Pour une vraie culture de la culture au Québec

Proposition #21 du candidat Jean-François Lisée

Le Québec ne manque pas de créativité ni de créateurs. Sa production culturelle par habitant est exceptionnelle, quels que soient les indices de comparaison utilisés.

Le problème de fond réside dans la petitesse du marché. Notre offre culturelle suffirait à assouvir la soif de 80 millions de consommateurs, qui pourraient ainsi en assurer la rentabilité. Il faut s’en réjouir et la soutenir. Mais nous sommes huit millions et nous refusons de diviser par dix la qualité et la quantité de nos produits.

L’intervention de l’État québécois en soutien de l’effort culturel a été, est et sera par conséquent un élément permanent de notre vie culturelle. Globalement, je propose de faire passer sur un horizon de 6 à 8 ans le budget de la culture de 1 à 2% du budget global de l’État. La question posée est de savoir quel est l’aménagement le plus porteur, le plus efficace, le plus équitable.

a) Agir sur la demande

Rien n’est plus important que de susciter en permanence, chez les Québécoises et les Québécois, le goût de la culture d’ici. Cela commence à l’école et se poursuit toute la vie durant. Les Québécois sont chanceux d’avoir à leur portée ce qui se fait de mieux en littérature, en chanson, en audio-visuel du monde entier.

L’offre culturelle québécoise doit, c’est normal, constamment regagner sa place chez le citoyen.

Cela dit personne, au Québec, ne devrait terminer ses études secondaires sans avoir une connaissance des « canons » de notre culture commune, une tâche qui reste à compléter. Déjà, les élèves et étudiants font des sorties culturelles fréquentes et les programmes de jumelage de créateurs avec les écoles sont importants et doivent être soutenus. Souvent, le milieu éducatif est le seul endroit où un jeune québécois sera en contact avec des activités culturelles (un concert, une exposition dans un Musée, un contact avec un écrivain, etc.) Ministre de l’éducation, Pauline Marois avait lancé cette plus grande présence de la culture dans nos écoles et il faut continuer en ce sens.

Mon collègue Alexandre Cloutier propose un « passeport culturel » sous forme de bon d’achat culturel de 50 $ pour les élèves de secondaire 3, 4 et 5 et pour les nouveaux arrivants. C’est un filon qui est utilisé ailleurs. Le gouvernement italien verse une somme de 750 $ de bons d’achat culturels à chaque citoyen pour son 18 e anniversaire.

Il faut se poser la question de l’efficacité de ces mesures et la nouvelle politique culturelle (promise dans la plateforme du PQ en 2014 et en voie d’élaboration par le gouvernement actuel) devra donner des pistes en ce sens.

Il est peut-être plus efficace de multiplier les activités culturelles au sein des institutions d’enseignement elles-mêmes, en faisant en sorte que les étudiants aient accès à moindre coût à des œuvres, des livres, des spectacles.

Par ailleurs il est certain que pour générer davantage de demande, il faut que l’offre soit disponible, donc pas seulement dans les grands centres.

Pour développer une véritable « culture de la culture », il faut qu’elle soit présente dans nos vies. Il faut généraliser les initiatives de vie culturelle locale, ancrée dans les quartiers, les villes et les villages du Québec. La culture au quotidien (fresques, spectacles de rue, etc) doit faire partie intégrante de la qualité de vie québécoise.

Les produits culturels, qu’ils soient créés dans les grands centres ou en région, doivent profiter d’une politique de circulation robuste et permanente.

Il faut ainsi favoriser l’accueil de spectacles et de produits culturels dans les régions du Québec – et celle des régions dans les grands centres. C’est déjà vrai pour la chanson et le théâtre, (dans les lieux de diffusion, comme les salles de spectacles que le gouvernement a consolidé et développé au fil des ans), il faut en assurer la permanence et la vitalité. Cela doit être aussi vrai pour les expositions, le livre, la création sous toutes ses formes.

b) Être présent par une promotion active et multiforme

Il est certain qu’une promotion plus active de nos produits culturels aurait un impact positif sur sa diffusion et, par conséquent, sur sa viabilité économique.

Alexandre Taillefer, entre autres choses président du CA du Musée d’Art Contemporain, écrivait récemment que la hausse de fréquentation de 300% du musée était directement attribuable à la hausse de 300% de son budget de publicité multi-média[1].

La machine hollywoodienne dispose de budget monstrueux de promotion de ses produits, en plus de la publicité gratuite générée par la soif inaltérable de potins sur ses stars.

Nous devons monter une stratégie de promotion à notre mesure, qui s’autofinancera grâce aux revenus ainsi générés. C’est vrai pour chaque volet de notre production culturelle.

Les sociétés d’état en culture dont le gouvernement s’est dotées depuis trente ans devraient réfléchir à associer leurs clientèles respectives : le Conseil des arts et des lettres du Québec, la SODEC, les musées nationaux (le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée de la civilisation, le Musée national des beaux-arts du Québec), Télé-Québec, la Place des Arts, le Grand Théâtre de Québec, etc.

D’autre part, il faut prioriser la diffusion à l’international, pour aider la vitalité de nos organismes de niveau international (pensons à nos compagnies de danse contemporaines ou encore à nos organismes musicaux dont une part importante de leurs revenus proviennent des activités internationales).

c) Défendre notre place sur les vitrines culturelles

Comment expliquer qu’en musique, 52% des ventes d’albums en magasin sont d’artistes locaux, mais seulement 30% dans les ventes d’albums numériques, puis 8% dans les ventes à l’unité ?[2]

C’est que les « vitrines électroniques » que sont les pages d’accueil de iTunes, Apple Music ou autres Spotify et Netflix ne font presque pas de place à la production québécoise. C’est une décision purement arbitraire, nullement fondée sur les goûts du public québécois.

Le ministre de la culture Gérald Godin avait forcé les Majors américains à offrir leurs films en français au Québec le jour de leur sortie. La ministre de la culture Louise Beaudoin avait forcé Microsoft à offrir immédiatement les versions françaises de ses logiciels au Québec. Le ministre de la culture d’un gouvernement que je dirigerais devra mener la bataille qui s’impose maintenant à nous :

En utilisant la loi 101, exiger des iTunes, Apple Music, Spotify, Netflix et autres distributeurs de culture de respecter, sur leur page d’accueil, la même proportion de contenu que celle imposée en ce moment à la radio : 65% (ce que j’amenderais plutôt pour dire francophone et québécois au sens large, y compris anglo-québécois). Les consommateurs auront évidemment accès à tout le catalogue et à tous les palmarès, mais la mise en vitrine doit respecter notre réalité culturelle, pas la faire disparaître.

De même, rien ne nous empêche d’imposer un plancher de films québécois aux distributeurs de cinéma. N’importe quelle visite dans un multiplex québécois démontre que quelques salles sont en permanence consacrées à des films américains mineurs (et parfois minables) et que leur remplacement par un film québécois de qualité n’aurait aucun impact négatif sur la rentabilité de l’entreprise.

Je propose également d’introduire sur les billets de cinéma une contribution culture de 0,25$ une première année qui montera à un dollar la quatrième année, pour une contribution récurrente de 20 millions $ qui sera reversée au financement du cinéma québécois.

d) Le cas Netflix, le commerce en ligne et autres dilemmes

Une grande partie de la consommation culturelle se fait désormais, et se fera encore davantage, sur demande et en ligne. Puisque les distributeurs de cette offre à la carte sont pour l’essentiel américains, on constate une distorsion majeure en faveur de la production américaine et l’absence de tout revenu de taxation pour le trésor québécois.

Promouvoir le contenu local et les revenus dans ce nouveau contexte sera un des grands enjeux des prochaines années. Le ministère des Finances estime que la non-taxation des produits pour l’ensemble du commerce en ligne le prive de quelque 165 millions $ par an. Le Québec n’est pas dépourvu de moyens d’action.

J’appuie les propositions que mon collègue Alexandre Cloutier a faites en ce sens[3] :

La Loi sur la taxe de vente du Québec ne comprend aucune notion relative au commerce électronique et aux biens numériques. En y inscrivant qu’un site web transactionnel accessible au Québec constitue une exploitation d’entreprise, à partir d’un certain seuil d’activité, les entreprises seraient tenues de percevoir la TVQ sur leurs ventes en ligne.

Le Québec pourrait aussi exiger des sociétés administrant les transactions financières – les compagnies de cartes de crédit, PayPal, etc. – qu’elles collectent directement la TVQ sur le commerce électronique.

Le cas de Netflix

Combien de Québécois sont abonnés à Netflix ? C’est un mystère, mais les spécialistes l’estiment à quelque part entre 500,000 et un million et en progression constante. L’abonnement étant de 7,99$ par mois, soit environ 100 dollars par an, Netflix sort du Québec des revenus totaux variant entre 50 et 100 millions de dollars chaque année.

En seule matière de TVQ, le manque à gagner se situe autour de 7,5 millions de dollars par an.

On peut, là aussi, considérer Netflix comme une exploitation d’entreprise et chercher la juste part de taxation en modifiant la loi sur la taxe de vente québécoise. Cependant le rôle de l’État ne se limite pas à son pouvoir de taxation et de réglementation. Il est aussi un acteur important pour modifier les comportements des entreprises.

Netflix a commencé à faire de la production locale dans des pays où il s’est implanté, comme en France. Au Québec, contrairement à son concurrent local Illico qui investit dans la production locale, Netflix n’a pas dépensé un sou.

Élu, je donnerais au ministre de la culture mandat de proposer à Netflix une entente de réinvestissement dans la production de contenu local, à la hauteur d’un niveau mutuellement agréé de son revenu québécois.

J’étendrais cette pratique aux autres distributeurs du genre, le cas échéant.

e) Publicité et doublage

L’industrie publicitaire québécoise a connu un âge d’or, mais souffre aujourd’hui d’un déclin préoccupant. À l’écran, les téléspectateurs québécois sont aujourd’hui soumis à des publicités anglophones post-synchronisées.

La loi québécoise permet déjà d’encadrer la publicité, en interdisant notamment la publicité télé destinée aux moins de 13 ans, via la loi de protection du consommateur. Élu, je verrai comment on pourra interdire les publicités post-synchronisées, au moins pendant les périodes de grande écoute, ainsi que la trop grande répétition d’une même publicité pendant une même plage horaire.

L’industrie du doublage passe également un moment difficile et doit être mieux soutenue.

e) Un Musée de l’histoire nationale du Québec

N’est-il pas étonnant qu’une nation vieille de 400 ans ne possède pas de Musée de son histoire nationale ? Le Musée de la civilisation à Québec, en particulier, et plusieurs autres institutions jouent déjà un rôle essentiel pour valoriser notre histoire, mais il faut aller plus loin.

Élu, j’ouvrirai ce chantier important, en collaboration avec le réseau des Musées existants, le ministère de l’éducation, les sociétés d’histoire locales et régionales, de plus en plus actives au Québec, Télé-Québec. Le Musée de l’histoire nationale du Québec existera sur la toile, dans des expositions itinérantes, dans des activités auprès de tous les publics. Aura-t-il un jour pignon sur rue ? Ce sera un débat pour un autre mandat. Conjuguons d’abord nos forces.

f) Une vraie politique de commémoration

Cet automne doivent se tenir des États généraux sur la commémoration de l’histoire québécoise, sous l’égide du Mouvement national des Québécois.

Ce travail est essentiel tant pour mettre en valeur le patrimoine historique québécois que la façon dont nos fêtes nationales et thématiques sont soutenues – ou non – par l’État.

Le sous-financement de la Fête nationale par l’actuel gouvernement libéral est, à cet égard, scandaleux. L’absence de tout représentant du gouvernement lors de la marche du 24 juin de 2016 est également inexcusable.

Avec la généralisation du nouveau cours d’histoire au secondaire, l’introduction du cours d’histoire au Cégep, la remise sur pied des cinq chaires d’études sur la société québécoise (trois mesures amorcées par le gouvernement Marois, abolies dans les six premiers jours du gouvernement Couillard et que je remettrais en œuvre dans les six premiers jours de mon gouvernement) une politique de commémoration et de mise en valeur du patrimoine historique doteront le Québec d’un véritable respect pour son histoire et donneront enfin au sens à la devise « Je me souviens ».

[1] https://voir.ca/chroniques/de-la-main-gauche/2016/07/18/la-culture-est-une-marque-de-yogourt/

[2] http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-47.pdf

[3] http://alexandrecloutier.quebec/mettre-fin-aux-passe-droits-fiscaux/

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions

 



10 réflexions au sujet de « Pour une vraie culture de la culture au Québec »

  1. Cette proposition est très intéressante, mais à mon avis le rôle de l’école, en particulier à la formation générale des jeunes, est oublié. Vous n’êtes pas sans savoir, M. Lisée, toute la contribution et l’importance des premiers apprentissages en arts et en culture générale dans l’éducation d’une personne qui pourra apprécier une oeuvre culturelle et peut-être, souhaitons-le, vouloir elle-même explorer une démarche de création. Ainsi, cette personne aurait la chance de prendre place dans le mouvement culturel québécois. Vous ne semblez malheureusement pas savoir, M. Lisée, que bien que les programmes en arts de l’École québécoise aient été bien réfléchis et conçus, les enseignants, les spécialistes et surtout les jeunes élèves québécois ne bénéficient pas des conditions minimales de mise en oeuvre des ces programmes. Sans même devoir sortir de Montréal, vous trouverez sans peine des enseignants vous raconter des histoires si horrifiantes que vous aurez peine à croire qu’ils ne s’agit pas de classes de brousse dont il est question. Des classes de musique se donnent sans locaux appropriés ni instruments de qualité. Des profs d’arts plastiques qui n’ont qu’un maigre budget de 200$ pour l’année, qui sont les itinérants de l’école et qui promènent leur matériel sur un charriot de classe en classe, sans avoir accès à un lavabo ni à des espaces de séchage ou d’affichage. Des cours d’art dramatique qui se tiennent dans le local d’informatique, dans la bibliothèque, dans le sous-sol parfois même! Et des cours de danse qui doivent se dérouler dans une salle de classe ordinaire, à travers les pupitres et les chaises qu’on doit entasser pour se faire un petit espace à peine dansable. La situation est si dramatique que les élèves se désintéressent de ces matières. On n’a qu’à demander aux facultés de musique des universités qui s’inquiètent de voir annuellement leur nombre de postulants québécois aller en décroissance. Ils sonnent l’alarme auprès des enseignants spécialistes en arts qui à leur tour dénoncent les mauvaises conditions d’apprentissage des élèves mais qui les entend? Certainement pas le ministère de l’Éducation qui continue de ne pas prévoir de locaux d’arts dans ses investissements immobiliers ni de prévoir de sommes réservées à l’enseignement des arts dans ses allocations. Il ne suffit pas de sortir les élèves quelques fois par année pour faire d’eux des citoyens éclairés et avides de culture. Il faut les éduquer et les former. Les conditions actuelles de l’enseignement des arts sont alarmantes. Je vous invite à en tenir compte et à repenser votre proposition.

  2. Le moindre (lequel?) de vous quatre sera au moins 10 fois supérieur(e) que le meilleur(e) des libéraux, des QS et des CACquistes. Alors, priorité … Au boulot, c’est devenu plus qu’urgent. Comment allez-vous faire ? Je n’ai pas trouvé de réelle réponse dans vos 20 et quelques propositions, en ce sens que vous devez miser sur une collaboration des québécois pour y arriver. Quant à moi, j’observe que ce qu’il était convenu d’appeler «les québécois» est devenue une simple communauté, divisée en plus, parmi bien d’autres communautés, résidant sur un territoire encore appelé Québec. Vision pessimiste ou défaitiste !?! On verra bien …

    • De Québec : En tout respect M. Tellier je dirais les deux. Si rien ne vous satisfait dans les propositions de M. Lisée ou dans celles des autres candidats(e) vous devez peut-être les relire et faire un choix éclairé si vous êtes membre du Parti Québécois. Vous analyser les québécois(es) comme si cela ne se passait pas partout comme ça ailleurs ! Une chance qu’on a pas tous la même vision des choses car la vie serait plate pas pour rire. Moi je vote Lisée parce qu’il propose de bien bonnes et belles choses sur tous les sujets. Je soupçonne que vous êtes peut-être fédéraliste ou encore indépendantriste pas à peu près. Merci.

  3. De Québec : Je trouve que pour notre langue , le français , il y a beaucoup trop d’acronymes dans la vie de tous les jours. Il y en a même à la télévision. Un moment donné trop c’est comme pas assez et tout les connaître devient à peu près impossible. Il y en a même qui ont rallongé. De quoi en perdre son latin !

