Voir: Deux séries SF qui repoussent les limites

Vous me savez fan de SF. Je répète qu’à ce jour, pour la profondeur du propos et la qualité d’exécution, personne n’a encore mis en péril la première place tenue par la trilogie Matrix (quadrilogie avec Animatrix). Mention spéciale, cependant, pour le film Inception.

Deux séries télé récentes s’approchent à mon avis de l’étalon-or Matrix: Westworld et Altered Carbon. Deux séries pour adultes, avec sexe, violence et sang à profusion. Coeurs sensibles s’abstenir.

WestworldQuand Michael Chrichton a écrit et réalisé en 1973 le film Westworld, l’idée que des robots dotés d’intelligence artificielle allaient, nécessairement, se retourner contre leurs créateurs faisait déjà partie de la trame narrative classique. Tout était dans la manière de le présenter. Le film de Westworld passait ce test, avec les effets spéciaux de l’époque.

À 35 ans de distance, la série de HBO du même nom ajoute plusieurs étages de complexité au récit. Les robots vont s’en prendre aux humains, c’est certain. Il y a un conflit entre les inventeurs du parc d’attraction western et la logique corporative de ses propriétaires, c’est entendu. La clé est dans l’acquisition de la conscience par les robots (ici, comme le veut l’époque, les personnages féminins sont à l’avant-garde) et dans le rôle joué par les inventeurs dans leur éveil.

La qualité de la production, la qualité du jeu des acteurs et actrices — avec la valeur sûre incarnée par Anthony Hopkins — les surprises savamment préparées, tout concorde pour faire de Westworld une aventure de SF qui marque son époque. Je recommande vivement la première saison. (Je n’ai pas terminé la seconde).

Sur HBO

Altered Carbon évite (presque) complètement la question de l’intelligence artificielle. Dans cet univers, la conscience et la personnalité d’un individu sont captés dans un disque qui peut changer d’enveloppe corporelle. Ce qui ouvre tout un champ d’intrigue, de changement de corps, de prolongement de la vie, donc de réflexion sur le temps, la mortalité et l’immortalité.

On assiste ici à une enquête policière sur un puissant « immortel’ pourtant assassiné. L’enquête est prétexte a un récit sur l’exploitation sexuelle, les inégalités, la révolte. Ambitieux, à la fois film noir et visuellement magnifique, Altered Carbon pousse les limites. Une deuxième saison est annoncée.

Sur Netfilx


 

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Message (à peine fictif) des médecins à François Legault: Mille fois merci !

 



5 réflexions au sujet de « Voir: Deux séries SF qui repoussent les limites »

  1. Plus fiction que science, écrivais-je.

    La recherche de l’immortalité, quelle idée !

    Alors, j’ai jeté un oeil sur la mortalité : La série Tchernobyl. Nous passons du Nevada à l’Ukraine. Intéressant, instructif, historique, punitif, préservatif, conservatif.

    Il y a eu le 11 mars 2011, 25 ans plus tard, l’accident nucléaire de Fukushima.

    https://www.arte.tv/fr/videos/088354-000-A/fukushima-8-ans-apres-ou-en-est-on/

    « Nous avons eu cinq fois le privilège de former le gouvernement du Québec et, de la loi 101 à la fin du nucléaire, nous avons su bien utiliser ce privilège pour les gens de ce pays. »

    http://jflisee.org/1er-octobre-2018-22h55/

  2. Sans vouloir tout révéler, série 2, virage pour ne pas écrire retournement; fond de l’histoire : la recherche en immortalité.

    J’ai lu à 2020 pour la troisième saison avec et sans des mêmes personnages dans un nouvel environnement. L’hom.me que j’ai mis là-dessus a hâte. Elle croit que ce sera en 2019. Je pense que sa source se trompe.

    J’ai écouté en même temps et apprécié davantage Petits secrets, grand mensonge; de l’instructive romance fiction sur au moins 5 femmes où les hommes servent d’accessoires.

    Sur sa Facebook le 28 juillet, François Legault écrit qu’il en a bien aimé la deuxième saison, en particulier le personnage de la belle-mère détestable incarnée par la crédible Meryl Streep. Sans doute un peu pour se reposer d’avoir lu la veille L’empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté.

    Récemment, il en a changé la photo d’entête. Le couple passe de l’intimité du bureau depuis six mois au gros plan devant notre régénération sous le toit illuminé d’une tente, je dirais.

    Tout ça me divertit de Penser l’État de Philippe Braud; de Hans Kelsen : Forme du droit et politique de l’autonomie coordonné par Olivier Jouanjan; de Bon poids bon coeur du Dr Jean G. Dumesnil et Michel Montignac.

  3. Wildwordl . Série 2 est déjà disponible… Notre inexpérience du distributeur.

    J’ai écouté le premier épisode de la série 2 sans écouteur; je ne sais pas où ça s’en va.

    J’aime songer à l’existence de niveaux d’expression, de niveaux de sens. Wildwordl, c’est Las Vegas et Hollywood. L’affaire est produite par J. J. Abrams, le fils de son père.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/J._J._Abrams

    Comme Richard Desjardins chante, m’as mettre un hom.me en écoute là-dessus.

    https://www.youtube.com/watch?v=Uh3wsNstntY

    P.S. Le point entre les m est pour signifier brièvement qu’il peut s’agir autant d’une femme que d’un homme, ne mettez pas une fem.me là-dessus.

    P.S. 2 Mon hom.me a écouté le deuxième épisode. Si vous avez manqué des bouts de la première série, vous ne les reverrez pas, vous allez les voir pour la première fois.

    P.S. 3 Si Pierre Verville, l’imitateur de Serge Denoncourt à Radio-Canada a regardé, il a du dire Ha ! l’eau.

  4. Westworld, série 1.

    Sans vouloir tout divulguer, intéressant, incroyable, divertissant, discutable. Beaucoup plus fiction que science.

    À quand Walden Two pour science fiction. Josh Holloway, James Ford « Sawyer dans Lost : les Disparu.es y a songé mais abandonné le projet, tout va trop bien dans ce roman utopique de B.F. Skinner.

    Il joue plutôt le personnage de Will Bowman dans la série Colony.

    Série 2 disponible vers les 24-26 juillet.

  5. Westworld, série 1, #1.

    Je m’étais dit non, semble trop violent. Après un avis contraire de non-experte mais informée, et avec une adulte capable d’expliquer, j’ai dit oui.

    Si vous avez trouvez la Brute de Leone dans Le Bon, la Brute et le Truand percutant, vous allez trouvé un personnage ressemblant faisant gicler sang sans bon sens.

    À part ça, allez-vous reconnaître la musique de Paint in Black de Mick Jagger et Keith Richards, 1966 ? Méconnaissable !

    https://www.youtube.com/watch?v=O4irXQhgMqg

    Explication :

    http://stones-stories.over-blog.com/2018/05/paint-it-black.html

    Pour le reste, j’ai beaucoup mieux compris le lendemain à en parler.

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