Leadership : Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition # 8 du candidat Jean-François Lisée

J’ai proposé un cadre général de ce qui doit constituer le socle de notre identité québécoise. Sous l’expression « Concordance culturelle », j’estime que tous les Québécois sont appelés à partager les éléments communs suivants :

Le Québec forme une nation ; a une langue officielle et commune, le français ; s’est incarné dans une production culturelle principalement francophone riche et multiforme ; a produit un récit historique singulier ; se définit par son attachement à des valeurs universelles comme l’égalité entre femmes et hommes ; l’entraide et la concertation ; à son cheminement vers un État et une société de plus en plus laïcs ; à sa quête de justice sociale ; à son engagement pour la démocratie.

Je propose d’enchâsser ces éléments dans une Constitution québécoise, débattue au préalable par une Commission parlementaire élargie (sur le modèle de Bélanger-Campeau) qui aurait statut d’Assemblée constituante proposant le texte à l’Assemblée. (Pour les détails, voir ma proposition #6 : Identité – un concept pour tous les Québécois : la Concordance culturelle)

Ces caractéristiques forment à mon avis le ciment de la nation et doivent la définir pour les décennies à venir. Une fois ce socle bien établi, il faut savoir quel pas supplémentaires un Parti québécois que je dirigerais offrirait au Québec lors de l’élection de 2018. J’aurai des propositions sur chacun des volets de la « concordance culturelle ». Je me concentre aujourd’hui sur l’essentielle et épineuse question de la laïcité.

  1. Enfin adopter les éléments consensuels

Lors de notre dernier grand débat sur la question, un consensus très large s’est exprimé en faveur de plusieurs éléments.

  • Insérer dans la Charte des droits et libertés de la personne la notion de neutralité religieuse de l’État
  • Baliser dans la Charte des droits les paramètres encadrant les accommodements religieux.  Pour déterminer qu’un tel accommodement doit être accordé, il devra respecter les critères suivants :
  1. Est-ce que la norme ou la pratique crée une réelle discrimination envers les convictions religieuses de la personne ? Si oui, on peut l’évaluer. Sinon, c’est non.
  2. Est-ce que l’accommodement demandé respecte l’égalité homme-femme ? Sinon, c’est non.
  3. L’accommodement est-il raisonnable ?
  • Contrevient-il aux droits d’autrui de façon importante ?
  • Permet-il le bon fonctionnement de l’organisation ?
  • Entraîne-t-il un coût plus que minimal ?
  • Présente-t-il un risque important pour la santé et la sécurité ?

Si oui, c’est non.

  1. Pour une demande d’accommodement dans le secteur public la neutralité religieuse de l’État est-elle respectée ?
  • Rendre obligatoire le visage à découvert lorsqu’on donne ou on reçoit un service de l’État
  • Établir une politique pour guider les cadres et administrateurs dans la gestion des demandes d’accommodement et assurer la neutralité de l’État

2-  Signes religieux : Donner un signal clair mais adopter une approche graduelle

On ne peut faire abstraction des passions soulevées par notre dernier grand débat sur le sujet des signes religieux portés par des membres de la fonction publique et parapublique. On ne peut faire abstraction de l’incompréhension alors provoquée dans plusieurs milieux.

Je propose à ce sujet de donner un signal clair, de franchir un premier pas, puis d’ouvrir une discussion au sujet d’un second pas.

a) un signal clair

Le Québec a entamé, à l’aube des années 1960, une longue marche vers la déconfessionnalisation et laïcité. Cette marche se poursuit et pose désormais la question du port, par les employés de l’État, de signes extérieurs exprimant des convictions personnelles, religieuses ou non.

Je propose que l’État québécois exprime clairement sa nette préférence pour un devoir de réserve général de ses salariés. Devoir de réserve pour l’ensemble des convictions – politiques, sociales, environnementales, religieuses ou autres.

Je propose donc que dans des communications pédagogiques et respectueuses avec ses salariés, et dans un affichage dans les locaux réservés aux salariés, l’État exprimerait sa préférence pour l’absence de tout signe affichant une conviction chez ses salariés, mais sans vouloir imposer cette préférence par un calendrier, des inspections ou des sanctions.

J’estime que la distinction faite entre les signes ostentatoires et non ostentatoires a prêté flanc à une critique légitime. Il est vrai que les signes religieux courants des religions musulmane (le voile), juive, (la kippa) et sikh (le turban) sont ostentatoires alors que des signes chrétiens (la petite croix), sauf pour les membres du clergé chrétien, ne le sont pas. Certains y ont vu un biais. Je prends acte de cette critique et estime que l’ensemble des signes, religieux ou autres, ostentatoires ou non, doivent être traités sur le même pied.

Si un organisme public décidait, après consultations de ses cadres et salariés, de procéder vers une politique d’adhésion générale à ce principe, elle pourrait le faire en stipulant par exemple que cette politique s’appliquera à ses nouvelles embauches – mais en aucun cas les droits acquis des salariés actuels ne devraient être remis en cause.

b) un premier pas

La Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables a proposé que l’État décide de l’interdiction du port de signes religieux par les agents de l’État qui ont un pouvoir de contrainte : juges, policiers, gardiens de prison.

J’estime que ce pas devrait être franchi par le prochain gouvernement du Parti québécois, en spécifiant qu’il s’agit des signes de toutes les convictions, ostentatoires ou non.

c) une discussion

Les adultes ont des droits. Les enfants aussi. Et c’est de leur point de vue que, Premier ministre, j’aimerais ouvrir une discussion. L’exposition des enfants de garderie et du primaire à des personnes en autorité qui portent des signes religieux ou d’autres convictions pose-t-il un problème particulier ? Ces enfants sont-ils conduits à confondre la figure d’autorité avec le signe porté ? Ne serait-il pas indiqué, en ces cas (garderies et primaire) d’agir ?

Dans un forum approprié, je voudrai ouvrir une discussion à ce sujet, fondée d’abord sur nos connaissances scientifiques à ce sujet, puis sur la réceptivité qu’aurait l’introduction d’un changement de politique à cet égard, concernant les nouvelles embauches. Premier ministre, je m’opposerais cependant à toute proposition qui conduirait à des sanctions ou un renvoi des personnes actuellement à l’emploi de l’État.

3 – Être plus logique sur l’enseignement des religions et l’enseignement par les religieux

  1. Un cours Éthique et Citoyenneté québécoise

Les critiques fusent sur le cours Éthique et culture religieuse, désormais implanté de la première année du primaire jusqu’à la dernière année du secondaire. Il faut le revoir de fond en comble.

Je propose un nouveau cours, Éthique et Citoyenneté québécoise, qui ferait en sorte que tous les jeunes québécois, de toutes origines, soient spécifiquement sensibilisés aux valeurs de la démocratie, de l’égalité des hommes et des femmes, de la laïcité, de la liberté de conscience et de la liberté d’expression et des autres éléments essentiels de notre existence nationale.

On s’inquiète avec raison de la radicalisation de certains de nos jeunes. Mais tous nos jeunes passent sur des bancs d’école. C’est notre chance de partager largement nos valeurs démocratiques et de prôner le primat de la norme sociale sur la norme religieuse dans l’espace public, tout faisant la promotion de la liberté d’expression et de la liberté de culte et en transmettant la connaissance de nos principes et institutions démocratiques.

Je garde le thème « Éthique » car je le juge essentiel dans le Québec moderne et que je tiens à lancer une discussion plus large pour établir une culture de l’intégrité au Québec, sous toutes ses formes (Voir ma proposition #4 : Pour un Québec riche de son équité).

Pour que les jeunes Québécois continuent de développer une connaissance du « phénomène religieux », je bonifierais les cours d’histoire afin qu’on y aborde les différentes facettes des religions, mais de façon objective et dans leur contexte historique.

  1. Assurer, pour tous les enfants du Québec, le droit absolu au savoir

Il y a au Québec des écoles publiques déconfessionnalisées, des écoles privées qui ont un patrimoine religieux mais qui ne dispensent plus du tout, dans le cadre des cours normaux, des préceptes religieux. Puis il y a des écoles confessionnelles, dont environ 80 sont financées par l’État, qui présentent d’une part le programme du ministère, d’autre part une formation religieuse.

Il y a finalement les quelques « non conformes » — c’est-à-dire qui ne respectent pas les critères de qualité du ministère – et les écoles illégales.

La volonté des parents de transmettre leur foi, traditions et valeurs à leurs enfants est inhérente à la liberté de culte. Le droit aux écoles religieuses privées non subventionnées est protégé par des traités internationaux. Il faut le respecter, l’encadrer sérieusement, et surtout s’assurer que tous les enfants qui les fréquentent ont, en tout temps, le droit au savoir.

Sur cette question, la priorité d’un gouvernement du Parti québécois que je dirigerais serait d’assurer partout, en tout temps, le droit au savoir des enfants du Québec. Chaque enfant sortant du secondaire doit avoir en main les outils intellectuels, sociaux et culturels lui permettant de s’épanouir dans la société québécoise.

Aucun culte, aucune secte, aucun choix parental ne doit avoir préséance sur le bien de l’enfant, son droit à s’ouvrir au monde.

L’action résolue de la Direction de la protection de la jeunesse, plus tôt ce mois-ci, en direction des enfants d’une école illégale hassidique de Montréal doit être un point tournant dans notre effort de ne laisser, comme disent nos voisins américains, « aucun enfant derrière » sur le chemin du savoir.

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions

Proposition # 21: Pour une vraie culture de la culture au Québec

Proposition # 22: 8 propositions pour oser réussir la Métropole

Proposition # 23: L’information, un service essentiel

 



38 réflexions au sujet de « Leadership : Laïcité – une approche résolue et responsable »

  1. Cher Monsieur Lisée
    Votre blogue est très intéressant. En plus de nous éclairer, il permet un débat très utile d’un point de vue pédagogique.
    Je vous ai déjà donné mon appui parce que votre discours est clair et réaliste sur la question fondamentale de l’indépendance Québec.
    Le problème le plus important que je vois dans votre lutte pour la direction du Parti ne se situe pas principalement dans l’univers rationnel, mais émotif. Mon expérience de la politique, que vous connaissez, m’enseigne que au moins 80% de personnes qui font un croix sur un bulletin de vote, le fond parce qu’ils préfèrent celui-ci à celui-là. C’est un vote émotif. Maintenant que l’on sait où vous allez, il faut qu’on ait envie d’y aller avec vous. C’est mon cas. Je souhaite qu’une bonne partie des 80% fassent de même.
    Bon succès,
    Léandre

  2. Pour intégrer il faut que l’obligation des entreprises de 10 personnes ou plus que le travail soit en français.

    Il est primordial qu’un médecin pratiquant au Québec soit capable de converser avec des clients francophones. On devrait établir une norme telle qu’un médecin doit parler le français pour toucher une rémunération de l’assurance maladie ou exercer sa pratique dans un endroit financé par l’état québécois.

  3. Ne perdons pas de temps a discuter de laicité Parlons des ‘’Vraies affaires.’’
    L’iceberg cadhé de la religion. Plusieurs religieux font de l’argent avec le système !!!
    Les discussions et projets de loi sur la laicité, le radicalisme et les vetements religieux n’ont comme but que de cacher la vraie vérité, les ‘’Vraies affaires’’. Abolissons les privileges fiscaux et les problemes religieux disparaitront comme par enchantement.
    Parler de laïcité ouverte ou fermée, sans exiger que le ministère du Revenu mette fin aux généreux programmes de déductions fiscales (Formulaire TP-76) pour les religions et les religieux manque de sérieux. On aura beau discuter ad infinitum sur la grandeur de la kippa ou du kirpan, de la croix ou du quartier de lune musulman, cela ne mènera à rien si on ne touche pas le  »nerf de la guerre », l’argent.
    Chaque année, des milliers de citoyens canadiens déduisent de leurs impôts des sommes importantes comme don à des organismes de charité religieux. Ces sommes partent pour des pays lointains sans que personne ne puisse vérifier leur utilisation. Chaque année, des milliers de canadiens se présentent comme religieux et ont accès à des déductions d’impôts. Tant que ces privilèges existeront tout discours sur la laïcité ne pourra pas être considéré comme signifiant.
    Les taxes kacher et hallal pour vérifier si les aliments sont produits conformément aux principes de la religion juive ou musulmane, sont payées par tous ceux qui achètent le produit.
    La TPS et la TVQ sont remboursées aux groupes religieux sur tous leurs achats.
    Les institutions publiques comme les universités, hopitaux, CHSLD, prisons, Centres jeunesse, etc. sont obligés d’accommoder ceux qui mangent kasher ou halal.
    De plus, les villes et les commissions scolaires subventionnent les groupes religieux en leur permettant de ne payer aucune taxe scolaire ou municipale, comme c’est le cas des Témoins de Jéhovah de Saint-Jérôme.
    Il serait intéressant de chiffrer ces taxes cachées payées par tous, pour satisfaire un très petit nombre d’individus, religieux par intéret.
    De plus, ne pas tenir compte des subventions versées l’Arabie Saoudite et ses pétro dollars aux universités et intellectuels canadiens constitue une autre erreur causée par notre naiveté.

  4. Il faudrait expliquer, je crois, un grand principe qui différencie les deux religions, l’Islam et le Christianisme, pour mieux comprendre la gêne de critiquer l’une et pas l’autre dans notre environnement juridique.
    L’Islam est une religion personnelle qui se vit en communauté.
    Le Christianisme est une religion institutionnelle qui se vit personnellement.
    Lorsque vous jugez l’Islam, vous le faites nécessairement à l’encontre des opinions, des propos, des gestes ou des actions d’un musulman, individuellement ou en communauté.
    Votre opinion ou votre accusation est automatiquement interprétée à la lumière des Chartes des droits et libertés individuels dans l’environnement juridique canadien et occidental, en général.
    Lorsque vous portez les mêmes jugements à l’égard des Églises de la Chrétienté, vous jugez l’Institution.
    L’Institution n’est pas couverte par le parapluie des Chartes de droits et libertés individuels.
    Les membres de l’Institution sont couverts par les Chartes mais pas l’Institution.
    Dans un cas, le musulman directement concerné par vos opinions peut vous poursuivre pour le non respect de ses droits et libertés individuels.
    Dans l’autre cas, l’Institution prendra en compte votre opinion, la fera cheminer, le cas échéant à travers la hiérarchie jusqu’au niveau décisionnel où on l’ajoutera à la documentation qui en permet l’analyse et l’interprétation dans l’intérêt général des membres.
    Les membres des Églises chrétiennes étant d’origines et de cultures diversifiées, le processus est long et lourd mais lorsqu’un principe, une politique ou un rite prennent place, on peut dire que c’est permanent. En tout cas, ce le sera pour la durée de votre vie.
    Chez nous, comme on s’est désintéressé de l’Église catholique depuis 50 ans, il est fort probable que notre opinion soit de moins en moins influente.
    Les Maîtres de l’Islam se servent actuellement de nos Chartes des droits et libertés, un musulman à la fois, pour attaquer ces mêmes droits et libertés.
    Il faudrait revoir notre interprétation de l’utilisation systématique des Chartes des droits et libertés individuels pour juger des règles de l’Islam et des droits des musulmans dans nos sociétés.

  5. Bernard part pour rejoindre la radio de Québec. Certains disent que la Charte de la  »Laïcité » l’a brûlé. Je ne crois pas mais la  »Charte » telle que présenté aurait été contester sur le plan constitutionnelle !

  6. M. Lisée,

    Avec respect, vos écrits sont trop longs.
    On dirait du Mathieu Bock-Côté.
    Je me suis laissé dire qu’en politique, des power points sont suffisants et pas plus de trois.
    Suis-je mal informé?

  7. Mon ami Pierre Allard a écrit sur son Blogue un texte très intéressant qui abonde dans votre sens. Étant technophile mais technodébile, je ne sais comment faire pour vous le transmettre. Je suis dur Face book et je vous envoie mon adresse courriel.

    P.S. j’attends le renouvellement de ma carte pour appuyer votre candidature et contribuer au financement de votre campagne.

  8. Il est impérieux que le Québec se dote d’une constitution afin d’assurer notamment la neutralité religieuse de l’État en nos lois, institutions et services publics et également afin de prescrire les responsabilités citoyennes minimales que tout(e) citoyen(ne) doit assumer en contre-partie de ses droits et liberté protégés par la Charte des droits et liberté de la personne du Québec.

  9. Toutes expressions publiques doivent pouvoir se manifester; il en va ainsi dans l’expression publique et sociale de sa foi. Alors, une saine laïcité demande à l’État de ne pas considérer la religion comme un simple sentiment individuel qui pourrait se confirmer au seul domaine privé.

    • Il y a d’autres domaines publics que celui de l’État. Le communautaire, par exemple.
      Les diverses communautés chrétiennes, musulmanes, bouddhistes, entre autres, peuvent avoir leurs lieux de rencontre, leurs lieux de culte, leurs lieux d’enseignement dans le respect le plus strict de leurs droits et libertés pourvu que ces milieux se conforment aux lois et règlements encadrant l’implantation et la gestion de ces lieux, aux lois encadrant la sécurité, la paix sociale et toutes autres lois ou règlements appropriés à des réunions ou des activités publiques, comme ça existe déjà.
      L’espace publique n’est pas que gouvernemental.
      Quand on parle de neutralité, il s’agit, me semble-t-il, de tout ce qui entoure les lieux et les services de l’État lui-même.

  10. La laïcité n’est épineuse que quand elle n’est pas respectée dans l’espace gouvernemental et scolaire.
    Et quand les différences religieuses sont trop ostensiblement portées en étendard sur la place publique.

  11. Eh bien moi je suis déçue mais pas surprise de cette mollesse concernant la Charte de la laïcité. Des mesures incitatives, des suggestions de suivre nos préférences, tout ça ne changera rien en pratique. Sans obligation ni sanction, ils vont tous continuer de porter leurs signes ostentatoires. Pourquoi se plieraient-ils(elles) à nos préférences quand on sait qu’ils-elles préféreraient mourir plutôt que de se défaire de leurs kirpa, voile, etc.?
    Quant aux accommodements raisonnables, je vois que ce sera encore du cas par cas. On sait tous que ceux à qui on demande des accommodements les accordent pour simplement avoir la paix.

    • @ D. Drouin
      « On sait tous, que ceux à qui on demande des accommodements les accordent pour simplement avoir la paix. » Triste constat…mais c’est la réalité malheureusement!

      Si je vais vivre en tout autre pays sur la planète, de mon propre gré ou par la force des choses, je dois m’adapter aux lois, us et coutumes du pays. L’État qui accueille, les citoyens qui accueillent, le font de leurs deniers, de leur empathie, de leur amitié, de leur solidarité.
      Et en retour, l’immigrant, le migrant et le réfugié doivent s’intégrer en se familiarisant avec
      notre mode de vie…

      Ici, au Québec, la femme est l’égale de l’homme,…la neutralité religieuse de l’État fait partie depuis peu de nos moeurs (us et coutumes) car la religion* est affaire personnelle (à la maison comme dans les lieux de culte). Le tout selon les lois en vigueur dans l’État que vous avez choisi ou qui vous a choisi.

      La Charte des valeurs,de regrettée mémoire, était le dictionnaire, la grammaire, le mode d’emploi pour TOUS. Beaucoup avait compris (près de 75% des Québécois) mais Peu
      a eu raison de sa viabilité…tout ça à cause d’un « point-virgule » (les insignes religieux chez les fonctionnaires de l’État.??!!) Mais peut-être y avait-il anguille sous roche…Trop de visibilité pour Bernard Drainville??!!

      Je suggérerais à M. Lisée de renoncer à « baliser » les accommodements …à
      renoncer tout court.

      *Pour ma part, les religions, toutes les religions sont vecteurs de violence…il n’y a
      qu’à se remémorer les événements récents… tout autant que ceux avérés de l’Antiquité
      à nos jours: guerres de religions (elles sont multiples), Inquisition, évangélisation commandée, etc.

    • **Si je vais vivre en tout autre pays sur la planète, de mon propre gré ou par la force des choses, je dois m’adapter aux lois, us et coutumes du pays. **

      Ils sont venu au CANADA !

      Le combat qu’ils nos reste à faire est belle et bien économique.

      La formule 1 nous l’a très bien démontrer….les Québécois ont le petit pneu dégonflé.

      Après ces affirmations, je nous souhaite un PAYS.

  12. Je vous cite
    « … une Constitution québécoise, débattue au préalable par une Commission parlementaire élargie (sur le modèle de Bélanger-Campeau) qui aurait statut d’Assemblée constituante proposant le texte à l’Assemblée. (Pour les détails, voir ma proposition #6 : Identité – un concept pour tous les Québécois : la Concordance culturelle) »
    Une constituante sous dictature d’occupation canadian ( État sans OUI référendaire du Canada ), se trouve à VALIDER cet État canadian de clair déni démocratique, puisque l’État du Québec, comme sa Constitution approuvée par l’ANQ, serait subordonnée à la Constitution démocratiquement ILLÉGITIME du Canada… accepterait d’être subordonnée à une loi constituante qui n’est pas celle du Peuple et qui nierait la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple Souverain du Québec.
    Faut plutôt prévoir donner l’occasion au Peuple Souverain du Québec de Proclamer INVALIDE au Québec tout État qui tel l’État illégitime du Canada, n’a pas ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécoise,es, ce qui fait s’effondrer le statu quo de blocage canadian ; ce qui permet de jure et de facto de rendre effective au Québec la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple, ne lieu et place de la nier, comme vous nous proposez de le faire.
    Il faut suivre l’exemple de De Gaulle, non pas lui tourner le dos.
    Cf : JFL fier partisan de la gouvernance «collabo» ! « Le moment JFL » permet d’en finir avec elle !
    http://democratie101.unblog.fr/2016/05/16/jfl/

  13. Excellent résumé des démarches faites depuis x.. nombre d’années et d’études sur le sujet.
    Résulta d’une mouvance respectueuse de l’évolution de la nation . Discernement exemplaire.
    Vous êtes un excellent pédagogue. D’une clarté à envier !
    C’est pourquoi, j’embarque avec la plus sincère des confiances !
    B. Martin

  14. Voici les deux dernières voies franches affirmées en faveur de la laïcité de Jean François Lisée.

    1- L’État décide de l’interdiction du port de signes religieux par les agents de l’État qui ont un pouvoir de contrainte : juges, policiers, gardiens de prison.

    J’estime que ce pas devrait être franchi par le prochain gouvernement du Parti québécois, en spécifiant qu’il s’agit des signes de toutes les convictions, ostentatoires ou non. (…)

    2- Éthique et citoyenneté: Je propose un nouveau cours, Éthique et Citoyenneté québécoise, qui ferait en sorte que tous les jeunes québécois, de toutes origines, soient spécifiquement sensibilisés aux valeurs de la démocratie, de l’égalité des hommes et des femmes, de la laïcité, de la liberté de conscience et de la liberté d’expression et des autres éléments essentiels de notre existence nationale. (….)

    3- Ce troisième point franc évidemment, réduire l’immigration annuelle au Québec pour faciliter l’intégration-assimilation des arrivants.

    En dehors de ces décisions et actions fermes, il y a la volonté d’inscrire les principes de la laïcité dans une constitution québécoise incitative selon une bonne invitation au bon vouloir de chacun afin de souscrire à ne pas envahir l’espace public par les signes ostentatoires ou de multiplier les accommodements déraisonnables.

    L’établissement des normes pour déterminer en quoi les accommodements sont raisonnables ou pas selon les principes d’égalité issus du libéralisme social vont se heurter inévitablement à la constitution canadienne mais aussi dans la charte des droits québécoise même plus subtile de JFL au conflit entre la liberté de culte et toutes les autres libertés civiles dont celle entre l’homme et la femme.

    En fait, le problème de la laïcité en manque existe à la source lorsque les populations à forte convictions religieuses augmentent de façon trop marquée.

    La réduction de l’immigration est donc un point capital puisque une population croyante donnera préséance à ses convictions religieuses sur toute autre considération. Avec le multiculturalisme et refus de l’assimilation c’est le cas.

    En considérant que Jean François Lisée est celui comme candidat qui se prononcerait le plus en faveur de la laïcité dans une prudence infinie. Il faut voir tout le traumatisme surfait que le PQ transporte avec la défunte charte des valeurs certes mal nommée. Les principes de la laïcité c’est ce dont il est question. En sachant pourtant que la dite charte en avril 2014 récupéré aussi par la CAQ à sa façon opportune avant l’élection à le soir de celle ci obtenue par le vote combinée péquiste et caquiste 48% des suffrages des votants moins les abstentionnistes, le vote libéral et de QS. Le référendum, l’impopularité relativement en plus ou moins de P.Marois, surtout sa campagne pénible, la taxe santé non abolie; voici avec la confusion souverainiste ce qui explique la défaite péquiste.

    Les trois mesures franches sont positives, on pourrait en attendre plus néanmoins du côté des signes religieux dans la fonction publique élargie enseignante et médicale dont l’autorité est la plus ferme auprès des enfants et malades, considérant leur fragilité spécifique d’influence pour les premiers et de capacités autonomes pour les seconds. Les administrations publiques selon le projet Lisée par une -négociation- appuyée tenteraient de neutraliser les signes ostentatoires selon l’expression pointue dans les services publics.

    Les droits acquis pour les employés portant les signes ça va, par contre l’absence d’autorité de l’État en ce qui regarde le refus de permettre le port des signes chez les nouveaux employés pose plus que problèmes.

    On sous estime le conflit culturel chez les immigrants musulmans et leurs enfants entre le monde laïque et l’héritage religieux, ce que le passé du massacreur d’Orlando témoignerait. L’imprégnation religieuse du père qui -voit Dieu- juger les gais pendant que son fils a usé né aux É.U des mœurs américaines dont le selfie dernier né tout en transportant avec lui un fond culturel qui est entré en conflit jusqu’à l’horreur. La clé c’est l’intégration et sa part inévitable d’assimilation et non pas le multiculturalisme pour neutraliser le sexisme de l’infériorité de la femme, la diabolisation des gais et lesbiennes.

    Le conflit identitaire cela ne consiste pas à l’encourager mais à l’absorber essentiellement dans une assimilation ici au Québec, celui de la révolution tranquille.

    Sur le fond, le terrorisme n’est pas en cause à chaque instant mais il existe de plus en plus en fréquence et celui ci se nourrit en 2016 d’une religion instrumentalisée par la suite la plus récente de la politique américaine au Proche et Moyen Orient.

    Le fondamentalisme n’est pas une solution et ce projet de nouveau cours éthique va dans le bon sens de JFL, n’empêche que le programme de JF.Lisée sur la laïcité est au mieux d’une timidité appuyée.

    J’apprends le départ de Bernard Drainville revenu de la politique qui -aurait été brûlé par la charte péquiste-. Alors, le PQ capitule devant la constitution canadienne imposée au Québec?

    Le PQ menacé -d’Union nationalisation-?

    Dans l’ensemble, d’accord ou pas d’accord, il faut reconnaître que JF.Lisée avec ses propositions suit le plus la démarche de maintenir un parti politique en vie par rapport aux autres candidats en y mettant du concret, une âme politique.

    Sur la laïcité, J.F.Lisée attend surtout de voir ce qui se passe en France, dans le monde, néanmoins rien n’est sûr qu’avec 55, 000 immigrants par années au Québec, nous pourrons croire que sûr ce plan tout ira dans le -meilleur des mondes-.

    Le commentaire doit être critique et non du type -meneuses de claques-!

    • On peut trouver un juste milieux entre le commentaire critique comme vous dites et celui du type  » meneuses de claques  » non ? Quand je suis en accord avec M. Lisée, pourquoi ne pas le faire connaître ? Je vois ça comme un encouragement pour la suite des choses pour lui !

  15. J ‘ ai beaucoup De respect pour Alexandre Cloutier , mais je crois le prochain doit avoir le courage de parler de certain sujet tabou . Il faut 1 chef qui soit capable de changer la constitution du parti Quebecois , surtout l’article 1 . Certain sondage vous met deuxieme , continuer comme sa je crois au final vous allez finir par convaincre les militants .

  16. En ce qui concerne le concept de Nation, je crois qu’il faut définir l’étymologie du mot  »Nation » ! Nation vient du Mot  »Natio » qui veut dire  »Naissance ». Donc le mot  »Nation » a un lien avec le sang, la parenté, les ancêtres. Or au Québec il n’y a pas de liens avec les  »Ancêtres »…, nous sommes au départ trop diversifiés. Il nous faut définir le mot  »Nation » au sens large du terme comme le font les Américains et le Canada. Par exemple la Nation canadienne est composé de moult ethnies sans lien du sang. La  »Nation » doit être inclusive sur notre territoire…, le Canada ! Comme le Canada appartient aussi aux québécois, il faut tenir compte de cette réalité.

  17. Monsieur Lisée,

    Mme Rachida Azdouz de l’Université de Montréal a fait hier soir, à l’émission Dialogues du Canal Savoir, une définition extrêmement éclairée du concept de laïcité et de sa distinction d’avec d’autres concepts qui lui sont associés. Sa définition devrait guider votre cheminement politique.

    Laïcité: concept qui réfère à l’exclusion totale de tout principe religieux de l’exercice du pouvoir politique et administratif d’une société donnée. Ce concept garantit par ailleurs la liberté absolue de religion des citoyens sans restriction aucune quant à son expression et à son culte. C’est l’État qui est laïc, pas la société.

    Déconfessionnalisation: concept qui réfère à l’évacuation volontaire, graduelle ou permanente, des principes religieux, de leur expression et de leur culte, par les citoyens d’une société donnée. C’est le cas du Québec. Ainsi, les Québécois d’origine religieuse catholique ont éradiqué la pratique religieuse catholique de leur univers, tant privé que public. Ces Québécois ont volontairement déconfessionnalisé leur société. L’État a simplement appliqué ce nouveau paradigme à sa pratique du pouvoir politique et administratif.

    Votre proposition est une formule hybride de ces deux concepts qui sont incompatibles dans une société comme le Québec qui accueille de nouvelles confessionnalités via l’immigration. Il faudrait donc laïciser l’État québécois mais absolument pas la société québécoise, qui demeure la seule agente de sa déconfessionnalisation. L’État ne peut décider des règles de pratique religieuse de ses citoyens. Il ne peut s’ingérer dans la déconfessionnalisation partielle ou totale de ses citoyens. Cela ne le regarde pas.

    Je privilégie la formule Bouchard-Taylor qui exclut le personnel d’autorité juridique et judiciaire de ce principe parce qu’il y a jugement sur la personne et sur ses actes. Tout autre fonction administrative ne doit priver une personne de son droit à s’identifier physiquement en fonction de ses croyances religieuses puisque le service rendu est d’ordre administratif et qu’il doit l’être en fonction des lois administratives et des règlements qui s’appliquent. Les candidats et les élus politiques ne peuvent être déchus de ce même droit puisqu’ils sollicitent ou exercent le droit de représenter la population lors d’un processus exercé par le citoyen lui-même.

    Voilà!
    Chantal Bédard
    Retraitée
    Québec

  18. Le débat passe de la laïcité (qui traite de neutralité vis-à-vis des religions) à la neutralité vis-à-vis des convictions. C’est une astuce intéressante mais qui a ses limites. Les religions ont un historique, des structures administratives et une reconnaissance juridique qui les distinguent d’un courant idéologique. Il y a un risque qu’on donne aux idéologies autant de droits qu’aux religions; ce serait catastrophique.

    Il faut mieux asseoir cette réflexion, profiter de l’expérience de la charte et ajuster les modalités. Il ne faut pas réinventer la roue. C’est un débat très complexe qui ne se règlera pas par des astuces.

    Au chapitre des accommodements religieux, je suggère qu’aucune religion ne devrait avoir un droit qui va au-delà du plus petit dénominateur commun. Plusieurs citoyens croient qu’on accommode plus facilement les religions des nouveaux immigrants que celles plus traditionnelles.

    Par ailleurs, le nombre grandissant de personnes sans religion remet en question les droits accordés aux religions organisées. De même, quand nos élus participent à des cérémonies à caractère religieux, ils doivent le faire en se rappelant la laïcité qu’ils représentent. Ils rencontrent des leaders de communauté et non des autorités spirituelles. De plus, trop d’élus ont recours aux cérémonies religieuses pour souligner un événement. La sécurité entourant ces participations est énorme. Pourquoi ne pas instaurer un lieu de célébration laïque?

    • D’histoire récente, Dumont a introduit le débat identitaire à l’Assemblée nationale; les conclusions de Bouchard-Taylor portaient sur la langue, l’égalité entre les femmes et les hommes, et la neutralité religieuse de l’État; auparavant, Parizeau avait scellé un partenariat en instituant ce qu’on appelle aujourd’hui (le) Conseil du patrimoine religieux.

      Notre société a une ambition; être une société, non pas où on musèle les religions, mais une société qui permet à celles-ci d’enrichir la vie sociale elle-même. Dans une société pluralisme, tout élu qui ne croit ni en Dieu, ni au diable, ne peut refuser ni ignorer les religions.

