Sarah Palin: l’Evita américaine ?

hottiesJ’ajouterai peu de choses à la grande couverture dont a bénéficié la sortie du livre de Sarah Palin, Going Rogue.

Je retiens le commentaire de Eugene Robinson, du Washington Post.

Je vous traduits: «Aucune force au monde ne peut empêcher que Sarah Palin devienne notre propre version ‘diète’ d’Eva Perón– une légende glamour et tragique, moins la tragédie. Un jour, un brillant compositeur écrira une spectacle musical au sujet de sa vie et de son époque.»

Il ajoute: «Vers la fin de sa vie, Eva Perón livra un discours fameux dans lequel elle promit: ‘Je reviendrai et je serai des millions !’ . Sarah Palin, notre Evita, est revenu — et elle empochera des millions!»

Les parallèles s’arrêtent là. Evita avait son côté glamour mais elle s’était vraiment associée aux causes des déshérités argentins. Sarah se réclame des Américains ordinaires, mais sa croisade actuelle, par exemple, contre la réforme du système de santé démontre bien qu’elle n’a rien à cirer des quelque 40 millions d’Américains qui n’ont aucune couverture médicale. Jamais, elle ne parle de pauvreté ou d’aide aux déshérités. En ce sens, c’est une anti-Evita.

Photp: Sarah Peron ? Amusant mais boîteux. (Montage d’un blogueur américain.)

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !