Vidéo de 15h15: Décollage raté pour Sarah Palin

Nous sommes quelques milliers de commentateurs à avoir souligné le nouvel envol de Sarah Palin, conférencière vedette du mouvement Tea Party ce week-end. (J’ai fait mon effort ici.) On soulignait que les planètes semblaient s’aligner pour en faire, non une candidate crédible pour la présidentielle, mais une figure influente de la droite.

Les Américains ont une expression que l’on traduit par « chassez le naturel, il revient au galop ». La leur est beaucoup plus méchante. Ils disent d’une personne qu’elle « reverted to type ». C’est-à-dire que malgré ses efforts pour modifier son comportement, vient un moment où le personnage initial réapparaît.

C’est ce qui s’est produit, peu après son discours, lorsque les blogueurs ont noté qu’elle avait pris des notes sur ses mains (les anglos appellent ça des cheating notes) et qu’elle les regardait pendant la période de questions. Hier soir, les humoristes s’en sont donné à coeur joie, comme le montre ce montage du site Politico.com

Le dommage causé à la réputation de Mme Palin par cette anecdote est immense, car elle renforce toutes les craintes, sur sa compétence, qu’elle générait jusqu’ici. La dame ne disparaîtra pas pour autant du portrait, mais aura encore de la difficulté à se faire prendre au sérieux.

(Ajout tardif:) Il faut lui accorder ce qui suit. Elle a une bonne capacité de rebond. Elle s’est présentée aujourd’hui à une assemblée politique avec, écrit sur une main qu’elle ne cachait à personne, Hi Mon ! (Bonjour maman !)

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Jeux de mains…

Merci à l’alertinternaute Daniel Thibault pour ce signalement.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !