Voir: Genèse de la cyberguerre

Un des plaisirs d’un abonnement à Crave/HBO est l’accès aux documentaires. Il y en a des tonnes et, dans cette fin de saison télévisuelle, je vais vous en suggérer quelques-uns. (Si vous êtes désargenté, le truc est de vous abonner pour un mois, de vous gorger de documentaires, puis de vous désabonner. Évidemment, c’est en anglais seulement.)

En ce lendemain de sommet Biden-Poutine où la question des cyber attaques a été abordée, un documentaire de 2020 fait une excellente synthèse de la courte mais passionnante histoire de la guerre cybernétique que se livrent les États: The Perfect Weapon. Détail qui a son importance: ce sont les États-Unis, avec l’aide d’Israel, qui ont lancé la première salve étatique, en infectant l’infrastructure nucléaire iranien. Les Russes ont ensuite fait fort en inodant l’élection américaine de 2016 d’une tornade de désinformation, favorable à leur candidat favori, Donald Trump.

L’irruption de la Corée du Nord dans le portrait vaut son pesant de Kim.

Crime of the century, plus récent (2021), est un examen implacable du rôle joué par les compagnies pharmaceutiques dans l’épidémie d’accoutumance aux opioides qui a ravagé l’Amérique ces dernières années.

La recherche, menée de concert avec le Washington Post, met au jour non seulement l’action criminelle de ces compagnies, petites et grandes, pour soudoyer des médecins et promouvoir ces drogues addictives en les présentant comme sans danger. Elle démontre aussi comment un analyste de la Food and Drug Administration a été corrumpu pour donner le sceau d’approbation de la FDA à cet opium légal.

Ensuite, on voit l’inexplicable décision de Procureurs généraux dans des États qui poursuivent les compagnies fautives de faire des accords hors-cours qui rendent les informations colligées dans les enquêtes indisponibles, en échange d’amendes qui semblent importantes mais qui ne représentent qu’une fraction des profits engrangés. L’action du Congrès américain, adoptant à l’unanimité une règle qui protège ces dealers corporatifs d’enquêtes criminelles est encore plus aberrante.

Si vous de n’avez pas déjà vu, The Inventor – Out for blood in Silicon Valley (2019) est un petit bijou. Une invention révolutionnaire (potentielle), une excellente vendeuse, une volonté de bien faire, des problèmes de mise en oeuvre, qui glissent dans le mensonge et la fraude. Excellent.

Par contre, si vous regardez dans l’offre documentaire HBO, je ne vous recommande pas la série sur Qanon, Q into the storm, longue et répétitive. Les deux épisodes de Agents of Chaos racontent la montée de la désinformation politique en ligne aux États-Unis, mais apporte peu de faits nouveaux. Pour une introduction au sujet, allez-y. Sinon, abstenez vous.

Je vais vous faire un aveu: je déteste le golf. Pourtant, j’ai écouté avec beaucoup d’intérêt les deux épisodes de la série documentaire Tiger (2021), sur Tiger Woods. Un auteur de fiction qui tenterait d’inventer cette histoire se ferait dire de rester plausible. Alors que le golfeur étoile se remet d’un grave accident de voiture, une bonne longue soirée de visionnement en perspective:

HBO présente aussi des documentaires sur des artistes. Je suis assez vieux pour avoir été envouté par l’actrice Nathalie Wood, disparue trop vite dans des circonstances étranges. J’ai été ravi de voir le documentaire réalisé par sa fille (2020):

De même, le documentaire sur les Bee Gees (2020) est un régal, pour les nostalgiques:

J’ai toujours été un de ses fans. Le documentaire Jane Fonda in five acts (2019) est superbe. Je le recommande.

Finalement j’ai été aussi amusé qu’ému par ce documentaire sur le comédien Robin Williams (2018) Come inside my mind.

Bonne écoute


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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !