Éloge de la langue de bois

Avouez que le métier de politicien est périlleux. D’une part il y a la population qui réclame de l’authenticité. Les chroniqueurs relaient le message avec force en dénonçant la langue de bois et en reprochant aux élus de « sortir la cassette ». Ah si seulement ils livraient le fond de leur pensée ! Ah, si seulement ils n’étaient pas prisonniers de la ligne de parti ! Ah, si seulement ils faisaient de la politique autrement !

Prenez la question des avis juridiques de la charte — au hasard ! Aux Coulisses du pouvoir dimanche, l’ancien ministre péquiste Pierre Duchesne est interrogé sur cette question. Prudent, il l’esquive. Il ne dit rien de faux. Il esquive.

Bang!  Patrick Lagacé le harponne dans sa chronique de mardi du quotidien La Presse: « Pierre Duchesne répond donc par de la bullshit… »
(Transparence totale, bien que Pat soit un ami, j’ai déjà eu droit à cet exact traitement de sa part.)

Donc, c’est clair. Il ne faut pas esquiver. Il faut répondre à la question posée. Il faut parler vrai.

Alors c’est mon tour. Après mon assermentation mardi, les journalistes me demandent mon avis. Je l’émets avec toute la délicatesse possible et en disant tout le bien que je pense sincèrement de la bonne foi de Bernard Drainville et de la façon admirable avec laquelle il a mené le dossier. Mais, mais, mais… j’ose plaider rétrospectivement pour un peu plus de transparence.

Bang ! Jean Lapierre me trucide mercredi en heure de grande écoute avec ces mots exquis: « c’est chien sale! »
(Transparence totale: je songe à répertorier les insultes que Jean Lapierre m’a prodiguées depuis l’élection de 2012, je suis de loin son favori pour ce genre de choses.)*

Alors voilà, chers internautes, le choix qui s’offre régulièrement à l’élu qui s’avance devant un micro. « bullshit » ou « chien sale ». Que choisiriez-vous ?


*(Donnée amusante: Les gens qui calculent ce genre de chose affirment que M. Lapierre a eu à lui seul davantage de temps d’antenne, pendant la campagne électorale, que n’importe lequel des chefs de parti.)

L’engrenage qui broie les nuances

Les impératifs de la solidarité produisent une cohésion indispensable à l’efficacité de l’action politique. L’effet secondaire est évidemment le lissage du discours. Tous doivent se replier sur la ligne du porteur de dossier, sous peine de saper l’efficacité du groupe. C’est inévitable. Mais jusqu’à quel point ? La cohésion doit-elle n’être qu’une ligne où tous disent exactement les mêmes mots ou pourrait-elle vivre dans un corridor où la direction est la même pour tous mais où une richesse de voix peut s’exprimer ?

L’environnement médiatique, pourtant prompt à dénoncer la « bullshit », agit avec force pour réduire le spectre de la prise de parole permise. Un commentaire légèrement distinct de « la ligne », et pourtant enrobé dans le respect, est illico présenté en titre et en accroche de l’article comme un affront terrible, coupable, répréhensible.

Et voyez le cercle vicieux que cela entraîne: connaissant cette mécanique des médias, certains élus vont à dessein émettre un commentaire minimaliste en comptant sur l’effet grossissant, pour qu’un coup tout petit porte… énormément.

En retour, les médias sachant que certains élus comptent sur l’effet grossissant concluent que tout commentaire minimaliste est conçu pour être grossi. (Le phénomène est particulièrement fort dans la presse parlementaire, beaucoup moins dans la presse politique montréalaise. Les journalistes qui passent d’un monde à l’autre s’en étonnent régulièrement.)

Quoiqu’il en soit, c’est l’environnement dans lequel les élus évoluent. Et puisque la nuance est présumée codée, donc présumée explosive, une question se pose: comment peut-on être nuancé ? C’est blanc ou noir. La règle veut que si vous avez dit « gris pâle », vous vouliez qu’on comprenne « noir foncé ».

Alors comment dire « gris pâle » ?

Avec Bernard et Sylvain Gaudreault, au caucus cette semaine

Avec Bernard et Sylvain Gaudreault, au caucus cette semaine

Cela me paraît rétrospectivement impossible. Et puisque je voulais dire « gris pâle » et qu’on a dit que je voulais dire « noir foncé », j’ai évidemment et sincèrement présenté mes excuses à Bernard Drainville. Je les réitère ici. Il était dans une passe difficile, j’ai ainsi ajouté à sa difficulté. La nuance ne compte pas. Après des décennies en journalisme et en politique, j’aurais du savoir que la langue de bois est toujours la meilleure conseillère.

Toujours ?

Parler vrai

Je sens pourtant une énorme soif, réelle, pour le parler vrai. Pour l’authenticité et la fraîcheur. Pendant la phase d’introspection et de reconstruction et de reconnexion avec les citoyens dans laquelle s’engage le Parti québécois, il faut pouvoir ouvrir la parole. La parole constructive, évidemment. Pas celle des retours sur le passé (j’ai compris!) mais celle qui ouvre sur l’avenir.

Que l’on puisse oser des propositions, lancer des idées, en débattre sans que chaque désaccord soit vu comme une stratégie ou un coup bas. Au rythme de la discussion entre membres et militants du PQ, souverainistes et progressistes, élus et — oui — candidats présumés au leadership, pouvoir changer d’avis sans être taxé d’être inconstant. Reconnaître que la recherche de solutions passe par l’expérimentation. Par l’essai, donc par l’erreur. Donc par le droit à l’erreur.

Et ça, c’est le contraire de la langue de bois. Peut-être faudra-t-il s’y habituer. Et habituer l’environnement médiatique à mieux tolérer la multiplicité des voix. Ou alors simplement passer outre.

Avant le concert, les musiciens s’entraînent. Cela donne, pour quelques minutes, toute une cacophonie. Pourtant, dans la salle, personne ne chahute.

Parce qu’ensuite, chacun s’était réchauffé et ayant accordé son instrument, l’orchestre joue mieux, à la fois la trame musicale, et toutes les nuances qui l’accompagnent et l’enrichissent.

Ce que les caricaturistes en ont pensé:

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76 réflexions au sujet de « Éloge de la langue de bois »

  1. et s’il y avait un entre deux? entre éviter la question et planter un collègue?
    entre palnter le ministre drainville pour son manque de transparence et encenser pauline marois pour quelle raison? aucune… pas la transparence, en tout cas.

    jeter le blâme potentiellement sur un ministre qui a reçu une commande de la première ministre, et la première ministre qui a eu tout faux dans sa stratégie électoraliste!!!

    se cacher derrière la « culpabilité » des stratèges au pq pour cacher la faute de la première ministre et de sa garde rapprochée dont vous faites partie m. Lisée, n’est-ce pas plus aussi utiliser la langue de bois!

    et on continue à faire de belles grandes analyses théoriques pour mieux ignorer la réalité… langue de bois.

  2. Damned if you do, damned if you don’t !
    Le problème ne viens pas de votre positionnement, ou de votre façon de parler M Lisée, le problème c’est qu’un groupe de gens (j’aime bien le terme grogniqueur 🙂 tire a boulet rouge sur le PQ depuis un bon bout de temps.
    Personnellement, « dans ma psychose de colonisé paranoïaque », je perçoit la guerre médiatique farouchement biaisé contre le PQ. Je sens l’agenda médiatique suivant:
    – éclater le PQ par tout les moyen, quitte à mousser QS.
    – épargner le PLQ, l’écorcher de temps en temps juste pour se donner bonne conscience.

    parmis l’électorat francophone, le vote sort beaucoup « au feeling du moment », et dans ce sens, les sondage et les « opinionneux » ont un fort pouvoir. Et depuis le 7 surtout, on travail très fort pour crée un climat mortuaire autour du PQ.

    Comme je disait par contre, ce que les franco comprennent pas, c’est que quand la transition s’effectuera vers un autre partis et que le PQ sera bien mort et enterré, ce sera ce nouveau partis qui se prendra la foudre médiatique. Et là, nous nous castrerons du pouvoir pour l’éternité.

    C’est simple, le projet d’émancipation du Québec est foutu parce que les québécois sont incapable de se regarder dans la glace sans se diminuer eux même (glace déformante contrôlé par les opinionneux).

    Un jour viendra peut être où le projet d’émancipation du Québec reviendra , mais il sera alors porté par un autre peuple et pour d’autre raison qu’hier et qu’aujourd’hui, un peuple qui sera capable de se tenir fier, sans paniquer au moindre mot référendum, raciste, xénophobe, chicaneux…
    Et qui sait, si ce nouveau projet faisait l’affaire du clan d’en face, ce discours deviendra-t-il tout à coup beaucoup plus élogieux.

  3. Les média et nos adversaires font leurs choux-gras avec les chicanes internes au parti Québécois. Malheureusement le huis-clos est maintenant de rigueur pour exprimer nos divergences. Attention à la course à la chefferie, on nous attend de pied ferme, il devra y avoir des règles internes strictes. Et comme la tradition le veut, les candidats ne devraient pas démissionner, mais se rallier au nouveau chef à même titre que je le ferai en tant que membre. C’est mon souhait pour l’avenir du parti et la survie du projet de pays.

  4. Ce que fait intervenir J.F. Lisée fait lien entre la « vérité du creuset » et celle d’une « joute intellectuelle » que veut « orchestrer » la médiatisation du politique. La joute intellectuelle distrait de la vérité du creuset…donc, il y a lieu pour le PQ de savoir s’attarder sur la vérité du creuset et rassembler les troupes dans une certaine vision de la vérité afin que se dilue ce pouvoir malsain d’une joute médiatique où se perd l’essentiel.

  5. L’exemple de la langue de bois. Un simple commentaire écrit le mien sur la sortie virulente de G.Bouchard contre B.Drainville dans le quotidien fondé par Henri Bourassa a été refusé sans savoir pourquoi.

    Je partage la perplexité de J.F.Lisée devant l’inégalité des standards, la langue du comme il faut.

    Mon commentaire refusé.
    G.Bouchard s’exprime selon une vérité qui serait révélée, une vérité indiscutable qui inflige des sanctions majeures à tous ceux qui s’en écartent. D’aucune manière doit t’on répéter l’épisode Yves Michaud qui a infligé à celui ci condamnation pour des propos liés à la liberté d’opinion. Là dans le cas Drainville, l’accusateur voudrait sa démission comme député pour avoir dirigé une politique dans des intentions malveillantes? La laïcité propose la neutralité. En quoi, la neutralité est telle malveillante! L’interdiction des signes ostentatoires dans la fonction publique est telle proscrite par le droit international selon l’ONU? Non, alors ce que le débat permet ne permet pas non plus l’excommunication celle ci relevant plutôt d’églises intolérantes.

  6. Exemple de cette langue de bois qui devrait s’appliquer contre le PQ parce que celui ci aurait -joué avec le feu avec la charte-, commentaire rituel des bien penchants de l’inclusif auto-affirmé. Le dossier de la laïcité est au placard depuis le 7 avril mais il faut continuer à sonner la charge contre un gouvernement minoritaire court de 18 mois parce qu’aussi ça fait vendre de la copie. La langue de bois on la veut chez J.Lisée, chez B.Drainville chez K.Péladeau, chez V.Hivon, S.Gaudreau chez tous au PQ. La tradition électorale voulant que les médias jouent avec le parti défait en attendant les premiers faux pas du nouveau gouvernement tout pour dégoûter sachant que les sondages aidant d’après campagne sont aussi là pour indiquer la difficulté populaire de continuer à suivre un parti défait ça ne ferait pas tendance. En oubliant que les médias dominants génétiquement normalisateurs, conformistes tout en étant ouverts à la démagogie contre le PQ ont surjoués les difficultés de P.Marois pendant la campagne. Ces médias j’appelle tous à s’en défier à y croire de moins en moins selon l’alternative d’internet aussi imparfaite soit telle.

    TVA ça ressemble à Radio Canada sans y ressembler et pourtant c’en est proche malgré que TVA soit un réseau privé. Avec des analystes électoraux comme J.Lapierre et L.Lavoie on ne saurait croire que Québécor soit contrôlé par P.K.Péladeau en tant que nouveau député péquiste. Ce qui au revers pose la question pourquoi P.K.Péladeau en tout respect est t-il au PQ en considérant que son curriculum le rapproche davantage de la CAQ que du PQ? Toute propriété privée en information (optique positive pour P.K.Péladeau) ne fait pas que souvent traduire la diversité de pôles d’opinions des lecteurs et citoyens afin de procurer la solvabilité financière des médias. Les propriétaires c’est évident pour Gesca traduisent aussi souvent dans les médias leurs options politiques, (optique moins positive pour P.K.Péladeau) or la prédominance encore forte dans le Journal de Montréal d’une sensibilité de droite néolibérale parfois libertarienne, la considération de l’institut économique de Montréal prouvent hors de tout doute la forte sensibilité plausible de leur propriétaire envers cette approche. Si course à la chefferie en tout respect pour P.K.Péladeau, face à bon nombre de ces chroniqueurs, surtout en lien avec ces orientations politiques et économiques, P.K.Péladeau devra s’expliquer sur la social démocratie comme sur la souveraineté d’ailleurs. Il y a matière à éclaircissements de ce côté.

    Comment P.K.Péladeau voit le travail des J.Lapierre et L.Lavoie? n’a t-il pas subi à son tour pendant la campagne au troisième degré en tant que candidat contrairement au premier degré pour P.Marois, la médecine arbitraire que ces intervenants ont déjà faits subir aux anciennes figures politiques du PQ? Des énigmes qui se posent sans censure à posteriori. La langue de bois annihilée s’ouvre à toutes les questions, dit ce qu’il en est des choses, des chroniqueurs sans les épargner non plus au nom de la liberté d’expression.

  7. Avant de convoquer une course à la chefferie, il reste tellement de travail de réflexion à faire dont notamment de toute urgence le regroupement des forces souverainiste qui par leur division se tire dans le pied en plus de réjouir les fédéralistes assurés d’une réélection en 2018. Cette division envoie également le message aux électeurs que les souverainistes sont divisés et dans ce contexte comment leur faire confiance pour faire l’indépendance. Mais n’y-a-t-il pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre.

    Par ailleurs, en raison du fait que la réflexion n’est qu’à l’étape des balbutiements le BQ serait bien avisé de suspendre sa campagne à la chefferie voire à ne pas représenter de députés à l’élection de 2015. En somme, à l’instar du PQ, le BQ devrait s’appliquer à refaire ses forces et son membership afin par la suite de revenir dans la sphère politique.

    Car si rien n’est fait. le BQ pourrait subir une seconde dégelée rendant dès lors évident le rejet du projet souverainiste par les Québécois. À 32 % en faveur de l’indépendance a-t-on vraiment besoin d’une seconde dégelée ? Du masochisme, vous dis-je !

  8. Copie de mon commentaire à l’article de Josée Legault devenue pasionaria de l’antipéquisme depuis plus de 10 ans ne trouvant plus rien de bon dans le parti. Tout excès dans la perception politique devient sa caricature. Toute parole est colorée inévitablement, celle ici défendra au moins avec sens critique la possibilité de candidatures.
    En ajoutant ici des éléments nouveaux. Si B.Drainville n’a pas su prendre la perche de la CAQ sur la charte et en réduire la portée initiale, si personne au gouvernement Marois et ailleurs n’ont su voir la fragilité des gains du PQ dans les sondages en janvier ni prévoir le boomerang du référendum. B.Drainville n’a pas été le démagogue qu’on tente de créer sur son dos. Tout comme J.F.Lisée se fait accuser par la chroniqueuse mentionnée d’avoir un itinéraire irrégulier dans les coulisses du pouvoir avec J.Parizeau et L.Bouchard. Quoi de plus normal que M.Lisée puisse s’en défendre. J’ai mentionné un point qui intrigue chez M.Lisée, il en donnera bien la réponse éventuellement.

    http://blogues.journaldemontreal.com/joseelegault/politique-quebecoise/ni-drainville-ni-lisee/#comment-41931

    Mon commentaire. Pratiquer l’excommunication envers des candidats au PQ ne relève pas d’un sens démocratique élevé. Il faudrait entendre comme il faut J.F.Lisée par exemple sur l’avenir du français à Montréal avant de l’expédier à la sortie. Il y a un doute chez Lisée sur sa capacité à gérer le dossier linguistique sans faire dans les peccadilles sur l’avenir de la loi 101. Une course permettra de voir ce qu’il en est justement. La charte? la question du port ostentatoire des signes et de son interdiction possible n’est pas traité sur le plan juridique international comme étant du domaine criminel quant au droit. Il faudra arrêter de crier au populisme lorsque la question de la laïcité en est une de légitime que ce soit sur la nécessité de maintenir le caractère privé des religions dans les démocraties ou de la réflexion parfois active quant à la cohabitation du droit à l’égalité des sexes avec la liberté de culte. La liberté d’expression en étant un de fondamentale davantage encore que celle sur les religions permet justement que je puisse émettre cette opinion critique sur le multiculturalisme et les religions sans risquer de connaître un arrestation pour délit d’opinion. B.Drainville n’est pas un paria de la politique, il a pratiqué le dossier avec justesse pour l’essentiel tout en subissant la charge médiatique trudeauiste à sens unique.
    B.Drainville s’est aussi occupé d’éthique et de financement des partis comme ministre. La presse n’est pas là pour donner un traitement judiciaire à l’actualité mais pour informer sur les enjeux.

    S’il y a de la susceptibilité en politique et bien plus, abstenons aussi de trouver des boucs émissaires chez des politiciens qui sont d’anciens ministres pas des chefs de partis à ce jour, reproche pour G.Bouchard.

    • La madame n’en finit plus de se gratter le bobo me public. Depuis son excommunication du CSQ par Bernard Landry en 2006 (je crois), elle n’a qu’une seule marotte: dénigrer, démolir le PQ. La vengeance est douce au cœur des mal élevés. Josée Legault est très talentueuse, mais elle est mal élevée.

    • C’est en 2002 que Josée Legault a été virée par Bernard Landry.

  9. Il y avait aujourd’hui une rencontre de l’Union des forces souverainistes. Si les
    électeurs de Québec Solidaire comprennent que la division n’a profité qu’aux
    Libéraux et qu’ils rallient le Parti Québécois, nous pourrions être de nouveau
    dans la course. Avec M. Lisée comme chef. Dans la tradition de René Léves-
    que.

    • Bon point Mme B. l’union fait la force !

      Si les quatre partis nationaliste que sont le PQ, la CAQ, QS et ON, et leurs supporteurs réalisaient qu’il est dans leur intérêt de former une coalition des forces nationalistes, ils auraient plus de chance d’accéder au pouvoir et de déloger la seule option fédéraliste active au Québec.

      Un compromis permettant je crois d’unir ces formations politiques, reporter l’idée de faire un référendum lors d’un prochain mandat.

      Continuons de promouvoir l’idée, mais ne bousculons pas la population.

      Il faut d’abord assainir la gestion des fonds publiques tout en promouvant l’intérêt d’être autonome et libre.

  10. Pourquoi vous prêtez-vous au jeu grotesque, burlesque et vaudevillesque des médias et de «jouirnalistes» et «groniqueurs» dépendantistes et soumissionistes ?

  11. Bon, j’écoute Stéphane Bédard ces temps-ci et je me dis qu’il n’a rien compris…il parle comme si tout était beau, comme si rien ne s’était passé…comme si on n’avait pas besoin de se remettre en question !!!???!!!!! J’ai l’impression qu’il ne l’a pas pantoute ! À quoi joue-t’il ? À faire semblant ???!!! On n’en peut plus des faires semblants ! Ce qu’on veut c’est faire l’indépendance, avoir notre pays : Le Québec !
    Arrêtons d’avoir honte, d’avoir peur, de tourner autour du pot. Organisons-nous pour tout mettre en branle et être prêt à toutes éventualités et réalisons-la notre indépendance ! Arrêtons les blablablas, il l’avait-y l’avis juridique, non y en n’aura pas référendum, blablabla …..Préparons-nous solidement, énergiquement, avec preuves à l’appui…n’attendez pas la disparition de tous les bébés boomers ! C’est quoi le problème des 45 et moins ? On peut-tu les amener à comprendre l’importance de l’auto-détermination ? J’ai lu la lettre dans le Devoir de Catherine Dorion. Allez la chercher elle et puis J-M Aussant itou ! Visiblement , ils ont le tour de convaincre les jeunes ! Et ben qu’est-ce qu’on attend, pour l’amour!!!!!???!!!!!

    • Stéphane Bédard a compris, au contraire. Il est temps que le PQ montre à la population un autre visage que celui du dépit, du désespoir, du manque de confiance et d’assurance. Ce n’est pas ça qui va attirer des militants. C’est plus qu’assez l’auto-flagellation et le questionnement en public.

  12. Suzanne B
    Pour le sondage d’aujourd’hui peut être que c’est encore la faute de Jean-Lapierre et les Médias. Sinon le PQ est n’a rien se reprocher et est sur la droite ligne

  13. Aujourd’hui, un sondage La Presse-Le Devoir annonce que le PQ ne recueil-
    lerait que 19% d’appui. Je m’en désole. Serait-ce là le signe du peu d’intérêt
    que suscite la Souveraineté ou de l’impression du manque d’unité du parti?
    C’est peut-être que les Québécois sont avant tout centristes. J’ai toujours
    pensé que le parti Québécois empruntait à la gauche suédoise et qu’il fallait
    pour élire ce genre de gouvernement, une population longuement éduquée
    aux politiques sociales. QUI GARDE LA TÊTE FROIDE. Et le cœur à la bon-
    ne place!

    • Les sondages sont comme les bikinis, ça donnent des idées mais cachent l’essentiel.

    • Ce sondage est révélateur. La Souveraineté perd des plumes parce que la Souveraineté n’est pas expliquée, la plupart des gens ignorent totalement les raisons de faire la Souveraineté. Il faut poser la question fondamentale: voulez-vous, Québécois, que la culture québécoise survive? S’il n’y a pas une majorité de Québécois qui répondent oui à cette question, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. Corollairement, il faut démontrer que dans le système fédéral canadien la culture québécoise est menacée de disparaître à long terme. Si on ne peut pas faire cette démonstration, ce n’est pas la peine de parler de Souveraineté; il n’y aura jamais une majorité de Québécois qui vont appuyer le projet de Souveraineté si on fait que parler d’économie. Les « vraies affaires » sont celles qui ont trait à la sauvegarde de notre culture. La vraie question est celle-ci: allons-nous accepter, comme c’est le cas pour les francophones hors Québec, le processus d’assimilation et d’anglicisation?

  14. Petite réflexion tardive :
    À monsieur Louka Paradisa répondant à monsieur Galliot à 18h43 :
    Monsieur, voici un commentaire réfléchi. Combien de personnes ont pensé à la douleur que pouvaient ressentir les Péquistes en ce soir si pénible du 07 avril 2014 ? Il était bien plus facile et insignifiant de prêter des intentions à trois messieurs qui se sont présentés sur scène … sûrement pour tasser Pauline, et tout de suite !

    À monsieur Jean-François Lisée :
    Merci monsieur Lisée de nourrir notre réflexion par vos écrits si bien structurés, si bien écrits et au contenu si riche. Continuez à analyser notre politique québécoise et « notre » histoire, celle d’un peuple qui se cherche. Nous avons besoin de gens de votre qualité.

    Aux journalistes :
    Avant de passer vos commentaires, écrits ou parlés, tournez-vous la langue … ou votre crayon … sept fois afin de produire des remarques sensées. Que vous pouvez être blessants souvent ! Arrêtez vos suppositions et parlez plus de faits. Il faudrait peut-être que l’on vérifie vos diplômes de journalistes, ou de chroniqueurs, ou de noircisseurs de papier ou … de grandes gueules qui n’hésitent pas à se faire valoir, personnellement, pour valoriser leur « chou ». Retenez-vous souvent et ne vous fiez pas à vos enquêtes scientifiques limitées à un ou deux cas.

    Aux Péquistes :
    Je ferais jeûner la presse pour un bon bout de temps. Je « servirais » deux points de presse par semaine, à 19h00, les mardi et jeudi, et six mois plus tard, je ferais une autre évaluation pour vérifier si la presse mériterait mieux. Comme trop de journalistes répondent à leurs questions … ce serait suffisant ! La manipulation de l’opinion publique a assez duré. Faire peur au monde, transmettre des informations plus ou moins vérifiées et penser pour les autres … assez, c’est assez !

    À tous, mobilisation recommandée :
    Lors des prochaines élections fédérales, on peut niaiser les fédéralistes en ignorant les dites élections, ou, on peut se mobiliser en soutenant le BLOC, le seul parti qui sait protéger les Québécois. Rappelons-nous comment le BLOC, sous la gouverne de Gilles Duceppe, connaissait ses dossiers et savait bien les présenter. Les autres chefs qui ont suivi monsieur Duceppe n’ont pas été en poste assez longtemps pour avoir la chance de faire leur marque.

    • Inutile de faire la leçon aux médias ni de s’attendre à ce que journalistes, analystes et chroniqueurs se comportent de façon professionnelle, c’est-à-dire avec impartialité. Tout au long de la campagne je n’ai pu que constater leur malhonnêteté intellectuelle. Radio-Canada a pour mission de promouvoir le fédéralisme, vous pensez qu’elle va épargner un parti souverainiste susceptible de prendre le pouvoir? Même chose pour Gesca. TVA et le Journal de Montréal ne se gênent pas non plus pour dénigrer le PQ. Il y a bien deux ou trois chroniqueurs souverainistes au JDM, mais qui lit les chroniques? Triste à dire, mais la majorité des Québécois sont des analphabètes politiques et ne lisent que les manchettes. Et quand je pense qu’une femme, ne sachant pour qui voter a choisi le candidat qui avait le même prénom que son petit-fils, c’est décourageant. Quand je pense que des sondages ont démontré que la moitié des Québécois ne connaissaient pas le nom de la plupart des ministres du PQ, il y a un sérieux problème.

      Pour en revenir aux médias, il devrait exister une loi interdisant la propagande et la désinformation délibérée. C’est un manque de respect flagrant envers la population. La liberté de presse ne doit pas priver les gens de leur droit d’être bien informés. Je ne nie pas les erreurs du PQ durant la dernière campagne électorale, mais je suis persuadée que si la propagande anti-péquiste s’était transformée en une propagande anti-libérale, jamais le PLQ n’aurait remporté cette élection. Ce qui me fait croire que sans l’existence de médias souverainistes, le PQ ne pourra plus être élu. Nous avons un nouveau gouvernement mais les médias continuent de taper sur le PQ. Ils voulaient sa défaite, ils veulent maintenant sa disparition, c’est clair. Monsieur Lisée, il nous faut absolument un média de riposte et le plus vite possible.

  15. Avec la dernière élection, c’est devenu évident que le problème c’est la presse. Nos sois-disant journalistes sont aujourd’hui de vulgaires promoteurs d’un produit qu’ils savent avarié. Les employés de Gesca se sont activés a réparer les erreurs de Philippelagaffe pendant toute la campagne et a diriger la manchette quotidiennement pour nuire au parti Québécois. L’ironie, c’est qu’ils pensent être encore crédible, que personne s’en est aperçu, hélas pour eux, tout le monde l’a vu.
    Les peddlers de Gesca nous ont convaincu d’élire un parti corrompu à l’os, en toute connaissance de cause, cette fraude intellectuelle va leur coûter cher et sera écrite dans le grand livre de l’histoire journalistique, mais bon, le chateau de Sagard nécessite beaucoup de serviteurs, je vois très bien Pratte tondant la pelouse du terrain de golf.

  16. Voilà que Christine ( «va chier»!) St-Pierre dit que la Charte ternit l’image
    du Québec! Certains l’ont décrite comme une lionne après qu’elle ait
    ainsi apostrophé la Première Ministre Pauline Marois. Il y a manifestement
    des journalistes qui admirent ce genre de comportement. Et Philippe
    Couillard qui, pendant la campagne, se pompait pour détester le Parti
    Québécois! Le truc en politique pour réussir: l’agressivité? Surtout la dé-
    termination d’un but précis et sans nuance. C’est «plate» mais c’est peut-
    être là, la définition du pouvoir tel que nous le connaissons.

    • Voilà une femme qui travaille fort : 20 226 voix de majorité elle a presque doublé son avance depuis 2012.
      Son secret:
      Cette femme à travaillé avec acharnement durant la campagne entourée de 300 bénévoles dans l’Acadie selon le journal du quartier qui l’ont aidé à monter sa majorité et faire sortir le vote au maximum. Malgré que son quartier est un château-fort libéral,
      elle est comme Céline Dion, elle ne repose pas sous ses lauriers !

  17. Monsieur Lisée,

    Votre message et votre ton durant cette entrevue était tout à fait mesuré et à propos. Il vous faudra maintenant savoir parer les coups d’avance et répondre aussi aux détraqueurs et désinformateurs d’avance, dans la même phrase! Exigez que vos paroles et vos actes soient communiqués tels que vous les sentez! Ne laissez pas de place à l’interprétation et la déformation! Ayez deux longueurs d’avance sur ces sensassionalistes!

  18. @ Jean François Lisée, vous dites sur votre blogue du 5 mai 2014:  » Les impératifs de la solidarité produisent une cohésion indispensable à l’efficacité de l’action politique. L’effet secondaire est évidemment le lissage du discours. Tous doivent se replier sur la ligne du porteur de dossier, sous peine de saper l’efficacité du groupe. C’est inévitable  » Vous êtes dans l’ERREUR NAIVE et vous le savez très bien, celui ou celle qui est vraiment seul(e) peut être solidaire et dire tout haut au cabinet que le porteur du dossier est dans l’erreur et que même si celui-ci , et vous, avez des comtés étanches à la défaite du Parti Québécois, celui ou celle qui est solidaire de la VICTOIRE DE TOUT(E)S SES COLLÈGUES saura rappeler à l’ordre le porteur de ballon qu’il va à contre sens et que la victoire n’est qu’UNE QUESTION DE SOLIDARITÉ que quand les désaccords sont ÉCOUTÉS ET TENUS EN COMPTE par le porteur de ballon.

  19. Il faut bien connaître ses adversaires pour comprendre et agir en fonction de la réalité.

    Jean Lapierre est avant tout un adversaire politique, votre adversaire et alors, il ne faut pas imaginer que ce genre très, trop répandu au Québec et en Amérique du Nord est respectueux des règles les plus élémentaires, dans ce cas-ci, simplement d’une position politique légitime. Ti-jean est un rouge et mourra un jour en tant que rouge, soit quelqu’un qui pense que tout ce que font les rouges est parfaits, et inversement pour les autres dont le PQ en premier lieu.

    Je pense aussi que notre époque très obnubilée par les médias électroniques fait en sorte que les gens ont des opinions non-fondées auxquelles elles croient aveuglément et, malheureusement pour le PQ qui est un Parti de « raison », ces médias plus faux et superficiels les uns que les autres, ces dits médias super électrisants et impressionnants sont entre les mains des riches et puissants fascistes d’aujourd’hui.

    Le but est de gagner, peu importe les moyens pour ces gens et donc, l’illusion d’un discours honnête pour convaincre est révolue.

    Enfin, c’est à la bête en chaque individu qu’il faut de plus en plus adresser les messages, des messages éblouissants jusqu’à l’aveuglement comme ceux des médias d’aujourd’hui, des messages pour inciter au rêêêêêve !

    P.S. De toute façon, la réalité fait tellement peur, il est plus que tentant de se laisser aller au rêve.

    • Ainsi les gens sont aveuglés par des opinions non fondées, abreuvés qu’ils sont par des médias fascisants. Le PQ qui est, lui, un parti rationnel, n’a par conséquent aucune chance. Ah bon. Qui faut-il lire pour être «correctement» informé?

  20. Votre sortie est plutôt utile, bonne et courageuse. Comme le bien Kant, il faut faire un usage public de la raison, c’est penser par soi-même. Continuez ainsi.

  21. Monsieur Lisée, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de grave ou d’irrévérencieux dans le fait de dire à Bernard Drainville que vous souhaitiez plus de transparence dans ces propos concernant la charte et les avis juridiques. Vous percevez bien les choses quand vous dites que nous avons soif d’un parler vrai… que nous en avons ras le bol de la langue de bois. Et il y a des limites à la ligne de partie!
    Pourtant, Bernard Drainville saluait avec largesse le courage de Fatima Houda Pépin pour avoir eu le courage d’afficher ses convictions. Pourquoi ne vous félicite-t-il pas d’avoir le courage de manifester un tant soit peu vos réserves comme vous l’avez fait? C’est bien peu pourtant comparativement au geste de Fatima.C’est de cette mascarade dont nous avons assez. Bernard excelle dans l’art d’un poids deux mesures. Quand on lui sert la salade qu’il sert aux autres, il joue la vierge offensée. Aidez-le quelqu’un à voir clair. Comment retrouver foi dans le P.Q quand on réalise que les remises en question risquent de relever d’avantage du maquillage pour sauver l’image. On ne fera pas un pays avec ça!!!

  22. Monsieur Lisée,

    Ma mère me disait exactement ce que vous écrivez il y a quatre heures.
    Il faut naviguer entre langue de bois et « chien sale ».

    Jean Lapierre jappe comme le chien de poche qu’il est.

  23. Pour reprendre l’expression de Jean Lapierre, j’aimerais connaître le « chien sale » qui en décembre 2011, alors que Pauline Marois s’apprêtait à être virée comme chef du PQ, a gentiment coulé aux journalistes l’information à l’effet que Gilles Duceppe alors qu’il était chef du Bloc, a fait payer par la Chambre des communes le salaire du DG du Bloc.

    Gilles Duceppe était à l’époque celui qui était en meilleure posture pour succéder à pied levé à Pauline Marois.

    Duceppe a dû se désister immédiatement et Pauline Marois a obtenu un vote de « confiance » avec un score qui ferait pâtir le président Nazerbaïev lui-même.

    Il faut noter que plusieurs mois plus tard, le Bureau de Régie interne de la Chambre des Communes a conclu que Gilles Duceppe n’avait enfreint aucune règle, mais le mal était fait.

    Le PQ a déjà eu dans ses statuts le « droit a la nuance et à la dissidence » pour ses députés.

    Quand est-ce disparu ?

    Lors des lois scélérates de 1981-1982, seul le député péquiste Guy Bisaillon a osé ne pas respecter la ligne de parti.

    Résultat: expulsion du caucus et du parti.

    Les chefs ont trop de pouvoir et la ligne de parti ne devrait tenir que sur les votes de confiance ou réputés tels.

    Les députés doivent retrouver la liberté de parler et de voter qu’ils ont longtemps eue.

  24. Toujours la faute des autres avec les Péquistes. Incroyable !!!
    L’électeur serait influençable et manipulable. Eh bien !!! Le PQ à mainte fois été élu… Pourtant ce sont les mèmes médias.
    La chose la plus évidente et clair est que votre projet n’est pas vendable, il floue et obscure teinté d’exclusion subtile. N’oubliez pas:
    -Les envahisseurs de piscine
    – on veut un pay puis on ne veut plus et pays
    – on va limoger certains immigrants qui portent des signes distinctif et on va les accompagner on ne où
    – on fait l’amagle entre le voile intégral et le simple voile de la ête (Burke et hidjab) qui est la même que celle des sœur crhetiène.
    etc…
    Mais bon c’est le PQ ils onts toujours raisons et les autres ont tord, ne comprenne pas….
    Maitenant c’est Jean-Lapierre qui aurait fait que le PQ a perdu.

    Question ?
    Depuis les trente dernières années combien de fois le PQ a été au pouvoirs et pour quelle durée versus les libéreaux ?
    quelles ont été les raison des défaites et des victoires de l’un et de l’autre des partis ?
    Les réponses à ces pourront être instructifs .

    Je vous remercie

    • De tous les peuples ayant pu se prononcer sur leur indépendance, seul le Québec a dit non jusqu’ici. Les indépendantistes sont donc clairement du côté de la normalité. Alors je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas prétendre avoir raison. Ce sont ceux qui prônent une idée excentrique – se dire non à soi-même – qui devraient s’expliquer. D’habitude, si un seul conducteur va en sens inverse du trafic, c’est à lui de s’expliquer, pas au reste des conducteurs.

    • M. Leumas
      Quand je lis des propos aussi simplistes que les vôtres, pleins de faussetés (ex.: sur le voile dans la vie privée), sans aucune nuance, je me demande comment on peut discuter avec vous ??? Par où commencer? Comment discuter avec quelqu’un dont la perception est aussi croche et loin de la réalité. Peut-être une solution, vous informer davantage!

      Le sujet du blog de M Lisée était la langue de bois en politique!

  25. Je réitère deux points que j’ai déjà soulevés. PKP devrait retourner à Québécor pour se débarrasser des Lapierre de ce monde et mettre des gens en place pour contrer la propagande gratuite et massive de Gesca, Cogeco et radios poubelles de Québec.

    Autre point. Il faut infiltrer le parti Libéral et avoir un jour un souverainiste à la tête ce parti. J’écoutais le trio Dutrizac/Robitaille/Castonguay aujourd’hui, et en parlant de Géatan Barrette, on faisait une comparaison avec Nixon et son ouverture à la Chine. Juste un républicain pouvait se rapprocher des communistes. Juste un ancien président du syndicat des médecins spécialistes pourra les mettre au pas, et juste un premier ministre libéral pourra un jour espérer regrouper assez de Québécois pour faire l’indépendance. Des souverainistes convaincus, mais insoupçonnables doivent infiltrer le parti Libéral pour en prendre le contrôle et agir au moment opportun en faveur de la souveraineté. C’est la seule façon de sauver, malgré elle, une nation maintenant prête à se laisser mourir à petit feu.

    • Infiltrer le Parti libéral? Vous voulez adopter les mêmes méthodes que les Communistes de l’ex-URSS! Y a pas à dire, quand on veut ce que vous voulez, tous les moyens sont bons. La démocratie, c’est pour les autres.
      Exactement le même genre de principes que Nixon, en fait.

  26. Le dilemme que vous décrivez est réel mais je crois que les électeurs choisiront de plus en plus ceux\celles qui, dans la nuance, diront clairement ce qu’ils pensent, ce que vous avez fait. Bravo! Si tout se passe en vase clos comment faire en sorte que nous nous nous sentions concernés et que nous puissions nous faire une tête sur les enjeux? À moins que nous souhaitions demeurer dans nos bulles de verre avec comme résultat la prochaine fois celui que nous venons de connaître.
    Toutefois, pour un temps,
    disons qu’une pause serait peut-être utile, le temps que se dépose les émotions.

  27. Jean Lapierre se prend sans doute pour un chien propre. Il faudra qu’il fasse bien attention où il met ses papattes.

  28. Imaginons un seul instant, M. Lisée, que vous oseriez, et d’autres politiciens avec vous, dire ces mots « bullshit », de « chien sale »… oh lala| les journalistes vous tomberaient dessus n’est-ce pas? crieraient au scandale n’est-ce pas? mais eux, mais non voyons, ils sont blancs comme neige lors des premiers flocons… ils ne sont pas crédibles; ils n’ont pas l’étoffe des grands. Manquerait-on d’envergure au Québec? Il y aurait tant à dire! Toute vérité n’est pas bonne à dire.

    Par ailleurs, si nous voulons l’indépendance du Québec, il faudrait peut-être commencer par chanter notre HYMNE NATIONAL QUÉBÉCOIS et créer un CLUB DE HOCKEY QUÉBÉCOIS, vendre des souvenirs marqués QUÉBEC, avoir une stratégie marketing, que sais-je? VIVE LE QUÉBEC INDÉPENDANT.

  29. Après la défaite catastrophique que nous avons subi, ne pourrions-on nous déclarer un moratoire sur toute intervention — blogues, commentaires, interpretations, colloques, etc–afin de se reposer, dépoussiérer les cerveaux et se préparer en vue d’une éventuelle reprise d’activités en 2015 et un course au leadership en 2026, autour d’un projet de société d’indépendance et social-démocratie (le vrai, cette fois)?????

  30. Les journalistes font souvent un travail de McDonalisation quand c’est le temps d’informer la population. Pendant la dernière campagne électorale le PQ en a été victime à plusieurs reprises. La première journée de la campagne ils ont parlé de Mme Marois qui n’avait répondu aux journalistes. C’est toute qu’une nouvelle. Après ça on se demande comment ça se fait que la population est capable de faire élire des personnes qui aujourd’hui sont éclaboussées par de multiples allégations de collusion et corruption? À quelque part l’information fait grandement défaut. La langue de bois semble plaire aux journalistes.

  31. On n’a pas attaqué le fait que JFL déroge de la « ligne de parti », mais le fait que JFL a prétendu que l’action de Bernard Drainville n’a pas été transparente quant aux avis juridiques… JFL n’a fait que VALIDER la manipulation canadianisatrice libérale qui a voulu noyer le poisson de son reniement d’une promesse faite par Philippe Couillard… NUANCE !

  32. Excellent M. Lisée !
    C’est du chaos que l’on est issu. Et lui que naît notre désir de créativité…
    Tirons alors de ce passé ce qui peut être en route vers la création de beauté dans notre pays, ici et maintenant
    Jugement et discernement continuent d’exiger de nous que nous soyons vigilants en ce qui a trait aux bons choix comme levier. Je respire … bonne continuité.
    B. Martin

  33. En parlant de langue de bois, quand direz-vous au gens que la constitution canadienne est une escroquerie au plan démocratique?
    La minorité peut gueuler. Mais elle demeure toujours une minorité. C’est la majorité qui décide. Logiquement il faut dire non à Ottawa.
    Depuis des lunes que nos valeureux défenseurs à Ottawa « protègent » nos droits.
    Depuis 1867, que nous ont-ils obtenu ? De concret ?
    L’impôt sur le revenu nous appartenait. On nous l’a pris. Duplessis, à Québec, en a récupéré une partie.
    L’éducation nous appartenait en entier. On nous en a pris une bonne partie.
    Nous avions une constitution avec un droit de veto. On nous a imposé une constitution révisée avec une charte.
    On nous a fait payer une voie maritime qui a causé le déclin de Montréal et la prospérité de Toronto et de Hamilton.
    Parmi ces soi-disant défenseurs de la veuve et de l’orphelin,certains ont été plus gueulards que d’autres. C’est bon pour la galerie. Mais , en fin de compte, ce n’est pas payant.C’est toujours le ROC qui décide.
    Nos droits s’effritent de plus en plus. L’assimilation prônée par Lord Durham, depuis vingt ans, à cause d’une immigration galopante, fait des gains prodigieux.
    Ça fait près de 150 ans que cette approche ne fonctionne pas. Pourquoi s’entêter à poursuivre une voie qui ne mène manifestement nulle part.
    Il faut penser à une autre tactique. Le boycott des élections fédérales, l’abstention en masse de voter, enlèverait toute légitimité au fédéral de décider de mesures qui nous touchent.
    Une tactique qui ne nous coûte rien et qui ferait perdre la face au gouvernement fédéral. Une tactique qui amènerait les gens à remettre en question cette fédération qui nous asservit, nous force constamment à survivre plutôt que de vivre vraiment et prospérer.

  34. L’Ontario nous fait la leçon.

    Selon un dernier sondage, le gouvernement Harper nous impose des mesures de plus en plus impopulaires avec seulement 12% d’appuie des québécois et est représenté par cinq députés tous laquais les uns plus que les autres.
    Je ne vois personne dans la rue…
    Remarquez que lors de la dernière élection, tous les chefs des partis fédéralistes ont condamnés à l’unisson le parti québécois favorisant le parti libéral de Couillard malgré tous les scandales qui lui collent à la peau.

    Le comble de l’ironie, en élection, la chef du Parti libéral de l’Ontario, Kathleen Wynne, a continué de tirer à boulets rouges sur le premier ministre canadien Stephen Harper.
    « Nous avons un gouvernement fédéral qui nous met des bâtons dans les roues », dénonce-t-elle. »
    http://www.lapresse.ca/le-droit/dossiers/elections-ontariennes-2014/201405/08/01-4764864-wynne-continue-ses-attaques-contre-le-federal.php

    Je me demande si Radio-Canada va s’en mêler avec sa boussole électorale non comptabilisée au service de notre beau et grand pays, le Canada.

    • Lors du rapatriement de la constitution et de l’imposition de la charte Trudeau, nous avions 74 bons libéraux sur 137 à Ottawa. Le PLC avait obtenu 68% des voix à l’élection de 1980.
      Quelque soit le parti, c’est la majorité qui décide. La majorité, c’est le ROC. Il faut sortir de notre déni: nous sommes une minorité et non une majorité. Nous n’aurons jamais raison.
      Il faut nous débarrasser de notre illusion de pouvoir: nous ne sommes que la mouche du coche.

  35. Je pense qu’il faut travailler en équipe et lorsqu’on a des choses à dire contre un membre de l’équipe on doit le faire seulement à l’intérieur de l’équipe. Si tous les équipiers se faisaient des reproches entre eux sur la place publique ce serait se tirer dans le pied comme vous l’avez fait. Dans votre cas, vous abstenir de faire des réflexions désagréables sur un collègue, appeler ça la langue de bois ne s’ applique pas. Vous avez tout simplement fait le jeu de l’adversaire. Je crois que vous avez« la langue un peut trop pendu» comme le dit l’expression entre guillemet.

    Désolée de vous contredire mais la sagesse se place devant la noblesse.

    • Entièrement d’accord avec Émilie B. Ne pas confondre langue de bois et solidarité. D’ailleurs, Bernard Drainville n’avait même pas à préciser si ses avis juridiques reposaient sur l’ensemble du projet de loi ou sur des points précis. Trop facile ce reproche de manque de transparence après le mensonge de la ministre Vallée que les médias ont gonflé. Allez! monsieur Lisée! Un peu d’humilité et admettez votre gaffe au lieu de chercher à vous justifier.

  36. Tout au long de la dernière campagne électorale j’ai senti les médias contre le PQ, même le Devoir s’y est mis et le soir de la défaite vous sur scène étiez déjà candidats à la course à la chefferie… je crois que cette campagne mal ficellée a fait que toute votre super équipe est passée un peu beaucoup inaperçue et que le focus était un peu trop sur Mme Marois. On apprend de nos erreurs y paraît. Bonne réflexion.

    • Vous avez bien raison, madame Savoie. Mon Devoir, auquel je suis abonnée depuis au moins 40 ans, me déçoit de plus en plus.

      Par exemple, le premier jour de la campagne électorale, qui faisait la une de ce journal ? Couillard, belle grosse photo en couleur, véhiculant au lecteur à le message que ce candidat était tout à fait « premier ministrable ».

      Ajoutez à cela les textes insupportables de Francine Pelletier et ceux de plus en plus « radio-canadiens » de Michel David, et vous vous ennuyez de la belle époque de Lise Bissonnette.

      Pensez enfin à toute la propagande fédéraliste, multiculturaliste et néolibérale, et c’est à vous demander quel génie, sauveur ou extraterrestre pourra arriver à faire accueillir favorablement le projet indépendantiste.

      PS. J’ai écrit un commentaire dans Le Devoir dans lequel je me plaignais poliment de la teneur de certains articles, mais je n’en ai jamais vu le moindre mot. À la poubelle, les critiques !

  37. L’exercice traditionnel du leadership à l’intérieur du PQ, au temps de monsieur Lévesque et depuis les derniers 15 ans, n’a pas paru s’exercer par l’autoritarisme ou la dictature du chef. En tout cas, il n’a pas été perçu comme tel. Messieurs Parizeau et surtout Bouchard ont certainement donné une image plus autoritaire et centralisatrice de leur leadership.
    Cette approche plutôt consensuelle ou la décision appartient au chef alors que le processus décisionnel invite à la participation la plus large possible est insécurisante pour une partie très importante de la population et certainement inhabituelle dans les milieux du pouvoir, quel que soit ce milieu, politique, économique ou financier.
    Ce qu’on appelle la délégation de pouvoir, qu’elle vienne des urnes, des ententes contractuelles, de la fonction ou de la description de tâches, dans notre monde, donne droit à tous les comportements associés à l’autorité, jusqu’à la dictature.
    Le gouvernement Harper en est un bon exemple. Son interprétation restreinte de la démocratie des urnes justifie à ses yeux et à ceux de son électorat, l’absence totale de consultation dans des décisions qui influencent profondément notre vie de citoyens de ce pays.
    Lorsque quelqu’un en autorité pratique un autre mode de leadership, il provoque la suspicion. On l’étiquette de manipulateur, d’enjôleur, d’amateur, de menteur, de girouette, d’indécis puisqu’on est tellement assuré qu’à la fin, il n’en fera qu’à sa tête puisque c’est son privilège. Autrement, il ne serait pas le chef.
    La très grande difficulté de Gabriel Nadeau-Dubois de faire admettre qu’un leader peut être le messager d’une décision collective et non le décideur lui-même, jusqu’au risque d’une peine d’emprisonnement, en est l’illustration la plus évidente de notre passé récent.
    Je crois qu’il faut aussi inscrire cette piste de réflexion à l’agenda dans notre démarche d`’identification du prochain chef.
    Est-ce qu’on cherche un chef uniquement pour nous, porteur de nos seules valeurs de leadership, ou un chef que le Québec va suivre avec nous, à travers les étapes du rituel conduisant à la souveraineté?
    La gouvernance péquiste est rassurante, une fois le PQ au pouvoir. Cependant, il se peut qu’il soit nécessaire d’adopter un autre mode de gouvernance au cours du rituel d’accession à la souveraineté afin de gagner la confiance du peuple et de mobiliser plus large que le membership militant du PQ.
    D’autre part, la langue de bois fait aussi partie du coffre à outils du pouvoir. Selon les milieux on l’appellera confidentialité, discrétion, réserve, sensibilité, diplomatie, etc.
    L’équilibre est certainement périlleux pour un pédagogue ou un communicateur.

  38. M.Lisée je crois que la problématique n’est pas seulement de ne pas parler vrai.
    Dans la dossier de la charte que les libéraux attaquent de toute part parce que vous aviez l’appuie de la population. Mme Vallée a lâché un première pelure de banane à l’effet qu’il n’y avait pas d’avis juridique et Mme Saint Pierre ce matin dit qu’elle a été surprise d’entendre les hauts fonctionnaires dirent que la charte nuit au Québec au plan international. Pendant ce temps on a l’impression que le PQ est en train d’essayer de s’auto censurer sur la charte manque de ci ou manque de ça. La population en général ne suit pas la politique quotidiennement elle a des préoccupations bien terre à terre que ce soit au niveau familial ou financière, alors avec l’aide des médias on a l’impression que ce qui sort du PQ est toujours négatif et qu’il y a un manque de solidarité et je crois que ce sentiment existe depuis plusieurs années. Peut-être que ce malaise est très profond pensons à toutes les démissions depuis le début de la part de très haut dirigeants.

  39. Cet événnement est autre exemple de diabolisation de la pluralité des points de vue dans l’espace public.
    Il est très délicat de parler en public en ces temps de « politic strory ».

    Est -ce que mon intervention sert à apaiser, à raccommoder, à rapprocher, ou suis-je au contraire source de division?
    Est-ce que je cherche la paix ou l’harmonie dans le débat, ou bien au contraire est-ce que mon intervention peut susciter une dispute ou démontrer un manque de respect?

    • Excellent principe de conduite, merci de cette contribution simple, mais tellement rafraîchissante.

  40. Et si on fera avec les media ce qu’on fait dans la vraie vie, ignorer ceux qui nous en veulent? Ignorer fait plus mal que tomber dans le piège d’argumenter, pour moi ça a toujours maché.

  41. M. Lisée, quelques fois on dit que toute vérité n’est pas bonne à dire. Hors, dans votre cas, vous avez exprimé une réalité. Certains de vos collègues ont laissé planer des ambiguïtés qui ont servi aux « ennemis » de la Charte. Si tout avait été plus clair, probable que nous n’aurions jamais assisté à ce qui est arrivé.

    Les « déracinés » cherchent continuellement à voir la poussière dans un engrenage. Ils se mettront toujours à noter le début d’une chicane au sein du PQ. L’Histoire est de leur côté. Ainsi, il perpétue le dessein d’un parti constitué de chicanes aux électeurs. Ils minent la crédibilité du parti politique.

    Malgré cela, vous vous demandez comment dire « gris pâle »? Je vous suggère de dire « blanc foncé ». De plus, tenez toujours un discours véridique et non tendancieux. L’histoire retiendra, petit à petit, que vous êtes un être sérieux et véridiques.

    Ce qui vous avantagera dans ce dossier, c’est que vous ne vous défilez pas. Vous continuez à oeuvrer dans la tourmente.

  42. D’entrée de jeu j’aimerais dissiper les doutes de ceux qui seraient encore confus par la notoriété de mon patronyme. Je n’ai rien à voir avec les élucubrations de mon homonyme qui me fait tellement rire lorsqu’il paraît sur le plateau de Gérard D. La Flaque.
    Enfin, M. Lisée, voilà une mise au point qui fait du bien: vous ne pouviez pas laisser courir les bruits et les rumeurs à votre sujet quant à vos soi-disant coups bas contre Bernard Drainville. On dirait que les journalistes compétitionnent pour qui trouverait le mot le plus dévastateur. Le « chien galeux » de Michel David dans le Devoir d’hier est encore une coche au-dessus de la « bull-shit » de Patrick Lagacé (avec des amis comme ça vous n’avez pas besoin d’ennemis). Malheureusement les cancans vont bon train dans les chaumières. Quand le Québec tout entier (à en croire les journalistes de Radio-Canada) en aura fini des « games » de hockey, le bon petit peuple va se rabattre sur les « Squelettes dans le placard », les rigolades de TLMEP, et les autres niaiseries de notre Tivi Nationale Fédérale. Et les spéculations des journalistes sur la future course à la chefferie du PQ pimentée par vos propres coups bas contre les autres prétendants, ainsi que que l’a annoncé Sébastien Beauvais le visage fendu jusqu’aux oreilles, tout ça fait le bonheur des commères
    Il faut bien se rendre à l’évidence même si vous avez tendance à passer par-dessus: les médias sont dans le coup, du côté de Philippe Couillard, qui dès le début de la campagne électorale a déclaré sans nuance aucune sa détestation de ce parti politique qui cherche à diviser les Québécois.
    J’aimerais suggérer pour le combat qui s’annonce une approche qui a au moins le mérite de toucher une réalité bien concrète: la culture, notre culture québécoise qui est sérieusement menacée. Les journalistes de R-C sont venus pleurnicher à TLMEP sur le sort qui les attend; à part un petit aparté sur la culture scientifique véhiculée par l’émission Découvertes, personne n’a parlé de la culture. Elle est loin l’époque où R-C était le porte étendard de la culture franco-canadienne. Avec toutes les niaiseries dont on nous abreuve quotidiennement, entre l’indigestion des jeux télévisés, les shows de promotion des amuseurs publics qui s’intercongratulent et les mauvaises traductions de films américains entrecoupés de poses publicitaires, il n’y a plus beaucoup de place pour la culture. Si le peuple Québécois veut vraiment stopper le mouvement d’anglicisation de Montréal et ne pas subir l’assimilation que connaissent les francophones hors Québec, il nous faut être capables de gérer totalement et librement nos affaires culturelles, nos « vraies affaires », au lieu d’être soumis aux diktats du système fédéral qui ne cesse de nous mettre des bâtons dans les roues, à commencer par le matraquage de la loi 101. Si le peuple Québécois ne comprend pas ça, ce n’est pas la peine de se battre pour la Souveraineté, indépendamment de l’aspect économique.

  43. Avec votre commentaire sur les fameux avis sur la Charte des valeurs et son porteur, je retrouve le vrai Jean-François Lisée, celui d’avant son entrée en politique. Voilà pourquoi je trouvais dommage que vous quittiez l’analyse politique pour entrer en politique. Nous avons besoin d’analystes politiques qui sont en mesure d’aller au fond des choses et de faire une critique rigoureuse et respectueuse des messages, pas des messagers. Vous êtes un des meilleurs en la matière et pour ma part, plutôt que chef du Parti québécois, je préférerais que vous reveniez dans l’espace public pour exercer votre droit de parole en toute liberté. Des politiciens béni oui-oui, il y en a suffisamment!

  44. Il arrive souvent que celui qui réclame la vérité à grands cris préfère, dans son for intérieur, ne pas la connaître car, la sachant, celle-ci pourrait le compromettre.

  45. Que vous rétablissiez les faits, comme vous le faites ce matin, me réconcilie avec vous. Bien que je déteste la langue de bois, voyez-vous, cette semaine, je n’y ai vu que du feu. Peut-être est-ce dû au fait que les journalistes n’avaient de cesse de parler de la charte, comme si le résultat des élections ne comptait pas. Je me disais, mais revenez-en. Occupez-vous de ce qui se passe ou se passera avec le gouvernement libéral. Alors quand vous en avez rajouté, là, vraiment, mon bol a débordé.