      Pour moi, une charte de la laïcité doit reconnaître les religions comme des partenaires et non des concurrents. Monsieur Roy, j’espère que vous conviendrez que les relations Église-État peuvent et doivent donner lieu à un dialogue respectueux, porteur d’expériences et de valeurs fécondes pour l’avenir de notre nation.

      Pour moi, aucune laïcité ne peut se développer sainement sans affirmer le respect réciproque entre politique et religions en évitant la tentation constante du mélange ou de l’opposition. À mon point de vue, l’État doit permettre à chacun de pratiquer et de vivre sa liberté de conscience, sa liberté religieuse, et, s’il y a interdiction, elle doit être justifiée par une raison de respect de l’ordre publique et non pas une motivation antireligieuse.

      Toutes expressions publiques doivent pouvoir se manifester; il en va ainsi dans l’expression publique et sociale de sa foi. Alors, une saine laïcité demande à l’État de ne pas considérer la religion comme un simple sentiment individuel qui pourrait se confirmer au seul domaine privé.

      À mon point de vue, la communauté politique et l’Église sont indépendantes l’une de l’autre et autonomes. Mais toutes deux, quoique à des titres divers, sont au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes personnes. Elles exerceront d’autant plus efficacement ce service pour le bien de tous qu’elles rechercheront davantage entre elles une saine coopération, en tenant compte des circonstances de temps et de lieu.

      L’indépendance mutuelle de l’Église et de la communauté politique n’implique pas ignorance et hostilité. Au contraire, elle appelle connaissance mutuelle et collaboration. La non-confessionnalité de l’État permet que toutes les composantes de la société travaillent ensemble au service de tous. Donc, la laïcité est une laïcité de distinction des domaines et de coopération des acteurs pour le bien commun de tous.

      Monsieur Roy, je respect votre propos, mais je l’attribue à une fausse laïcité qui se traduirait dans les faits par une politique contribuant à accélérer un certain effacement du religieux.

      Monsieur Roy, si je vous comprend bien, vous faites partie d’un courant militant qui souhaite étendre la référence de l’espace publique à la laïcité, non seulement à l’État mais à la société entière, réduisant ainsi l’expression publique et sociale des religions. Il s’agit d’une forme de laïcisme qui veut enfermer le religieux dans le domaine du privé et de l’intime et lui interdire toute forme d’expression dans l’espace public.

      Monsieur Roy, la laïcité désigne la neutralité de l’État et son indépendance vis-à-vis les fois religieuses et des convictions philosophiques. L’État n’est pas soumis à aucune religion, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas de relations avec elles. L’État n’ignore pas les Cultes puisqu’il assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice de ces cultes. Cela veut dire qu’il ne cautionne pas les religions dans le seul domaine des convictions personnelles, mais qu’il en reconnaît la dimension sociale. L’acte de foi est libre. Personne ne peut le contraindre ou l’interdire.

      Donc, l’État doit permettre à chacun, sans exception aucune, de pratiquer et de vivre sa liberté religieuse.

      Laïcité de l’État ne veut pas donc dire refus ou ignorance des religions.

      La laïcité de l’État lui interdit d’intervenir dans le fonctionnement interne des cultes.

      Pourtant, cela n’empêche pas certaines relations de courtoisie ou de bonne entente entre l’État et tel ou tel culte.

  19. Pour moi, il importe qu’il y ait cohérence entre les valeurs, le discours et la pratique sinon, ce en quoi on croit peut prévaloir dans le discours, mais être coupé dans la pratique. Le discours présenté est cohérent avec les valeurs identifiées et il doit se traduire clairement et en tout temps dans la pratique.

  20. Complètement d’accord. Mais si je puis me permettre une suggestion, il manque une proposition, symbolique mais non moins importante: Retirer le crucifix qui pend au-dessus de la tête du président de l’Assemblée nationale. On ne peut pas prétendre être un état laïc et tout de même ignorer une image aussi frappante.

  21. Vous voulez que tous les québécois endossent un cadre général qui va constituer le socle de notre identité québécoise. Si vous voulez que ce cadre soit un fondement pratiquement immuable, il faut que le mécanisme pour l’adopter soit non partisan et inclusif (toutes les couches de la société, profils socio-économiques et régions). En ce sens, une Commission parlementaire n’est certainement pas le véhicule approprié, encore moins, possède le statut d’Assemblée constituante.
    Tout organisme pouvant être identifié à un parti politique est en soit non démocratique, non inclusif. Je comprends cependant la difficulté de l’exercice dans un environnement de plus en plus multiculturel. Mais c’est possible si tous les québécois (dans un environnement non partisan) y voient un avantage.

  22. Parfait, Vous remettez les pendules à l’heure…Pas de stratégie électoraliste, juste du simple bon sens. Merci

    • Tout à fait d’accord avec le simple bon sens. Mais cela sera-t-il toujours applicable ?

    • Même commentaire. Il faut du concret et il ne faut rien laisser dans le vague.

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