sujets coloniaux.
    En toute analyse et critique d’exercices budgétaires des gouvernements du Rocanada et du Québec, il est sidérant de constater une totale abstraction faite des 50% des ressources publiques québécoises prenant bon an, mal an, la route 417, en direction de Tor-On-ttawa et aboutissant dans les coffres du gouvernement central du Rocanada alors que près de 100% des services aux citoyens sont rendus par l’appareil étatique québécois. C’est comme si la moitié de nos avoirs revenant de droit à Ali Baba et ses quarante voleurs s’avérerait acceptable et tout à fait normal. Pourrait-on à tout le moins être informé des résultats financiers annuel du gouvernement fédéral rocanadian, être informé de l’usage fait par celui-ci des $70 milliards reçus du Québec bon an, mal an ? À combien s’élève le surplus tiré des revenus de la colonie “The Province of Kwibek” par le gouvernement fédéral du Rocanada et quels ont été les montants et la nature des dépenses et déboursés faits par ce dernier au Québec (incluant les transferts et paiement en péréquation) en 2013-2014 ? Qui se préoccupe du fait que ces résultats ne soient pas publiés annuellement en toute transparence et sur une base exhaustive par le gouvernement central du Rocanada ?

    • Le dernier qui en parlait était le Ministre Séguin et on sait ce que Jean Charest lui a montré : la porte.
      La situation (déséquilibre fiscal) est pire aujourd’hui mais pas un mot (surtout pas ce mot du déséquilibre). Les nouveaux pantins au pouvoir l’ont constaté immédiatement, on a même vu dans leurs yeux qu’ils considèrent la situation aberrante mais que voulez-vous, il ne sont pas payés pour dire les vrais affaires.

  10. Comme dirait Lucien Francoeur; ¨ Moi je pense à elle et elle à pense à elle!¨, mais en fait, si René Lévesque aurait dit à une femme qui l’aurait rejeter; ¨ Si j’ai bien compris, tu es en train de me dire à la prochaine fois! ¨, il y a de bonne chance que ça aurait voulu dire, poliment, que son chien était mort.
    Non, moi, sans vouloir me plaindre, je n’ai plus de ville natale. C’est dur et je vivrai avec cette déception pour le reste de ma vie. La ville de Gagnon qui a été démolie par des poules sans têtes ne nous permettent plus de revenir en arrière. C’est le ¨ j’aurais dont du! ¨ de notre culture québécoise. Des exemples, ils y en a des tonnes de copies, la démolition de l’aéroport de Mirabel et notre possible rêve d’un pays québécois. Aurions pu éviter la démolition de Gagnon?

  11. pour moi, le meilleur argument en faveur du principe des primaires pour choisir le nouveau chef: le choix des chefs des vingts dernières années au pq!

  12. On ne peut pas se comparer à un pays (USA) pour ouvrir nos portes grandes ouvertes à tous. Nous sommes une province dans le Canada qui veut nous assimiler et tous les moyens sont bons pour eux.Le PQ n’apprend pas des erreurs du passé : être trop gentil ça se retourne toujours contre vous.

    En passant à Mario Dumont sur LCN, la grande gueule de Jean Lapierre tente toujours de vous définir quand il parle du PQ, Ce matin il a commenté votre Conseil des ministres comme une plaie. Ce serait utile de prendre le contrôle de votre image sur les médias, autre chose que le PQ ne maîtrise pas et ne fait pas. Faites vous présents à LCN et profitez de toutes les occasions pour planter cette grande gueule là qui s’implante dans la mémoire collective pour vous démolir.

    • D’accord avec vous, les Péquistes sont trop gentils. Ils essaient
      de se faire comprendre, de se définir au milieu des rugissements.
      Sans devenir cyniques, ils pourraient mettre en pratique « l’ins-
      tinct du tueur» dont MBC disait qu’il manquait au fondateur du
      Parti Québécois: René Lévesque. Pour beaucoup de jeunes, le
      Parti Québécois fait figure du nerd que tout le monde intimide
      même les niais de service. De l’audace oui, plus d’audace dans
      «la société de spectacle»? Sans tomber dans la démagogie.

    • Pierre Bouchard parle d’une « droite populiste appuyée par des radios démagogiques» qui nuit au PQ. C’est selon moi, le prin-
      cipal obstacle à l’élection du Parti Québécois. Ce pourquoi il
      faut la prendre à son propre jeu cette droite populiste. Mais
      comment?

  13. Chez nous, nous choisissons nous-mêmes ce que nous allons mettre au menu pour le repas et ce, même si nous recevons des invités. Bien sûr, lorsqu’on reçoit des invités nous tenons compte de ce que nous croyons savoir qu’ils aiment particulièrement mais dans la mesure où cela nous plaît également. La réalité veut que dans la vie, il faut d’abord exister (être soi-même) avant de considérer l’autre. On n’y peut rien, c’est comme ça!

  14. Il faut changer l’article1. Voici une suggestion:
    Un gouvernement du Parti québécois s’engage à donner aux Québécois et Québécoises une constitution républicaine dont les deux assises sont la démocratie et la laicité. Comme corollaire à cet objectif, les nouveaux élus prêteront serment au peuple québécois seulement.
    Si le Canada, par sa Cour suprême, l’invalide , le Gouvernement du Québec appliquera la clause dérogatoire qui est prévue dans notre système parlementaire actuelle.
    Si le Gouvernement du Canada, par quelque autre mesure, ne reconnait pas ce droit reconnu, l’Assemblée nationale du Québec promulguera l’indépendance du Québec.
    Nous avons notre Assemblée nationale, nous avons un territoire, une langue commune, une histoire et le Canada a lui-même reconnu dans son parlement, la nation québécoise.
    Un vote pour le PQ est un vote pour une constitution républicaine, point final ! On applique cela dès la prise du pouvoir.

    • Je ne suis pas expert sur le droit constitutionnel mais même une lecture rapide me dit qu’il serait souhaitable que vous étudiez d’avance sur quoi la cause dérogatoire peut ou ne peut s’appliquer avant d’avancer une telle aventure. Elle semble s’appliquer seulement sur la charte des droits et libertés pour la restriction de certains droits. Elle ne peut servir à s’exclure de la constitution canadienne dans son ensemble, ni sur comment on prête serment, ni sur s’extraire de la monarchie.

      Vous risquerez donc d’encourir des difficultés avec non seulement la reconnaissance par le Canada mais par d’autres pays aussi.

    • Exactement
      Il faut recentrer l’action du PQ vers les actes d’affirmation nationale, et non l’enfermer dans une logique référendaire.
      ‘Le PQ nuit a la souveraineté, la souveraineté nuit au PQ’
      Le PQ doit etre le parti que affirme l’identité nationale et le peuple celui qui demandera l’idenpendance.

    • D’accord avec Nicolas D.! Dans cette élection, l’idée du réfé-
      rendum a nui. On reprochait au PQ de vouloir le faire en catimini
      ou de le cacher sous le tapis.

  15. Trés mauvaise idée cette proposition d’ouvrir le choix du chef d’un parti à tous.

    Les Anglos et les alors non-intégŕés linguistiquement ou sociologiquement pourraient faire de cela un cirque infernal.

    À rejeter sans faute!

    Vendez plutôt des cartes de membre! Je viens d’acheter la mienne ….

    • Les Anglos sont non-intégrés ? Peut-être qu’ils ne sont pas intégrés dans votre petite bulle de nationaliste identitaire, mais ceux que je connais sont parfaitement intégrés dans la vraie vie de Montréal.
      C’est pas parce qu’on appuie pas le PQ qu’on est pas intégrés… si c’était le cas, 75% des Francophones seraient des « non-intégrés ».
      Non mais franchement ! Ce genre de commentaire est EXACTEMENT pourquoi le PQ est finit politiquement.

    • Effectivement, le renouvellement de carte est capital dans un premier temps.

      Je pense que la consultation et la concertation font partie de l’héritage de la sociale-démocratie.
      Pour avoir un équilibre cela prend plusieurs points de vue et la discussion avant de voter.
      Les opinions minoritaires devraient être entendu avec un esprit ouvert.

  16. M. Lisée
    Votre sortie contre Drainville n’est vraiment pas de nature à reconnecter les québécois avec le P.Q.. Quant à moi, Péquiste de la première heure, poseur d’affiches électorales et collecteur de contributions, vous m’avez totalement démoraliser et décourragé L’arrière gout que laisse votre déclaration nous aide à comprendre tout le cafouillage de cette campagne et l’immence gachis qui en résulte! Il faut reconstruire le P.Q. avec du nouveau monde!
    Jean Baril
    P.S. je ne suis vraiment pas le seul à qui vous avez donné un haut de coeur.

    • Je suis aussi une péquiste de première heure qui n’a pas voté pour le P.Q cette fois. Au lieu de chercher des solutions miracles, donnez donc à vos collègues le temps du recul nécessaire pour sortir du déni.
      Ce n’est pas p.c.q le peuple ne comprend pas que le P.Q a été défait mais bien parce que le P.Q a failli à sa promesse de « faire de la politique autrement ». Visionnez les débats à l’Assemblée nationale… revoyez le déroulement de la campagne= Demi-vérité, mensonge, manipulation, démagogie, bassesses et insultes, etc. De bonne guerre en politique disent certains. Non! C’est juste la démonstration d’un vieux parti qui fait de la vieille politique. On ne construira pas un pays avec ça.
      Vous avez 4 ans devant vous pour tenter de nous convaincre par votre attitude à l’Assemblée nationale ( entre autre) que vous êtes à la hauteur de la confiance que vous espérez de vos ex-blondes. En ce qui me concerne, j’attendrai au moins 3ans pour me faire une idée quant à votre capacité réelle …

    • La CAQ et QS, des partis jeunes qui font autrement!? Ici, à mon avis, on confond politique, entreprise commerciale et groupuscule
      radoteur.

  17. Dans d’éventuelles primaires, la déclaration solennelle du sympathisant non-membre du Parti québécois ne doit comporter aucune ambigüité. Ça pourrait être quelque chose comme : « Je suis indépendantiste, j’appuie le Parti québécois et je ne suis pas membre ni sympathisant d’un autre parti politique, sauf peut-être le Bloc québécois. »

    Ceci assure complètement de limiter la primaire aux membres et sympathisants du Parti québécois sans s’embarquer inutilement dans la difficulté d’interpréter les termes « valeurs progressistes ». Cette difficulté n’a pas besoin d’être résolue pour la seule fin de déterminer le droit de participer à une primaire.

  18. Au lieu de perdre notre temps avec de tels processus mieux vaudrait mettre nos efforts à promouvoir la souveraineté. C’est là l’enjeu. Le PQ est le champion des processus (référendum, discussions sans fin). J’aimerais qu’il soit un champion de la promotion de la souveraineté 365 jours par année. C’est trop demandé ? Sinon, reste QS et Option Nationale, des vrais partis souverainistes.

    • Dans une dictatures les décisions sont prises rapidemment.

      Qui dit que Couillard n’aura pas envie de signer la Constitution?

  19. Et si tout ceci fut un accident de parcours jumeler a la désinformation ou fausses informations sur le P.Q. par toutes les radios poubelles et détracteurs ,car les libéraux n’ont pas eu le vote populaire en pourcentage et si on retire les 18 a 20% des votants bon an mal an que pour les libéraux alors moi je suis dure que le parti renaîtra de ses cendres

  20. Pourquoi faire comme en France? Sommes-nous francais? Sommes-nous europeens? Le PQ a-t-il un probleme identitaire? On le dirait bien!
    Voici l une des attitudes qui deconnecte le PQ de la population.
    La demarche intellectuelle retorse ou il s agit d attirer a tout prix l attention des gens d ici sur un parti qui ne leur ressemble pas.
    Faites plus « bien de chez nous » et la population vous reconnaitra.
    Elisabeth

    • Le parti libéral du Canada et le parti socialiste français ont plutôt imité les États-Unis, d’où vient le principe des primaires. Le PLC a de beaucoup augmenté son membership et son rayon d’action grâce à cette façon de procéder. L’expérience du parti socialiste français a également été couronnée de succès. Cela fait réfléchir.

    • Merci de votre commentaire qui me rejoint somme toute… ET je n’aime pas votre allusion monsieur Lisée que l’on a sorti notre PKP sachant que vous êtes intéressé par le poste de dirigeant du PQ. À mes yeux c’est come une jambette .. Aussi ajouter que Trudeau fils a fait comme en France ou aux États-Unis .. oui c’est vrai mais ceux et celles qui ont rejoint le parti libéral canadien pour le vote ouvert à tout les libéraux… après les élections ne sont pas restés. Ils sont devenus PLC le temps d’un vote. Vos chiffres oublient de le mentionner. Vous voulez mobiliser ;a base du parti oublier ? Organisons des rencontres à travers le Québec tout entier pour aller entendre les gens.. pour discuter indépendance et en faire ressortir les bons côtés… Enfin ! je suis estomaqué encore une fois de la non compréhension du PQ face au Peuple…