  46. Ce n’est pas que certaines gens ne vous aiment pas, c’est qu’ils vous détestent.
    Et ça comme on dit, c’est une sorte d’amour. Personnellement, je trouve que
    vous avez l’étoffe d’un leader. Mais René Lévesque l’avait compris; avec les
    québécois colonisés, il faut peut-être afficher profil bas. Dites comme Françoise
    David que ça vous arrive souvent de sacrer hors-micro et vous allez leur plaire.
    On veut de la vulgarité! On veut pouvoir s’identifier. Aussi, vous faites de l’hu-
    mour avec la réputation d’orgueil qu’on vous colle et certains ne demandent
    qu’à y croire. Ils pensent :«qui est-il pour juger»? C’est devenu un tic nerveux
    cette formule de la paresse intellectuelle. N’oubliez pas que vous vous trouvez
    dans la course au leadership et tous sont à l’affût de vos moindres gestes. Sur-
    tout que vos adversaires politiques se sont déjà chargés de critiquer Drainville.
    Il a l’air d’une victime expiatoire. Ce qui peut le rendre sympathique et même christique, qui sait?

    • Drainville victime expiatoire, sympathique et même christique? La religion n’est toujours pas loin sous la surface, religion séparatiste dans ce cas. Faut me voir rouler par terre me tordant de rire. Prochain chef du Parti Québécois? Absolument, pourquoi pas? Fort désirable. Le plus vite le navire coulera.

    • Le billet ridicule de Josée Legault, ce matin, dans le J de Montréal, est éloquent sur ce point : la poussière des élections n’est même pas retombée, la course à la chefferie même pas commencée et Madame, qui n’est fort probablement pas péquiste, a la prétention de décider qui sera digne d’être élu(e) chef du PQ… Elle croit qu’en commençant tout de suite à picosser l’un et l’autre, elle pourra influencer l’opinion publique et le vote : quelle fatuité désobligeante ! Mais pour qui se prennent donc les journalistes en ce moment ? Des égos gros comme la lune…

    • Josée Legault a déjà travaillé pour le PQ sous Bernard Landry et elle s’est fait larguer pour diverses raisons. Alors ne vous surprenez pas de la voir dénigrer le PQ, ses écrits ne sont que l’expression de sa rancœur. Malhonnêteté intellectuelle de sa part.

  47. Nous savons maintenant (depuis les dernières élections) que les médias sont contre le PQ. Certains chroniqueurs de ces médias, comme Lapierre, détestent le PQ. Donc parfois je trouve que les députés indépendantistes sachant qu’ils vont être crucifiés sur la place publique devraient restreindre leurs commentaires. En d’autres mots je vous trouve un peu trop bavards.
    Vous savez que vous aller vous faire « blaster » à chacune de vos déclarations, donc abstenez vous.
    Quand ces chroniqueurs et chroniqueuses et journalistes n’auront d’autres que d’encenser les déclarations du PLQ il va arrivé que « la viande à déchiqueter » sera plus rare et les verra moins déchirer leur chemise devant les caméras de TV à cause d’une déclaration d’un ou d’une indépendantiste.
    Il ne faut jamais oublier que ces gens-là sont des ennemis (Chrétien l’a confirmé).

    • Si M. lisée et les autres suivent votre conseil M. Lachaine et décident de ne plus parler en public on dira que le PQ se cache, qu’ils sont honteux, qu’ils pansent leurs plaies ou bien se déchirent entre eux. On leur reproche même de se réunir pour se parler entre eux, sans micro. Vous voyez bien que peu importe ce qu’ils feront ils auront toujours tort. Comment se fait-il que les médias parlent encore autant du PQ même après leur défaite? Ils ont été dégommés, peut-on regarder maintenant ce que font les autres au pouvoir…Les sujets ne sauraient manquer…

    • Ah non! On va pas recommencer avec la ritournelle des ennemis et des complots? Voilà une attitude qui nuit énormément au P.Q.

  48. Vous mentionnez: *(Donnée amusante: Les gens qui calculent ce genre de chose affirment que M. Lapierre a eu à lui seul davantage de temps d’antenne, pendant la campagne électorale, que n’importe lequel des chefs de parti.)
    Donnée effectivement très amusante et non surprenante et les gens s’en sont bien rendu compte et quand on dit que les médias ont aidé à faire élire le PLQ, ont n’est pas loin de la vérité et ce M. Jean Lapierre il est sans contredit et ça parait énormément, contre le PQ. De plus, on sait qu’Il a été député pour le parti Libéral au fédéral et il ne se gêne aucunement pour afficher ses préférences et se servir de ses tribunes médiatiques pour influencer la population qui est si facile à influencer. TVA, ainsi que tous les autres médias, devraient interdire toute sorte de partisannerie, de la part de ses commentateurs politique, surtout en période électorale et cela pour le bien de notre démocratie. Vos commentaires M. Lisée sont toujours vrais et les gens normalement aiment les gens vrais, en ce qui me concerne, c’est le cas.

  49. L’image et le message sont malheureusement très lié. Je porte des lunettes, j’aime les bières artisanales, je bois du thé, je suis un intellectuel et par conséquent je suis un snob fini pour plusieurs. Mes propos seront filtrés avec cette étiquette, même si j’ai souvent des propos nuancés et non élitistes. C’est la même chose pour vous. Votre langage non verbale (nez en l’air, ton universitaire) donne une impression hautaine qui vous le savez plus que moi nuit à votre propos. Bref, un autre messager aurait tenu les mêmes propos et la bombe aurait été un simple pétard. Ceci dit, à mon tour de ne pas utiliser la langue de bois. Ce qui me déroute chez vous c’est votre capacité à changer de direction souvent ainsi qu’à dire une chose et son contraire. Mais ce n’est peut-être qu’une perception encore une fois. En ce sens, je trouve qu’un rôle de conseiller dans l’ombre vous serait mieux que celui de chef du parti. Votre sens critique peut être un excellent garde-fou car après tout, il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée.

  50. Il est parfois nécessaire de passer par une zone de turbulence avant que l’équilibre se recréé.

    J’envie les gens qui peuvent exprimer ouvertement sans détour leurs impressions. On les a connus comme ça et la première fois c’est marquant, mais ensuite on sait à quoi s’attendre de ces personnes.

    Mais si, comme moi, on a tendance à formuler des commentaires dans les nuances pour éviter d’irriter outre mesure notre interlocuteur, on ne nous permet pas ce franc-parler. Lorsque ça nous arrive on se fait regarder de travers et on suggère que nous sommes allez trop loin dans nos commentaires. Ce déséquilibre dans ce que nous percevons comme une harmonie nous fait trop souvent reculer et nous préférons alors le statu quo… c’est-à-dire de continuer d’envier ceux qui ont le droit au franc-parler pendant que l’on cherche la meilleure manière de nous exprimer.

    Bref, vous devez continuer à vous exprimer librement TOUT LE TEMPS. Les journalistes apprendront à ajuster leurs filtres ou porte-voix en conséquence.

    Etienne Boulay

  51. Bravo M. Lisée. Je comprends exactement ce que vous voulez dire. Le soir de la défaite, les médias se sont unanimement indignés des interventions de vous et de vos collègues, en les interprétant comme une «course au leadership». Je n’en revenais pas. C’est cette traque au sens caché des mots qui alimente le cynisme des électeurs. Vous et Bernard Drainville faites un excellent travail et je vous souhaite du courage dans ces moments difficiles.

    • Remarque très juste sur l’intervention du soir des élections : on venait d’annoncer la défaite de Mme Marois dans son comté, le PQ subissait une dégelée cuisante, alors il fallait bien parler aux militants pour les réconforter, dans la salle comme dans les chaumières, laisser un peu de temps à la chef de juguler l’émotion et de préparer son adresse aux militants. Je n’ai jamais, mais jamais pensé que les 3 personnes qui se sont présentées sur scène étaient animées par leurs ambitions de devenir chef : personne n’était dans cet état d’esprit ! Ça prenait des esprits pas mal tordus pour interpréter l’événement de manière aussi négative. Le PQ était à terre, mais ses adversaires médiatiques en redemandaient : ce fut un moment de télé d’une bassesse à donner la nausée. Non satisfaits, plusieurs en ont remis dans les jours suivants. Stupéfiant de médiocrité ! À transcender à tout prix…

  52. Quand quelqu’un ne nous aime pas, il trouvera toujours une faille qu’il prendra plaisir à amplifier en la répétant sur un ton scandalisé. Il ne faut pas hésiter à dénoncer comme vous le faites, monsieur Lisée, ne serait-ce que pour rétablir la vérité. Vous n’avez pas la langue de bois et , en plus, vous écrivez comme vous parlez abondamment avec facilité ; le danger est donc plus grand de donner des munitions à ceux qui en cherchent avec ténacité.

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