Pour une éducation de la vraie égalité des chances

Proposition #16 du candidat Jean-François Lisée

La proposition en bref:

  1. Un grand chantier pour faire reculer l’analphabétisme
  2. Prêter une attention particulière au retard de réussite de 10% des garçons
  3. Redonner leur élan aux Centres de la petite enfance
  4. Réinvestir de façon importante dans le personnel spécialisé au sein des écoles
  5. Les enfants présentant des difficultés d’apprentissage se verraient garantir une place en CPE, où une attention particulière leur sera prodiguée
  6. Ne pas toucher aux structures du réseau pendant quatre ans
  7. Plus de moyens et plus de flexibilité pour les milieux défavorisés
  8. Assurer aussi l’égalité dans le fardeau des écoles privées et publiques
  9. Faire de la formation professionnelle une voie normale
  10. Valoriser le travail des maîtres, au sens propre et au sens figuré
  11. Explorer la possibilité de réformer les programmes de formation afin que tous les nouveaux enseignants du primaire et du secondaire soient formés au niveau maîtrise
  12. Graduellement rehausser le salaire des enseignants du primaire et du secondaire

La proposition au long:

Le Québec a perdu deux ans, depuis l’élection des Libéraux, en éducation. Deux ans de coupes débilitantes dans nos CPE, nos écoles primaires et secondaires. Deux ans de débats inutiles sur les structures.

cover-2015-3-1600x1057Cela ne devrait même pas être en débat : l’éducation doit être la priorité permanente de la nation. C’est l’outil principal dont elle dispose pour assurer l’épanouissement de chacun de ses enfants, pour pousser plus loin son aventure scientifique, culturelle, pour constamment réinventer son économie. C’est le creuset dans lequel les jeunes de toutes origines apprennent la société dans laquelle ils vivent ensemble. C’est l’échelle qui doit permettre à chacun d’échapper à une situation de départ défavorable (socialement, économiquement ou découlant d’une difficulté personnelle) pour atteindre la porte de la vraie égalité. Ce doit être l’école de la citoyenneté.

L’éducation comme priorité permanente, cela signifie aussi, au sens plus large, assurer aux adultes qui en ont besoin un véritable accès à la lecture, au savoir, à l’épanouissement.  C’est la réussite pour tous.

A – Enfin, un grand chantier pour faire reculer l’analphabétisme

Les chiffres sont difficiles à croire. Mais il faut les regarder en face : 20 % des Québécois sont analphabètes au sens strict. Un sur cinq ! 33% sont « analphabètes fonctionnels », ce qui signifie qu’ils peinent à comprendre un simple paragraphe. Certaines nations occidentales affichent des résultats encore plus désolants (dont la Suisse !). Mais le fait est que le Québec accuse un retard sur les pays d’Europe du Nord, les États-Unis, l’Ontario et les provinces de l’Ouest[1].

Les personnes âgées et immigrantes sont surreprésentées chez les Québécois qui ont des difficultés en lecture, mais l’enjeu est beaucoup plus large. Plusieurs jeunes Québécoises et Québécois  qui ont réussi leurs études secondaires (voire post-secondaires) pratiquent ensuite un métier qui exige peu ou pas de lecture. Leur compétence décline alors graduellement jusqu’à ce qu’ils deviennent incapables de lire un texte minimalement complexe.

L’analphabétisme pose au moins trois problèmes majeurs à la société québécoise : 1) sur le plan de leur carrière, les gens qui éprouvent des difficultés en lecture peuvent plus difficilement acquérir de nouvelles compétences, ce qui limite leur développement professionnel, 2) sur le plan humain, ces Québécois sont moins autonomes et incapables de s’épanouir dans un monde où la lecture est souvent essentielle pour gérer ses affaires personnelles et sa santé, 3) sur le  plan de l’économie québécoise dans son ensemble, une main d’œuvre comportant autant d’analphabètes fonctionnels ne peut pas accomplir les gains de productivité nécessaires au maintien, et à l’accroissement, de notre richesse collective.

Pourtant, l’alphabétisation a toujours été le parent pauvre du gouvernement du Québec. Un gouvernement Lisée en ferait une priorité.

  1. Une grande corvée afin de faire reculer de façon mesurable, sur 15 ans, l’analphabétisme.

Les organismes d’alphabétisation existants, les milieux de l’éducation, les partenaires sociaux-économiques seront conviés à se concerter pour établir un plan d’action concret de réduction de l’analphabétisme.

Nous pourrons nous appuyer sur l’expérience récente de pays comparables, notamment celle du Royaume-Uni qui a permis depuis 2001 à plus d’un million d’adultes analphabètes d’atteindre des compétences de base en lecture et à des centaines de milliers d’autres de progresser davantage encore[2].

La mobilisation québécoise pourra faire appel également à une ressource précieuse : les dizaines de milliers d’enseignants à la retraite qui pourraient vouloir remettre l’épaule à la roue et participer à cette grande œuvre collective.

Un recul de l’analphabétisme est le plus beau cadeau que l’on puisse faire aux Québécois, à leur économie et à leur démocratie.

B – Réparer les dégâts causés par les libéraux et aller au-delà

Ce n’est un mystère pour personne : la réussite scolaire passe nécessairement par la capacité des garderies et des écoles à diagnostiquer le plus tôt possible les difficultés d’apprentissage et à déployer rapidement des interventions robustes. Le nombre d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) a augmenté de façon marquée et il est essentiel d’assurer à chacun un suivi adéquat.

Il est simplement ahurissant de devoir constater que le gouvernement Couillard a réduit l’aide à ces enfants depuis son élection.

  1. Redonner leur élan aux Centres de la petite enfance

Les données sont formelles : correctement outillés, les CPE offrent aux enfants du Québec les meilleures chances de réussite et de dépistage précoce de leurs difficultés que les autres modes de services de garde

Un gouvernement Lisée gèlerait le développement des garderies privées, favoriserait leur transformation en CPE et complèterait le réseau avec de nouvelles places en CPE pour atteindre l’objectif « un enfant une place de qualité ». Il veillerait également à assurer un niveau de qualité comparable aux CPE dans les services de garde en milieu familial.

Tel que recommandé par les conférenciers au Forum de l’autisme réuni en 2016, tous les enfants présentant des difficultés d’apprentissage se verraient garantir une place en CPE, où­ une attention particulière leur est prodiguée.

Le déploiement des maternelles quatre ans se poursuivraient en milieu défavorisé où elles sont un complément utile pour rejoindre des clientèles plus enclines à inscrire leur enfant à l’école que dans un CPE. Les maternelles n’ont cependant nullement vocation à remplacer les CPE (comme le propose, inexplicablement, la CAQ).

  1. Réinvestir de façon importante dans le personnel spécialisé au sein des écoles : psychoéducateurs, techniciens en éducation spécialisée, orthophonistes, psychologues, etc.

Il faut à ce sujet non seulement corriger les erreurs commises par le PLQ, mais trouver, avec les acteurs du milieu, le rythme de croissance adéquat du nombre d’intervenants spécialisés.

Cette mesure est également indispensable pour venir en aide aux enseignants qui sont à bout de souffle devant la lourdeur de la tâche, et dont le taux de décrochage professionnel est désormais très préoccupant[3].

  1. Ne pas toucher aux structures du réseau pendant quatre ans.

Après le cafouillage des libéraux dans le dossier des Commissions scolaires, qui ont semé l’incertitude et empêché les enseignants, les spécialistes et les gestionnaires de se concentrer sur la réussite pendant deux ans, il me semble essentiel de prendre cet engagement.

Je m’engage à
a) ne pas changer de ministre tous les six mois ;
b) ne pas déstabiliser les intervenants avec des réformes improvisées.

Je confierai à mon ministre de l’Éducation le mandat de ne pas défaire ce qui fonctionne, de s’assurer que les gens ont les ressources nécessaires pour faire leur travail, de produire des données et analyses permettent aux intervenants de prendre des décisions basées sur des données probantes et de faire une reddition de compte intelligente.

Je ne lancerai pas de réforme majeure du curriculum, à l’exception de l’engagement que j’ai déjà pris à l’égard du cours Éthique et culture religieuse, que je propose de remplacer par un cours d’Éthique et citoyenneté québécoise. (L’étude du phénomène religieux sera progressivement intégrée au domaine de l’univers social, ce qui permettra d’en traiter de façon plus objective et dans son contexte historique et social.) La réforme du cours d’histoire interrompue par le PLQ reprendra son cours et le cours d’histoire prévu au Cégep sera réintroduit.

