Sortir, voir, lire : Agatha, Monsieur par VLB, une bonne série SF et Bond en DVD

Comme chaque semaine je vous fait part de mes suggestions culturelles.

Sortir: Suivre les traces de la dame du suspense

AgathaChristieJe n’étais pas porté sur Agatha Christie jusqu’à ce que Pierre Vallières (oui, le Pierre Vallières de Nègres blancs d’Amérique) me conseille de lire le « génial », disait-il, Meurtre de Roger Akroyd. C’est effectivement assez songé. L’expo présentée en première mondiale par le Musée Pointe-à-Callière ravira les fans de la grande dame du roman policier et amusera les autres.
Parmi les curiosités: la réplique d’un wagon de l’Orient Express, les règles que doivent suivre les auteurs qui respectent leurs lecteurs. Notamment: TOUS les indices menant au meurtrier doivent être présents dans le livre. (Avis à Gaston Leroux dont la clé du Mystère de la chambre jaune réside sur un autre continent, à l’insu du lecteur berné.)
On y passe une heure agréable, baignant dans des atmosphères tantôt britanniques, tantôt moyen-orientales.

Voir, lire, sortir: The Wall, Blue Moon, Guibord et Lire les Libéraux

Pour une deuxième semaine, mes choix (et non-choix) culturels de la semaine

Théâtre/opéra rock: Un mur de son

thewallTE Comment transposer sur une petite scène, comme celle du Club Soda, le gigantisme de l’album The Wall de Pink Floyd. C’est le défi assez bien réussi de Richard Petit et de ses Vikings, avec projections et éclairages en soutien. Le pouvoir évocateur des tubes de The Wall est évidemment considérable en soi, et on s’en régale. Cette puissance est imparfaitement portée par les deux chanteurs de l’ensemble, Sylvain Lacombe et Sébastien Auclair, mais la virtuosité du guitariste Michel Bruno compense amplement.
Surveillez les supplémentaires au Club Soda et une future tournée en régions — puis sur la planète !

Les fans du Wall peuvent aussi voir l’époustouflant documentaire/captation du récent hyper-spectacle Roger Waters – The Wall. (Disponible en DVD et sur Netflix.)

Voir, lire, sortir : Coco et les filles, Séraphin et Mulder, 2084 et le poqué de Goudreault

J’ai décidé de vous faire part, comme ça le vendredi en fin d’après midi, de mes coups de cœur. Mes avis sont gratuits, et c’est ce que ça vaut !

Théâtre: les filles de Coco

J’ai adoré. Le texte est vif, le ton parfaitement crédible, le jeu juste, la structure efficace. Quatre jeunes québécoises, sœurs et amies, revivent leurs parcours émotif à l’heure du décès de l’une d’entre elle. Une grande entrée en scène pour l’auteure et comédienne Nathalie Doummar. A La Licorne, mais les billets partent comme des petits pains chauds.
cocoTélé (1): Les pays d’en haut

Antoine Bertrand, comme né pour le rôle du Curé Labelle.

Antoine Bertrand, comme né pour le rôle du Curé Labelle.

Mes choix politiques de 2012:
À voir

À voir: Boss

D’abord, si vous entendez l’anglais, je vais vous faire un énorme cadeau. La série télé politique de l’année s’intitule Boss. En fait, elle a deux ans d’âge et deux saisons à voir. À mon avis, il s’agit de la meilleure série politique depuis The West Wing, ce qui est beaucoup dire.

Il s’agit d’un maire fictif contemporain de Chicago. Un maire autocrate, corrompu, sans scrupules. La première scène: il apprend qu’il souffre d’une maladie mentale dégénérative. Il décide de garder le secret.

Le maire est joué avec brio par Kelsey Grammer, qu’on n’avait vu que dans des comédies et qui y tient le rôle de sa vie. L’écriture, les dialogues, le montage, l’intelligence du propos, tout y est. (Avertissement: yeux chastes s’abstenir. La série est produite pour le câble  donc l’anatomie féminine est visible.)

Suggestions politiques vidéo de vacances

S’il pleut beaucoup, pendant vos vacances, je ne puis vous conseiller avec plus d’enthousiasme la série Manipulations — Une histoire française, qui raconte en six épisodes documentaires non seulement l’affaire Clearstream qui a opposé Nicolas Sarkozy à Dominique de Villepin, mais à travers elle, plusieurs affaires françaises louches des 20 dernières années. C’est simplement remarquable. La série est disponible sur YouTube et je vous propose les liens plus bas. Mais voici la bande annonce de « l’expérience web » liée à la série, qui vous donne une bonne idée:

Par ailleurs j’ai terminé le visionnement de la série de fiction américaine Scandal, dont la première série vient de se terminer et est disponible en DVD. Ce n’est pas West Wing, mais c’est bien joué, bien ficelé, crédible.

Si vous avez accès à HBO et voulez rire, plutôt que trembler, au sujet de la politique américaine, je recommande fortement VEEP (le DVD va bientôt sortir):

Quand Musimax trébuche sur une fleur de macadam…

… et se relève.

amelie_veille_mon_coeur_te_garder-150x150Vous saurez de quoi il s’agit ce jeudi vers 7h52. Musimax insérera alors pour la première fois, puis en rotation régulière le clip d’Amélie Veille « Mon cœur pour te garder ». Une reprise de la chanson popularisée par Noëlle Cordier en 1977. Vous avez peut-être déjà entendue la chanson, souvent, sur Rouge.fm, Rythme.fm ou Espace musique, depuis le début avril.

Mais pourquoi ce délai à mettre le clip en ondes et (avouez, vous vous posez la question), pourquoi Lisée nous en parle-t-il sur son blogue ?

Simplement parce que le clip de cette chanson fleur bleue sur l’amour et l’amitié a été tourné en novembre dernier au Parc Victoria, avec les indignés d’Occupons Montréal.

Début avril, lors de l’arrivée du clip chez Musimax, les manifestations étudiantes battaient leur plein et un responsable de la programmation avisait par écrit le gérant de la jeune artiste que le clip, « tourné chez les indignés, en ces temps de controverses, c’est pas évident pour un diffuseur ».