    • Bien d’accord! On a tenté de nous imposer une laïcité à la française alors qu’elle ne fonctionne même pas en France. Il faut lire tant soit peu sur la réalité de la France à ce sujet pour s’en convaincre.
      Les blondes n’aiment pas du tout que leur chum utilisent la manipulation ou leurs craintes pour arriver à leurs fins. Le P.Q a manipulé l’opinion publique et est allé chercher un appui francophone à sa Charte en faisant croire que l’interdiction mur à mur des signes religieux serait un rempart contre l’intégrisme, une assurance pour plus d’égalité hommes-femmes, etc. MANIPULATION! Le P.Q a exploité la crainte identitaire des québécois face à l’Islam en martelant les risques d’islamisation du Québec= DÉMAGOGIE! Comment croire maintenant que le P.Q dira la vérité aux québécois concernant la souveraineté. Les communautés culturelles ont eu raison de se liguer majoritairement contre le P.Q . Faudra travailler fort pour gagner le coeur d’une  » étrangère » … aussi bien vous faire à l’idée que les fréquentations entre « gens de souche » ne donneront pas des enfants forts par les temps qui courent.

  21. Si le PQ se perçoit comme un parti de pouvoir pour le pouvoir, il ne voudra pas penser autrement qu’avec la souveraineté sans la souveraineté dans un premier mandat en attendant de retrouver la souveraineté pour un second mandat tout en organisant des primaires surévaluées qui ne changent en rien la dynamique de la démocratie de délégation du pouvoir à des spécialistes élus. La démocratie américaine forte de ses primaires ancestrales est contestée depuis bien avant Truman et ses bombes atomiques, Nixon et sa corruption, le Vietnam et la CIA jusqu’à Obama charismatique mais utilisateur de drones ou coincé par les républicains au congrès.

    Au delà de la boutade ou de la métaphore du -je t’aime moi non plus- comique à la Gainsbourg des 100,000 blondes perdues, il faut reconnaître que cette option de primaires péquistes sera vue autant comme électoraliste que démocratique.

    Si se sont les candidats qui proposent exclusivement les propositions si le PQ sera toujours souverainiste ou autrement nationaliste, plus que jamais il faudra voir que c’est la tenue, la force -présidentielle- des candidats qui déterminent le programme et l’avenir des partis. Les primaires ultimement ne changent rien au fait que le leader choisi détermine la force d’un parti et sa capacité à appliquer son programme. La démocratie de participation connaît un petit regain par les primaires ce qui reste peu face à la division du travail qui détermine des élus pour former le gouvernement et l’importance que le chef de parti a comme potentiel de chef d’État. Sans René Lévesque, le PQ reste un tiers parti, sans la capacité de R.Lévesque d’attirer plusieurs candidats de qualité pas de gouvernement Lévesque en 1976.

    Dans le contexte québécois d’un refus fédéraliste radical contre un pays, le Québec n’étant ni la France ni les É.U, la situation du Québec se rapprochant de la Catalogne, de la Flandre et de l’Écosse, plusieurs voient mal comment des primaires peuvent empêcher une opération orchestrée de l’extérieur.

    Le PQ de R.Lévesque à P.Marois a pratiqué une force politique qui s’est compromise souvent avec une forme d’angélisme. Le résultat à travers la difficulté à convaincre du pays depuis 1980 s’apparente à la situation actuelle. Le PQ n’a pas trop su quoi faire de la souveraineté depuis 1995, comme partout la social démocratie est attaquée en même temps par une droite populiste et les agences de notation. Le parti est ainsi confronté aussi à des difficultés externes pas seulement internes disons que ces difficultés la CAQ ne peut les connaître présentement au diapason d’une certaine droite populaire appuyée par des radios tout aussi démagogiques que populistes.

    Sur le fond, le noyau des candidats sûrs devrait s’entendre sur une plate forme minimale quant à l’avenir de la souveraineté dans le parti appuyée par les militants avant de s’aventurer sur des primaires suspectes. Le dernier chef du PQ et premier ministre du Québec vraiment populaire c’est L.Bouchard en s’en tenant qu’à cet aspect et cela fait au moins 14 ans.

    Primaires péquistes ou loterie des forces fédéralistes?

    PS: prévoir le pire est le début…

  22. L’argument voulant que l’infiltration par des partisans fédéralistes n’est pas possible puisque cela ne s’est point déroulé aux États-Unis et en France est faible. Ce n’est pas parce que cela ne s’est pas produit que l’avenir en est exempt. De plus, il ne s’agit pas de trouver un chef de la gauche ou de la droite, républicain ou démocrate. Il s’agit de trouver un chef ayant pour mission de faire du Québec, un pays. L’enjeu est fort différent des exemples apportés par Michaud et Marchand. Rappelons que le vol et l’absence de respect des lois électorales ont été pratiqués sans aucune gêne par des partisans fédéralistes lors de nos deux référendums de 1980 et 1995. L’idée de la participation des citoyens à l’élection du chef est intéressante mais sa mécanique me fait peur et cette peur n’est pas celle du changement.

    Quant à l’idée que le choix des candidats ne devrait reposer que sur les membres actuels du Parti, c’est restreindre le potentiel d’un bassin plus large de candidatures. Y’a peut-être un possible chef 5 étoiles et très charismatique qui n’est pas membre du Parti actuellement et qui pourrait faire toute la différence dans notre quête à l’indépendance du Québec.
    À réfléchir.

    • Les gens qui s’abstiennent ont maintenant une nouvelle voix soit le parti nul.

      Mission
      La démocratie, au Québec comme dans plusieurs pays occidentaux, est en perte de légitimité, au point où de plus en plus de citoyens jugent inutile d’exercer leur droit de vote. Il y a là un grave problème qui demande toute notre attention.

      Pourquoi un Parti nul? Parce que l’électeur ne dispose d’aucun moyen d’exprimer son vote de manière à signifier sans équivoque son insatisfaction à l’égard des partis politiques, du système électoral ou des institutions politiques en général. D’une part, l’abstention consiste à ne pas se prévaloir de son droit de vote, ce qui, même lorsqu’il s’agit d’un geste de protestation volontaire et réfléchi, risque toujours d’être interprété comme un simple désengagement politique ou, pire encore, comme un acquiescement tacite à la situation sociale et politique actuelle. D’autre part, le bulletin de vote délibérément annulé sera assimilé à la catégorie des « votes rejetés », non considérés dans le résultat de l’élection.

      On comprend donc la nécessité de mettre en place un medium d’expression de l’insatisfaction citoyenne efficace qui ne trahisse pas l’opinion authentique de l’électeur. C’est précisément cette faille démocratique que le Parti nul se donne comme mandat de corriger. Pour que l’insatisfaction populaire puisse être prise en compte de façon significative dans les résultats électoraux, le Parti nul propose de présenter un candidat nul dans chaque circonscription électorale. Ainsi, une case « Parti nul », symbolisant l’annulation du vote, apparaîtra sur chaque bulletin de vote, permettant aux électeurs désireux d’exprimer leur insatisfaction d’être réellement considérés dans le résultat de l’élection.

      Le Parti nul existe pour mettre au jour un malaise démocratique dont il faut selon nous tenir compte. Nous croyons que cette insatisfaction est significative et qu’elle mérite d’être exposée puisqu’elle est la manifestation du fossé qui sépare la classe politique, qui exerce dans les faits le pouvoir, et la volonté du peuple, qui est sensé, dans une démocratie, exercer ce pouvoir. Reconnaître collectivement l’existence de ce malaise démocratique, notamment par la comptabilisation des votes annulés, n’est qu’une des étapes qui peut nous mener vers l’instauration d’une véritable démocratie.

  23. Des primaires ouvertes… Je vois d’ici les convois d’autobus jaunes se mettre en branle vers les bureaux de vote du Parti Québécois… lol
    Et le serveur internet du PQ péter sous les milliers de votes venant d’Ontario loll
    Il va y en avoir de l’amour pour le PQ lolll

  24. La métaphore de l’ancienne blonde est quétaine. C’est aussi une métaphore très québécoise, ce qui n’est pas sans rapport.

    • Avec tout le respect que dois à M. Lisée, je dis « quétaine » parce qu’il faut dire les choses.

      Fin janvier, avant l’élection d’avril, je croyais qu’il ne fallait pas aller en campagne électorale. Je sais que d’autres péquistes pensaient ainsi. Je n’ai rien dit, ils n’ont rien dit à qui de droit qui avait de l’influence… Il aurait fallu le dire avec force, c’est notre rôle de militant, cela aurait peut-être changé le cours des événements.