C – Prendre vraiment les moyens d’assurer l’égalité des chances

  1. Oser nommer les problèmes, trouver des pistes d’action. Il faut favoriser la réussite de tous, mais oser reconnaître les fortes inégalités qui persistent entre différents groupes. Pour une foule de raison, l’échec scolaire affecte démesurément les garçons, les élèves francophones et les élèves du secteur public.

Les garçons. Une certaine rectitude politique semble nous avoir empêchés de le dire tout haut: il y a urgence à aider nos garçons. L’écart de réussite entre eux et les filles dépasse 10 % en moyenne. Cette situation est inacceptable et il faut, dans un effort d’augmenter la réussite de tous, permettre aux garçons de combler l’écart avec les filles. J’entends m’y attaquer résolument.

Les francophones. L’écart entre les francophones et les anglophones (10 %) est tout aussi important.

L’écart public-privé. L’écart entre le réseau public et le réseau privé dépasse lui-même les 20 %. À certains endroits, notamment sur l’Île de Montréal, la relation entre les réseaux privés et publics ressemble de plus en plus à une ségrégation socio-économique qui compromet l’égalité des chances.

Comment combler ces écarts ? J’avance quelques propositions fortes :

  1. Plus de moyens et plus de flexibilité pour les milieux défavorisés.

Notre société prétend accorder une place importante à l’égalité des chances, mais il est évident que tous ne partent pas égaux. Dans certaines commissions scolaires, moins d’un élève sur deux obtient son diplôme secondaire à l’intérieur de la durée prévue, alors que dans d’autres, le taux atteint 70 %, voire 80 %[4]. Il est illusoire de penser s’attaquer sérieusement au problème de la réussite sans reconnaître l’inégalité des chances au point de départ.

Offrir des services égaux aux enfants de famille aisées de Sillery et à ceux de milieux pauvres de Saint-Henri ne fera que reproduire les inégalités de départ, plutôt que de les corriger.

Je propose donc de
a) réinvestir de façon plus importante et plus ciblée dans les écoles situées dans les milieux les plus à risque ;

  1. b) de réduire le ratio maître-élèves et le ratio personnel de soutien-élèves dans ces écoles ;
    c) de permettre, en concertation avec les représentants des enseignants, la formation plus libre des équipes-écoles pour en assurer la cohésion – comme c’est déjà le cas dans une quarantaine d’écoles alternatives
  2. d) d’accorder davantage de ressources et d’autonomie à la direction et aux équipes de ces écoles ;
  3. e) de valoriser le travail de ces directions et de ces équipes par une prime salariale dédiée et par une reconnaissance publique de leurs succès.
  1. Créer le comité conseil #UrgenceGarçons

Le retard pris par nos jeunes hommes semble systémique. Il est certes multifactoriel.

Dès la prise du pouvoir, un comité conseil sera formé pour développer un plan d’action adapté au défi posé par cet écart

  1. Assurer aussi l’égalité dans le fardeau des écoles privées et publiques.

De très nombreux parents sont attachés à l’existence d’un réseau privé robuste. Cependant on constate un déséquilibre préoccupant entre les réseaux privés et publics. Ce déséquilibre est en train de saper la vitalité – et la réputation – des écoles publiques.

Un gouvernement Lisée maintiendrait le gel de la création de nouvelles places au privé. Concurremment, il généraliserait la pratique du tirage au sort pour l’inscription des enfants dont les parents souhaitent voir leurs enfants y accéder, plutôt que l’écrémage pratiqué par trop d’écoles privées[5]. Cela assurera davantage d’égalité des chances pour tous les enfants de parents qui souhaitent utiliser cette voie et y mettre le prix.

En ce moment, les écoles privées n’ont pas d’obligation de rétention des étudiants qui éprouvent des difficultés scolaires une fois admis. Cela constitue, pour l’école privée, une façon de se décharger de ses responsabilités en matière de réussite de tous ses étudiants.

Je compte faire en sorte que l’école privée assume sa juste part de l’effort induit par l’augmentation de la proportion d’élèves en difficulté. Elles devront non seulement en assurer l’admission en plus grand nombre, mais prendre les moyens de les amener à la diplomation.

  1. Faire de la formation professionnelle une voie normale. Plus de 142 000 jeunes Québécoises et Québécois sont inscrits à la formation professionnelle, ce qui est davantage qu’en formation technique au niveau collégial. Contrairement à certaines idées reçues, les élèves de la formation professionnelle sont relativement âgés (80 % au plus de 20 ans) et la majorité dispose déjà d’un Diplôme d’études secondaires.

La contrepartie de ce succès est que très peu de jeunes accèdent à la formation professionnelle avant l’âge de vingt ans, par exemple, en participant à un cheminement double qui leur permettrait de compléter leur DES tout en apprenant un métier. Une partie du problème vient du fait que la formation professionnelle demeure moins valorisée que le collège et l’université. Il faut trouver les moyens de renverser cette perception.

Une autre partie du problème tient au fait qu’il demeure très difficile pour les jeunes de 16 ou 17 ans – qui poursuivent leur formation générale au secteur des jeunes – de s’inscrire simultanément dans un programme de formation professionnelle. L’offre demeure modeste et la gestion des horaires difficiles, puisque la formation professionnelle est surtout pensée pour les adultes qui poursuivent ce cheminement à temps plein.

Je propose de travailler avec les commissions scolaires et les associations d’enseignants afin de multiplier les occasions pour les jeunes du secondaire de poursuivre en concomitance une formation professionnelle.

D – Valoriser le travail des maîtres, au sens propre et au sens figure

Nos professeurs semblent être tombés de leur piédestal d’antan. Ils souffrent d’un déficit croissant de respect, tant de la part d’élèves irrévérencieux que de parents agressifs ou de ministres libéraux à la recherche de bouc-émissaires.

On ne peut prétendre à une éducation de qualité si les enseignants ne sont pas reconnus à leur juste valeur par la société et, au premier chef, par le gouvernement.

Des enseignants compétents, motivés et reconnus socialement sont la composante la plus importante d’un système d’éducation performant.

Je propose d’agir sur plusieurs fronts.

D’abord, le gouvernement a la responsabilité de reconnaître, de valoriser et d’appuyer socialement les enseignantes et enseignants. Je compte m’en charger.

Ensuite, il faut favoriser l’inscription dans les facultés d’éducation des meilleures étudiantes et étudiants qui doivent être des modèles en matière de culture, de pédagogie et de résilience.

  1. Revoir et renforcer la formation des maîtres.

En ce moment, la formation en enseignement est d’une durée de quatre ans au niveau du baccalauréat.

Je propose d’explorer la possibilité de réformer les programmes de formation afin que tous les nouveaux enseignants du primaire et du secondaire soient formés au niveau maîtrise.

Le baccalauréat en enseignement de quatre ans serait ainsi remplacé par une maîtrise qualifiante en enseignement de deux ans. Pour s’y inscrire, l’étudiant devrait avoir complété un baccalauréat spécialisé dans un programme : histoire, lettres, mathématique, psychopédagogie, etc. Un tel cheminement existe déjà, mais demeure peu utilisé. Je propose de l’universaliser pour les maîtres du primaire et du secondaire.

Ce rehaussement du niveau de formation de base des enseignants augmenterait la reconnaissance sociale, les compétences disciplinaires et la résilience des nouveaux enseignants. Finalement, il est essentiel de renforcer la formation continue des enseignants afin de leur permettre de rester à jour sur les plans disciplinaire et pédagogique. Des mesures existent déjà, mais il faut mieux les rendre obligatoire et en faire le suivi[6].

  1. Graduellement rehausser le salaire des enseignants du primaire et du secondaire

Cette mesure ajoutant une maîtrise qualifiante à la formation des maîtres majorera automatiquement d’environ 10% la rémunération de ceux et celles qui entreront ensuite dans la fonction d’enseignant, par le simple jeu de la rémunération en fonction des années de formation[7].

C’est heureux car il faut, sur le moyen terme, faire en sorte que la fonction d’enseignant du primaire et du secondaire devienne nettement plus attractive, y compris sur le plan financier.

Les propositions en éducation que j’avance aujourd’hui visent à appuyer ce qui se fait de mieux dans le milieu de l’éducation afin de nous permettre d’aller plus loin.

Je reviendrai plus tard avec des propositions portant sur les Cégeps, l’Université et la recherche et l’innovation.