  4. BONJOUR M. LISÉE.

    SUR LA PROPOSITION 21 , J ‘ AI CERTAINES RÉSERVES D’ ÉLEVER LE BUDGET DE LA CULTURE DE 1.5% à 2 % . VOICI POURQUOI
    1. PLUSIEURS FILMS QUÉBÉCOIS , NE FONT VIVRE QUE LES MÊMES ARTISTES, LES MÊMES RÉALISATEURS ETC ETC . J’ APPLIQUERAIS UNE PRIME POUR DES GENS DE LA DERNÈRE GÉNÉRATION ( LES JEUNES .FINI LES FILMS AVEC UN FRANÇAIS VULGUAIRE ET QUE L’ ON VOIT DES SEINS ET DES FESSES ABSOLUMENT .
    2. ON DONNE BEAUCOUP TROP D’ ARGENT POUR LA PUBLICATION DE LIVRE. FRANCHEMENT SONT- ILS TOUS PERTINENT….? 35 % OU PLUS EST NON . AU NIVEAU SCIENTIFIQUE OU AU NIVEAU DE CERTAINS MINISTÈRES ONT PUBLIE DES ARTICLES OU DOCUMENT SANS AUCUNE PRATIQUE PERTINENTE SANS AUCUN AVANTAGE POUR LA PRATIQUE.
    3. AVANT D’INVESTIR , IL FAUT FAIRE L’ INVENTAIRE DES SUBVENTIONS ET ÉMETTRE DES NORMES PLUS CIBLER. LA CULTURE DOIT ÊTRE AU-DESSUS DE LA LANGUE FRANÇAISE… ELLE DOIT PERMETTRE À TOUS LES QUÉBÉCOIS D’ ORIGINE FRANÇAISE DU QUÉBEC D’ ÊTRE FIER DU PASSÉ , ET DU PRÉSENT.

  5. De Québec : Je suis favorable à votre proposition et ses ramifications et heureuse de savoir que les jeunes gens en profiteront. On se demande pourquoi les Libéraux de Philippe Couillard ont aussi coupé dans la culture mais comme ils ont coupé partout… Je ne connais pas les nouvelles technologies. J’encourage cependant l’art et la culture québécoise. Ce que j’aime moins c’est de voir l’anglais prendre le dessus sur le français dans certaines émissions de variété. Mais cela peut être corriger il me semble. Vous allez rire, mais j’ai encore mes disques 33 tours et le tourne-disque pour les écouter. J’ai des CD et ce qu’il faut pour les entendre. Mais les tables tournantes reviennent à la mode. J’ai encore mes cassettes 4 pistes et ce qu’il faut pour les écouter. J’ai seulement un DVD et une cassette reçus tous les deux en cadeau. Pourquoi se défaire de ce qui fonctionne encore ? Pour en revenir à la culture, c’est l’essence même d’un peuple, d’une nation. Le français doit prédominer dans notre culture mais on doit laisser aux autres cultures une petite chance pour être ouvert sur le monde !

  6. Je suis un immigrant français d’origine italienne et j’adhère a votre programme et vos propositions pour l’avenir du Québec.
    Depuis des années de déceptions envers le P.Q, j’ai repris ma carte de membre pour pouvoir voter pour vous Jean-François Lisée

    • De Québec : M. Marchione, comme membre du P.Q. je vous remercie et vous souhaite la bienvenue au parti et dans l’équipe Lisée.

  7. Félicitations pour ces propositions fort positives. Une fois que la culture est bien ancrée dans un peuple, il perd la phobie des autres langues et des autres cultures. C’est là la plus grande méprise des indépendantistes. De restreindre l’accès non seulement à l’autre langue officielle du pays mais à toutes les langues.

    Et par la phobie des autres langues nous vient la phobie des autres cultures et enfin, la phobie du multiculturalisme.

    Quand vous les indépendantistes parlez d’intégration, c’est un euphémisme pour assimilation. Vous voulez que vos immigrants abandonnent leur langue et renient leur culture dès leur arrivée sur votre territoire.

    Débarrassez-vous de vos illusions concernant vos phobies que vous ne cessez de nier. Comme ça, vous vous débarrasserez d’une bonne partie de vos contradictions.

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