  25. L’idée d’Alexandre Cloutier mérite qu’on la contemple. Mais s’il-vous plaît, prenons le temps! Je ne suis pas certaine que nous ayons retrouver notre calme et encore moins notre sérénité. Monsieur Lisée, l’optimisme est une force en soi à la stricte condition de ne pas déborder dans un « jovialisme » servant à masquer l’angoisse. Le véritable flegme, celui que les Anglais pratiquent entre tous les peuples repose sur du sérieux, du très sérieux, comme ils l’ont montré au temps de Churchill.
    Plutôt jolie cette idée de la blonde qui nous aurait plaqués. Mais pas tout à fait juste. Elle a beaucoup d’amoureux avant nous, de Duplessis à Robert Bourassa à René Lévesque. Elle a même sorti avec Trudeau. Elle a quitté dernièrement Duceppe, un fidèle entre tous. En fait, ce n’est pas d’un chef ou d’un Parti qu’il s’agit, mais du Québec et des Québécois et de leur sentiment d’appartenance. Il ne faut surtout pas sous-estimer leur fibre ‘canadienne’. Ils en ont une et il n’est pas impossible qu’elle ne soit en passe de se fortifier.

    • Tout à fait d’accord avec vous. On sous-estime beaucoup trop, justement, la fibre «canadienne» d’un très grand nombre de Québécois. J’irai d’un exemple ultra simpliste, mais clair. Comme on l’a vu ces temps-ci, ils se reconnaissent dans le «Ô Canada» et ne veulent pas le perdre. On aura beau les traiter de colonisés, ce sentiment d’appartenance primaire compte énormément.

  26. Je suis d’accord avec une nouvelle manière d’élire le chef du #PQ

    • Les personnes qui ne sont pas « progressistes » mais uniquement indépendantistes seront-elles admissibles?

  27. L’analogie aurait plutôt du être :

    J’ai séduis ma blonde avec de belles promesses, j’avais l’air prometteur, on est ensuite sortit ensemble pendant 18 mois. Elle a découvert que je n’étais peut-être pas celui que je prétendais être au départ. Je me disais différent des autres gars, j’étais poli, gentil, aimable et surtout à l’écoute, mais en 18 mois, la routine s’est installée et j’ai finis par la prendre pour acquise. Je l’écoutais à moitié, elle m’ennuyait, des fois je lui donnais la moitié de ce que je lui avais promis pour la garder à mes côtés. Peu à peu mon vrai visage s’est dévoilé, elle a finit par comprendre que dans le fond j’étais comme tous les autres gars, je le dissimulais juste mieux. J’ai finis par faire la même erreur que tous ses ex-copains , je l’ai trompé avec une autre fille. Elle m’a quitté et est retourné avec son ex, parce que malgré tous ses défauts, au moins avec lui elle avait l’heure juste.

    Comme dans toute bonne relation, si tu mens à ta copine pour la séduire, ça se peut que tu la charmes et qu’elle décide de sortir avec toi, c’est correct si tu veux un « one night » ou un 18 mois dans le cas présent, mais c’est pas une bonne stratégie à long terme.

    Je vous suggère plutôt pour la prochaine fois de mieux préparer la viabilité de vos projets et de déterminer si c’est faisable ou non, vous gagnerez beaucoup plus en crédibilité et en authenticité que de faire de fausses promesses ou des promesses déguisées. C’est peut-être juste un constat personnel, mais il me semble que le PQ joue plus sur des stratégies émotives, morales et identitaires pour plaire à leur électorat, alors qu’il me semble plus avantageux pour le long terme d’utiliser des stratégies rationnelles avec des chiffres et des statistiques et une analyse complète des pour et contre pour chaque projet proposé. C’est facile de faire la morale aux autres partis, mais vous avez eu 18 mois pour nous prouver que vous pouviez faire mieux.

    • Frédéric Janelle complètement d’accord avec vous. Mr Lisée vous tricoter et on devine où vous voulez en venir, Je n’aime pas du tout votre approche car pas assez terre à terre. Vous êtes encore dans la stratégie alors que vous devrez nous dire qu’il faut parler avec les gens pourquoi faire l’indépendance comme Aussant sait si bien le faire et comme PKP l’incarne. Vous me découragez vous!

  28. M. Lisée. Je ne fais pas de grands calculs, mais il me semble que l’équation est simple. D’après le sondage Le Devoir-Léger de la fin de semaine dernière, l’appui à la Souveraineté ne serait que de 32% à l’heure actuelle. Même si votre stratégie de primaires permettait de récupérer une grande partie de ceux qui sont restés chez leur mère et une partie de ceux qui se sont trouvés un nouveau chum, on va frapper le mur du son à 32% et le bang sonore risque d’être encore plus assourdissant aux prochaines élections qu’aux dernières élections. À mon humble avis, les stratégies de récupération sont toutes vouées à l’échec si vous, les stratèges du PQ, ne vous attaquez pas sans tarder à la question de fond: justifier la Souveraineté en tablant sur une éventuelle disparition de notre culture si on demeure dans la Confédération Canadienne, et la vendre au peuple Québécois, tout en démontrant par A+B que, à long terme, on en sortira économiquement plus forts. C’est tout un programme, qui prendra des sous et du temps. Quatre ans ce ne sera pas trop long. La course à la chefferie devrait servir à alimenter le débat national sur la Souveraineté, dans toutes les sphères de la société Québécoise, au sein de tous les partis politiques.

    • Les sondages ne veulent rien dire.
      Ils varient de mois en mois.
      La dernière élection le prouve assez.
      Il faut cesser de penser en fonction des enquêtes d’opinion.

    • @ Alexis Simard
      Le problème c’est que l’appui à la Souveraineté ne va remonter par magie, ou avec des prières ou du « wishful thinking ». Il faut en parler et convaincre plutôt que d’élaborer des stratégies électorales.

    • Vous tapez dans le mille M Lapierre avec votre programme seulement deux points à développer que l’on va perdre notre culture en restant dans ce fédéralisme à la canadienne et démontrer concrètement la viabilité économique de la souveraineté.

  29. « Enfin, dans un processus où il faut s’engager sur l’honneur à être progressiste et indépendantiste, les chances d’infiltration par les fédéralistes sont de beaucoup diminuées. »

    je ne comprends pas cet argument.

    selon moi le risque d’infiltration est très élevé. les provincialistes ont prouvé à plusieurs reprises être capable d’une grande mobilisation et d’un grand laxisme moral. par contre, il est vrai que si seulement quatre candidats sont offerts au « suffrage universel », ils seront bons tous les quatres. par exemple si c’est duceppe, péladeau, lisée et hivon qui sont les finalistes, et bien le pq, et le québec, ne peuvent pas vraiment perdre, infiltration ou pas.

    • En effet, les fédéralistes du PLQ sont cent fois pires que l’UMP française ou que les républicains étasuniens… Les fédéralistes n’ont aucun, aucun, aucun scrupule.

      Je ne suis pas contre l’idée de Cloutier, mais il va falloir contrer l’infiltration.

  30. Hollande a-t-il été le bon choix?
    Et Justin Trudeau?
    Obama fait-il autre chose que de beaux discours?

    Si je juge l’arbre à ses fruits, la désignation d’un leader ouverte à tous est une bien mauvaise idée.

    Le PQ doit plutôt revoir son programme en profondeur. Et ce sont ses membres et ses militants qui doivent se donner un leader bien assorti au programme. On ne doit pas choisir un leader comme on choisit un parfum de crème glacée.

    #*#*#
    Les deux Michaud ? L’un s’appelle Michaud, l’autre Marchand.

  31. Comme membre du PQ(transparence:pas très actif), je comprends mal comment une partie de la population (même sympathique aux valeurs identitaires du PQ et sa vision souverainiste) devrait participer et possiblement déterminer le prochain chef du PQ.
    Les électeurs (ceux qui ont votés) ont choisit majoritairement quelque chose comme un Québec fort dans un Canada uni.Par exemlpe, des ex-Bloquistes qui préfèrent faire les trouble-fête(stérile) à Ottawa plutôt que de travailler à promouvoir l’Indépendance au Québec.Imaginez le prochain chef du PQ genre Gilles Duceppe.Please!
    Choisissons notre prochain chef comme nous choisissons notre blonde. Pas nécessairement besoin des voisins pour ça!
    Si on veut travailler à stopper notre déficit démocratique, faisons-le en proposant sérieusement le volet proportionnel pour le prochain scrutin électoral provincial…

  32. Ce que je trouve drole, c’est que ce soit ce type d’audace en particulier qui ait ete choisi… Pas une coincidence du tout, d’apres moi.