[1] http://www.conferenceboard.ca/hcp/provincial-fr/education-fr/adlt-lowlit-fr.aspx

[2] Programme « Skills for life » (voir pp. 25-31 pour une description de la stratégie et de ses impacts : https://www.nala.ie/sites/default/files/publications/A%20Literature%20Review%20of%20International%20Adult%20Literacy%20Policies%20110311_1.pdf)

[3] À ce titre, j’aime beaucoup l’idée de mon collègue Alexandre Cloutier de créer dans chaque école des « équipes de la réussite visant à assurer le dépistage précoce et l’accompagnement des élèves à risque de décrocher » (http://alexandrecloutier.quebec/wp-content/uploads/2016/08/Plate-forme_Education_AC.pdf).

[4] http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/statistiques_info_decisionnelle/diplo_qualification_2015.pdf

[5] Comme le proposait Jean-Pierre Proulx ici : http://www.ledevoir.com/non-classe/264859/democratiser-l-enseignement-prive

[6] Comme le recommandait le Conseil supérieur de l’éducation en 2004.

[7] Si on appliquait cette mesure dès maintenant, l’enseignant verrait son salaire au point d’entrée passer d’environ 41 000$ à 45 000$. Le coût de la mesure pour l’État serait de 12 millions $ supplémentaire par an, étalé jusqu’à un total récurrent, dans 25 ans et excluant toutes les autres variables, d’environ 300 millions.

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions



9 réflexions au sujet de « Pour une éducation de la vraie égalité des chances »

  1. Bien en éducation, pas de changement d’approche.

    Comme la politique économique d’ajustement.
    La mécanique de privatisation à petit pas.

    Faudrait peut-être définir ce qu’est l’éducation.
    L’académique n’est qu’une branche de l’éducation.
    À ne plus confondre.

  2. je suis contre les points 2-9-10-11-12.

    comment valoriser un enseignant sans évaluation…??? on ne donne pas du miel à tout le monde…..

    le problème dans le point 2 .. c’ est que les gars ne bougent pas assez.. la discipline est en fonction des filles. un garçon c’ est différent d’une fille , que fait-on lorsque l’ enseignante n’ est pas capable de se bouger le derrière parce qu’elle est over-weight de 30 livres et plus. qu’est-il arrivé à nos cours d’éducation physique , le nombre d’ heures,, la réforme doit être entière et arrêter de défendre et de payer en surplus les enseignant… ce n’ est sûrement pas en leurs donnant plus de salaire , qu’ elles vont changer leur attitude,et6 se mettre à jour. AU NIVEAU DU MINISTÈRE DE L’ ÉDUCATION , IL Y A TOUT UN MÉNAGE DE FONCTIONNAIRE À QUÉBEC À EFFECTUER. ARRÊTONS D’ ÉCOUTER DES FONCTIONNAIRES À PIPE , MAIS IL FAUT DES GENS ACTIFS QUI VONT DEMANDER AUX ENTREPRISES LEURS VÉRITABLES BESOINS. IL FAUT ÉVOLUER ET CHANGER LES VIEILLES STRUCTURES. ARRÊTONS DE PERDRE DU TEMPS SUR DES MATIÈRES TOTALEMENT INEFFICACE POUR LE CHOIX DE PLUSIEURS MATIÈRES.

    • Claude Lefebvre: «le problème dans le point 2 .. c’ est que les gars ne bougent pas assez.. la discipline est en fonction des filles. un garçon c’ est différent d’une fille , que fait-on lorsque l’ enseignante n’ est pas capable de se bouger le derrière parce qu’elle est over-weight de 30 livres et plus. qu’est-il arrivé à nos cours d’éducation physique , le nombre d’ heures,, la réforme doit être entière et arrêter de défendre et de payer en surplus les enseignant… c»
      Bon, l’extrait de ce commentaire de Claude Lefebvre est rempli de stéréotypes et de préjugés en plus d’être vulgaire pour les enseignantes!

      N’empêche qu’il traduit ce qui semble entendu dans une très grande partie de la société: les gars ne bougent pas assez (différence avec les filles) et les enseignantEs (féminines) nuisent au parcours des garçons. Voilà des stéréotypes et des préjugés inacceptables. Les filles autant que les garçons ont le droit de bouger Et des études où une majorité d’enseignants étaient masculins n’ont rien changé aux résultats scolaires! D’autant plus que les professeurs dans les universités sont majoritairement masculins.

      En fait, je vérifiais votre proposition sur l’éducation et je croyais vraiment que vous aviez décidé d’inclure les filles comme vous sembliez l’indiquer sur un lien Facebook. Parler de rectitude politique concernant le 10 % de plus de décrochage pour les garçons ne vise nullement à regarder le problème dans son ensemble. Parce que si une majorité plus grande de filles que de garçons terminent leur secondaire, il n’empêche que ce sont ces filles et les femmes qui se retrouvent avec la majorité des emplois au salaire minimum ou tout près, avec des emplois à temps partiel! Et, je le répète, malgré souvent une scolarisation supérieure des filles (jusqu’au doctorat par exemple), elle ne sont pas davantage représentées dans les hautes sphères que ce soit au privé ou au public!

      Déçue!

  3. Faire en sorte que le salaire des éducateurs et éducatrices soit reconnu autant que celui des enseignants. Notre profession à la petite enfance n’est pas rémunéré à sa juste valeur. Nous devrions faire partie du ministère de l’éducation. Le travail d’éducatrice est plus que vous pensez. Nous éduquons l’enfant et nous voyons à son plein développement. Nous l’aidons à se construire afin qu’il se tisse une place dans cette société dans laquelle nous évoluons. Et que dire de la présence d’enfants à besoins particuliers dont nous nous occupons et cela, bien avant leur arrivée à l’école. Le contenu de notre profession n’est pas équitable avec notre salaire, il faut y remédier. Merci

  4. Que comptez-vous faire pour les cas d’écoles ultra-religieuses, dont on a vu un cas récemment avec l’affaire de l’école à la maison pour de jeunes juifs hassidiques d’Outremont? (Et comment se fait-il que c’est une commission scolaire anglaise qui supervise ces enfants, alors que leurs parents n’ont pas été scolarisés en anglais au Québec ni au Canada?)

  5. Bonjour de Québec, Jean-François. Je ne reviendrai pas sur toutes les propositions dont je suis en accord avec vous. Mais je me pose des questions sur les écoles privées. On ne devrait pas payer pour ça, il me semble. Ceux et celles qui envoient leurs enfants au privé devraient payer entièrement car il existe des écoles publiques. Déjà qu’on paye des taxes scolaires ! Juste un mot sur les C.E.G.E.P. dont vous reviendrez plus tard sur le sujet. Je propose l’abolition pur et simple des C.E.G.E.P. . Est-ce que ça existe ailleurs ? Tout de suite après le secondaire 3, les étudiants(es) devraient choisir s’ils vont à l’université ou s’ils choisissent un métier professionnel quitte à changer d’orientation au 4e et 5e secondaire, qu’ils auraient à recommencer. Je sais bien qu’à 14-15 ans on ne sait pas encore ce qu’on veut faire dans la vie, mais c’est une minorité je crois. Ce sera à voir. C’est ma suggestion personnelle. Elle vaut ce qu’elle vaut. Pour ma part, tout le reste est parfaitement acceptable de votre part. Vous avez raison, l’éducation scolaire est la priorité dans une société si on veut qu’elle avance avec de la diversité. C’est la base même de ce qu’on est et vers où on s’en va et il faut guider les jeunes, les aider autant que possible à se tailler une place de choix dans la vie. Merci.

  6. À mon précédent commentaire j’ajouterais que: le manque de respect de certains élèves et parents envers les enseignants n’ont rien à voir avec la formation et la qualification des enseignants. Ce problème est plus complexe et s’étend à l’ensemble de la société. Je pense que les enseignants sont probablement suffisamment qualifié pour faire leur travail, mais ils doivent gérer de plus en plus de problèmes de toutes sortes et de comportements. Il faudrait voir avec les enseignants eux-mêmes mais je pense que la solution serait possiblement plutôt d’alléger leur tâche au niveau de la gestion des comportements et des élèves à besoin particulier.

  7. Je suis en accord avec vous sur plusieurs points, mais pas sur celui-ci : augmenter le salaire des enseignants… si leur charge de travail est trop lourde, ce n’est pas le fait d’augmenter leur salaire qui améliorera la situation… peut-être qu’il faudrait plutôt diminuer le nombre d’élèves par classe ou encore, avoir plus de personnel spécialisé pour les élèves qui ont besoin de plus d’encadrement. L’augmentation de salaire n’a aucun rapport (tu peux pas faire plus que ce que tu es capable de faire quand bien même on augmenterait ton salaire) et les salaires doivent demeurer juste avec le reste des autres employés de la fonction publique. Les enseignants sont déjà très bien payé et équitablement (même mieux dans certains cas) à mon avis et bénéficient de très beaux congés.

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