    Et question comme ca en toute candeur, combien de panneaux avez-vous vous-meme affiche avant d’avoir ete considere comme un vrai militant, monsieur?

  33. Je me fais «réaliste» et je fais le constat de notre situation. Permettez-moi.

    Si on se place sur l’échiquier international, quelle est la place du Québec ?

    Il faut faire le constat qu’on ne fait pas les manchettes à tous les jours. Combien de fois par année ?

    La réalité doit nous convaincre de la relativité de notre situation.

    De notre point de vue ? De quel point de vue ? Celui de l’État du Québec: on est loin de l’unanimité.

    Dans les faits, la dernière élection aidant et les opinions actuelles de nos élus du Parti Québécois nous invitent à faire le constat des lieux.

    Divisés, nous le sommes. Marginalisés, je fais le constat que nous le sommes également.

    Avons-nous bâti sur un terrain mouvant ? sur du sable ?

    Nos espoirs étaient grands, élevés, à la mesure de nos ambitions.

    À l’extérieur du Québec, il y a une réalité qui dure depuis plus d’un siècle. Celle de faire un monde qui aurait son siège social aux États-Unis d’Amérique avec le contrôle des États, de tous les États.

    Les «enjeux du Traité Transatlantique» sont en marche depuis un siècle et petits et grands ensembles doivent subir les contrecoups décidés dans des officines qui sont loin de relevés de nos ambitions.

    Comme Québécois, on veut une place dans le monde. On veut notre place.

    Que disent ces penseurs de ce Traité Transatlantique ?

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-enjeux-du-Traite-transatlantique-25219.html#forum818289

    Je vous signale la conclusion de mon intervention sur ce site.

    «Comment adapter notre réalité dans ce projet qui chemine ?

    Ou bien il chemine et nous en faisons partie de ce cheminement, ou bien on s’y oppose et on le subit.

    Je suis de la thèse qu’on en fait partie et cela nous donne une vision dynamique de l’avenir qui se construit. Et on en fait partie prenante. Un choix lucide à faire.

    Quel serait notre apport dans ce cheminement ? Cela ne se fait pas seul. Il faut instruire, s’informer et diffuser pour mieux faire connaître ce projet en marche.»

    Soyons réaliste, ON EST PARMI LES 0,01% de l’humanité qui subissons les contrôleurs des pouvoirs.

    On peut se faire toutes les illusions que l’on veut, mais on n’est qu’un petit joueur.

    ÉTAT ou pas État, province ou pas province, on fait partie de ce monde des soumis ou des insoumis qui est là à se faire des accroire.

    C’EST UN DÉFI personnel et collectif qu’il nous faut relever.

    Pouvoir se faire une place dans le monde d’aujourd’hui.

    Une place dynamique en tenant compte de la VRAIE RÉALITÉ.

    Peut-on, ici, ENSEMBLE, faire le constat de la réalité qui est nôtre ?

    Pas celle qu’on voudrait qui soit mais bien celle qui est NOTRE VÉCU ?

    Bâtir sur du solide.

    Quelle est la place du Québec dans ce Traité Transatlantique ?

    Quelle est notre place dans l’économie mondiale ?

    https://www.youtube.com/watch?v=6zsXUDQXKuQ&feature=youtu.be

    Notre Province, notre État, notre chez nous est dans le contexte international dans le groupe des 0,01%

    Triste constat, si l’on veut.

    Mais un constat qui doit nous placer dans la dure réalité de notre monde d’aujourd’hui.

    On n’est pas à l’ONU.

    On n’est pas dans la pensée de l’Union Européenne.

    On est dans l’OTAN par le biais d’un autre Pays qui n’est pas le nôtre.

    On a des atouts qui sont les nôtres : un Fleuve coule sur notre territoire.

    On a des richesses naturelles abondantes.

    On a de l’eau potable en quantité.

    On a notre Assemblée nationale avec les pouvoirs que nous avons.

    Misons sur ce qui est vrai en faisant le constat de ce que nous sommes dans le monde d’aujourd’hui.

    Arrêtons de se targuer de pouvoirs imaginaires.

    Parlons de ce qui est VRAI.

    Robert Bertrand

  34. Je ne suis pas membre du parti mais j’irais voter à d’éventuelles primaires ouvertes. Très bonne idée.

    • Trés mauvaise idée. Devenez membre du PQ et vous voterez …

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